février, 2007


28
fév 07

Denis Darzacq, La Chute

Denis Darzacq a reçu le 1er Prix « stories » du World Press Photo 2007, Catégorie Arts & Entertainment pour son sujet « La Chute » qui sera exposé à la Galerie VU’ du 16 mars au 5 mai 2007.

La Chute:

Quand l’ascenseur social est en panne il faut savoir rebondir. Entre l’envol et la chute, l’homme parachuté dans la cité apprend à maîtriser sa trajectoire.

La Série « La Chute »


25
fév 07

La Malédiction des centimes

A physique équivalent, combien de couples actuels existeraient si l’homme avait une condition sociale déplorable ? Quelle importance accorder à un sentiment qui n’existerait pas si la situation sociale de l’un des deux avait été différente ? (un mari éboueur sans papier plutôt qu’ingénieur informatique) A corps et mentaux égaux, le flamme s’éteint, les regards fuient, l’amour n’est pas. L’emphase portée par la société sur la validation physique (indispensable incitation à consommer, pendant de l’existence des media) ne devrait jamais faire oublier l’importance de la validation sociale.

Loin de reposer sur une pure vénalité de la femme, ce phénomène s’opère par reproduction oedipienne. La femme recherche inconsciemment chez l’homme un protecteur, un géniteur potentiel, donc un être capable d’assumer physiquement (recherche de la force) et financièrement (recherche de l’aisance) les éventuels fruits d’une procréation. Cette détermination étant biologique, elle s’applique quelque soit la nature de la relation recherchée, d’où son omniprésence durant la séduction d’une majorité de femmes. C’est également cette détermination qui explique les phénomènes de type « non ! non ! ouiii ! », ou « Last Minute Resistance » au moment de la conclusion d’une séduction, phénomènes très présents chez la femme, qui déboussolent plus d’un séducteur. Le rapport à l’homme est donc, chez la femme, un rapport d’engagement, même dans un cadre purement sexuel et éphémère (one night stand).

Fort de ce constat, l’homme possède différentes options selon son cas : Moche, il peut trouver son salut dans son portefeuille, et par la manière habile de donner à la courtisane l’information qu’elle lorgne (une façon maladroite pouvant la faire ouvertement passer pour une prostituée). Beau, l’homme pauvre trouvera son salut dans le mensonge et l’adumbracio cartésien. Moche et pauvre, l’homme trouvera son salut dans une malice extrême, mais aura du mal à baiser au dessus de sa condition.


25
fév 07

La passion

La passion tient à peu. Symétrique, elle est un bonheur extasié –mais éphémère-, souvent le bonheur de celui qui a contemplé longtemps sa cible avant qu’elle devienne sienne. Souvent l’expression du relâchement d’une frustration mutuelle, quand les éléments n’ont pas permis une fusion plus précoce, pourtant recherchée de part et d’autres. Symbiose, extase, bonheur décuplé lié à l’expression d’une affection pure et transie, mais aussi au sentiment grisant de jouir de droits privilégiés sur une personne ; d’où l’impression d’être unique, un parmi des millions, l’Elu au royaume des anonymes. La passion est un sentiment égoïste.

Dissymétrique, elle est un calvaire annoncé. L’un souffrant de trop recevoir, l’autre souffrant de devoir contrôler ce qu’il donne, et de ne pas recevoir autant en échange. Situation vouée à l’échec, le couple suivra une évolution logique visant à rééquilibrer l’échange par le contrôle des émotions et le jeu du rapport de force. Las de se sentir lésé, l’amoureux transi réfléchi à deux fois avant de faire un geste, et casse dès lors l’unique élément positif dans sa démarche d’esclavage volontaire: l’honnêteté et la spontanéité. Cela aura pour seule conséquence de procurer à l’autre non plus un mépris lancinant et inavoué mais une haine et un dégoût irréversible. Plus cette passion dissymétrique arrivera vite dans la relation, plus les chances d’y remédier seront inexistantes, surtout si la fille est la moins amoureuse des deux (l’homme pouvant se sentir emporté par un amour pur et sincère, car le rapprochant de l’amour de sa mère. La fille, elle, ne méprise rien de plus qu’un homme en situation volontaire de soumission, comportement en opposition totale avec l’image du père).

Conséquences pour l’amoureux transi, le sensible passionné…

A force d’être pris par le démon de la passion et d’en subir les affres, l’amoureux transi se munira d’un bouclier, et finira par trouver quelqu’un qui lui ressemble pour annihiler ce risque, en meme temps qu’il annihilera sa solitude. Ils ne seront jamais vraiment heureux, puisque sans passion, seulement liés par un pacte de non-agression, mais ils seront à l’abri de la souffrance, comme un gamin se contente d’une famille d’accueil qui l’ignore, car le libérant d’un père qui le bat.

Le Parasite


20
fév 07

Obstacle à la compréhension de l’autre

On est tous unique. On est tous mortels. Je crois que c’est notre problème. On a chacun qu’un cerveau, qu’un corps, qu’une appartenance sociale, et surtout qu’un seul vécu bien précis, et comme si ça faisait pas assez de facteurs d’égoïsme collectif, on a qu’un temps limité pour faire sa vie (vaste mission mystérieuse qui consiste à apprendre, exécuter, kiffer, réussir, souffrir, déprimer, partager, trouver le bon compagnon, aimer, enfanter, éduquer puis mourir).

Le comble c’est qu’après l’apprentissage de la vie, qui dure jusqu’à la fin de l’adolescence (période plus où moins longue selon le vécu et les spécimens humains), on panique déjà sur le malheur que sera la vieillesse, la nostalgie nous déprime déjà, et on stresse de peur de ne pas profiter du temps présent déjà passé alors qu’on en est seulement à la fin du premier chapitre !

Il existe tellement de montagnes, de pièges et de routes sinueuses devant nous, tellement d’obstacles infranchissables à la compréhension des actes de nos semblables, à la compréhension de leurs convictions. Faire sa vie c’est déjà assez difficile.

Je conçois que c’est dur de comprendre pourquoi on crame des voitures. Mais pour moi c’est d’une logique tellement limpide que je me demandais depuis longtemps quand est-ce que ça allait bruler ailleurs que dans nos quartiers. J’avais déjà eu un faux espoir pendant les manifestations étudiantes en 97 quand on a tout défoncé sur Paname. Une logique limpide mais pas forcément simpliste, même pour quelqu’un qui a vécu dedans. C’est un exemple parmi tant d’autres.

C’est dur de comprendre certains comportements amoureux. Le mec qui se comportent comme une serpillière pour ensuite se faire larguer, la femme qui aime l’homme qui la bat régulièrement, les gens qui en viennent au crime passionnel, les gens qui sont capables de tout quitter pour un sourire. C’est aussi très dur de comprendre pourquoi on en arrive à ce suicider quand dans sa vie on a tout eu. Le bourreau n’a aucune idée de la sensation ressentie quand il écrase les tétons de sa victime entre un marteau et une enclume. Aussi con que ça puisse paraître, il faut le vivre pour comprendre VRAIMENT ce que ça fait.

Il faut vivre dans toutes ses étapes ce qu’a vécu un prisonnier/un premier de la classe/une bonnasse anciennement grosse/ un père de famille qui dans un an sera sdf/une femme stérile/un petit frère pestiféré, pour comprendre pourquoi il pense et agis de telle ou telle manière. Combien de fois mes parents m’ont dit « tu verras, tu comprendras quand tu le vivras » et à chaque fois, en effet je comprenais bien mieux une fois après avoir vécu l‘événement dans toutes ses émotions, ses conséquences, ses causes et ses effets sur moi (conscients et inconscients).

Seulement il est impossible de tout vivre, et quand on vit une chose, on ne peut de fait, pas vivre l’inverse….

Il existe beaucoup trop d’obstacles à la compréhension de l‘autre. En plus Dame nature, dans son incroyable bonté, nous a offert une capacité d’empathie très limitée. Rare sont ceux qui la cultive et il y aura toujours des chacals pour en profiter et en abuser. Pas besoin de test empirique international pour savoir que les gens préfèrent parler plutôt qu’écouter. Les dialogues sont souvent des monologues de sourds visant à renvoyer à l’autre mur telle image de soi pour prendre le meilleur rôle que l’on croit dans la gigantesque comédie perpétuelle qu’est la vie. Comment se comprendre dans ces conditions ?

Même l’imagination est limitée par ce qu’on a vécu. On ne peut pas vraiment imaginer ce que l’on a jamais ressenti. J’ai beau essayer je ne peux pas comprendre ou imaginer ce que ça fait de gagner au loto, de se faire un shoot d‘héro, de tuer un homme, de naître handicapé ou de perdre sa mère ou son père. Par contre Dame nature, dans son incroyable bonté, n’as pas lésiné sur la capacité humaine d’oublier et de n’en avoir rein à foutre de la gueule des autres.

Nous sommes condamnés à ne pas nous comprendre. Notre capacité de compréhension de l’autre est limitée par nos sens, par notre unicité dans un lieu donné, par le vécu, par notre manque d’empathie, et bien sur par le fait qu’on n’a pas que ça à foutre.

Les préjugés sont les ponts qui joignent les îles de notre connaissance dans la mer de notre ignorance (rhalala mais quel poète!). Ce sont des bouches-trous-d’ignorance-humaine-naturelle qui nous permettent de ne pas vexer notre réflexion si minable et incapable. Saleté de capacité de compréhension incapable de reconnaître qu’elle ne connaît pas tout, qu’elle ne comprend pas tout, qu‘elle ne sait pas tout. Elle déteste le doute. Il faut toujours qu’on explique tout même par une explication complètement débile et infondée. La compréhension se forme sur ce qu’on voit, ressent, expériment, et nos 5 sens sont limités et subjectifs!

Mais la compréhension se forme aussi par ce qu’on nous montre, ou plutôt ce qu’on nous met dans le cerveau. Et quand on analyse ce que l’on peut voir à la télé et dans la vie de tout les jours on comprend mieux pourquoi nous sommes si cons et pourquoi nous développons autant de préjugés.

Bien sur c’est mieux que rien … ça pourrait être pire, on pourrait être des animaux (être réduit à manger, chier, souffrir, dormir, se reproduire, se faire dresser) et avoir pour seule utilité d’être un maillon de la chaîne alimentaire et de perpétuer La Vie, et accessoirement de divertir les hommes. Pas terrible comme perspective mais beaucoup moins frustrante à vivre.

Aller juste pour la beauté de la déprime quelques autres facteurs de l’incompréhension générale et de la non-communication:

  • âges
  • métiers
  • intérêt personnel
  • centre d’intérêts
  • peur naturelle de l’inconnu
  • inhibitions
  • distance
  • temporalité

Encore un peu?

  • L’effort de faire le premier pas vers l’autre même quand on en a pas besoin (rarement récompensé)
  • On rencontre les gens dans différents environnements qu’on ne contrôle pas, et pour se connaître et se comprendre, il faut qu’on puisse se rencontrer dans de bonnes conditions
  • l’adaptation au niveau de l’autre (langage, idées, culture)
  • l’importance de l’apparence dans le premier jugement de chacun avant la rencontre et qui va influencer notre envie de se connaître

Ya surement du bon à prendre chez tout le monde mais c’est extrêmement dur de le savoir et de le faire, de pouvoir le faire, d’avoir envie de le faire, et de ne pas regretter de l’avoir fait.

Lashoz


20
fév 07

Le terrorisme… octobre 2001

Le terrorisme… octobre 2001

Moi qui veux faire ma vie loin de tout influence médiatique, je suis obligé d’être au courant du dernier attentat surtout en constatant l’ambiance sécuritaire à vomir qui règne à Paname. Les gens sont en panique dans le métro à la vue de ma moustache et de mon bouc tellement stylés sur mon facies magnifique d’arabe. Facies qui en un mois est passé de jeune sauvageon sponsorisé Lacoste à démoniaque taliban endoctriné par d’obscures imans dans une mosquée illégale au fin fond d’une cave de cité, financée par l’argent du shit et de la prostitution…. ha ha ha je me marre! Et c’est encore pire quand je débarque dans le train avec un sac énorme rempli de linge sale explosif… On m’a d’ailleurs insulté plusieurs fois: « sale bicot », « laissez nous trankil bande de terroristes barbares », « retournez maltraiter vos femmes chez vous », et j’en passe des bien salées… Mais bon, ça a le mérite d’être franc et tu peux te permettre de répondre, alors que certains regards en disent long et sont beaucoup plus vicieux.

Je ne parle même pas des contrôle de police abusif, insinuations, humiliations sur la place publique, fouilles bien musclées et tripotage de burnes. Bon je sais que j’ai un sexe plutôt bien proportionné mais de là à croire que c’est un baton de dinamyte… Bref c’est la guerre! La guerre importée, la guerre et la terreur civile, et franchement l’occident l’a bien cherché. Quel bordel mondial juste parce que les américains ont subi le 1\100ième de ce qu’ils on fait subir à d’autres pays simplement pour des enjeux stratégiques, géopolitiques et énergétiques qui dépassent à leur yeux toute valeur de vies humaines(quand c’est pas des américains qui crèvent d’embargo ou de dictature fachiste, bien sur). Bon c’est vrai que dans ce cas là ce n’est pas le genre de terrorisme que je suis capable de comprendre, mais quand c’est la guerre, c’est la guerre… La violence engendre la violence voila une preuve bien moche sous nos yeux.

Les gens ne sont même pas au courant, ou oublient le passé et le présent sombre et sanglant de leur nation. En tant que français je trouverais normal qu’un rwandais vienne faire sauter deux, trois métros, ou même le stade de France pour répondre au génocide, et bien évidement je chierai sur mon pays et son passé, car le présent n’en est que le résultat. J’aurais eu autant de peine si ma famille en était victime que le rwandais qui a vu les siens tués par des armes française manipulatrice d’ethnies. Comme toujours, c’est les gens du peuple qui payent la facture, et on peut constater que la loi du plus fort reste la loi numéro 1 sur notre planète.

J’aurais très bien pu être un terroriste si j’étais né en Palestine, ou si j’avais eu 20ans en France pendant l’année 1945.

Lashoz


20
fév 07

La pauvreté avilit

La pauvreté avilit… autant que l’argent! Quand tu n’as pas d’argent, tu pars avec un handicap bien sévère dans la course à la réussite sociale, qui peut dire le contraire? Bien sûr, il n’est pas nécessaire d’avoir une BMW pour réussir sa vie (même si c’est un indicateur capital pour certains). Pouvoir s’offrir tout ce qu’on veut quand on veut, ce n’est pas forcément synonyme de réussite. Il y a d’autres critères de réussite que ceux qu’on nous fout dans le crâne depuis l’enfance. On peut être fier de ce qu’on est, du chemin qu’on a parcouru, et être heureux et satisfait de sa vie sans gagner 2000 euros par mois, et heureusement!

Mais bon quand tu gagnes juste ce qu’il faut pour manger, payer ton loyer (le paiement du loyer est la plus grosse arnaque du monde moderne), dans une société de consommation-provocation qui te fait baver sur un objet qui est inutile à ton épanouissement, ton évolution, ton bonheur, alors forcément c’est difficile d’être pauvre et heureux.

Quand tu vois tes parents trimer pour ne même pas pouvoir t’offrir ce que la majorité des bouffons de ta classe possède sans même l’avoir demandé, c’est dur de ne pas jalouser. Mais quand tu te rends compte qu’il est impossible de serrer une meuf sans avoir un minimum de biftons… là, tu pète un câble. Quand tu te rend compte que tu n’es a leur yeux qu’un vieux cafard démodé de banlieue, tu te dis «merde c’est chaud, je ne voulais pas le croire, mais l’argent fais le bonheur, ou du moins, il t’en donne les clés dans cette société de merde sa mère la p*** la grosse bia*** à la ch**** poilue , va falloir faire du bif et vite…».

Si t’es pas verrouillé dans ton crâne, tu peux vriller méchamment.

Vriller dans le crime pour son argent facile, ce qui est TOTALEMENT compréhensible quoi qu’on en dise. Quand on t’as toujours rabâché des concepts d’égalité qui ne s’appliquent pas à toi et et à ta couche populaire, des concepts de fraternité, vaste plaisanterie quand tout les gens qui te rencontre te montre soit du dédain soit de la peur insultante, des concepts de liberté, liberté de pouvoir faire plein de trucs si et seulement si tu pèses…. Il faut bien faire le biff d’une manière ou d’une autre pour kiffer sa vie et sortir de sa condition de looser. Exterminer Ta frustration latente, c’est le seul levier qu’il te reste.

Puis tu te rend compte que l’argent t’apporte ce que tu n’as pas eu, les meufs, le kif, le style et le respect encore plus facilement et rapidement que l’usine qui t’es destiné depuis que tu as redoublé le CE1 et qu’aucun de tes profs t’as aidé à progresser… Ça se joue à rien parfois…. Et de toute façon tu sais très bien au fond de toi que tu restes à leurs yeux le même cafard qui vole les grands-mères ou au mieux (ou au pire) l’exception qui confirme leur règle. Et faut arrêter de dire que c’est pas une raison pour aller vers l’illégalité… bien sur que si ! Bande d’enculés graisseux et bien éduqués plein de merde dans les yeux et incapables de se mettre dans la peau d’un autre parce que trop occupés à jeter à la poubelle la moitié du contenu de votre assiette achetée au prix fort dans un magasin bio avec ton 4*4 hummer qui consomme plus d’énergie qu’une école[1]. Bien sur que c’est une raison et une des meilleures!

Moi quand je n’avais pas d’argent, j’avais une capacité de rage et de haine contre tout le monde. Je me faisais peur parfois. Le moindre petit fils de pute qui vient me rabaisser mange ma semelle et teste ma position directe. La conasse qui ose me snober parce que j’ai un trou dans mes chaussettes prend sa rafale d’insulte réglementaire. Quelle connerie en réalité, mais tu ne choisis pas d’être dans cette situation et d’avoir le sang chaud bouillant autant que ces bouffons qui ne choisissent pas d’être né riches et cons car incapables de comprendre ce qui ne suit pas les règles de leur monde de velour.

Si t’as pas d’argent tu ne peux pas sortir, et le peu de fois ou tu sors à Paris, t’as mal au cul à chaque fois que tu paie un verre au prix de la nourriture qu’il te suffirait pour tenir 2 jours. Et quand tu traîne avec des plus riches que toi, tu sais pas ou te mettre quand tu entends la meuf que tu rêve de serrer dire « bon on va en boîte maintenant? ». Toi t’as déjà plus d’oseille et tu vas devoir rentrer à pieds à la maison pour te faire calciner par ta mère, pendant qu’elle ira en boite avec cette espèce de loque fashion que tu déteste et qui la baisera pour son plus grand chagrin.

Si t’es envieux et que t’es un rancunier de la vie, la pauvreté te rend triste, frustré, lunatique au pire jaloux, et c’est triste à dire mais y a que l’argent ou un miracle pour te calmer, et je l’ai vérifié, je sais de quoi je parle.

Heureusement pour ce pays que nombreux sont les pauvres qui acceptent leur sort, et ne jalousent pas les autres qui ont tout eu sur un plateau et qui n’en n’ont même pas conscience… ou si peu, mais est-ce leur faute? Sûrement pas.

La cerise sur le gâteau c’est que l’argent comme la pauvreté peut aussi avilir dans de nombreux cas.

Seulement 10% des français gagnent plus de 3000 euros par mois (la France c‘est quand même une des nations les plus riches du monde), 6% plus de 6000 euros et évidemment dans ses 6% la grande majorité gagne beaucoup plus que 6000 euros. Des célébrités dont le métier consiste à faire de l’art, ou à animer des émissions de divertissement-abrutissement national gagne plus que le PIB du Togo sans compter les indécents «cadeaux en nature» sous contrat de visibilité. Une idole de ma génération l’immense Mickael Jordan, dépense au poker une fois par semaine l’équivalent du PIB mensuel de la ville de Casablanca… en une soirée… excusez moi l’expression mais ça fout la gerbe jusqu’à s’en nettoyer les tripes.

L’indécence des grandes richesses de ce monde à quelque chose d’incroyable quand on suppose leur niveau de culture et de connaissance du monde actuel (autant au niveau démographique, humain, qu’écologique).

Rien à dire, je préfère les connards pauvres que les connards riches…. Ça tombe sous le sens.

Lashoz

Notes

[1] vous pouvez reprendre votre respiration


20
fév 07

Je crois au extra-terrestres

L’apparition de la vie résulte de la combinaison unique de milliards de facteurs conditionnés par leurs multiples interactions dans un lieu donné et dans un espace-temps précis. En d’autres termes, la vie ne peut se développer que dans une planète qui rassemble tous les éléments nécessaires à notre type vie: chaleur, oxygène, espace, nourriture, chaîne alimentaire stable, non apparition de grands cataclysmes…etc.

On peut déjà supposer qu’il existe d’autre type de vie nécessitant d’autre facteurs… on en sait absolument rien, aucune expérience ne peut le prouver car elle aurait lieu dans notre eco-système. Et même si c’est faux, dans l’immensité de l’univers, il parait très probable que le scénario identique qu’a vécu la terre se soit réalisé dans une autre planète. Mais comme si la vie n’était pas assez absurde, on risque de ne jamais le savoir, car pour atteindre des planètes éloignées il nous faudrait plus de temps qu’en offre une vie humaine, et si ça se trouve les extra-terrestres n’en sont qu’à leur Moyen-âge ou à leur préhistoire. En tout cas ils ne doivent pas être beaucoup plus avancés que nous parce que sinon ils auraient déjà débarqué chez nous (c’est-ce qu’on va faire dès qu’on le pourra).

Nous sommes de vilains petits parasites et va falloir un nouvel environnement à pomper quand nous en aurons fini avec la planète Terre. Mais est-ce qu’on s’en sortira indemne, est-ce que on sera tous mort avant de pouvoir trouver cette autre planète à pomper ? J’ai envie de répondre à cette question ce que mon humanité me chuchote à l’oreille : « Rien à foutre je serai plus là! ».

L’évolution de la vie c’est quand même fabuleux! On est parti du Big-bang, cette espèce de soupe compact explosive qui à donné l’espace, les planètes, les trous noirs et les étoiles qui sans cesse meurent pour en former d’autres. C’est quand même l’anti-vie toute cette merde d’univers…. Le vide total et intergalactique comme ce que contient le cerveau des scientifiques qui nous ont pondu cette théorie débile du Big-bang, en Français le gros patapoum… Quand on sait pas , on ferme sa gueule, sinon ça devient des vérités inconscientes sur lesquelles se base un imbécile comme moi pour tenter de comprendre toute cette merde. L’espace c’est la mort, pas d’oxygène, pas d’air, pas d’eau, rien à part le vide de chez vide. Bon, c’est vrai que pas mal de chose ont été prouvées depuis, mais on reste quand même dans le flou.

C’est donc l’anti-vie partout dans l’univers à part sur les planètes, énormes étoiles vivantes résultant du magnétisme ancestral et inhérent à notre univers, ayant amassé les débris du Big-bang pendant des milliards puissance milliard d’années, jusqu’à en former des boules énormes et variées. Et sur une de ces boules magnétiques y a eu moyen de moyenner!

A partir de là « l’élan complexificateur » à débuté: les molécules ce sont agrégées, les premières formes de vies (sous formes de cellules) se sont manifestées, puis les plantes puis les poissons, puis les reptiles, les dinosaures, le singe, puis l’homme et puis les poissons panés… Et ce connard d’être vivant le plus évolué de la planète, il lui aura quand même fallu des milliers d’années pour savoir cuir un poulet avec du feu. Puis des milliers d’années pour se faire la guerre et savoir qui est-ce qui va être le plus fort et prendre un maximum de terre. Puis encore deux mille années pour en arriver à aujourd’hui et toujours se faire la guerre sans ne plus savoir faire cuire un poulet (j’entend par là l’attraper, le déplumer, le vider de ses tripes, et le faire cuire par un autre moyen que Whirlpool). C’est bizarre l’évolution. Je suis curieux de connaitre le pourcentage de parisiens qui savent comment on cultive la terre, ou comment on recolte de l’eau potable…

C’est quand même dingue ces histoires de molécules, avec un peu d’imagination (ou beaucoup de drogue), on peut voir le monde qui nous entoure en molécules de différents types, qui ont des stades d’évolution différents. C’est assez déconcertant d’imaginer la composition atomique du sac en cuir à celle du pigeon en passant par la composition de l’herbe, du bitume et des chewing-gums collés dessus… La matrice physique c’est du délire! L’enseignement qu’on peut en tirer, c’est que nos sens sont d’une limite si grande qu’on est réduit à être des aveugles au milieu d’un monde d’une richesse de diversité dépassant l’entendement et surtout la complexité humaine…. Oh putain j’ai la tête qui tourne…

Et l’infiniment grand… c’est tout aussi dingue… et tellement relatif… rhoo là lala ça fout le vertige…

Lashoz