mars, 2007


31
mar 07

La Politique tapine pour l’économie

Les relations entre le pouvoir, les médias, les lobbys communautaires et financiers sont d’une évidence transparente pour l‘œil critique et cartésien.

Je vous préviens tout de suite, je ne me complais pas dans la théorie du complot qui décrédibilise toute critique contestataire du pouvoir. Théorie selon laquelle une poignée d’hommes haut placés font des calculs machiavéliques et contrôlent le monde dans une salle luxueuse enfumée d’inhalation de cigares.

Il s’agit d’interactions sociétales et systémiques, d’interdépendances flagrantes engendrant des influences concrètes sur les décisions aux enjeux importants et souvent financiers.

Une campagne, ça se finance. Et quand on voit combien sa coûte c’est déjà anti-démocratique. Il existe donc une dépendance claire entre politique et lobby d’investisseurs, comme il existe à l’inverse des barrières à l’action politique érigées par les impératifs économiques. Le Pen ne pourra jamais virer les étrangers, sinon qui nettoierait la merde dans ce pays? Comment va-t il remplacer cette main d‘œuvre de substitution et de pression à la baisse du salaire? Une armée de chômeurs qui ne demandent qu’à travailler et qui à défaut grattent les allocations sociales…

Il y a des réalités économiques et des pressions telles sur les politiques que dans une certaine mesure, ils ont les mains doublement liées. Ils ne peuvent pas s’attaquer à certains secteurs avec la même liberté que celle dont ils bénéficient pour d’autres secteurs, ils ne peuvent pas réformer des fondations du système économique créatrices de malaise social et d’injustcice etc…

Cette interdépendance à deux niveaux produit deux fois plus de barrières au changement structurel de notre jolie société adorée.


30
mar 07

Absence

Absence à soit et absence aux autres. Même entouré tu te sens tout seul, même seul tu ne te vois pas.

Quand ta presence est aussi transparente que ton absence, tu sais ce qu’il te reste à faire… Pourtant c’est quand le soleil s’éclipse, qu’on en voit la grandeur… faut croire que tu n’es qu’une ampoule, un petit néon remplaçable.

Les absents ont toujours tort, mais certains absents laissent un trou eternel.

Lashoz


29
mar 07

Victoria Silvstedt, ou la vendeuse de « rêve »…

Victoria Silvstedt

Texte où j’explique quel est le rôle de Victoria Silvstedt et pourquoi TF1 a intérêt à la mettre en avant.

J’allume la télé. A la base, je l’allume surtout pour vérifier qu’elle marche, car le dernier match de ligue des champions remonte à quelques semaines. Toujours est-il que je tombe sur un reportage d’une platitude que je ne pensais même pas atteignable. Ca parle d’un stéréotype de blonde, elle s’appelle Victoria Silvstedt, a des grosses dents blanches, des yeux bleus avec 3,5kg de mascara autour, des faux seins, et des talons de 9cm. Bref, le fantasme masculin quoi. Pendant tout le reportage, elle enchaîne les postures de séduction, n’étant visiblement pas capable de faire autre chose. A chaque fois que l’objectif la croise, elle se sent donc obligée de s’improviser marylin monroe [1], genoux croisés mais pieds éloignés, cul ressorti, buste en avant, clin d’œil et bisou à l’objectif. En 2mn de reportage, elle l’a fait 5 fois (alors j’imagine en une journée).

La formidable journaliste nous vante alors « la vie de rêve de cette jet-setteuse qui fait vibrer toute la planète » : voyage aux 4 coins du monde, hotels luxueux et king sized beds… Mais entretenir une telle beauté n’est pas évident, la pauvre Victoria doit passer en moyenne 1h30 à se préparer, à l’aide d’une centaine de produits cosmétique (qu’on identifie clairement à l’écran).

Mais le meilleur arrivait : le reportage fini, Benjamin Castaldi (parasite fini qui a eu le mérite de « bien naître » même si je ne dis pas ca au regard de sa gueule de con) fait un rapide tour de ses invités (des rebus du show bizness, tous des fourmis de 4ème zone qui rêvent d’en etre, mais qui doivent se contenter de se partager les miettes), tous émerveillés comme des enfants devant cette fée. Seul un invité, apparemment pseudo rebelle (forcément « pseudo » quand on affiche « paparazzi » en profession) dénonce la superficialité de la belle blonde, et de ses bisous incessants à la caméra. Et l’insolent de se demander à quoi elle sert. Là, le petit roquet esclave du système sergent Castaldi lui saute dessus comme un pitbull en lui rétorquant la phrase mythique et passe partout : « ELLE NOUS FAIT REVER ».

Mais attention au spectacle ! La belle se cachait en coulisses, elle arrive sur le plateau ! On apprend qu’elle arrive tout juste de New York (imaginez l’effet pour le beauf devant sa télé… le rêve), que ce qui lui arrive est « formidable », etc… Armée de talons hauts (évidemment, vu qu’elle a un cul plat…) et marchant sur la moquette, ses chaussures portaient en leur talons une touffe rose…. que notre animateur favori se proposait (excité et extasié comme un animal) de s’agenouiller pour ramasser……. et de placer dans sa poche pour garder en souvenir. Cet acte de soumission totale m’a beaucoup fait rire, tant il est symbolique de ce métier de pétasses femmes ou hommes. Courber l’échine, s’extasier devant de la merde, écraser le plus faible et s’agenouiller devant le pouvoir ou la fesse (ou le pouvoir de la fesse).

Analyse

Elle nous fait rêver :

Oui, elle fait surement rêver monsieur Castaldi, cette pauvre suédoise reconvertie en agglomérat de chair siliconée (peut être en rêve t-il parce qu’il peut se payer cette semi-prostituée?). Mais bon, à part cet imbécile, qui fait-elle rêver vraiment ? Ceux qui ignorent qu’elle est prisonnière dans sa représentation permanente de pseudo femme fatale, ceux qui pensent que de voyager à New York pour aller se faire troncher par des hommes très vieux, riches et cokés en soirée VIP à Gansevoort street [2] et enchainer 8 heures d’avion pour remettre ca au Cab et en coulisses de plateau télé est une vie intéressante… Ceux qui ne se doutent pas des kilos de coke qu’elle doit prendre pour tenir ce rythme, des kilos de bites en décomposition qui remuent son ventre pour maintenir son fond de commerce. Parce que ne créant RIEN et ne servant littéralement à RIEN, à la moindre défaillance physique (ou à la réticence de se faire prendre par un proxo facon Gérard Louvin), cette photocopie ratée de Marylin Monroe sera mise au rebus, commes ses amis de l’autre coté de la table. Et son fond de commerce, parlons-en ! 90 cosmétiques différents pour masquer la vérité infaillible, celle de l’âge (elle a 32 ans quand même). Des seins complètement faux (elle était skieuse professionnelle complètement plate avant de choisir la facilité de l’écartement de cuisses). Des dents blanchies, des cheveux travaillés etc… Bref, la vérité ? J’ai passé beaucoup de temps en Suède et en compagnie de femmes suédoises et vous savez quoi ? En Europe, ce sont surement celles qui vieillissent le plus mal. Elles sont tout simplement intouchables à partir de 40 ans. Leur peau, beaucoup plus sèche à cause du froid, a tendance à se rider très vite et à accélérer leur décrépitude. Son succès basé sur ses seins ? Je n’ose même pas vous décrire les effets sur la peau de ces kilos de sillicone (effet gants de toilette quoi).

Bref, le seul but de monsieur Castaldi est il de nous faire rêver, ou de maintenir la femme dans une comparaison dévalorisante pour la pousser à acheter plus de cosmétique ? Est-il aussi de faire rêver l’homme, ou augmenter sa frustration de mec fauché qui ne pourra de toute façon jamais niquer une bombe refaite, car elle doit absolument rentabiliser son investissement ? [3] Et si le but de tout cela était de générer la frustration pour susciter chez l’homme d’assouvir son désir….consumériste ? Rien n’est fait au hasard à la télévision, encore moins sur TF1, encore moins par Endémol, encore moins par Castaldi.

Malsaine Victoria, malsains canons de beauté [4], modèles de « rêve », qui poussent les filles à jouer les starlettes dans la rue [5] , et poussent les hommes frustrés à avoir encore plus de mal à séduire toutes ces stars autoproclamées. Malsaine mise en scène des média qui font de nos femmes de si grandes consommatrices de crèmes pour la peau mais de si grandes solitaires. Pauvre Victoria, qui se pense importante en marchant comme une trainée, mais qui ne fait rêver que les bonniches et les puceaux, pendant qu’en coulisse, la vraie roue de la fortune tourne… sauf qu’à ce jeu là, le vainqueur est toujours le même.

Le Parasite

Notes

[1] On a dû lui cacher comment à fini la belle Marilyn..

[2] Ancien repère des dealeurs, elle est désormais la rue des mannequins, des jet-setteurs et des proxo (mais la drogue est toujours là, rassurez-vous)

[3] d’ailleurs, croyez-le ou non, à la question « alors, satisfaite de cette poitrine en sillicone ? », elle a répondu « oui, c’est un bon investissement »

[4] Canons de beauté qu’on aimerait quand même voir au réveil, ou dans 15 ans, ou dans 15 ans au réveil

[5] Et ce, même si elles passent leur soirées seules avec un pot de nutella et un épisode de Sex and the city


29
mar 07

Le pouvoir au peuple

Le pouvoir au peuple ça n’existe plus depuis longtemps, mais est-ce que cette noble idée a vraiment existé un jour dans la réalité ? Nous évoluons dans un système de participation passive. Nous baignons dans l’illusion du changement par le vote qui est tellement rare et manipulable.

On a le droit d’ouvrir sa gueule une fois tous les 5 ans et un peu moins ou plus pour les autres élections. Le reste du temps on a le privilège royal de pouvoir se gratter le cul, de n’en avoir rien à foutre de notre pays, de développer une réflexion critique et fiable, de fermer les yeux, de manifester son désaccord dans la rue (mais pas trop quand même), d’acquiescer devant l‘évolution de la société…

Les élections c’est un peu comme choisir entre un sourd et un aveugle pour ne pas élire le fou furieux, ils ne nous entendent pas, ils font semblant de nous voir et se servent du troisième pour créer un faux choix à leur avantage.

Ils commencent seulement à nous « calculer » depuis qu’on représente un segment à conquérir, un segment de marketing à charmer avec au choix la poudre aux yeux, l’utilisation de la peur, la démagogie, l’action symbolique, le faux changement révolutionnaire…


28
mar 07

La Maturité féminine

Un très bel exemple (très réaliste de surcroit) de la maturité « précoce » des jeunes filles .

Un bon préambule d’un article à venir, sur les stades d’évolution de la femme.


27
mar 07

La politique de la persuasion

Il ne faut pas être très malin pour comprendre que la démocratie est une sorte de tyrannie de la majorité[1], mais aujourd’hui même si cette analyse reste théoriquement vraie, elle est complètement dépassée. La majorité n’est pas unie et ne parle pas d’une seule voix. C’est une majorité certes, mais composée de plusieurs minorités distinctes.

La politique est devenue marketing et communication, elle se limite de plus en plus à la science de l’utilisation médiatique. La variation d’image de marque des présidentiables est une des preuves qui nous crève les yeux. Sarkozy qui passe du méchant radical au compréhensif adepte du double discours, Royal qui reste prudemment dans la technique du «je satisfait tout le monde » et je n‘ouvre que des portes ouvertes, Le Pen qui lisse et arrondit les angles de ses idées et mise sur un rajeunissement de sa communication, et enfin Bayrou l’opportuniste rassembleur d’indécis incarnant le faux changement sans jamais rentrer dans les détails pratiques. Toutes ces stratégies illustrent cette évolution constante de la politique vers l‘art de communiquer, l‘art de persuader au lieu de convaincre, l’art de persuader par les associations d’idées et les sentiments primaires au lieu de convaincre par les arguments, les constats cohérents, la réflexion pure et impartiale. Il s’agit d’influencer en utilisant les sentiments, les problèmes personnels et particuliers de l’electorat, la peur, la diabolisation de l’adversaire[2].

Une campagne ça commence très tôt et ça se prépare en amont, mais pas par la qualité effective du travail accompli pendant le mandat du politicien, la campagne se prépare par l’image qu’il renvoie à la population avec souvent des actes très symboliques destinés précisément à telle ou telle communauté.

Le débat démocratique se réduit à faire passer l’autre pour le méchant. il n’y a pas de combat noble ou de confrontation de visions, il faut incarner le gentil qui vous a compris, et donc renvoyer tous les autres au rang de méchants diables nuisibles. Ce manichéisme infantile qui veut tout simplifier au combat du bien contre le mal écrase et enterre définitivement le débat d’idées complètes et complexe, l’incitation à l’information, à la nuance, et à l’ouverture au débat national étape par étape. Le peuple se perd dans des discours ou des faux débats où seule la parole, le verbe, les coups bas et le sophisme sont réglementaires. Un manichéisme d’autant plus ridicule quand on constate qu’il n’y a plus de gauche mais un parti unique UMPS

On est en droit de se demander si la manipulation médiatique du 21 avril sous le spectre de l’insécurité n’avait pas pour but de n’offrir aucun choix à la population au deuxième tour. L’épouvantail Le Pen contre le président sauveur (passible d‘une peine de prison faut-il le rappeler?). C’est pourtant si évident. Le lynchage médiatique de ce même nationaliste extrémiste Jean Marie Le Pen depuis son entrée dans la politique (commanditée par Mitterrand) est un autre complément de réflexion face à l‘évidence des coïncidences.

Lashoz

Notes

[1] Tocqueville m’excusera pour ce manque de respect

[2] ll devrait y avoir plus d’études poussées et accessibles sur les stratégies de campagnes précédentes, celles de Chirac, Mitterrand , Giscard, Jospin. Des études faisant preuve d’une prise de recul sur les forces en places à chaque époque, sur les enjeux dissimulé, les faux débats de société, les stratégie adoptée dans les actes, et la politique de communication. Pourquoi ce domaine d’étude est une véritable boîte noire ?


25
mar 07

Rolando Cyril

Un artiste surdoué, rêveur et enfantin… le genre de tableaux qui fait vibrer les cœurs sensibles devant la beauté de l’innocence (ou de la tristesse) avec souvent une touche de noirceur que l’on appréciera chacun à sa facon. ENJOY!

Pour vos jolis yeux le tableau « SOS »: Save Our Soul

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Quelques tableaux du même artiste


23
mar 07

L’élection présidentielle pour les nuls

Expliquer l’élection présidentielle revient à expliquer rapidement le principe du marketing. Au départ de toute communication marketing, on distingue les différents types d’acheteurs potentiels de nos produits (si je vends des yaourts, j’aurais « les femmes qui surveillent leur poids », « les gosses qui aiment le chocolat », et ainsi de suite…). Une fois qu’on a fait ce travail, on estime la « solvabilité du segment », ou en gros, qu’est ce qu’on a à gagner à faire de la publicité pour ces gens là. Combien sont-ils, quel est leur pouvoir d’achat yaourts, etc… Après, je choisis mes segments. C’est alors que je créé un discours spécifique pour chacun d’entre eux, avec un message publicitaire propre (choix du support de pub, choix de ton du message, éventuellement choix de la marque, du logo, etc…). Le but est simple : un message unique pour tout le monde ne vendrait pas, car les gens ne se sentiraient pas concernés. L’être humain est individualiste depuis 60 ans (en gros, depuis que l’Etat s’est substitué aux solidarités familiales). Il veut donc un message qui le concerne, qui lui rappelle qu’il existe en tant que membre d’un certain groupe social (un segment, donc), et ca lui fait plaisir, donc il y est réceptif.

La politique, c’est pareil. On a deux grandes forces en présence (UMP / PS), qui en gros se partagent la moitié des électeurs chacun. La bataille à chaque élection dépend donc en grosse partie de ces quelques voix qui peuvent faire la différence. Ces deux partis sont les seuls à pouvoir gagner, car les seuls bénéficiant d’accords de taille avec les plus grosses entreprises de France, accords en échange desquels elles renverront l’ascenseur une fois élues [1]. Cette connivence malsaine leur assure des financements suffisants pour faire une campagne de pub d’envergure.

Seulement voila, une publicité pour séduire 50% des français, c’est pas possible en yaourt, et encore moins possible en politique. D’autant qu’on les a bassiné toute l’année pour leur faire croire qu’ils appartiennent à une case bien précise pour mieux leur refourguer les fruits de nos surproductions (mais si !! tous les pédés mettent des strings !! or, t’es un pédé !! tu vas l’acheter mon string Dim oui ou merde !!), du coup, un message trop grossier ne satisferait aucune communauté d’acheteurs ! (un électeur étant un « acheteur de projet » en quelque sorte). Les deux mastodontes vont alors aller convaincre leurs adhérents les plus crédibles sur leur segment de marché [2] de créer des partis bidons (généralement ils s’y prennent une élection avant pour pas que ce soit trop gros, et encore), bien ciblés sur un type d’électorat que le message mainstream du mastodonte doit occulter pendant sa campagne de masse. En gros on a identifié des segments sur lequels il fallait un message publicitaire particulier, et le message publicitaire va être relayé par un candidat (une baudruche) et un parti (une baudruche) à part entière. Caricaturés à l’extrême, ces partis ne sont là que pour contenter les sensibilités communautaires et pour flatter le désir de reconnaissance de chacun… (on peut d’ailleurs s’attendre dans les prochaines élections à voir un parti des homosexuels, des noirs, ou des femmes).

Le but ? Rapatrier les voix de ces électeurs qui veulent se sentir exister, les centraliser sur un membre du parti, qui ne manquera pas (pour satisfaire à ses obligations contractuelles) de faire un report « républicain » de ses voix sur son employeur au deuxième tour. (donc le PS ou l’UMP)

Maintenant que vous avez compris ça, relisons la liste des candidats sous un angle nouveau :

  • Marie Georges Buffet & Arlette Laguiller : usent et abusent du rôle historique du PCF (qui n’a strictement plus rien à voir avec ce qu’il est aujourd’hui), pour capturer les votes de tous ceux qui ne croient pas au capitalisme pour finalement les tromper en les redirigeant vers un parti aussi peu marxiste que Georges Bush. Dans le cas de Laguiller, les pseudos-solutions apportées frôlent la caricature tant elle ignore les réalités de la mondialisation et de l’internationalisation de l’économie. (comme dirait Lashoz, Laguiller c’est une marxiste qui n’a pas lu Marx)
  • Olivier Besancenot : baudruche stupide et misérable travaillant à séduire le segment des gens plutôt très jeunes, plutôt très pauvres, plutôt immigrés (il nous fait croire qu’il écoute NTM), desquels la gauche à dû sensiblement s’écarter pour aller séduire la folle du Marais. On notera que pour séduire un tel segment, ils auraient quand même pu nous sortir un arabe, pas une pareille tête de victime !
  • Frédéric Nihouls : Segment du chasseur, beauf, amoureux de la terre et de la bonne chair, que l’UMP a dû laisser de coté pour éviter de passer pour nationaliste et rétrograde auprès de la bourgeoisie urbaine. 2ème effet Kiss Cool, récupérer une partie des votes de Le Pen.
  • Philippe de Villiers : émissaire chargé de récupérer le maximum de voix de Le Pen pour l’UMP en chassant sur le terrain historique du FN à savoir la haine de l’étranger. Sans subtilité d’ailleurs, car de Villiers c’est quand même l’escroquerie démocratique absolue : il obtient ses 500 signatures sans effort alors qu’il est encore plus caricatural que Le Pen (qui, soi disant du reste, aurait du mal à les avoir), et alors surtout qu’il n’est crédité que de 1% des suffrages. Si la démocratie était un minimum mieux qu’un article d’encyclopédie, ce type là n’aurait non seulement pas le droit de se présenter à l’election (et donc pas le droit de s’exprimer), mais on retirerait aussi 5% à Sarkozy, pour avoir créer son rabatteur de façon aussi vulgaire.
  • José Bové : Clown, pitre chargé de rameuter les voix des plus puants des bobos : les alter mondialistes. Ces gens qui s’arment de boubous et de foulards palestiniens pour défiler dans les rues de Porto-Alegre, à 950 euros d’avion de Paris.

On remarquera que les rabatteurs sont plus nombreux à gauche qu’à droite, la gauche s’étant toujours inscrite dans une logique réductrice de contentement des individualités, et donc dans l’évitement soigné des problèmes d’ensemble. (voir l’article sur les minorités visibles)

Donc en gros, nous qui critiquons tant les américains, avons un système qui n’en est finalement pas éloigné du tout car le « choix », une fois dépecé de ses subtilités marketing, est très binaire: UMP ou PS?

Election à l'américaine

Notes

[1] inclusion dans les appels d’offre, voire attribution directe de marché public, subventions, emplois d’appoint en cabinet ministériel ou même poste de ministre façon Thierry Breton, commande d’études bidon, etc…

[2] ou les plus télégéniques, pour Besancenot


23
mar 07

Minorités visibles

ou comment créer des différences là où il n’y'en a pas, juste pour segmenter l’électorat, et diviser pour mieux régner.

Merveilleux néo-concept de gauche bobo que de mettre en avant des différences de soi-disant éthnie pour masquer les vrais problèmes socio-économiques. A la manière des féministes, bonnes petites soldates de la bourgeoisie capitaliste, on divise les gens entre sexe, entre préférence sexuelle, entre origine ethnique pour faire une segmentation politicienne du genre « on est la gauche! on va contenter tout le monde! le pédé, l’arabe de service et la femme! ». Mais l’arabe (l’homo, la femme), avant d’etre arabe (un homo, une femme), c’est peut-être un ouvrier, et ce qui peut le + améliorer son quotidien n’est pas qu’on l’identifie comme arabe et qu’on lui applique une démagogie dédiée, c’est qu’on répartisse mieux les richesses, entre travailleurs directement reliés à la production, et travailleurs parasitaires (financiers, rentiers… qui jouissent des fruits du travail d’autrui).

Mais c’est bien pour la gauche, en jouant sur la misère humaine, les gens ont l’impression qu’on s’occupe d’eux…. comme en publicité, on créé des segments (segment de la tarlouze du Marais, segment du rappeur rebelle, etc…), pour adapter son discours (positionnement) et déverser sa propagande aussi fausse qu’une pub pour bouygues télécom (et utilisant les memes principes à la mord moi le noeud). Le but étant le même, achat impulsif de slip, achat impulsif de programme, un même objectif pour l’annonceur: intéresser chaque segment de marché.

Bref, les « minorités visibles », les « si putes si soumises », les julien dray et les homo séropo, cette farce de Prairial 21 et comparses, ne sont qu’une énorme baudruche pour masquer les seuls problèmes ayant une incidence réelle sur la vie des francais et solubles avec un minimum de volonté politique: les problèmes économiques. Mais quel grand parti financé par des entreprises ultra capitalistes et propriétaire des moyens de production risquerait de se mettre à dos ses principaux apporteurs de fonds?


20
mar 07

Profil du guignol 2.0

Web 2.0... ha ha!

Voici quelques traits de caractères qu’on retrouve chez un nombre grandissant de soi-disant professionnels de l’Internet :

  • Il emploie le terme 2.0 plus que de raison. Pour lui, une phrase, un article, un site, une entreprise, une carte de visite qui prétend parler d’Internet sans évoquer le mot Web 2.0 est has been, littéralement à jeter.
  • Il n’est pas capable de fournir une définition claire de ce concept.
  • Quand il s’y essaie, il n’est capable que de fournir une liste absconse de sites qu’il considère 2.0 [1], ce qui n’aide évidemment pas le lecteur néophyte ou averti dans sa compréhension.
  • A tendance à surestimer l’importance des blogs, et pour cause, ce sont les seuls sites qu’il est capable de comprendre (platitude de 99% d’entre eux, structure elle-même simplifiée à l’extrême) et même de faire. Les packages de blogs sont en effet livrés clés en main, et on peut en créer et en installer sans même taper une ligne de code. De quoi le ravir, et de quoi rajouter au passage quelques langages de programmation à son CV.
  • Le site où il propage ses simagrées porte son propre nom (premier symptôme de mégalomanie). Nouveau type de cybersexuel, il atteint l’orgasme quand il voit des résultats en tapant son nom sur Google.
  • Il a construit son profil sur TOUS (j’ai bien dit TOUS) les sites de networking mondiaux, pour s’assurer peut être que l’employeur du fin fond du Bengladesh puisse penser à lui pour son prochain projet 2.0… Malheureusement pour lui, le web est à l’image de la société, il faut donc atteindre un certain niveau d’oisiveté et de bourgeoisie pédante pour s’attarder sur de la masturbation intellectuelle plutôt que sur de la création de valeur. (les Etats-Unis et l’Europe en gardent donc le privilège pour le moment)
  • Sur ces sites de networking, il se donne le titre de « Guru » ou « Expert » de l’Internet 2.0.
  • Son profil fait état d’un nombre incalculable de compétences, qualifiées par des termes que même des vrais professionnels de l’Internet ne comprennent pas.
  • Au cœur de ces compétences se trouve une série de langages de programmation. Bizarrement, aucune réalisation de site ne vient valider ces expériences. Et pour cause, ces langages ne sont là que pour crédibiliser son auto-proclamée expertise de l’Internet, et en aucun cas pour trouver un travail utilisant ces technologies (heureusement pour lui du reste, il serait certainement éliminé en moins de 4 minutes d’entretien)
  • Son profil fait également état d’une quantité invraisemblable d’expériences professionnelles. On croirait alors que l’expert dont il s’agit a une quarantaine d’année, mais il s’agit bien d’un gosse de 19 à 27 ans.
  • Le somme cumulée de ses expériences équivalant à deux années à peine, sa longévité maximale dans une entreprise est de 2 à 3 mois (jamais supérieure à 3 mois, comprenez jamais au-delà de la première période d’essai).
  • Il a plus de 250 contacts sur un ou plusieurs de ces réseaux. Soyons clairs, vu qu’il dure aussi longtemps dans une entreprise qu’un éjaculateur précoce pendant un coït, il n’a pas pu travailler avec toutes ces personnes (pas même avec 2% d’entre elles à vrai dire). Il s’agit en fait d’un syndrome compulsif consistant à ajouter à son réseau tout être muni de deux bras et de deux jambes et sachant consulter un email. Persuadé que sa crédibilité augmente en fonction de la taille de son réseau (attitude dysfonctionnelle type « c’est moi qu’a la plus grosse », liée à un complexe d’infériorité, suite certainement à une absence symptomatique d’amis durant l’enfance/adolescence), notre « expert » ajoute à son réseau quiconque a eu le malheur de lui envoyer un email ou de répondre à une de ses questions sur un salon (où il va distribuer ses cartes de visites 2.0) ou même à la laverie du coin.
  • Cherchant en permanence la meilleure façon de marketer son nom (car c’est bien cela dont il s’agit), il change son profil au minimum une fois par semaine. Ne réalisant pas que sa page est le carrefour des gens qui veulent se payer une bonne tranche de rigolade hebdomadaire, il leur offre malgré lui une chance incroyable de mesurer la misère de sa quête de cyber-identité au gré de ses changements de phrases, de termes, de concepts.
  • Son blog, comme sa personne, est une coquille vide pleine de bla-bla, de termes obscurs maladroitement pompés de sites américains, et est rédigé avec une orthographe et une syntaxe approximative.
  • Son blog constitue en réalité un support publicitaire pour crédibiliser son CV (aux 2% d’employeurs assez cons pour croire à la supercherie). Il lui permet également de combler ses nombreux mois de chômage en présentant ce blog comme une expérience professionnelle à part entière. Il constitue enfin, comme nous allons le voir, un formidable support de lèche généralisée de son « réseau ».
  • Sur son blog, deux types d’articles se succèdent :
  1. Les reprises d’articles de blogs externes. Réalisant qu’il est incapable de produire un contenu original et s’enfermant dans son concept 2.0 de syndication et de pseudo-partage (surtout dans ce sens là du partage), il ne fait même pas l’effort de composer un texte synthétique et colle donc un lien avec une phrase souvent destinée à lécher discrètement les bottes de son vrai auteur. On touche là au cœur de l’utilisation du blog de notre ami l’imposteur : faire de la lèche à tout ce qui peut lui rapporter quelque chose, pour son activité de gratteur professionnel et pathologique. On aura donc un commentaire du genre « Un article génial sur la communauté du buzz 2.0.. Une très belle description de mon ami Antoine ;) » (notez bien le smiley). On notera (mais on y reviendra) le rapport troublé à la notion d’amitié, couplé avec le besoin permanent de se crédibiliser par ricochets (en utilisant la crédibilité d’un autre, comme une pétasse oisive et écervelée accède aux soirées VIP grâce au réseau social de son pigeon d’amant).
  2. Les nouveaux produits. Il s’agit ici soit de nouveaux sites « 2.0 » (l’avantage de son concept est que c’est un bordel bien représentatif de son esprit) publiés par un de ses « amis » (encore une fois, n’importe quel être humain qui peut lui apporter quelque chose à un horizon 5 ans), soit d’un nouveau produit technologique que notre nerd-guignol a acheté. Le trouble décelé ici est d’une part une soumission totale et passive à l’impératif de consommation propre à la caste de néo-bourgeois de gauche qui le fait tant rêver et à laquelle il fait tant d’effort pour appartenir, et d’autre part un besoin compulsif de partager la platitude de ses seuls loisirs (loisirs liés à la consommation) pour leur faire exprimer toute leur saveur (démonstration de hautes valeurs, signaux d’appartenance à la classe par ses choix de consommation, désir de reconnaissance). Pour prendre un exemple, c’est un peu pareil qu’un agriculteur des années 30 voulant se faire passer pour un ouvrier spécialisé d’une usine Fordienne en achetant une Ford T et en la montrant à tous ses voisins.
  • Tendance maladive à glorifier, valoriser, aduler, et à se prosterner devant Google, Yahoo! et MSN (dans cet ordre). Il pourrait sans trop de doutes vendre ses enfants et sa femme pour une carte de visite d’un de ses employés, et à vendre sa mère pour un poste dans une de ces 3 boites. N’a absolument aucune idée de la médiocrité extrême de la moyenne des employés de ces sociétés hors de leur siège américain (et encore, même là, les chèvres y sont légion). Il ne fait d’ailleurs aucune différence entre le siège et les succursales commerciales parsemées dans le monde (et portera donc aux nues de la même façon un Sergey Brin et un account manager du bureau de Paris, fraîchement diplôme d’une mauvaise ESC)
  • Face à l’impensable chute de crédibilité que lui conférerait un séjour prolongé au chômage, et contraint cependant de voir la réalité en face (c’est une merde et personne ne veut de lui), notre « expert » lance tôt ou tard son entreprise (un baroud d’honneur à vrai dire), sincèrement persuadé qu’aucune entreprise ne le mérite et qu’il a toujours su avoir une âme d’entrepreneur (facon éternel incompris). N’ayant pour force de prospection que son pseudo réseau social (ah oui, il a un très mauvais relationnel et ne vendrait pas une bouteille d’eau à un bédouin), il le harcèle dès lors d’emails et de discussions pathétiques sur MSN pour qui aurait eu le malheur d’oublier de le bloquer. Par conséquent, il est contraint dans les 3 à 4 mois qui suivent sa création, de déposer le bilan, non sans communiquer 5 à 6 mois plus tard seulement sur la réalité de sa situation. Comprenons le : avouer sa médiocrité après avoir tant fanfaronné demande un sacré effort.
  • Tous les événements de sa vie (des plus intimes aux plus anodins, voire aux plus pathétiques) figurent forcément quelque part en photo sur Internet (FlickR, Picasa, Yahoo! Photos, Fotolog…). Il mélange ici le partage au sens fraternitaire du terme et l’impudeur, l’exhibitionnisme.

La perte de repères entre le privé et le public

Pris au piège de son concept, notre spécialiste perd des repères pourtant nécessaires entre le public et le privé, l’intime et le montrable, le pathétique et l’intéressant. A force de proner le partage à tue-tête et de voir en Internet une évolution humaniste réelle, et aidé par la lobotomisation de toutes ces heures passées devant un écran, il oublie la nécessaire séparation entre monde professionnel et monde intime, il oublie que sa femme et ses enfants doivent être une porte de sortie, un ballon d’oxygène pour échapper au monde virtuel, et que ramener le moindre élément de vie dans cette sphère démystifie la singularité de sa vie, puisqu’exposée et potentiellement jugée par n’importe qui, en plus d’accroitre sa communication du vide.

Besoin de reconnaissance

La taille astronomique de son réseau (et son vide effectif), ses prétendues compétences pléthoriques, son utilisation de termes et concepts de blogs américains qu’il relaie avant même d’avoir compris, sa lèche permanente et systématique témoigne avant tout d’un énorme manque de confiance en lui, certainement lié à la conscience refoulée de sa médiocrité extrême. Pour être encore plus clair, notre ami sait pertinemment au fond de lui qu’il ne sait rien, et décide donc de s’armer d’une série d’artifices pour tenter de se crédibiliser (comme une fille qui se sent moche, se barde de maquillages et d’apparats), pour un jour peut être, être reconnu comme un acteur légitime et sérieux de cet univers.

Volonté de pénétration sociale et méthodologie

Initialement conduit par un but légitime, celui de l’ascension sociale et de la pénétration d’une caste idéalisée (le monde du web), il se trompe complètement dans sa méthodologie en voulant afficher des connaissances qu’il n’a pas pour être toléré dans ce milieu qui n’est pas le sien, comme un clochard qui mettrait un costume deux fois trop grand pour passer inaperçu dans une soirée VIP.

Peur du lendemain et travail parasitaire

Son activité étant tournée à 200% vers d’éventuels recruteurs (il fait son blog pour impressionner d’éventuels recruteurs, il remplit son CV sur 30 sites différents pour les recruteurs, etc…) témoigne d’une grande insécurité professionnelle. A y lire ses expériences, et leur brièveté (dont certainement un grand nombre de licenciements), on comprend mieux pourquoi la peur du lendemain le hante, et pourquoi, à peine arrivé à un poste, il fait déjà tout pour s’assurer de trouver le prochain. Malheureusement, les entreprises se passant le mot, le champs des possibilités se réduit, et il devient contraint de lancer sa propre activité. Prisonnier de sa nullité, il axe sa stratégie sur l’intermédiation : intermédiaire entre l’entreprise et l’agence, pseudo prestataire qui sous traite en fait en marque blanche (intermédiation à zéro valeur ajoutée), construction de réseau social (mise en relation de personnes de son réseau), autant de missions qui relèvent du travail parasitaire. Ce travail qui ne créé pas de valeur et qui est capable de faire vivre des personnes en exploitant le fruit du travail de salariés légitimes. Plus il est éloigné de la production, plus le travail a tendance à être parasitaire. Dans la nouvelle économie, et l’éloignement de la production qui est la sienne, les intermédiaires sont déjà initialement trop nombreux. Mais notre « expert » représente ici un niveau supplémentaire de parasitisme, en constituant l’ensemble de son activité autour de la construction d’un réseau de créateurs de valeur pour bénéficier indirectement du fruit des richesses qu’ils génèrent.

Alors méfiez vous bien du concept « 2.0 » et des gens qui passent plus de temps à parler du web qu’à faire avancer le web…

Le Parasite

Notes

[1] sites à fond blanc et a dominante verte ou rose fluo, avec un nom finissant par « o » ou « r » (avec un « bêta » apposé à côté, par mimétisme grégaire), dont les créateurs parasites dans l’âme ont eu l’idée de recycler une idée qui existe certainement depuis 1996 en mettant « collaboration, participation du visiteur, user generated content » dans l’accroche. Un exemple en image.