
Texte où j’explique quel est le rôle de Victoria Silvstedt et pourquoi TF1 a intérêt à la mettre en avant.
J’allume la télé. A la base, je l’allume surtout pour vérifier qu’elle marche, car le dernier match de ligue des champions remonte à quelques semaines. Toujours est-il que je tombe sur un reportage d’une platitude que je ne pensais même pas atteignable. Ca parle d’un stéréotype de blonde, elle s’appelle Victoria Silvstedt, a des grosses dents blanches, des yeux bleus avec 3,5kg de mascara autour, des faux seins, et des talons de 9cm. Bref, le fantasme masculin quoi. Pendant tout le reportage, elle enchaîne les postures de séduction, n’étant visiblement pas capable de faire autre chose. A chaque fois que l’objectif la croise, elle se sent donc obligée de s’improviser marylin monroe [1], genoux croisés mais pieds éloignés, cul ressorti, buste en avant, clin d’œil et bisou à l’objectif. En 2mn de reportage, elle l’a fait 5 fois (alors j’imagine en une journée).
La formidable journaliste nous vante alors « la vie de rêve de cette jet-setteuse qui fait vibrer toute la planète » : voyage aux 4 coins du monde, hotels luxueux et king sized beds… Mais entretenir une telle beauté n’est pas évident, la pauvre Victoria doit passer en moyenne 1h30 à se préparer, à l’aide d’une centaine de produits cosmétique (qu’on identifie clairement à l’écran).
Mais le meilleur arrivait : le reportage fini, Benjamin Castaldi (parasite fini qui a eu le mérite de « bien naître » même si je ne dis pas ca au regard de sa gueule de con) fait un rapide tour de ses invités (des rebus du show bizness, tous des fourmis de 4ème zone qui rêvent d’en etre, mais qui doivent se contenter de se partager les miettes), tous émerveillés comme des enfants devant cette fée. Seul un invité, apparemment pseudo rebelle (forcément « pseudo » quand on affiche « paparazzi » en profession) dénonce la superficialité de la belle blonde, et de ses bisous incessants à la caméra. Et l’insolent de se demander à quoi elle sert. Là, le petit roquet esclave du système sergent Castaldi lui saute dessus comme un pitbull en lui rétorquant la phrase mythique et passe partout : « ELLE NOUS FAIT REVER ».
Mais attention au spectacle ! La belle se cachait en coulisses, elle arrive sur le plateau ! On apprend qu’elle arrive tout juste de New York (imaginez l’effet pour le beauf devant sa télé… le rêve), que ce qui lui arrive est « formidable », etc… Armée de talons hauts (évidemment, vu qu’elle a un cul plat…) et marchant sur la moquette, ses chaussures portaient en leur talons une touffe rose…. que notre animateur favori se proposait (excité et extasié comme un animal) de s’agenouiller pour ramasser……. et de placer dans sa poche pour garder en souvenir. Cet acte de soumission totale m’a beaucoup fait rire, tant il est symbolique de ce métier de pétasses femmes ou hommes. Courber l’échine, s’extasier devant de la merde, écraser le plus faible et s’agenouiller devant le pouvoir ou la fesse (ou le pouvoir de la fesse).
Analyse
Elle nous fait rêver :
Oui, elle fait surement rêver monsieur Castaldi, cette pauvre suédoise reconvertie en agglomérat de chair siliconée (peut être en rêve t-il parce qu’il peut se payer cette semi-prostituée?). Mais bon, à part cet imbécile, qui fait-elle rêver vraiment ? Ceux qui ignorent qu’elle est prisonnière dans sa représentation permanente de pseudo femme fatale, ceux qui pensent que de voyager à New York pour aller se faire troncher par des hommes très vieux, riches et cokés en soirée VIP à Gansevoort street [2] et enchainer 8 heures d’avion pour remettre ca au Cab et en coulisses de plateau télé est une vie intéressante… Ceux qui ne se doutent pas des kilos de coke qu’elle doit prendre pour tenir ce rythme, des kilos de bites en décomposition qui remuent son ventre pour maintenir son fond de commerce. Parce que ne créant RIEN et ne servant littéralement à RIEN, à la moindre défaillance physique (ou à la réticence de se faire prendre par un proxo facon Gérard Louvin), cette photocopie ratée de Marylin Monroe sera mise au rebus, commes ses amis de l’autre coté de la table. Et son fond de commerce, parlons-en ! 90 cosmétiques différents pour masquer la vérité infaillible, celle de l’âge (elle a 32 ans quand même). Des seins complètement faux (elle était skieuse professionnelle complètement plate avant de choisir la facilité de l’écartement de cuisses). Des dents blanchies, des cheveux travaillés etc… Bref, la vérité ? J’ai passé beaucoup de temps en Suède et en compagnie de femmes suédoises et vous savez quoi ? En Europe, ce sont surement celles qui vieillissent le plus mal. Elles sont tout simplement intouchables à partir de 40 ans. Leur peau, beaucoup plus sèche à cause du froid, a tendance à se rider très vite et à accélérer leur décrépitude. Son succès basé sur ses seins ? Je n’ose même pas vous décrire les effets sur la peau de ces kilos de sillicone (effet gants de toilette quoi).
Bref, le seul but de monsieur Castaldi est il de nous faire rêver, ou de maintenir la femme dans une comparaison dévalorisante pour la pousser à acheter plus de cosmétique ? Est-il aussi de faire rêver l’homme, ou augmenter sa frustration de mec fauché qui ne pourra de toute façon jamais niquer une bombe refaite, car elle doit absolument rentabiliser son investissement ? [3] Et si le but de tout cela était de générer la frustration pour susciter chez l’homme d’assouvir son désir….consumériste ? Rien n’est fait au hasard à la télévision, encore moins sur TF1, encore moins par Endémol, encore moins par Castaldi.
Malsaine Victoria, malsains canons de beauté [4], modèles de « rêve », qui poussent les filles à jouer les starlettes dans la rue [5] , et poussent les hommes frustrés à avoir encore plus de mal à séduire toutes ces stars autoproclamées. Malsaine mise en scène des média qui font de nos femmes de si grandes consommatrices de crèmes pour la peau mais de si grandes solitaires. Pauvre Victoria, qui se pense importante en marchant comme une trainée, mais qui ne fait rêver que les bonniches et les puceaux, pendant qu’en coulisse, la vraie roue de la fortune tourne… sauf qu’à ce jeu là, le vainqueur est toujours le même.
Le Parasite