avril, 2007


29
avr 07

L’anti-racisme de pacotille

nationalisme

On est tous un peu racistes, arrêtez de vous mentir.

Le racisme est naturel, il est présent chez toutes les personnes sans exception à des taux variants selon le vécu et l’éducation. Celui qui n’est pas raciste n’est pas humain ou plutôt, c’est un gros menteur incapable d’être honnête avec soi-même. Le racisme exprime deux instincts fondamentaux, la peur de l’inconnu et la protection des siens et de son territoire. Deux instincts qui sont amplifiés par la constante création du préjugé humain[1]. Ne fais pas cette mine douteuse, tu as surement eu des réactions ou des pensées racistes dans ta vie, et si tu ne le crois pas, c’est parce que depuis que tu es tout petit on te rabâche que le racisme c’est pôo bien. Je parle ici du racisme de culture qui se confond chez les ignorants et les fachos avec le racisme basé sur la supposée différence de races.

Oui, nous sommes différents. Ce n’est pas parce qu’on a le même sang, et la même condition génétique qu’on est apparement pareil. Les visions du monde sont différentes, les idéologies aussi, les coutumes et habitudes encore plus… Il paraît évident que nous avons tous les mêmes capacités. L’inégalité des races est une vaste connerie. Par contre il y a toujours eu une inégalité des civilisations, c’est chacun son tour, ce qui dans le fond constitue une preuve de l’égalité des hommes. De Clovis, à l’empire mongole ou égyptien, en passant par napoléon, et l’empire américain (qui montre déjà des signes de déclin), on constate que les civilisations dominent le monde puis se laissent la place à tour de rôle. Aujourd’hui avec le système capitaliste mondialisé et les rapports nord-sud biaisé, la roue de la fortune des civilisations est ralentie. Elle tourne encore certes, en tous cas je l’espère pour l’Afrique et l’Amérique Latine. J’ai bon espoir car l’Asie nous le prouve depuis plusieurs années.

Quand la grand mère de ma copine me fait remarquer qu’elle n’est pas raciste mais que « quand même les africains sont en retard », elle n’a malheureusement pas tort, et c’est généralement considéré comme du racisme alors que ni un fils d’immigré, ni même un bledard ne peut affirmer le contraire. Je ne peux que lui répondre que ce retard a bien servi à l’Europe et que si on remonte quelques siècles en arrière c’est plutôt l’inverse… Mais qu’en effet depuis quelques siècles l’Afrique est en retard, et on lui met des troncs d’arbre dans les roues, que ce soient ses propres dirigeants ou les pays importateurs. L’histoire des civilisations est un brassage permanent , le résultat de l’ intéraction entre d’innombrables paramètres [2]. Si on ne relativise pas l’actualité avec ce genre de reflexion, on obtient un merveilleux terrain de croissance pour le racisme . Les gens confondent souvent « être en retard » et « être inférieur ».

L’anti-racisme est une censure qui ne résout absolument rien, au contraire…

A cause de cet épouvantail qu’est le racisme, toute critique de peuple ou de coutume est immédiatement censurée par l’obligation de tolérance. Ce reflexe de tolérance forcée ne fait qu’interdire ce jugement « raciste » naturel sans annihiler ses fondements et sans l’empêcher de perdurer.

Evidement que le racisme c’est mal, la guerre ce n’est pas bien, la famine ca devrait pas exister et snif snif le monde est triste, passe moi un mouchoir, pour essorer ma (fausse) déprime et ma (réelle) culpabilité… Vite retournons nous changer les idées en jouant au golf ou devant une bonne daube hollywoodienne en sucant des chocolats achetés dans le rayon « commerce équitable ».

On utilise souvent la tolérance et l’empathie de bas étages pour se déculpabiliser de son inaction et de sa place de privilégié[3]. Oui le racisme c’est mauvais et dangereux, oui il faut le combattre, mais la façon dont il est combattu est complètement stérile.

Oui il faut être tolérant et gna gna gna, nous sommes tous d’accord. On juge l’autre selon ses propres valeurs, c’est donc relatif. Ainsi pour un français c’est cruel d’égorger un mouton en criant de joie, pour un arabe c’est cruel de mettre ses parents dans un hospice, pour un chinois le chien c’est succulent, pour un marocain le code de la route c’est GTA, pour un suisse la délation est une preuve de citoyenneté[4]. L’évolution des comportements est complexe, et aux vues de la variété des civilisations et des cultures, il est logique qu’on ne se comprenne pas entre humains. Donc on doit être tolérant, et le respect n’est possible qu’à une condition: il doit être mutuel. Bravo!!

Ok c’est cool, mais pourquoi se brusquer directement et interdire toute critique au lieu de débattre et d’éclaircir les confusions faciles ?

Il est capital de respecter la culture de l’autre, mais on peut quand même avoir un avis positif ou négatif, de la même manière qu’on peut avoir un avis négatif sur sa propre culture, ou encore comprendre sans se vexer l’avis négatif de l’étranger sur notre culture.

Quelles sont les limites qui font garde-fou à cette pente glissante qu’est le jugement de l’autre et qui peut muter en un racisme dangereux ?

Il nous arrive souvent avec le Parazite de faire des blagues sur les bicots, les fromages Blancs et les Mobutu, euh je voulais dire sur les arabes, les occidentaux, et les noirs. Parfois même sur les esquimaux et les pakistanais, c’est dire… Rares sont les personnes qui comprennent qu’il n’y a là aucun racisme mais plutôt de la rigolade qui tape sur tout le monde, et surtout sur l’humain, ses différences, et ses préjugés. Nombreuses sont les personnes qui nous prennent pour des racistes bizarres car immigrés[5] … Le blocage automatique issu de l’ endoctrinement stricte antiraciste fonctionne à merveille, les gens sont génés, il ont envie de rire mais se retiennent, et n’oublient jamais de nous mettre dans une case. S’ils savaient… Le racisme est ailleurs, et ils n’ont souvent rien à nous apprendre sur le sujet, on sait ce que c’est, merci.

La nécessité de la nation :

J’en suis le premier déçu, mais notre planète se divise en nations, et avant d’être tous humain, nous sommes tous d’une nationalité. C’est injuste et triste mais avant ta fécondation tu as eu la chance ou le malheur de naitre ici ou là… Quelle connerie ces frontières… Pourtant c’est la seule solution que l’homme a trouvé pour assurer sa sécurité.

On est comme ca, l’homme est mauvais. Même si on avait décidé de gambader à poil tous ensemble dans l’herbe en passant nos journée à procréer et en se nourrissant des fruits qui tombent des arbres, ça n’aurait malheureusement pas duré. Cela aurait fini en bagarre, puis en union et en combat de groupes belligérants pour la possession de tel ou tel source de nourriture ou de plaisir, puis finalement, cette situation aurait abouti à ce regroupement maximal qu’est la nation. Nous sommes né cupides, égoïstes et rusés, autant que généreux, altruiste et désintéressé… enfin presque. Il suffit de regarder les enfants jouer pour s’en rendre compte.

L’identité se résume à un bout de papier, et la naissance est injuste.

Le mélange des cultures est très délicat, et il ne faut pas confondre racisme et nationalisme. Le nationalisme, c’est ce reflexe de défense de son pays et des avantages d’y vivre par rapport à un étranger. C’est un choix idéologique qui accepte et se contente de l’organisation mondiale par la nation, et donc de l’inégalité des peuples. Je peux le comprendre mais pas le cautionner, à moins d’aduler la loi du plus fort et donc de cracher sur les droits de l’homme.

Par conséquent, même si je suis fils d’immigré, je peux donc comprendre le français smicard qui se plaint de ne pas passer avant la famille malienne fraichement arrivée, dans l’attribution de logement social. Je le comprends, je ne le condamne pas, mais je ne cautionne pas cette idéologie mondiale issue de la réalité des nations qui cache la loi du plus fort[6] et dans ce cas précis qui renie l’infamie des colonies. Evidement lui et sa famille n’ont rien à voir avec les colonies, ils veulent juste profiter de l’avantage d’être né dans un pays riche, c’est leur droit le plus stricte. Tant pis pour les autres, la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, c’est malheureusement vrai, mais c’est heureusement ce qui se passe avec l’immigration clandestine. C’est toujours mieux que rien. C’est très facile de prôner la préférence nationale quand on est né dans un pays riche qui a tiré sa richesse de l’exploitation d’autres nations[7].

Le nationalisme africain existe aussi, et c’est toujours le même schéma, le pays le plus développé utilise cette idéologie nationaliste face au pays moins développés. Les pays puissants n’ont pas le monopole de la connerie et de l’injustice, ca serait trop beau, par contre ils sont sur le podium.

Choisis ta philosophie

J’ arrive donc à un point névralgique de reflexion sur le racisme, sur l’immigration et le choc de cultures communautaires. Il faut choisir son camp :

  • La préférence nationale, la sauvegarde de ses avantages et de son identité nationale, et donc la loi du plus fort.
  • L’humanisme, le mélange et la mixité, le partage réfléchit des richesses et l’effort de cohésion dans l’adversité capitaliste

Tous ceux qui font le choix de la préférence nationale se voilent la face et veulent préserver leur mode de vie et leurs avantages d’habitants de pays riches. C’est humainement compréhensible. Evidement c’est un choix facile, grâce au système mondiale capitaliste, ils peuvent utiliser les autres, les pauvres[8] comme main-d’œuvre bon marché et immigration contrôlée. Mais ils vont forcément en payer le prix, on ne peut pas avoir l’argent du beurre sans vouloir le beurre et toute sa famille si je puis dire…

Pour ma part je suis pour l’invasion de l’immigration de tout bord et du mélange total au risque de perdre certaines spécificités culturelles et nationales, et ce, même si je sais parfaitement que cela relève de l’impossible. Je l’envisage dans un cadre de réciprocité des nations basé sur le principe améliorable de la multi-nationalité … Le droit de migrer, c’est aussi celui de bouger. Les clandestins ne prennent plus le risque de repartir. Plus les frontières sont fermées, plus les gens s’installent; plus elles sont ouvertes, plus ils circulent. Cette vision des choses implique un savoir vivre que je n’ai que rarement retrouvé chez mes semblables français en afrique et mes semblables africains en France.

Les identités nationales sont déjà bien effacées par la mondialisation, et ce n’est que le début d’une tendance inéluctable, les disparitions de langues et de coutumes ne font qu’augmenter jours aprés jours[9]. L’avenir forcera les pays développés à revoir leur rapport à l’immigration et à l’intégration. D’ici 25 ans la population mondiale passera de 6.5 milliards à plus de 8 milliards d’habitants[10]. La chine et l’inde seront le moteur de la planète, leur puissance démographique va littéralement écraser l’occident qui ne cesse de vieillir.

L’identité d’un pays n’est jamais figée, elle se construit avec les arrivants et elle s’enrichit à travers les générations malgré les chocs culturels et le défaut d’intégration. L’Europe a peur de la jeunesse africaine, indienne et asiatique qui afflue à ces portes, la faim au ventre et du courage plein les mains. Elle développe des sentiments ultra sécuritaires qui sont accentués par le chômage, le racisme naturel et le conflit terroriste mondial. Il va falloir accepter et s’adapter à l’évidence, il n’est plus question de choisir.

En France, par exemple, c’est la politique de l’autruche face à ce tabou, et c’est ce qui joue en la faveur de l’extrème :

  • D’un côté le besoin de main-d’œuvre, de l’autre le chômage, le repli identitaire et communautaire, la ghettoïsation et l’insécurité.
  • D’un coté la prise de conscience que l’immigration est nécessaire pour payer les retraites, de l’autre la peur qu’elle pèse sur les charges sociales…

Continuons comme ça, continuons à simplement insulter le racisme montant, à se voiler la face sur l’immigration, à ne pas anticiper les grands changements démographiques en cours, et la seule certitude que l’on peut avoir c’est que ça ne fera qu’empirer.

Lashoz

Notes

[1] le préjugé est un raccourci cognitif qui remplit les trous de notre ignorance ou de notre incompréhension. On ne peut donc pas s’en passer, ni le combattre efficacement. On ne peut qu’avoir conscience de son influence sur notre jugement et agir en conséquence.

[2] paramètres économiques, démographiques, religieux, diplomatiques, politiques…bref tous les trucs en « ique »…

[3] Alors que dire ouvertement que c’est pas de chance pour eux, et que de toute façon on en a rien a foutre, serait plus honnête, je trouve. De plus on n’a pas à rougir de sa chance d’être né privilégié, on n’y peut rien

[4] dois-je préciser que je force les traits volontairement?

[5] comme si le racisme était une invention occidentale, les noirs, arabes et asiatiques le pratique aussi entre eux ne vous inquiètez pas.

[6] loi du plus fort tant au niveau militaire qu’au niveau économique qui pousse à la croissance effrénée et à la paix par l’armement et le nucléaire

[7] et la tire encore, demandez à l’industrie de l’armenement, par exemple

[8] Souvent des pays qui sont maintenus dans la misère par des relations nord-sud déséquilibrées, contaminés par la corruption de leurs élites et pillés de leurs matières premières à cause du rapport de force à l’achat

[9] Les linguistes s’accordent à dire que d’ici 2100, sur les 6000 langues recencées actuellement, 5500 seront mortes au même titre que le latin ou le grec. Aujourd’hui une langue meurt tous les 15 jours

[10] Ces projections reposent sur la poursuite d’une baisse du taux de fécondité dans les pays en développement, cette baisse sera encore plus forte dans les pays les moins développés


25
avr 07

On est tous des pigeons.

Tous des pigeons!

Début Avril. Arrêté une semaine pour une entorse bénigne, je remercie la féminisation de la société. Je pense aussi à mon père, à ce qu’il a dû faire… je pense à tous ces artisans qui n’ont aucune protection sociale car ils ne déclarent rien de peur de ne plus pouvoir nourrir leur famille, et qui doivent aller se casser le dos à faire un travail bien plus inhumain que le mien dans un état bien plus déplorable que le mien. Salarié du tertiaire dans la nouvelle économie, le paradis si tu mets des œillères et que tu refoules ta culpabilité.

Semaine dans Paris, à l’air libre, comme la pub pour le poulet à la télé. L’air libre à paris, c’est un tunnel de métro, et un jardin dans un quartier riche. On va là où le rêve se trouve. C’est le début du printemps, les filles moches aux gros seins se dénudent outrageusement la poitrine, comme pour se venger de leur anonymat qui a duré 6 mois. Elles veulent récupérer leur quota de regards, et remonter une estime qui a touché le sol. Les bonnasses s’arment d’outils différenciant, car elles savent que leur tenue légère les expose plus à la réalité de leur corps. Alors c’est lunettes Dolce & Gabbana, ceinture à strass, couleurs vives et chaussures assorties.

De mon sémaphore j’observe, comme à la fontaine du Washington square Park de New-York, le va-et-vient permanent. Les filles à l’allure rapide, seules, iPod sur les oreilles, qui trouvent une chaise, la traînent par terre à cause de leur sac énorme dans l’autre main, puis s’assoient, concentrées sur leur sujet… un livre sur l’art Victorien ou la déco d’intérieur, un Glamour pour les moins calculatrices. Puis vient la 4ème minute, celle du tour d’horizon. Regard circulaire autour du bassin d’eau, pour jauger les forces en présence. Beaucoup de mamies, deux homos qui se draguent dans leur t-shirt moulant orange fluo, des mères seules et sexy, et un ou deux galérien, dont moi, venu observer ou chasser, selon l’humeur du moment. Revigorées par un coup d’œil, elle ferme son visage, énorgueillée par la validation, et replonge gentiment et scrupuleusement dans son livre…. dont elle ne tournera pas la moindre page en 20mn. Elle effectuera une vérification des regards toutes les deux minutes environ, puis lancera à son tour des signaux, avec des regards un peu plus insistants sur qui veut bien la regarder, à mesure que le temps passe. Attendant la réaction, elle passera sa main dans les cheveux, gesticulera. Elle est désormais en situation d’attente, et n’aime pas ca. La fille déteste quand elle n’a pas le contrôle. Sans approche dans les deux minutes, elle s’en va, range délicatement son livre dans un sac qui pourrait contenir un rayon de la BNF, et se lève doucement, en marchant à une allure de sénateur. Ca, c’est le signal de la dernière chance. Marcher lentement pour minimiser la gêne pré-approche de l’homme. L’accoster maintenant, l’air supérieur, se poser en sauveur de sa journée, ou la laisser partir, l’afflux permanent de chair fraiche ne laissant pas de temps pour les regrets. Passée la porte du parc, elle reprendra son allure vive et hautaine, regardant tout droit à travers ses lunettes fumées qui parcourent le tiers de son visage.

Alors je marche, je me surprend une fois encore à vouloir systématiquement accoster les filles qui me méprisent le plus ouvertement, qui me télégraphient le fameux « espèce de serpillière, tu t’es perdu dans mon quartier ? ne m’aborde même pas ou tu vas subir les affres de mon bouclier anti-blaireaux ». Envie de tester mes super-pouvoirs, résurgence d’un vieux complexe d’infériorité sociale.. « baiser la bourgeoise pour baiser la bourgeoisie »… ou plaisir masochiste que sais-je après tout… Moi aussi j’ai sorti les lunettes à 130$, je travaille mon allure, régulière, sûr de moi, garant pour les mesdames d’une bonne habilité à aller chasser le gibier pour le ramener à la grotte. L’évolution darwinienne est immensément plus lente que l’évolution sociale. Deux, trois, cinq filles me regardent avec insistance pendant mon parcours, voire me sourient, mais rien à faire, plus c’est facile moins ça m’intéresse. Alors je rationalise, m’enfuis dans une douteuse prospective, pour ignorer que leur intérêt me ramène certainement à ce que je suis vraiment, à ma propre médiocrité… « des bonniches de gauche, fascinées par le côté rebelle, émoustillées pour choquer papa.. mais une fois serrées, scotchées à leur portable pour t’appeler toutes les deux minutes en disant « T OU ?? », organisant des soirées avec toi pour moisir devant combien ça coûte ou sans aucun doute, refusant de sucer… t’appelant ‘mon chéri’ et t’embrassant avec la langue dans un bus bondé » bref, un de ces jours ou seul l’impossible m’excite.. et l’impossible c’est la pouffiasse bourgeoise de droite.

Alors je m’assois sur un banc, joue avec un bébé avant qu’il ne devienne adulte, et regarde les pigeons. Ce bal incessant du début du printemps… le roucoulement du mâle à l’approche de la femelle, cette dernière qui s’enfuit, l’excité qui la pourchasse, faisant fuir l’autre à mesure qu’il insiste. Un concurrent, des coups de becs, le plus faible change de route, à la recherche de miettes de pain perdues parmi le sable. Alors je prend mon crayon et note sur une page de mon livre : « on est ptet pas des chiffons, mais on est tous des geonpav ».


24
avr 07

Deux clips qui donnent la pêche

Voici deux clips extrêmement bien faits, avec des constructions proches sans être identiques. Ils ont aussi l’avantage d’être deux morceaux qui mettent le mojo.

HipHop de Hocus Pocus feat. The procussions

Crazy de Gnarls Barkley


23
avr 07

Le bal des rabatteurs

Je les vois défiler, un par un, pas abasourdis pour un sou, apparemment satisfaits, balancer une courte intervention souvent floue et confuse, et annoncer la nouvelle, l’air de rien, comme si c’était une bonne chose, avant de s’effacer. Je parle des rabatteurs, ceux qui ont confirmé ce soir à 200% ce que je pensais de la politique. Des partis en miettes, idéologie vendue, dépouillés d’électorat après s’être pendant des années moqué de leurs électeurs, et aujourd’hui à la solde de la machine politico financière qui les manipule. Pas fâchée la Marie-Georges, de voir le PCF en lambeaux (et avec lui, toute la force syndicale et progressiste, moteur des avancées sociales de ce pays… laissant le socialisme aux bobos et aux gays parisiens). Plutôt souriante l’Arlette, de voir que le terreau ouvrier se trouve aujourd’hui bien plus captivé par des notions d’individualisme exacerbé, couplé à une protection xénophobe épidermique d’un Le Pen ou de son sosie délavé. Contents Besancenot, Voynet, exécutant avec joie et comme à la parade la dernière partie de leur contrat, en se moquant éperdument de la conviction avec laquelle ces centaines de milliers, ses millions de personnes ont voté pour eux, un peu plus tôt dans la journée en pensant effectivement défendre un projet de société. Radieux de Villiers, qui a rempli son contrat de récupération des voix les plus radicales de Jean-Marie. (celles qui étaient passées entre les mailles du filet Sarkozien) Enervée Marine Le Pen, que l’UMP ait repris « le positionnement » (sic) de son papa.

Et les gens qui font la fête… Hallucinante propension qu’ont ces gens à se réjouir de rien, pour compenser le vide sidéral de leur vie. Des jeunes qui dansent… enfin, des jeunes en pull Zadig&Voltaire, au dessus de leur chemise en soie, stéréotypes du 16ème et du 17ème, pas foutus de comprendre une équation à deux inconnues en cours, donc encore moins à-même de comprendre leur rôle de pion dans ce jeu d’échec de pouvoir et de communication. Des femmes voilées qui crient « Ségolène présidente », des gens qui espèrent, comme ils espéraient en 1995, la première élection où la joie des gens pour de la politique m’avait choquée. Tant de désillusions sont passées en 12 ans, tant de complaintes et de manifs, tant de lois passées de force, tant d’abus démocratiques, tant de déclarations accusatrices à la machine à café ou aux dîners de famille, mais ce soir, les gens font la fête. Une fête qui ne dure qu’un temps. Le temps de se sentir concerné par cette appartenance communautaire, qui n’est au final qu’une appartenance à une case marketing. Une fois le segment exploité, il s’autodétruira, comme le message de mission impossible, et comme le programme politique de leur chouchou d’un soir. Autodestruction d’un projet de société, désatomisation de segments marketing que 4 millions d’électeurs viennent de vivre en direct à la télé.

« Individu consommable, mis dans des cases inflexibles
Et si je brise les chaînes invisibles des identités hybrides
La complexité sera ma résistance, mon fond de commerce
Cela fera de moi un mauvais commercial mais un homme libre » (Rocé)


18
avr 07

Pourquoi je ne me retrouve dans aucun candidat

J’ai mûrement réflechi, je me suis informé, j’ai suivi leurs pérégrinations électorales, j’ai bu leurs discours champêtres, banlieusards ou citadins, j’ai pesé le pour, le contre ainsi que toutes les autres prépositions qui s’en rapprochent. Mais rien n’y fait. Ou plutôt si, tout concorde, tout est lumineux: je ne me retrouve dans aucun candidat. Certes, je le savais déjà avant, et j’aurais mieux fait de m’épargner tant de lectures et suivis d’actualité pour en arriver à une si piètre conclusion. Non pas que, doué de surnaturels pouvoirs divinatoires, j’avais tout analysé et compris d’avance. Simplement qu’à chaque dernières élections durant lesquelles j’ai eu le bonheur citoyen de me faire tamponner la carte d’électeur, j’ai ressenti la même désillusion. Ne pas savoir sincèrement pour qui glisser mon bulletin dans l’urne.

En accord avec aucun candidat sur tous les points de son programme, j’espère en secret tomber sur celui qui pensera tout comme moi, aura les mêmes idées, les mêmes projets. En attendant, je me contente du moins pire, j’accorde ma confiance à celui ou celle qui se rapproche le plus de mes convictions. Mais je ne me sens toujours pas représenté. Je suis celui qui attend un programme sur mesure, égoïste utopiste qui croit possible l’accession de 30 millions d’élus aux mandats, portés par l’individualisme de 30 millions d’électeurs.

Heureusement la segmentation des discours et la communautarisation (cf. L’élection présidentielle pour les nuls) sont là pour soigner mes états d’âme. Elles me prennent par la main et m’emmènent, moi convaincu par un discours formaté pour ma gueule, uniquement la mienne: je suis coincé dans ma petite case de jeune étudiant blanc des classes moyennes, et on m’adresse pile-poil un discours pour jeunes étudiants blancs des classes moyennes. Miracle, mon voisin lui aussi a été convaincu par un discours s’adressant pile-poil aux voisins de jeunes étudiants blancs des classes moyennes. Et avec lui aussi convaincus son voisin et le voisin de son voisin. Des idées politiques, des réflexions sociales et un programme électoral comme pensés pour chacun de nous, assouvissant cet égoïsme qui nous rend tellement indécis. Aurais-je ainsi trouvé le candidat idéal, chevalier blanc (ou noir en fait, je m’en fiche) sur son destrier républicain venant enfin délivrer ma France des maux qui la rongent ?

C’est beau, c’est bien pensé (et c’est bien écrit, merci je prend aussi). Sauf que. Je me suis penché sur la segmentation de mon voisin et je me suis rendu compte que là ça ne collait plus du tout, chez mon nouveau candidat fétiche. Son cheval est gris, moi j’avais demandé blanc ou noir pour aller avec le chevalier, et au final, ce con de politicien propose à mon voisin d’isoloir des options bien différentes de celles qui m’étaient avancées sur les mêmes thèmes. Je ne sais plus qui croire, je suis perdu et en plus d’avoir découvert le pot-aux-roses, je ne me retrouve plus dans aucun candidat.

Ce qui est amusant est surtout d’entendre autour de soi cette dernière remarque, agrémentée d’une pincée de nostalgie pour le bon vieux temps, ou d’un habituel « c’était mieux avant » qui fait doucement s’éclater de rire les anciens. A croire que depuis quelques années uniquement, la politique est affaire de corrompus et de menteurs, et qu’il devient impossible pour l’électeur de faire son boulot correctement en trouvant du premier coup le candidat type qui répond parfaitement à ses attentes. Mais parce qu’avant on pouvait ? Certes, un Napoléon Bonaparte avait au moins l’enviée capacité d’envelopper la France votante dans une unité et une certitude déprimante pour les 12 candidats des présidentielles de 2007: un referendum avec lui, c’était « oui » ou « oui« [1].

Les candidats étaient-ils meilleurs et plus représentatifs avant ? je ne le pense pas, en tout cas pas plus réprésentatifs dans l’absolu. Si l’on se plaint plus, c’est peut-être aussi parce que nos références ont évolué, nos façons d’envisager la politique se sont multipliées, notre attention sur les problèmes mondiaux s’est décuplée. Mais nous sommes aussi devenu une génération de zappeurs, où tout doit aller plus vite, où nous passons d’un candidat à l’autre, d’une opinion politique à l’autre car la lenteur des débats ne nous sied plus. De plus nombreux paramètres entrent en jeu dans une élection, et l’explosion médiatique nous abreuve d’information tant et si bien qu’elle rend les choix plus difficiles car chaque déclaration d’un candidat allègera ou ajoutera un poids sur le plateau de la balance électorale de chacun. Au fond, pas moins qu’avant on ne se retrouve réellement dans un candidat, l’avantage autrefois était probablement de l’ignorer plus qu’aujourd’hui.

Zapolitique

Notes

[1] Le 10 mai 1802, Napoléon organisait un plébiscite en posant la question suivante: « Napoléon Bonaparte sera-t-il consul à vie ?« . Le résultat de plus de 3,5 millions de « oui » contre 8374 « non » pourrait laisser certains rêveurs, sauf de rappeler que le scrutin n’était pas secret…


16
avr 07

Vote électronique

On veut semble t-il généraliser le vote électronique en Europe. Quoiqu’assez progressiste (au sens propre du terme) en général, je dois dire qu’il faut ici se méfier sérieusement de ce qui se présente comme une avancée technologique. En effet, les français qui viennent exercer leur devoir de citoyens et qui redonnent un peu de leur temps le soir, tout cela multiplié par des dizaines de milliers de personnes dans des dizaines de milliers de bureaux partout en France est un garde-fou inestimable de la démocratie. En plus de contrôler avec des centaines de milliers d’yeux différents la validité de chaque bulletin, et donc la validité parfaite du scrutin (ce qui nous a toujours évité des scandales incroyables comme aux Etats-Unis, où on ne sait toujours pas si GW Bush est un président élu ou pas), c’est pour la plupart des gens leur seul et unique contact avec la république.
La première fois qu’on m’a demandé au bureau de vote « êtes vous disponible pour venir dépouiller ce soir », j’ai eu pour la première fois de ma vie l’impression d’être français (à 19 ans). J’étais presque choqué: « pourquoi est ce qu’on me demande à moi d’avoir un rôle si important alors que je suis au niveau zéro de l’échelle sociale? »

Perdre ce lien, c’est perdre le seul endroit et le seul moment de la vie où la nationalité transcende le statut social et les appartenances communautaro-ethniques.

ps: Pour ceux qui en doutaient, le hacking sans difficulté d’une machine de vote électronique. (NULLE machine programmée par un homme n’est inviolable… si les énormes industries de la musique, du cinéma, du DVD porno ne sont jamais parvenues à dépasser l’intelligence des hackers, pourquoi des sociétés de services informatiques de seconde zone mandatées par l’Etat y arriveraient-elles??)


11
avr 07

L’amitié homme-femme

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Introduction

Grand principe souvent érigé en leçon de vie chez la femme, l’amitié homme femme est en fait une notion très complexe, pointant directement sur le cœur des différences entre les deux sexes. Différences comportementales quant au rapport à l’engagement, quant à nos relations avec les gens du même sexe et à nos recherches chez les gens du sexe opposé. L’amitié, parent pauvre de l’amour?

Note : le premier paragraphe consiste en un rappel très synthétique des théories d’Alain Soral sur la dissymétrie de l’oedipe. Nous vous invitons à lire ses ouvrages pour approfondir la question.

La femme, ou le rapport troublé à l’engagement

- Parce qu’une relation sexuelle a des implications potentielles plus fortes pour les femmes que pour les hommes,
- parce que sa détermination biologique est de trouver le père de ses enfants, quand la détermination de l’homme est de butiner, ce qui se traduit irrémédiablement chez elle par la peur de passer pour une salope (pression sociale visant à dénoncer une pratique allant a l’encontre de sa détermination biologique)
- parce que la dissymétrie de l’oedipe [1] pousse les femmes à évoluer plus tard dans un psychologisme subjectif, quand l’homme (sauf accident oedipien) possède une vision plus globale, plus objective, l’amenant à avoir des avis plus tranchés et plus binaires que le sexe opposé,
- parce que cette même dissymétrie a appris très tôt à la femme que la clé de la séduction est le contrôle de ses sentiments (surtout pour elle, qui a une tendance à l’hystérie quand elle les laisse s’exprimer),
- parce qu’elle sait qu’elle tire sa force séductrice dans le mystère et l’inexpliqué, poussant l’homme à la considérer comme magique, par image réfléchie de sa mère :

La femme évolue dans un monde imprécis, incertain, où l’intérêt pour un homme s’exprime de manière floue et contradictoire. Evoluant dans le monde du « peut-être », la femme brouille les pistes et induit en erreur celui qui la séduit. La conséquence, une séduction souvent longue, pénible, pleine de hauts et de bas pour qui maitrise mal les techniques d’usage. La plupart des cas d’amitié prennent racine dans ces séductions où la fille manie le chaud et le froid, et où l’homme ne sait pas casser la spirale en se comportant comme un homme (nous étudierons les solutions pour échapper à cette situation en fin d’article).

Rester dans l’inexpliqué, ou les symptomes d’une amitié en toc

i. La femme célibataire

Rester dans l’inexpliqué, c’est pour la femme rester dans une situation où elle garde son atout en main. Son atout, c’est vous. C’est tout ce qu’elle a à gagner dans le fait de vous avoir à ses pieds (sans avoir à écarter les cuisses). Alors elle joue du mystère… Célibataire, elle évoquera rarement ses targets ou les hommes qui animent sa vie, vous faisant croire à tort qu’il n’y a que vous qui égaye son quotidien. Elle alternera le chaud et le froid, en passant d’une discussion d’amis normale à une discussion osée, portant sur une pratique sexuelle originale et coquine (souvent la bisexualité d’ailleurs, ou l’intérêt pour la sodomie, tous les deux des mensonges, évidemment). Selon les périodes (le chaud et le froid, rappelez-vous), elle fera l’effort de mettre un décolleté pour vous voir, de se maquiller, pour que vous sachiez qu’elle s’est faite belle pour vous. En soirée, et (légèrement) sous alcool, elle n’hésitera pas à enchaîner les mains au cul, à se frotter, à vous souffler à l’oreille que ses seins pointent (à vous les faire sentir même), bref à se comporter de façon très physique et très directe (sans délivrer… tenter quelque chose aboutissant forcément sur un refus ou une esquive), et utilisera à froid le prétexte de l’alcool pour justifier un comportement aussi inapproprié. Une fois sur le point de conclure avec sa cible qu’elle a discrètement travaillé derrière votre dos (et parce que, comme au poker, elle ne dévoile ses cartes que quand elle est sure de son coup), elle vous met au courant de son existence, elle vous raconte même en creusant un peu qu’en fait, ils se sont embrassées hier soir, etc… et vous parlera de l’affaire comme si c’était censé être la bonne nouvelle de votre journée. Là, dans un élan de fierté et de desespoir, vous la jouez carte sur table jusqu’à ce que vous obteniez le fameux…. « J’ai vraiment pas l’impression de t’avoir fait croire chose ». Ce « vraiment pas l’impression », croyez moi, des millions de mecs l’ont entendu à travers la planète, c’est l’incarnation même de la mauvaise foi féminine. (ou le coeur de nos différences si ces comportements sont en effet instinctifs et non intentionnels, mais j’en doute)

ii. La fausse amie… déjà en couple

Chez la femme en couple, l’ambivalence se situe essentiellement dans tous les jeux liés à son mec actuel. Elle n’hésitera pas à le critiquer subtilement au début, puis, à mesure que « l’amitié » avance, elle le détruira en bonne et due forme. Elle évoquera alors la liste des choses qu’elle n’aime pas chez lui (et vous décrira à peu près quand elle évoquera l’homme qui lui faut, ce qui explique qu’il sorte avec elle et pas vous, la femme aimant s’imaginer qu’elle peut dresser son homme et le faire changer), et évoquera moult fois son envie de casser avec lui, pour passer à autre chose (phénomène qui peut d’ailleurs durer plusieurs années).

La féminisation de la séduction

La plupart des cas de fausse amitié homme-femme (on étudiera la vraie amitié HF et les exceptions après) est la conséquence d’une séduction ratée. Pour vous en convaincre, une expérience simplissime s’impose : interrogez vos amies femmes, et demandez-leur si un seul de leurs amis hommes les repousse physiquement. Généralement, la réponse est édifiante. Si c’est une amie de confiance, elle en ira même de confidences par rapport au début de leurs relations amicales ; souvent ambiguës, car souvent sur le terrain glissant du flirt. (sans jamais avouer sa part d’initiative dans le processus d’ailleurs)

La neutralisation des respects

Déboussolé par les mouvements stratégiques à répétition (comme une voiture faisant des zigzag pour éviter d’être dépassée), l’homme (l’homme qui rate sa séduction, devrait-on préciser) en situation de séduction bascule progressivement dans une fixation malsaine, qui l’amène à idéaliser sa proie, et à la mettre sur un piédestal aussi irrationnel qu’inapproprié. Idéalisation, respect exacerbé qui appellera en retour non pas le désir sexuel mais l’affection et le respect (teinté de pitié et de rancœur de ne pas avoir su la prendre à temps). Les respects se neutralisent alors, l’homme « castré » par la femme (pour n’avoir pas osé) ne voulant dès lors plus la « souiller » en la baisant (ni même en lui avouant son intention de la baiser), et la femme ne voulant plus se faire baiser par un homme si loin de se comporter comme tel, et ne voulant d’ailleurs plus, l’ayant rangé dans la case « mec gentil », le rabaisser à la catégorie des hommes qui ne pensent qu’au sexe. [2] Les respects se neutralisent, les idéalisations castrent, le cerveau calmant les pulsions et rationalisant les actions. L’attraction physique, validée par le flirt, se mue chez la femme en fascination pour l’esprit, en attachement, sentiments exacerbés par la flatterie de l’attraction physique, plus que jamais présente (la frustration aidant).
Pour être tout à fait clair, l’homme qui respecte trop la femme n’ose plus la baiser et faire parler son instinct animal car il l’a élevée au rang d’intouchable (en se montant la tête tout seul), ce qui amène la femme à le classer de manière irréversible dans la case des types qui ne pensent pas qu’au cul (interprétation consciente), et à voir son désir et son attirance pour l’homme disparaître, car désormais assimilé à une femme (interprétation inconsciente de la non–assumation de ses pulsions, contraires à l’image viril du père)

Après avoir étudié les conditions objectives de la perte de désir de la femme dans le cadre d’une séduction (et donc de son passage du « peut etre » au refus d’avoir une relation intime), nous devons étudier les éléments subjectifs la poussant à autant privilégier l’amitié, quand l’homme, plus binaire, s’inscrit naturellement dans un axe « sortir avec elle ou ne pas l’avoir dans ma vie » (axe théorique pouvant évoluer en « sortir avec elle ou la garder dans ma vie pour un jour sortir avec elle » s’il y a fixation). Ces éléments devant également nous permettre de comprendre pourquoi certaines femmes multiplient les fausses séductions une fois en couples pour augmenter leur cercle d’amis mâles.

Analyse

Le rapport au même sexe

Revenons un temps aux théories oedipiennes citées plus haut. La femme naissant de la mère (seule vérité universelle), son père est pour elle le premier être à séduire. Elle se trouve donc directement en concurrence, dès la naissance, avec sa mère et ses sœurs. Parallèlement, l’homme, qui naît de la mère dans une situation d’amour pur et absolu (car n’ayant pas encore conscience du monde extérieur), n’a pas à chercher cet amour qui lui a déjà été donné à la naissance, n’a pas à concurrencer quiconque pour avoir ce dû, sa seule possibilité de retrouver une situation similaire étant un retour à la prime enfance et à ce moment. (d’où son immaturité nostalgique à l’égard des femmes une fois arrivé à l’âge adulte)

Plus tard, la femme aura tendance à voir chez l’autre femme avant tout une concurrente. Seul être du même niveau qu’elle en séduction, la femme se méfie plus que tout de son propre sexe, et épie chacune d’entre elle de façon impitoyable et intransigeante, n’hésitant pas à user de destruction hypocrite pour disqualifier une adversaire (sur des éléments souvent très bassement physiques censés échapper à la vision de mec, genre « elle a des mollets de goret »). La femme, même au sein du cercle d’amies, est donc jugement et jaugeage permanent, par le physique, par les expériences, par la réussite sociale, par la puissance séductrice. Lassée de la compagnie de cet être qui la connaît décidemment trop bien pour qu’elle puisse la tromper avec ses techniques habituelles, et ainsi capturer l’intérêt simplement en jouant du mystère et de l’apparence, la femme voit la compagnie des hommes comme salutaire. L’homme quant à lui, étant avant tout complètement indifférent aux hommes qu’il ne connaît pas, et trouvant une fraternité, une solidarité et un bien être extraordinaire chez ses amis, ne ressent pas le besoin maladif de transformer chaque rencontre féminine en amie. C’est au contraire pour lui le dernier recours, la solution à envisager au pire, quand on a été trop mauvais pour convertir et qu’on est malgré tout trop attaché pour voir disparaître. D’ailleurs, c’est souvent par espoir enfoui et inconscient que l’homme accepte la solution de l’amitié, pensant bien au fond de lui que rester dans la vie de sa promise lui donnera dans l’avenir une chance qu’il ne gâchera pas cette fois-ci. (Même chose dans le cas d’une cible déjà en couple… attente patiente parfois très inconsciente de la cassure)

De l’intérêt d’avoir un ami mâle…

Pour la femme avoir un ami homme offre bien des avantages :

Consciemment:

  • Discuter. Si nous partageons bien un point avec les femmes, c’est que le psychologisme de leurs pairs les épuise autant que nous. Avoir des discussions riches et globales leur confère un sentiment d’existence intellectuelle.
  • Rire. On connaît le niveau d’humour de la plupart des femmes.
  • Avoir des réponses de mecs sur des points précis de leurs vies (d’où recherche de « confidents »).
  • Un grain de folie, une passion, etc… (cochez ce qui complète le + son mec actuel)

Inconsciemment :

  • Un mec de côté « au cas où ». La validation physique ayant déjà eu lieu, et même si le niveau d’attirance est pour l’instant insuffisant (voir « féminisation de la séduction »), la femme ne veut pas se priver d’un éventuel plan de secours qui peut s’avérer extrêmement utile.
  • Remonter sa self esteem. Valable qu’elle soit célibataire ou en couple. On renvoie le lecteur à l’article sur les suceuses d’attention.
  • Un Wing, soit une aide pour approcher un autre homme. En soirée essentiellement, une proximité amicale (proximité corporelle sans volonté sexuelle décrite au début du texte) lui permet d’augmenter sa valeur aux yeux des autres hommes, et particulièrement dans le cas où elle a une cible précise. Dans ce cas, elle a l’arme qui peut faire exploser le niveau d’intérêt de sa proie. Remarque : Ce comportement peut être normal entre amis, à condition que les règles du jeu aient été fixées avant. Ce qui est souvent malsain dans cette situation, c’est que la fille fait double jeu entre sa target et son « ami ».
  • Un cercle social. La fille profite alors d’accès à des soirées, ou aux amis de son ami (beaucoup de filles ayant très peu d’amis en raison de leur misogynie dissymétrique, donc un cercle social minuscule se résumant à un faire valoir de 85kg et leur télévision). Cercle social aussi, et amitié beaucoup plus calculée, quand la vraie cible de la femme est finalement un ami de l’homme, unique connecteur capable de les faire rencontrer. (ami pantin, utilisé comme « pivot »). Remarque : J’ai observé à de nombreuses reprises des déclinaisons malsaines où la femme conserve un mystère de séduction autour de l’amitié et flirte légèrement et régulièrement avec son ami pour attiser son intérêt, et se voir ainsi systématiquement payer ses entrées en boites, au concert, et ses repas au restaurant. (mort aux pigeons). Véritable pétasse, elle a compris l’intérêt d’utiliser son corps pour s’élever socialement et combler la misère sociale vers laquelle la mène son oisiveté pathologique.
  • Pour la femme en couple, l’ami mâle représentera un superbe moyen de pression sur son homme. Elle pourra ainsi valoriser son ami sur les points précis qu’elle souhaite voir améliorer chez lui. Exemple (voix de pouff): « on dirait vraiment que tu m’écoutes pas quand je parle de mon boulot. On dirait que tu t’en fous complètement. Y’a vraiment qu’avec Charles-Henri que je peux en parler tranquillement. C’est dingue ça ! »

Comment ne jamais tomber en « friend zone »

Note : ce sont la des grands principes qui n’ont pas vocation à l’exhaustivité

Pour ne jamais tomber en friend zone, il faut accepter l’idée que soit vous sortez avec cette fille qui vous attire et vous excite tant, soit elle ne mérite pas une place dans votre vie (et « no turning back »). Une fois cette idée acceptée (et l’idée de l’amitié exclue), vous pouvez vous comporter comme un homme, un vrai, c’est-à-dire exprimer clairement, simplement, et d’une manière très naturelle vos intentions (sans jouer le désespéré ou faire de déclaration de celles qu’on ne voit qu’à la télé, ca ne sert à rien à part à lui montrer que vous n’avez aucun amour-propre). Vos intentions, je le rappelle, c’est de la baiser. Ni plus ni moins (pour le +, attendez de voir si elle baise bien déjà..). Donc sexuer les discussions (évocateur de cojones, virilité, assurance; mais à partir d’un certain niveau de proximité, jamais avant au risque d’être éliminé d’office), laisser planer le mystère sur votre vie (c’est l’arme de séduction principale des femmes, une arme redoutable… ), tout en lui faisant comprendre que dans le fond, vous avez une vie et des connaissances féminines si passionnantes que dans l’absolu, elle n’est qu’un autre poisson dans l’océan (ce qui est forcément vrai du reste). Bref, baissez sa valeur et montez la votre. Plus vous direz ce que vous pensez ouvertement, moins elle pourra jouer avec les probabilités, le non dit, et faire des phases du genre « j’ai vraiment pas l’impression de… »[3]. Le reste viendra naturellement si vous ne cristallisez pas sur elle, si vous ne l’idéalisez pas, si vous la considérez seulement pour ce qu’elle est en fait (une des 2 millions de belles gosses à Paris par exemple). Mon amie Bianca disait « agir est plus facile quand rien ne compte vraiment ». Et si, en ayant agi comme un homme, elle vous fait traîner en longueur et mise sur une amitié tout en maintenant une éventuelle relation amoureuse dans le domaine du possible (persistance du flirt, etc…), passez à autre chose, elle vous fait perdre du temps. Au mieux, c’est une fausse amie, au pire, c’est une attention sucker. [4]

L’amitié homme femme, une hérésie?

Conclusion partielle

Une vrai amitié se définissant avant tout comme le fait de pouvoir parler absolument de tout avec une personne, l’amitié homme femme n’existe que très rarement. Le non dit n’étant jamais choisi au hasard (surtout le non dit sur les expériences amoureuses), ce type d’amitié est celui des possibles, et avec, celui de la frustration[5].

Les exceptions

L’exception, qui confirme cette règle, existe évidemment. Le cas le plus courant bien sûr, c’est quand il n’y a aucune attraction physique ni d’un coté ni de l’autre. Dans ce cas, l’être humain a tendance à ne même pas vouloir faire connaissance. Mais il arrive cependant que dans certaines circonstances, les deux individus vivent plus ou moins en communauté pendant longtemps, et qu’ils se laissent finalement aller à se dévoiler, et à s’apprécier. C’est le cas pour certaines personnes avec qui on a étudié, ou avec qui on a travaillé étroitement pendant un certain temps.

L’exception qui vient ensuite, et c’est le plus courant, c’est la femme épanouie. En effet, l’homme est un être rationnel et censé qui, lorsqu’il est devant une personne attirante (mais) qui sait fixer les limites (et est univoque sur ses intentions et claire sur sa situation), est ravi de s’intéresser à ses attributs intellectuels, ravi de profiter de ses qualités humaines et oubliera vite son attraction physique. (les petites amies de nos amis rentrent dans cette catégorie -et dans la première quand elles sont moches)

Note: Dans ces deux premiers cas, il n’y a pas eu de séduction ratée, puisque pas de séduction du tout. On notera par ailleurs que ces deux situations ne sont pas statiques : une vraie amitié cas n°2 peut se transformer en fausse amitié quand elle casse par exemple avec le mec qui la rendait heureuse. Elle peut se transformer littéralement en attention sucker du jour ou lendemain, selon qu’elle est capable ou non de rester célibataire. De la même manière, l’amitié numéro 1 peut varier en séduction si par exemple vous partez 6 mois à l’étranger, et qu’en revenant elle est devenue splendide, ou que vous avez travaillé votre look et que vous l’attirez, etc…

La dernière exception est la lassitude. Fatiguée de flirter et de rester dans l’indéfinissable et dans le domaine du « peut être », ressentant le besoin de craquer un bon coup, et comprenant qu’avoir ces épaules d’hommes à qui confier sa vraie misère féminine vaut finalement plus qu’un « spare boyfriend », la fille se résout à abandonner la séduction et l’amitié devient possible dès lors (pour l’homme, c’est la piqure liée à la fin de l’espoir, mais aussi liéee au début d’autre chose de mieux).

Conclusion

En bref et vous l’aurez compris, la seule définition de l’amitié repose sur l’existence ou non du flirt du coté de la femme. Si la fille joue plus ou moins le jeu de la séduction, ce n’est pas une vraie amitié, et si elle ne vous intéresse pas pour autre chose que pour sortir avec elle, vous vous ferez du mal à la fréquenter, mieux vaut donc la zapper. Si la fille ne joue pas, raconte ses expériences et ses targets lorsqu’elle est célibataire, ou parle tranquillement de son mec et en termes plutôt objectifs lorsqu’elle est en couple, alors l’amitié est possible.

Lorsqu’elle est possible, n’oubliez pas, les hommes, qu’une amitié homme-femme, c’est de l’or en barre, et qu’en plus d’être une mine d’information et un cercle d’amies femmes, c’est avant tout une complicité et une proximité que vous ne trouverez que rarement en couple. Et tout cela, sans les emmerdes liées à la vie commune, aux caprices, à la jalousie et au sexe. Franchement, c’est le bonheur.

La Parasite (qui attend vos commentaires)

Notes

[1] théorie d’Alain Soral consistant à mettre en opposition le role joué par le père dans l’oedipe masculin et féminin. Role émancipateur, de prise de conscience du politique et du social pour le père du petit garcon, rôle maintenant la fille dans le sentimentalisme lié à sa séduction pour la fille. Racines de ce qui devient le psychologisme féminin à l’age adulte, soit cette propension des femmes à expliquer les choses de la vie à un niveau psycholico-affectif en minimisant leurs implications politico-socio-culturelles.

[2] qu’elle prétend détester mais dont elle a tant besoin pour se faire prendre. D’ailleurs, les rares femmes lucides de ma connaissance le reconnaissent sous la forme « j’aime les hommes qui savent ce qu’ils veulent et qui prennent des initiatives

[3] ou au moins, si elle vous le sort, vous ne ressentirez pas cette culpabilité ridicule, infondée et stupide avec ce doute qui vous monte à 200 à l’heure au cerveau « alors c’est de ma faute, je me suis fait un film ». Vous saurez sans le moindre doute que c’est une attention sucker et une fausse amie.

[4] Une vraie amie n’aurait pas accepté votre séduction ouverte et avouée, ou vous aurait clairement dit qu’elle n’est pas intéressée. La fausse amie en prend acte, et décide de jouer avec sans rien délivrer.

[5] et toute la douleur qui va avec, quand vous avez en plus eu le malheur d’idéaliser la fille


11
avr 07

Cyril Van Der Haegen

Voila un artiste avec un univers bien sombre, limite morbide et magnifiquement esthétique, le tout dans des tableaux d’un réalisme troublant (pauvre petit lapinou)… Bonne dégustation: Staring_Contest_by_tegehel.jpg iVous en voulez encore?


8
avr 07

Animal social bien dréssé

évolution humaine

L’homme moderne a craché sur l’intelligence et le combat d’idées humanistes. Il a renoncé à l’action qui devrait suivre un débat constructif. Il a finit par ressembler à une vache qui regarde passer les trains[1] heureuse pourvu que l’herbe soit abondante même s’il faut obeir au fermier qui est sur le plan biologique son égal.

Donne à l’homme l’intelligence et ce dernier te fera un calibre (Karlito, mafia Kainfri)

Donne à l’homme de la bouffe, un semblant de divertissement, et l’illusion du progrès et ce dernier te foutra la paix.

Notes

[1] ou les journaux télévisés


5
avr 07

L’homme aime la graisse

Article dans lequel j’utilise des fondements de biologie pour expliquer nos attractions, et ce qui en résulte.

Pourquoi voulons-nous faire l’amour ?

Ca fait du bien de revenir à la base de temps en temps. La base, c’est là d’où l’on vient, et ce à quoi la Nature nous a tous destinés. En l’occurrence, la détermination de la nature, dans son ensemble est très simple : la perpétuation de l’espèce[1]. Perpétuer l’espece, c’est s’adapter aux changements d’environnement (darwinisme), et c’est évidemment assurer sa décendance. Le Créateur ayant fait de nous des êtres avides de plaisir[2], il en a déduit que la seule façon de nous pousser à nous reproduire était de rendre l’acte joussif, en installant les plus grandes terminaisons nerveuses du corps dans les parties reproductrices.

Ainsi, pour le clitoris, Wikipédia nous apprend que :

Du fait de son anatomie, de sa vascularisation abondante qui le rend érectile et de sa très riche innervation, la stimulation du clitoris, le faisant gonfler et le rendant très sensible, peut être source de plaisir et peut mener à l’orgasme. Il peut être stimulé entre autres avec les doigts, la langue, le pénis, un godemichet, ou par frottement contre le pubis ou le clitoris du partenaire sexuel. Depuis les travaux de Masters et Johnson, on sait que l’orgasme fait toujours intervenir le clitoris, quel que soit le lieu de la stimulation qui l’a provoqué.

« God macht nichts für nichts ! » comme disait Freud, devancé de quelques siècles par le roman de la rose au XIII ème siècle. Pour corroborer la thèse, prenons un contre-exemple : Le panda géant, lui, éprouve de toute évidence moins de plaisir lors d’un rapport sexuel que nous, puisque sa fécondité est naturellement très faible, avant de tendre vers zéro une fois en captivité[3]. On a ainsi pu lire récemment qu’on diffusait des films porno à un panda pour stimuler sa libido. Théorie évidemment confirmée quand on regarde le cycle de la vie sexuelle de la femme, ainsi que la décroissance de la libido masculine une fois qu’il a pérennisé l’espèce. Voila pour la question de l’accouplement. Qu’en est-il de l’attraction (devant mener au coït) ? La réponse est encore dans la biologie.

Par quoi est-on attiré ?

L’homme de 17 à 29 ans possède en moyenne 15% de taux de graisses corporelles. La femme en possède 25%. Par ailleurs, si le premier point de contact en position debout est le nez pour l’homme, ce sont les seins pour la femme[4]. Il semblerait donc que le Créateur ait doté la femme d’attributs pour s’attirer la convoitise du mâle, biologiquement constitué pour être excité par les masses graisseuses. Les biologistes parlent d’attributs de bonne santé. Par bonne santé, on entend évidemment forte fécondité, puisque c’est là notre détermination biologique finale. Ainsi, la graisse évoque dans notre inconscient masculin la réserve nécessaire pour enfanter, donc la fertilité, alors que chez la femme, son attraction pour l’homme dépendra de sa pilosité, de sa musculature, de la forme du bas de son visage, bref de tout ce qui est garant d’un fort taux d’androgène, gage de qualité du sperme. Tiré d’un article très intéressant, voici le résultat d’une étude de Devendra Singh, de l’université du Texas :

L'homme aime la graisse

Tout est dit : l’homme aime la graisse. C’est une vérité tellement ancrée dans l’inconscient collectif que la femme, depuis la « libération sexuelle »[5], s’est bardée d’un ensemble d’artifices l’aidant à mettre en avant ou à simuler ses attributs graisseux : Soutien-gorge push-up, souvent allié d’un décolleté pour bien montrer l’existence de graisse mammaire, talons hauts, pour faire ressortir le postérieur, jeans slim et vêtement moulants pour faire ressortir la graisse, culottes ou soutien-gorge rembourrés pour les moins bien loties, string pour laisser aux fesses leur effet bombé naturel, etc… L’industrie du vêtement, comme la femme, connaît les fondamentaux.

Cette réflexion peut aussi nous permettre d’étudier la fonction de la femme sous un aspect biologique : disposée à attirer, cela sous entendait donc dès la Création que c’était à l’homme de faire le travail, car c’est lui dont le comportement biologique (vive émotion, tachychardie, euphorie, voire érection) peut être altéré à la seule vue du corps de l’autre. Implication biologique qui en appelle d’autres : infériorité musculaire aboutissant à une infériorité physique[6], appelant un rôle de protection de la femme par l’homme, mieux disposé musculairement. Rôle de protection physique historique extrapolable en protection financière, dans nos sociétés où le défi physique est devenu inexistant[7].

Rapport d’effort et de proactivité chez l’homme, la séduction est passive chez la femme, ce qui lui confère un rapport de force favorable jusqu’à l’installation en couple. Posture passive qui permet à la femme de jouer sur cette altération biologique (excitation) à des fins diversement morales, allant jusqu’à la volonté de s’élever socialement par l’excitation de l’homme (allumage contre dollars), soit la définition même de la semi-prostituion[8], qui n’a pas d’équivalent masculin pour ces mêmes raisons biologiques.

Le Parasite (email)

Notes

[1] une (re)lecture de « La faim du tigre » de René Barjavel fera le plus grand bien au lecteur

[2] peut être parce que cela nous rend plus résistants pour supporter les 95% de non-plaisir de la vie, ce qui nous renvoie à la notion d’espérance (on en reparlera)

[3] Bénéficiant de nourriture sans effort, il ne ressent plus le besoin d’en faire pour se reproduire

[4] qui sont une sorte de sexe toujours en érection

[5] qui est surtout une condamnation de la femme a assouvir ses pulsions d’achats, donc une libération pour les industries liées au sexe, mais chaque texte en son temps

[6] n’en déplaise à Isabelle Alonso

[7] contrairement à ce que nous fait croire TF1, notre société est infiniment moins physique que nos amis les hommes préhistoriques

[8] ce sont ces mêmes conditions qui permettent à l’attention sucker d’exister.