L’amitié homme-femme

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Introduction

Grand principe souvent érigé en leçon de vie chez la femme, l’amitié homme femme est en fait une notion très complexe, pointant directement sur le cœur des différences entre les deux sexes. Différences comportementales quant au rapport à l’engagement, quant à nos relations avec les gens du même sexe et à nos recherches chez les gens du sexe opposé. L’amitié, parent pauvre de l’amour?

Note : le premier paragraphe consiste en un rappel très synthétique des théories d’Alain Soral sur la dissymétrie de l’oedipe. Nous vous invitons à lire ses ouvrages pour approfondir la question.

La femme, ou le rapport troublé à l’engagement

- Parce qu’une relation sexuelle a des implications potentielles plus fortes pour les femmes que pour les hommes,
- parce que sa détermination biologique est de trouver le père de ses enfants, quand la détermination de l’homme est de butiner, ce qui se traduit irrémédiablement chez elle par la peur de passer pour une salope (pression sociale visant à dénoncer une pratique allant a l’encontre de sa détermination biologique)
- parce que la dissymétrie de l’oedipe [1] pousse les femmes à évoluer plus tard dans un psychologisme subjectif, quand l’homme (sauf accident oedipien) possède une vision plus globale, plus objective, l’amenant à avoir des avis plus tranchés et plus binaires que le sexe opposé,
- parce que cette même dissymétrie a appris très tôt à la femme que la clé de la séduction est le contrôle de ses sentiments (surtout pour elle, qui a une tendance à l’hystérie quand elle les laisse s’exprimer),
- parce qu’elle sait qu’elle tire sa force séductrice dans le mystère et l’inexpliqué, poussant l’homme à la considérer comme magique, par image réfléchie de sa mère :

La femme évolue dans un monde imprécis, incertain, où l’intérêt pour un homme s’exprime de manière floue et contradictoire. Evoluant dans le monde du « peut-être », la femme brouille les pistes et induit en erreur celui qui la séduit. La conséquence, une séduction souvent longue, pénible, pleine de hauts et de bas pour qui maitrise mal les techniques d’usage. La plupart des cas d’amitié prennent racine dans ces séductions où la fille manie le chaud et le froid, et où l’homme ne sait pas casser la spirale en se comportant comme un homme (nous étudierons les solutions pour échapper à cette situation en fin d’article).

Rester dans l’inexpliqué, ou les symptomes d’une amitié en toc

i. La femme célibataire

Rester dans l’inexpliqué, c’est pour la femme rester dans une situation où elle garde son atout en main. Son atout, c’est vous. C’est tout ce qu’elle a à gagner dans le fait de vous avoir à ses pieds (sans avoir à écarter les cuisses). Alors elle joue du mystère… Célibataire, elle évoquera rarement ses targets ou les hommes qui animent sa vie, vous faisant croire à tort qu’il n’y a que vous qui égaye son quotidien. Elle alternera le chaud et le froid, en passant d’une discussion d’amis normale à une discussion osée, portant sur une pratique sexuelle originale et coquine (souvent la bisexualité d’ailleurs, ou l’intérêt pour la sodomie, tous les deux des mensonges, évidemment). Selon les périodes (le chaud et le froid, rappelez-vous), elle fera l’effort de mettre un décolleté pour vous voir, de se maquiller, pour que vous sachiez qu’elle s’est faite belle pour vous. En soirée, et (légèrement) sous alcool, elle n’hésitera pas à enchaîner les mains au cul, à se frotter, à vous souffler à l’oreille que ses seins pointent (à vous les faire sentir même), bref à se comporter de façon très physique et très directe (sans délivrer… tenter quelque chose aboutissant forcément sur un refus ou une esquive), et utilisera à froid le prétexte de l’alcool pour justifier un comportement aussi inapproprié. Une fois sur le point de conclure avec sa cible qu’elle a discrètement travaillé derrière votre dos (et parce que, comme au poker, elle ne dévoile ses cartes que quand elle est sure de son coup), elle vous met au courant de son existence, elle vous raconte même en creusant un peu qu’en fait, ils se sont embrassées hier soir, etc… et vous parlera de l’affaire comme si c’était censé être la bonne nouvelle de votre journée. Là, dans un élan de fierté et de desespoir, vous la jouez carte sur table jusqu’à ce que vous obteniez le fameux…. « J’ai vraiment pas l’impression de t’avoir fait croire chose ». Ce « vraiment pas l’impression », croyez moi, des millions de mecs l’ont entendu à travers la planète, c’est l’incarnation même de la mauvaise foi féminine. (ou le coeur de nos différences si ces comportements sont en effet instinctifs et non intentionnels, mais j’en doute)

ii. La fausse amie… déjà en couple

Chez la femme en couple, l’ambivalence se situe essentiellement dans tous les jeux liés à son mec actuel. Elle n’hésitera pas à le critiquer subtilement au début, puis, à mesure que « l’amitié » avance, elle le détruira en bonne et due forme. Elle évoquera alors la liste des choses qu’elle n’aime pas chez lui (et vous décrira à peu près quand elle évoquera l’homme qui lui faut, ce qui explique qu’il sorte avec elle et pas vous, la femme aimant s’imaginer qu’elle peut dresser son homme et le faire changer), et évoquera moult fois son envie de casser avec lui, pour passer à autre chose (phénomène qui peut d’ailleurs durer plusieurs années).

La féminisation de la séduction

La plupart des cas de fausse amitié homme-femme (on étudiera la vraie amitié HF et les exceptions après) est la conséquence d’une séduction ratée. Pour vous en convaincre, une expérience simplissime s’impose : interrogez vos amies femmes, et demandez-leur si un seul de leurs amis hommes les repousse physiquement. Généralement, la réponse est édifiante. Si c’est une amie de confiance, elle en ira même de confidences par rapport au début de leurs relations amicales ; souvent ambiguës, car souvent sur le terrain glissant du flirt. (sans jamais avouer sa part d’initiative dans le processus d’ailleurs)

La neutralisation des respects

Déboussolé par les mouvements stratégiques à répétition (comme une voiture faisant des zigzag pour éviter d’être dépassée), l’homme (l’homme qui rate sa séduction, devrait-on préciser) en situation de séduction bascule progressivement dans une fixation malsaine, qui l’amène à idéaliser sa proie, et à la mettre sur un piédestal aussi irrationnel qu’inapproprié. Idéalisation, respect exacerbé qui appellera en retour non pas le désir sexuel mais l’affection et le respect (teinté de pitié et de rancœur de ne pas avoir su la prendre à temps). Les respects se neutralisent alors, l’homme « castré » par la femme (pour n’avoir pas osé) ne voulant dès lors plus la « souiller » en la baisant (ni même en lui avouant son intention de la baiser), et la femme ne voulant plus se faire baiser par un homme si loin de se comporter comme tel, et ne voulant d’ailleurs plus, l’ayant rangé dans la case « mec gentil », le rabaisser à la catégorie des hommes qui ne pensent qu’au sexe. [2] Les respects se neutralisent, les idéalisations castrent, le cerveau calmant les pulsions et rationalisant les actions. L’attraction physique, validée par le flirt, se mue chez la femme en fascination pour l’esprit, en attachement, sentiments exacerbés par la flatterie de l’attraction physique, plus que jamais présente (la frustration aidant).
Pour être tout à fait clair, l’homme qui respecte trop la femme n’ose plus la baiser et faire parler son instinct animal car il l’a élevée au rang d’intouchable (en se montant la tête tout seul), ce qui amène la femme à le classer de manière irréversible dans la case des types qui ne pensent pas qu’au cul (interprétation consciente), et à voir son désir et son attirance pour l’homme disparaître, car désormais assimilé à une femme (interprétation inconsciente de la non–assumation de ses pulsions, contraires à l’image viril du père)

Après avoir étudié les conditions objectives de la perte de désir de la femme dans le cadre d’une séduction (et donc de son passage du « peut etre » au refus d’avoir une relation intime), nous devons étudier les éléments subjectifs la poussant à autant privilégier l’amitié, quand l’homme, plus binaire, s’inscrit naturellement dans un axe « sortir avec elle ou ne pas l’avoir dans ma vie » (axe théorique pouvant évoluer en « sortir avec elle ou la garder dans ma vie pour un jour sortir avec elle » s’il y a fixation). Ces éléments devant également nous permettre de comprendre pourquoi certaines femmes multiplient les fausses séductions une fois en couples pour augmenter leur cercle d’amis mâles.

Analyse

Le rapport au même sexe

Revenons un temps aux théories oedipiennes citées plus haut. La femme naissant de la mère (seule vérité universelle), son père est pour elle le premier être à séduire. Elle se trouve donc directement en concurrence, dès la naissance, avec sa mère et ses sœurs. Parallèlement, l’homme, qui naît de la mère dans une situation d’amour pur et absolu (car n’ayant pas encore conscience du monde extérieur), n’a pas à chercher cet amour qui lui a déjà été donné à la naissance, n’a pas à concurrencer quiconque pour avoir ce dû, sa seule possibilité de retrouver une situation similaire étant un retour à la prime enfance et à ce moment. (d’où son immaturité nostalgique à l’égard des femmes une fois arrivé à l’âge adulte)

Plus tard, la femme aura tendance à voir chez l’autre femme avant tout une concurrente. Seul être du même niveau qu’elle en séduction, la femme se méfie plus que tout de son propre sexe, et épie chacune d’entre elle de façon impitoyable et intransigeante, n’hésitant pas à user de destruction hypocrite pour disqualifier une adversaire (sur des éléments souvent très bassement physiques censés échapper à la vision de mec, genre « elle a des mollets de goret »). La femme, même au sein du cercle d’amies, est donc jugement et jaugeage permanent, par le physique, par les expériences, par la réussite sociale, par la puissance séductrice. Lassée de la compagnie de cet être qui la connaît décidemment trop bien pour qu’elle puisse la tromper avec ses techniques habituelles, et ainsi capturer l’intérêt simplement en jouant du mystère et de l’apparence, la femme voit la compagnie des hommes comme salutaire. L’homme quant à lui, étant avant tout complètement indifférent aux hommes qu’il ne connaît pas, et trouvant une fraternité, une solidarité et un bien être extraordinaire chez ses amis, ne ressent pas le besoin maladif de transformer chaque rencontre féminine en amie. C’est au contraire pour lui le dernier recours, la solution à envisager au pire, quand on a été trop mauvais pour convertir et qu’on est malgré tout trop attaché pour voir disparaître. D’ailleurs, c’est souvent par espoir enfoui et inconscient que l’homme accepte la solution de l’amitié, pensant bien au fond de lui que rester dans la vie de sa promise lui donnera dans l’avenir une chance qu’il ne gâchera pas cette fois-ci. (Même chose dans le cas d’une cible déjà en couple… attente patiente parfois très inconsciente de la cassure)

De l’intérêt d’avoir un ami mâle…

Pour la femme avoir un ami homme offre bien des avantages :

Consciemment:

  • Discuter. Si nous partageons bien un point avec les femmes, c’est que le psychologisme de leurs pairs les épuise autant que nous. Avoir des discussions riches et globales leur confère un sentiment d’existence intellectuelle.
  • Rire. On connaît le niveau d’humour de la plupart des femmes.
  • Avoir des réponses de mecs sur des points précis de leurs vies (d’où recherche de « confidents »).
  • Un grain de folie, une passion, etc… (cochez ce qui complète le + son mec actuel)

Inconsciemment :

  • Un mec de côté « au cas où ». La validation physique ayant déjà eu lieu, et même si le niveau d’attirance est pour l’instant insuffisant (voir « féminisation de la séduction »), la femme ne veut pas se priver d’un éventuel plan de secours qui peut s’avérer extrêmement utile.
  • Remonter sa self esteem. Valable qu’elle soit célibataire ou en couple. On renvoie le lecteur à l’article sur les suceuses d’attention.
  • Un Wing, soit une aide pour approcher un autre homme. En soirée essentiellement, une proximité amicale (proximité corporelle sans volonté sexuelle décrite au début du texte) lui permet d’augmenter sa valeur aux yeux des autres hommes, et particulièrement dans le cas où elle a une cible précise. Dans ce cas, elle a l’arme qui peut faire exploser le niveau d’intérêt de sa proie. Remarque : Ce comportement peut être normal entre amis, à condition que les règles du jeu aient été fixées avant. Ce qui est souvent malsain dans cette situation, c’est que la fille fait double jeu entre sa target et son « ami ».
  • Un cercle social. La fille profite alors d’accès à des soirées, ou aux amis de son ami (beaucoup de filles ayant très peu d’amis en raison de leur misogynie dissymétrique, donc un cercle social minuscule se résumant à un faire valoir de 85kg et leur télévision). Cercle social aussi, et amitié beaucoup plus calculée, quand la vraie cible de la femme est finalement un ami de l’homme, unique connecteur capable de les faire rencontrer. (ami pantin, utilisé comme « pivot »). Remarque : J’ai observé à de nombreuses reprises des déclinaisons malsaines où la femme conserve un mystère de séduction autour de l’amitié et flirte légèrement et régulièrement avec son ami pour attiser son intérêt, et se voir ainsi systématiquement payer ses entrées en boites, au concert, et ses repas au restaurant. (mort aux pigeons). Véritable pétasse, elle a compris l’intérêt d’utiliser son corps pour s’élever socialement et combler la misère sociale vers laquelle la mène son oisiveté pathologique.
  • Pour la femme en couple, l’ami mâle représentera un superbe moyen de pression sur son homme. Elle pourra ainsi valoriser son ami sur les points précis qu’elle souhaite voir améliorer chez lui. Exemple (voix de pouff): « on dirait vraiment que tu m’écoutes pas quand je parle de mon boulot. On dirait que tu t’en fous complètement. Y’a vraiment qu’avec Charles-Henri que je peux en parler tranquillement. C’est dingue ça ! »

Comment ne jamais tomber en « friend zone »

Note : ce sont la des grands principes qui n’ont pas vocation à l’exhaustivité

Pour ne jamais tomber en friend zone, il faut accepter l’idée que soit vous sortez avec cette fille qui vous attire et vous excite tant, soit elle ne mérite pas une place dans votre vie (et « no turning back »). Une fois cette idée acceptée (et l’idée de l’amitié exclue), vous pouvez vous comporter comme un homme, un vrai, c’est-à-dire exprimer clairement, simplement, et d’une manière très naturelle vos intentions (sans jouer le désespéré ou faire de déclaration de celles qu’on ne voit qu’à la télé, ca ne sert à rien à part à lui montrer que vous n’avez aucun amour-propre). Vos intentions, je le rappelle, c’est de la baiser. Ni plus ni moins (pour le +, attendez de voir si elle baise bien déjà..). Donc sexuer les discussions (évocateur de cojones, virilité, assurance; mais à partir d’un certain niveau de proximité, jamais avant au risque d’être éliminé d’office), laisser planer le mystère sur votre vie (c’est l’arme de séduction principale des femmes, une arme redoutable… ), tout en lui faisant comprendre que dans le fond, vous avez une vie et des connaissances féminines si passionnantes que dans l’absolu, elle n’est qu’un autre poisson dans l’océan (ce qui est forcément vrai du reste). Bref, baissez sa valeur et montez la votre. Plus vous direz ce que vous pensez ouvertement, moins elle pourra jouer avec les probabilités, le non dit, et faire des phases du genre « j’ai vraiment pas l’impression de… »[3]. Le reste viendra naturellement si vous ne cristallisez pas sur elle, si vous ne l’idéalisez pas, si vous la considérez seulement pour ce qu’elle est en fait (une des 2 millions de belles gosses à Paris par exemple). Mon amie Bianca disait « agir est plus facile quand rien ne compte vraiment ». Et si, en ayant agi comme un homme, elle vous fait traîner en longueur et mise sur une amitié tout en maintenant une éventuelle relation amoureuse dans le domaine du possible (persistance du flirt, etc…), passez à autre chose, elle vous fait perdre du temps. Au mieux, c’est une fausse amie, au pire, c’est une attention sucker. [4]

L’amitié homme femme, une hérésie?

Conclusion partielle

Une vrai amitié se définissant avant tout comme le fait de pouvoir parler absolument de tout avec une personne, l’amitié homme femme n’existe que très rarement. Le non dit n’étant jamais choisi au hasard (surtout le non dit sur les expériences amoureuses), ce type d’amitié est celui des possibles, et avec, celui de la frustration[5].

Les exceptions

L’exception, qui confirme cette règle, existe évidemment. Le cas le plus courant bien sûr, c’est quand il n’y a aucune attraction physique ni d’un coté ni de l’autre. Dans ce cas, l’être humain a tendance à ne même pas vouloir faire connaissance. Mais il arrive cependant que dans certaines circonstances, les deux individus vivent plus ou moins en communauté pendant longtemps, et qu’ils se laissent finalement aller à se dévoiler, et à s’apprécier. C’est le cas pour certaines personnes avec qui on a étudié, ou avec qui on a travaillé étroitement pendant un certain temps.

L’exception qui vient ensuite, et c’est le plus courant, c’est la femme épanouie. En effet, l’homme est un être rationnel et censé qui, lorsqu’il est devant une personne attirante (mais) qui sait fixer les limites (et est univoque sur ses intentions et claire sur sa situation), est ravi de s’intéresser à ses attributs intellectuels, ravi de profiter de ses qualités humaines et oubliera vite son attraction physique. (les petites amies de nos amis rentrent dans cette catégorie -et dans la première quand elles sont moches)

Note: Dans ces deux premiers cas, il n’y a pas eu de séduction ratée, puisque pas de séduction du tout. On notera par ailleurs que ces deux situations ne sont pas statiques : une vraie amitié cas n°2 peut se transformer en fausse amitié quand elle casse par exemple avec le mec qui la rendait heureuse. Elle peut se transformer littéralement en attention sucker du jour ou lendemain, selon qu’elle est capable ou non de rester célibataire. De la même manière, l’amitié numéro 1 peut varier en séduction si par exemple vous partez 6 mois à l’étranger, et qu’en revenant elle est devenue splendide, ou que vous avez travaillé votre look et que vous l’attirez, etc…

La dernière exception est la lassitude. Fatiguée de flirter et de rester dans l’indéfinissable et dans le domaine du « peut être », ressentant le besoin de craquer un bon coup, et comprenant qu’avoir ces épaules d’hommes à qui confier sa vraie misère féminine vaut finalement plus qu’un « spare boyfriend », la fille se résout à abandonner la séduction et l’amitié devient possible dès lors (pour l’homme, c’est la piqure liée à la fin de l’espoir, mais aussi liéee au début d’autre chose de mieux).

Conclusion

En bref et vous l’aurez compris, la seule définition de l’amitié repose sur l’existence ou non du flirt du coté de la femme. Si la fille joue plus ou moins le jeu de la séduction, ce n’est pas une vraie amitié, et si elle ne vous intéresse pas pour autre chose que pour sortir avec elle, vous vous ferez du mal à la fréquenter, mieux vaut donc la zapper. Si la fille ne joue pas, raconte ses expériences et ses targets lorsqu’elle est célibataire, ou parle tranquillement de son mec et en termes plutôt objectifs lorsqu’elle est en couple, alors l’amitié est possible.

Lorsqu’elle est possible, n’oubliez pas, les hommes, qu’une amitié homme-femme, c’est de l’or en barre, et qu’en plus d’être une mine d’information et un cercle d’amies femmes, c’est avant tout une complicité et une proximité que vous ne trouverez que rarement en couple. Et tout cela, sans les emmerdes liées à la vie commune, aux caprices, à la jalousie et au sexe. Franchement, c’est le bonheur.

La Parasite (qui est désormais sur Twitter)

Notes

[1] théorie d’Alain Soral consistant à mettre en opposition le role joué par le père dans l’oedipe masculin et féminin. Role émancipateur, de prise de conscience du politique et du social pour le père du petit garcon, rôle maintenant la fille dans le sentimentalisme lié à sa séduction pour la fille. Racines de ce qui devient le psychologisme féminin à l’age adulte, soit cette propension des femmes à expliquer les choses de la vie à un niveau psycholico-affectif en minimisant leurs implications politico-socio-culturelles.

[2] qu’elle prétend détester mais dont elle a tant besoin pour se faire prendre. D’ailleurs, les rares femmes lucides de ma connaissance le reconnaissent sous la forme « j’aime les hommes qui savent ce qu’ils veulent et qui prennent des initiatives

[3] ou au moins, si elle vous le sort, vous ne ressentirez pas cette culpabilité ridicule, infondée et stupide avec ce doute qui vous monte à 200 à l’heure au cerveau « alors c’est de ma faute, je me suis fait un film ». Vous saurez sans le moindre doute que c’est une attention sucker et une fausse amie.

[4] Une vraie amie n’aurait pas accepté votre séduction ouverte et avouée, ou vous aurait clairement dit qu’elle n’est pas intéressée. La fausse amie en prend acte, et décide de jouer avec sans rien délivrer.

[5] et toute la douleur qui va avec, quand vous avez en plus eu le malheur d’idéaliser la fille

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96 comments

  1. Le seul probleme de cette analyse, c’est qu’elle est blasante!!!
    On revoit le film de sa vie défiler. Et que de vaines illusions!!

    Merci pour ce texte!

  2. Très divertissant, bien décrit et bien écrit! Ça rejoint ce que je pense de tout ça. Le seul hic est que le texte est trop partisan pour être objectif. Je veux dire: il a été rédigé par un mec, n’est-ce pas?

    ;-)

    Beau travail cependant!

  3. c’est juste désespérant… lol…parfois très juste, parfois très cliché quand même: les filles ne sont pas ttes manipulatrices .. personnellement, je n’ai pratiquement que des amis garçons dans ma vie actuelle ( »parce que les filles question humour.. », de plus, les garçons sont plus accessibles, plus sociables que les filles que je cotoient en ce moment tt simplement,)et bien que célibataire, aucun jeu de séduction avec eux.. de mon coté en tout cas.. en fait je vais commencer a me poser quelques questions! en tout cas, j’ai maintenant le point de vue d’un mec sur l’amitié homme-femme… merci!!!

  4. Hola « pfff »

    En effet, cette vision est purement masculine. En gros, soit tes potes n’ont jamais été attirés par toi (sinon ils auraient essayé de te draguer), soit tu n’étais pas intéressée et tu as laisser mourir la séduction, ce qui est tout à ton honneur, car tu ne rentres pas dans la case malheureusement énorme des filles « attention sucker », soit ces suceuses d’attention qui vivent par et pour la reconnaissance de leur beauté et de leur attractivité par la gente masculine. (et qui se sentent donc obligées de faire durer la séduction de peur de perdre ce vivier de compliments et d’intérets porté à elles)

    Ca fait surement de toi quelqu’un de très bien, qui gagne à être connue.

  5. bonjour, comment avez vous écrit l’article? est ce que c’est basé sur du vécu?

    Merci d’avnce

  6. Parasite-pasdeschiffons

    Sarah,

    J’ai commencé à écrire l’article en Novembre, le lendemain du jour où j’ai dit à ma meilleure amie de l’époque que je ne la reverrai plus jamais de ma vie. Elle avait passé 3 semaines à m’allumer soudainement (après deux ans d’amitié pure) car elle sentait son couple vaciller (tout en me le cachant). En sommet de cet allumage, il y avait une soirée, pendant laquelle elle m’a allumé non stop (et où je n’ai rien fait pour ne pas perdre l’amitié). Le lendemain, elle m’apprenait que finalement elle avait réussi avec sortir avec son boss (dont elle ne m’avait jamais parlé, évidemment), en ne mentionnant évidemment pas ses manipulations pour me placer en spare boyfriend et mon utilisation comme d’un pivot dans la séduction de son chef, de 10 ans plus vieux qu’elle.

    Ca faisait déja un bout de temps que j’avais arreté de croire en la pureté féminine, mais elle représentait mon dernier espoir, l’exception qui confirmait la règle. Notre amitié n’était pas née sur un séduction ratée, puisqu’elle ne m’avait pas attirée (quoique très jolie), surement parce qu’elle était sous mes ordres à l’époque où je travaillas dans sa boite… je l’avais recrutée.

    Dans ces notes, j’essayais de trouver tous les points communs dans toutes mes relations amicales avec des filles, toutes les relations que je sentais pas claires. Puis je me suis demandé quel était leur intéret à trainer avec moi. Ca a donné la partie du milieu du texte.

    6 mois après, j’ai repris les notes complètement à froid, et j’ai tout réécrit, en ajoutant toutes les parties en rapport à l’analyse, fruit des 6 mois de lecture les plus intéressants de ma vie. J’ai également pendant ces 6 mois interrogé systématiquement les filles de mon entourage, observé les amies de mes amis, pour tenter d’établir un modèle qui s’applique à un nombre suffisant de personnes.

    Ces « interviews » m’ont permis de comprendre les trois cas d’exceptions dans lesquels l’amitié HF est possible. Tout simplement parce que quand vous lancez à la figure d’une femme « je ne crois pas en l’hérésie de l’amitié HF » (ce qui est une très bonne arme contre le « let’s just be friend »), elle vous sortira certainement comme un réflexe « ah mais n’importe quoi, moi j’ai un ami mec et c’est pas ambiguë ». Evidemment, elle ne vous dira pas qu’il est homo, elle ne vous dira pas qu’il a essayé de la séduire comme un chien, qu’elle a joué avec lui pendant 3 ans avant de le castrer en LJBF, elle ne vous dira pas que c’est une attention sucker qui a besoin de miel pour sa self esteem, elle ne vous dira pas qu’elle s’est servie de lui pour serrer son meilleur ami ou son cousin, ou pour avoir un emploi… Bref, la vérité, c’est comme la confiance en soi, il vaut mieux pas attendre les femmes pour l’avoir, il vaut mieux la chercher et la trouver par soi meme.

  7. Serait-il possible de ne pas utiliser de termes angosaxons ?

    Ils n’aportent rien (au contraire) à la clarté de vos propos.

  8. Serait-il possible de ne pas utiliser de termes angosaxons ?

    Ils n’aportent rien (au contraire) à la clarté de vos propos.

  9. Serait-il possible de ne pas poster vos commentaires en double? :)
    Les termes anglo-saxons utilisés sont propres au vocabulaire de la séduction, une « science » développée aux Etats-Unis.

    Le jour où on sera assez malins en France pour inventer des concepts qui font le tour du monde, je pense que je me ferai un plaisir de les utiliser!

  10. Texte pertinent, tout en subtilité….et merci de faire partager tes observations, ton analyse.

  11. Très intéressante analyse. J’ai pas mal d’amie femme, justement, et on vois quelque peu diverses soirées ou pan de vie revenir, c’est assez amusant. Et très instructif, un grand bravo pour vos qualité d’instrospection (suite à la lecture du commentaire quant à la redaction de votre commentaire @Sarah).

  12. Ma plus belle histoire d’amitié, c’est bel et bien mon meilleur ami…
    Cela fait quatre ans, il est célibat, moi aussi et le jour, où il sera avec qqun, je serai la plus malheureuse sur terre.
    On tient énormément l’un à l’autre et de plus en plus avec les années qui passent.
    Tu as bien raison, c’est une complicité et une proximité qu’on ne retrouvera sûrement pas avec la personne qui partagera notre vie…
    Moi, il n’y a que lui qui partage ma vie actuellement et c’est la plus belle chose qui me soit arrivée…

  13. fiouuuu! je trouve ça bien comme analyse vraiment mais alors ça m’a embrouillée à un point!
    ’stie!!! je me reconnais dans tout là..lolll!
    je vis une « amitié » dans ce genre et là c’est en train de partir en vrille et en lisant ton essai c’est comme un énorme plat de spaghettis dans ma cabesa lolll c’est fucké à mort lolll
    (m’enfin on sent quand même comme un tit chwiyya de vengeance là dedans ;-) )

  14. Sabrina, voici une petite equation:

    Proximité+affection+partage+sentiment reciproque = amour-sexe

    Dans une chanson Henry Tachan disait : « Entre l’amour et l’amitié il n’y a qu’un lit de différence » parfois ce n’est qu’ un fil qui résiste, la peur de perdre l’amitié…

    Fais le bon choix avant qu’il soit trop tard.

    C’est toujours mieux de choisir de souffrir plutôt que de souffrir de devoir choisir, ou de souffrir de ne rien faire.

  15. @Parasite
    « Le jour où on sera assez malins en France pour inventer des concepts qui font le tour du monde, je pense que je me ferai un plaisir de les utiliser! »

    heureusement il existe des « malins » en France, la preuve:
    http://www.spikeseduction.com

    En tout cas un immense BRAVO pour ton blog, l’un des plus intéressants de la blogosphère, qui a le mérite d’éclairer d’un spot ultra-puissant la vérité crue…On est loin des blogs narcissique et incipide des mondaines et autre ultra-libéraux ;-)

  16. Hello Fastlane,

    Merci pour ton commentaire, ca fait plaisir!
    Pour les concepts, Spikeseduction est un bon site, mais il n’a rien inventé niveau concept. Toute la codification de la communauté a été inventée par des américains (à l’époque du newsgroup alt.fast.seduction) et a depuis très très peu évolué.
    La structuration a été codifiée par Mystery, et le cocky / funny par Juggler. L’utilisation de la PNL/hypnose par R. Jeffries, et ainsi de suite.. Enfin, la France n’a rien inventé la dessus, ces sites ont en revanche participé à forger la communauté.

    ps: en parlant des blogs de mondaine, je t’invite a checker mon dernier article ( »le monde du spectacle, ses pantins, ou la misère morale »)

  17. Comme tout cela est vrais, et j’ai personnellement plusieurs fois vécus ce genre de situation. Mais il y a une question qui n’a pas était abordé, et un peu facheuse tout de même ( pour moi entre autre). Cette question a quel sorte d’homme ce genre de mésaventure peuvent elles arriver??? N’oublions pas ce qu’a dit Nietzsche: »Des femmes peuvent très bien lier amitié avec un homme; mais pour la maintenir il y faut peut-être le concours d’une petite antipathie physique.”
    Il faudrait savoir si les apollons, les dieux du stade français, les joueurs de foot, ou plus simplement les hommes ayant beaucoup de charme connaissent ce genre de mésaventure???

  18. Je dois être une exception…. Je ne peux pas envisager une amitié profonde et véritable avec un homme sans coucher avec lui s’il me plaît. Pas par amour, mais par amitié. Je ne suis pas une séductrice (je n’ai jamais rien compris aux codes latins de la séduction) mais une hédoniste épanouie aimant les relations hommes-femmes simples et sans chichis . Je ne vois pas pourquoi je me refuserais le plaisir de partager ces moments de plaisir et de complicité là. Et ce n’est pas parce que je partage ma couche avec mes amis que je perds leur amitié, bien au contraire : cette intimité renforce le ciment de notre amitié. Enfin partager du bonheur sexuel et la douce légèreté de la vie avec un homme n’a jamais été pour moi synonyme d’engagement.
    Par contre aimer d’amitié est un engagement aussi fort que l’amour : il est l’engagement d’aimer l’autre pour ce qu’il est en respectant sa liberté, sans l’enfermer. L’amitié c’est l’amour sans les normes sociales et les carcans.
    Désolée mais c’est un sujet qui me passionne parce que j’ai souvent l’impression que les hommes et les femmes se compliquent la vie avec des futilités embuées de morale, et que conséquemment ils passent à côté de ces petits moments de bonheurs simples qui rendent la vie si belle….

  19. Salut Thaïs,

    Je comprends ton point de vue, je suis plutôt d’accord. Seulement tout le monde n’est pas capable de faire la part des choses… L’amitié je le vois comme l’amour sans le sexe et la possessivité, si tu y ajoute le sexe, ca devient délicat pour les personnes qui sont exclusives dans leur sentiments. Personnellement quand j’aime je ne suis pas capable de partager, mais pour ceux qui le sont, je pense que ca ne peut qu’être épanouissant, je t’envie !

    Je m’interdis de tromper par réciprocité, je ne peux pas accepter que ma femme soit dans les bras d’un autre donc il faut être cohérent, voila la barrière que je me pose… Bien sur quand on aime une amie, quand l’amitié est forte et s’ il y attirance le sexe est inévitable… mais il faut trop de conditions pour que ça se passe bien sans blessure et frustration des deux cotés. Les gens réellement libérés des contraintes qu’impliquent les sentiments et la possessivité sont rares, nombreux sont ceux qui croit l’être et qui ne le sont que grâce aux circonstances.

    Dans le fond l’amitié est un sentiment plus « sain » que l’amour, moins envahissant et tout aussi fort. Peut être que l’intensité de l’amour réside dans son exclusivité réciproque sans ça, l’amour n’est qu’amitié et du coup le sexe doit être un plaisir à ne pas se refuser… :)

  20. c’est beau…
    j’ai la larme à l’oeil par tant de vérité si clairement expliquées.
    J’ai moi meme rompu tout contact avec ma meilleure amie il y a un an et elle conrrespondait trait pour trait à cela.

  21. Je me reconnais bien dans ton analyse comme mec qui vit une histoire semblable. Ceci dit, une femme qui afit cela a quand même au fond d’elle des sentiments pour l’ami qui l’idealise car sinon ces flatteries n’ont aucune valeur à ses yeux ! Si même en disant à son ami qu’elle veut conserver cette amitié, elle a besoin autre chose que des flatteries sans parler de se faire baiser. J’y crois à l’amitié, même si attirance physique il y a et c’est la aussi la beauté de l’amitié entre une femme et un homme !

  22. Thaïs—>

    une rhétorique, moralicide, émancipatrice à la soixante-huitard, finement articulée, entièrement soumise à l’idéologie dominante qu’est celle du désir ethno-centrique.

    tout cet ecrit me laisse entrevoir une femme libertine, sexophile et indécise ou indésirante d’affronter les contraites du réel, grandement constitué de choix et consubstanciellement de refus.

    j’aimerais bien etre un de tes amis.

    cris

  23. robert moulineau

    Bonjour,

    merci pour cette article intéressant.
    Je conçois cela comme des idées larges et je sais très bien qu’il y aura toujours un paquet d’exceptions. Même si l’homme en a besoin pour avancer, on ne peut pas tout mettre dans des cases.
    J’aurai aimé savoir comment tu vois les choses concernant l’amitié post relationnelle.
    J’entend par là après de relations sérieuses. Si j’ai bien compris ta conclusion partielle, elle ne serait pas envisageable.
    N’est-il pas possible, selon toi, qu’après une relation, le couple réalise qu’il n’ira nulle part s’il continue ensemble et donc transforme l’amour en amitié ?
    Intègres-tu cela dans l’exception 2 ou suis-je trop utopique pour croire en cela ?

    Merci d’avance.

    Robert

  24. Le texte le plus intéressant et surtout le plus réalise que j’ai eu la chance de lire !
    Je suis une femme et me reconnais parfaitement dans ce que tu as écris.
    Une femme qui as souvent bien du mal à se comprendre elle-même et qui est heureuse de clarifier ses idées à l’aide du point de vue d’un homme !
    Merci !

  25. Si ca peut servir a tout le monde , c’est génial, cet article nous a fait du bien a tous je pense ;)

    A

  26. Oui, cet article est très pertinent et rejoint bien ce que nous pensons, ma meilleure amie et moi, de nos congénères !!
    Chacun de notre côté, nous sommes mariés tous deux depuis 27 ans, avec des enfants, 45/46 ans, nous sommes plutôt pas mal physiquement. Nous nous sommes rendu compte qu’elle était la soeur que j’avais toujours rêvé d’avoir et que j’étais son frère idéal. Nous avons donc décider de nous adopter mutuellement comme frère et soeur. De suite tout a été clair: hors de question de tout foutre en l’air: nos couples et notre amitié pour une histoire de fesses. C’est plus que de l’amitié entre nous, c’est vraiment de l’amour et on ne se le cache pas. Mais c’est tellement beau, tellement pur, nous avons une telle relation de confiance où on se dit absolument tout, que nous entrenons ce bijou comme un don du ciel (expression, car nous sommes athés). C’est absolument magique, je suis sa meilleure amie, elle est mon confident et nous avons besoin du bonheur de l’autre pour être soi-même heureux. Pour moi, j’ai les deux meilleures femmes du monde: l’une comme épouse et l’autre comme meilleure amie. Confondre les genres serait une grave erreur et gâcher une des meilleures choses qui me soit arrivé. Pour répondre à LA question que tout le monde se pose, évidement: physiquement, elle est plutôt mon genre et si nous devions rester quelques semaines seuls ensemble, il serait possible que nous nous égarions à fabriquer notre planète à nous (en en détruisant deux autres), car nous sommes fait l’un pour l’autre. En d’autre termes, nous aimons 2 personnes, d’une façon différente, mais forte. Nous nous aimons comme nous aimons nos enfants. Il n’est pas faux de dire que nous vivons sur un fil et notre équilibre dépend de notre franchise l’un envers l’autre et dans notre capacité à se dire tout, sans tabou. En fait c’est simple. Mais tellement rare…

  27. Réponse à Pierre…
    Merci, merci, merci pour ton témoignage. Je vis une histoire similaire. Je suis mariée depuis 20 ans, et mon ami depuis 13, nous sommes parents tous les deux. Je suis toujours amoureuse de mon mari. Mais voilà, cet inconnu m’attire contre ma volonté depuis cinq ans (et réciproquement). Nous nous sommes connus il y a seulement 15 mois. Dès le premier jour, il y a eu une extraordinaire complicité entre nous, aux yeux de tous, un bonheur évident de se découvrir, une confiance immédiate, des sommes de coincidences incroyables. Jusqu’à janvier dernier, où il m’a annoncé en larmes qu’il avait une tumeur au cerveau. 36 ans… Le monde s’est écroulé autour de moi. J’ai perdu 5 kilos en trois semaines, je suis tombée malade, je ne dormais plus. Et lui… Lui a expliqué à tous, nos enfants y compris, qu’il avait besoin de moi pour lutter et qu’il espérait que tous comprendraient… Mon mari était d’accord, sa femme ne pouvait pas assumer cette situation seule et a accueilli mon aide avec joie. Nous avons tellement parlé, parlé, deux, trois heures par jour. Trés peu de contact physique entre nous, des baisers chastes, une main caressée, rien de sexuel en tout cas. Il a été opéré, ce n’était pas cancéreux, il va parfaitement bien. J’ai repris un peu de distance, pour le bien de nos deux familles.
    Mais nous continuons à parler une heure par jour, juste des choses essentielles, car une heure ne nous suffit pas. Nous nous sommes tout de suite avoué cet amour si particulier, détaché de toute jalousie, de toute souffrance. Cet amour est très fort, gemellaire, nous arrivons à deviner la détresse de l’autre à distance. Indestructible. J’aime deux hommes. De manière différente. J’aime et j’admire mon mari, un homme tellement plus grand que moi, qui me semble nécessaire de séduire chaque jour pour ne pas le perdre. J’aime mon ami, nous sommes un livre ouvert l’un pour l’autre, une confiance absolue nous unit, sans peur de décevoir l’autre. Nous parlons de tout sans tabou aucun, même de sexe. Sur ce plan, nous avons tous deux envie de faire l’amour ensemble mais ne souffrons pas de l’abstinence que nous avons décidée. Nous aussi, nous vivons sur un fil, au jour le jour. Mais l’évidence de cette histoire ne nous laisse pas d’autre choix.

  28. Ca doit être dur a gérer vos deux histoires non? Il faut vraiment avoir des partenaires compréhensif et pas jaloux du tout… ET puis vous êtes obligé de vous mettre des limites… j’aurais du mal à le vivre, mais j’imagine que dans les fait, c’est ultra enrichissant, et ça rend la vie encore plus appréciable et variée.

  29. Tu as raison Lashoz, ce n’est pas facile à gérer. Plusieurs plans: en premier, ne blesser personne dans nos deux familles, car notre complicité crève les yeux, et là nous en sommes au point où tout le monde commence à se résigner et à accepter cette relation anormalement fusionnelle.
    Deuxièmement, il faut pouvoir vivre avec sa conscience et se demander où commence l’infidélité. Pour moi ce serait de délaisser mon mari, ne serait-ce qu’un tout petit peu, à cause ou au profit de mon ami, ce qui n’est pas du tout le cas.
    Troisièmement, les limites… Les notres se trouvent dans les gestes. Nous devons pouvoir raconter ce que nous faisons ensemble à nos enfants sans avoir à rougir, par contre, les mots que nous échangeons n’appartiennent qu’à nous. Contacts physiques inexistants mais au niveau des mots, nous allons trés très loin. C’est là que pour moi, cela devient très très enrichissant. Nous nous aidons l’un l’autre à grandir, à repousser nos limitations pour vivre plus intensément, que ce soit au niveau sexuel où chacun est le fantasme de l’autre, où notre imagination explose, qu’au niveau culturel ou relationnel et où tous ces échanges nous enrichissent.
    Dernier point, le plus rigolo: le plan pratique car pour parler autant que nous avons besoin de le faire, il nous faut ménager de grandes plages de temps, être très actif au niveau du sms sans être remarqué, bref… jouer à James Bond toute la journée, organiser en douce des rendez-vous surprise, se faire des petits cadeaux symboliques, tenir des conversations à double sens devant des étrangers, etc… Excitant !
    Notre but ultime à long terme: amener chacun notre conjoint à nous accorder une nuit ensemble, volontairement, sans mettre en péril nos familles. Une seule nuit. De quoi fantasmer trois ou quatre ans avant d’y arriver…

  30. C’est dingue. Vous pouvez être fier de vos conjoints. Moi je n’arriverais jamais à accepter que ma femme soit aussi proche d’un autre…surtout à ce point là…

    On peut vite croire que l’attirance et la plenitude est plus forte avec l’ami qu’avec le mari.

  31. C’est vrai que c’est une histoire de fous. Mais sans cette tumeur au cerveau et toutes les remises en questions qu’une telle menace peut entraîner dans la tête du malade et de ses proches, nous n’en serions jamais aussi loin. L’urgence…
    Tu as raison, je suis très fière de mon mari, qui est un homme d’une grande intelligence et d’une étonnante sagesse. Je suis également toujours et encore amoureuse de lui. Le fait qu’il permette à cette relation d’exister telle qu’elle est me fait l’aimer encore plus. Gratitude, admiration devant cette générosité… Mais attention, je suis toujours aussi agréable, gentille et caline avec lui, non par calcul, mais par amour, et en deuxième lieu, il sait que jamais je ne le quitterai. Je connais ma chance de l’avoir trouvé, le miracle que lui, cet homme si charismatique, soit amoureux de moi, m’ait choisi pour être la mère de ses enfants. Nous ne sommes pas d’un naturel jaloux, ni lui ni moi, lui travaille avec beaucoup de jolies filles, voyage énormément, sort diner en tête à tête régulièrement avec des collègues femmes, sans que j’en souffre. Nous avons confiance et nous entendons au jour le jour incroyablement bien après 20 ans de vie commune. Jamais une dispute. Ma relation avec mon ami ne lui enlève rien, au contraire. Cette ébullition affective que je vis en ce moment donne un coup de fouet à mes 40 ans. Et c’est mon mari, et lui seul, qui en récolte les bénéfices. Nous en discutons ouvertement avec mon ami, il est heureux de me faire progresser. Il dit que je lui ai sauvé la vie (il a failli se suicider en apprenant qu’il avait une tumeur, il se tenait debout devant la fenêtre ouverte à l’hôpital…), maintenant il m’aide à son tour. Je me sens plus sure de moi, pleinement heureuse et cela ravit mon mari.
    Pour répondre à ta dernière phrase, l’attirance est plus forte avec mon ami, car il représente l’interdit, la tentation, la nouveauté, et la plénitude, je ne la vis qu’avec mon mari.
    J’ai l’impression d’avoir deux coeurs. J’aime ces deux hommes comme j’arrive à aimer mes trois enfants à la fois, différemment, sans les comparer, sans conflit intérieur, sans que la nouveauté, mon ami, ne me fasse déprécier celui que je connais par coeur, mon mari.

  32. Beaucoup d’observations intéressantes , mais sur certains points une trop grande influence de certaines théories nord-américaines, du style : « Vos intentions, je le rappelle, c’est de la baiser » qui est caricatural , avec les consécutives recettes douteuses pour être « un vrai homme », c’est à dire quelqu’un qui doit tenir la dragée haute à la femme, considérée comme inférieure, une femme à l’envers, quoi.
    Bon, mais en ce qui concerne la différence entre amitié et amour et les rapports entre les deux, c’est pas mal.
    Lashoz résume fort bien la différence amitié-amour : « L’amitié je le vois comme l’amour sans le sexe et la possessivité » ; j’ajoute l’amour a besoin du contact physique, pas l’amitié. L’ami(e) peut vivre au loin sans qu’on en souffre. A une femme aimée d’amitié par exemple, l’homme pourra dire « Vis , sois heureuse » (c’est à dire avec quelqu’un d’autre que lui); pas celui qui aime d’amour.

  33. Salut,

    Affirmer ses intentions est néanmoins absolument nécessaire, peu importe ce qu’en disent les américains.

    C’est la raison précise pour laquelle des hommes tombent en friend zone. Encore hier je discutais avec une amie qui m’expliquait qu’un pote à elle de longue date lui a déclaré sa flamme. Et a quel point ca l’a dégouté…

    Par opposition, une autre femme me racontait il y a à peine un mois que l’homme qu’elle vient d’épouser ne l’attirait pas le moins du monde au début, et pourtant, elle a cédé, pour la simple et bonne raison qu’il était franc dans ses intentions, même si elle le « trouvait moche ».

    Autrement, pour ce qui concerne la domination masculine, affranchis toi des croyances populaires véhiculées par les féministes, et tu verras que ce n’est pas un fantasme macho, mais l’ordre naturel des choses, notre programmation biologique. Toute inversion de ce processus (femmes dominantes) est une déclinaison névrosée conséquence de l’industrialisation, de l’invasion des média et de la pbulicité dans nos cerveaux, ainsi que du tapage féministe. Une femme, soit elle ministre de la justice, directrice d’un groupe du CAC40, boulangère ou psychiatre n’atteint le sentiment de plénitude (le bonheur féminin) que lorsqu’elle est dominée.

    Cette domination recherchée est souvent sociale (je vois peu de directrices marketing avec l’homme de ménage), d’ou elle va découler un concept bizarre de « charisme » et de « charme », mais peut se limiter à la domination physique (savoir la baiser comme il faut).

    On pourra crier encore et encore à la mysoginie, ce n’est ni vous ni moi qui changerons l’ordre des choses établies.

  34. Bien content ne ne pas être les seuls à conaitre cette incroyable aventure. très proche de la tienne Aliénor sauf sur le sexe. Cà jamais. Pourquoi ? parce que çà serait pour nous le début de la fin de la plus belle des histoires. je n’ai aucun fantasmes pour elle, même si lui tenir la main, la carresser, sentir ses cheveux dans les miens sont les plus grands des bonheurs. je ne pense pas que nos bouches ne se toucherons jamais ou alors furtivement sans arrière pensée. Là est d’ailleurs pour moi la limite à ne jamais dépasser.Et je m’y tiendrais. Pour nos conjoints, nous préférons présentez çà comme de l’amitié, ce n’est pas la peine de les faire souffrir et nos sentiments ne regardent que nous. Nous avons l’un pour l’autre un amour infini, tellement fort que nous pouvons passer au dessus de la relation physique (ce que je n’aurais jamais pu comprendre avant de la connaitre). Je passerais bien la nuit avec elle, c’est vrai, mais pour être ensemble, se parler, se toucher, se caliner…Rien de plus. Nous tenons tellement l’un à l’autre que se serait trahir l’autre que de céder à une pulsion, que l’on payerait tous les deux ensuite. Pourtant nous sommes amoureux, c’est même plus que çà. C’est incroyable. il y a une somme de choses qui nous unissent, de détails inimaginables mais dans un mauvais film, que l’on en vient à se poser des questions sur la destinée. c’est magique. Nous n’avons que le meilleur, pas de jalousie de malaise sur X ou Y, tout çà pour un bien petit sacrifice. Nous voulons faire durer cet amour, si possible au delà de nos vies actuelles même (nous sommes athées et très terre à terre, mais là, il se passe quelquechose de particulier quand même entre nous deux). C’est comme si on se connaissait depuis plus longtemps que nos vies, nous ne pouvous absolument pas l’expliquer, c’est juste un ressenti. Bien qu’à 400 km l’un de l’autre c’est comme si il y avait un cordon qui nous reliait en permanence et nous resssentons souvent ce que l’autre ressent. C’est pour moi incompréhensible et très troublant. personne ne nous comprend d’ailleurs et on évite finalement d’en parler autour de nous. C’est un peu dur de ne pouvoir en parler à personne. mais c’est comme çà. On s’aime s’est tout…

  35. Pierre,
    Je me reconnais, je nous reconnais dans tes paroles.
    Même si nous nous sommes avoué notre attirance l’un pour l’autre, nous non plus n’avons jamais rien fait qui dépasse les gestes de tendresse que peut avoir une mère pour son enfant. Même la veille de cette opération si délicate qui pouvait le voir se transformer en hémiplégique à vie. Bien sûr, je l’ai serré dans mes bras pour le conforter, bien entendu, j’ai pris sa main dans la mienne. Il m’a embrassé sur le front, dans le cou. Nous avons descendu les escaliers de l’hôpital enlacés deux jours après l’intervention alors que son visage avait doublé de volume, et que j’avais peur qu’il tombe. Et depuis plus rien. Trois bises de bonjour en 3 mois, alors que nous nous voyons tous les jours. Notre limite aussi se situe là.
    Seulement voilà, cette histoire a commencé par quatre ans d’attirance physique réciproque, sans que nous n’ayons échangé plus que des bonjours de politesse durant ces quatre ans. Nous ne pouvons pas la nier. Quatre ans à se dévorer des yeux quand le hasard nous faisait nous croiser.
    Puis nous nous sommes rencontrés, aux yeux de tous, et là, nous avons bati en un an une belle amitié, pleine comme vous deux de coincidences que nous ne pouvons non plus raconter à personne. Nous vivions très bien cette situation, nous sentions chacun l’importance que nous avions pour l’autre, mais sans jamais mettre de mots ou de gestes dessus. Jusqu’à ce 15 janvier où la vie a affiché son prix, où je l’ai imaginé mort à Noel. Alors, tous les mots sont sortis et nous avons décidé de ne rien faire. Notre relation s’est approfondie en vitesse accélérée. L’opération est passée, est s’est bien passée. Mon ami n’a eu qu’une seule séquelle: son cerveau, désormais, ne gère plus comme il le devrait les inhibitions. Cela va s’améliorer, mais en attendant, il parle « sans filtre ». C’est ainsi que nous nous sommes mis à parler ouvertement de sexe. Lui me raconte ses pulsions, moi, j’ai cherché à en faire quelque chose de positif. Je libère ma parole avec lui, mon imagination, et il cherche à me faire progresser. Je n’ai connu que deux hommes dans toute ma vie et ma sexualité pourrait être plus épanouie. Grâce à mon ami, je progresse. Cette semaine, après vingt ans de vie commune, j’ai osé parler à mon mari de mes difficultés intimes. Pour la première fois. J’avais tellement peur de le blesser jusqu’á présent que je préférais sacrifier cette partie-là de ma vie. Aujourd’hui, je m’assume mieux, je parle, certains mots sont enfin arrivés à sortir de ma bouche.
    Certains détails tendent à me montrer que l’ardoise de mon mari n’est pas vierge en termes de fidélité. Cela ne me trouble pas, notre attachement et notre complicité sont plus forts que cela à mes yeux. Voilà où réside l’espoir de passer cette nuit avec mon ami… Mais rien ne se fera sans l’accord de mon mari.
    Une nuit pour s’en souvenir toute la vie, avant que la mort ne nous prenne tout.
    Pour le reste, tu as parfaitement exprimé tout ce que nous ressentons tous les deux: l’impression de se connaitre depuis toujours, l’absence de jalousie, des intuitions inexplicables, la certitude que notre histoire durera toute la vie, le bonheur de s’être reconnus, le vertige qui me saisit parfois quand je pense à cette histoire.
    Il m’a écrit depuis l’hôpital, le lendemain du grand jour: « Tu es ma destinée ».
    Merci Pierre, cela fait du bien de parler de tout cela, ces quatre derniers mois ont été tellement intenses…

  36. alienor,
    je te comprends bien. Mon amie va divorcer car son mari a été trop loin dans l’infidelité. et si je ne dors pas c’est que je suis mort d’inquiétude pour elle… bref c’est une autre histoire. (çà ne changera rien dans nos rapports)
    Concernant le sexe avec ton ami. je ne vis pas ce même besoin que toi, mais ce que je veux te dire c’est que si vous en avez vraiment envie, faites-le, mais sans autorisation et surtout sans que çà se sache. C’est insuppotable pour un mari de savoir que sa femme se fait… tu m’as compris. S’il accepte c’est qu’il y a une perversité, crois-moi. Vous pouvez l’accepter si tous les deux (conjoints) en êtes conscients. Bref ce n’est pas sain que vos conjoints le sachent, de mon point de vue. je ne te fais pas le père la pudeur, car nous sommes très libres avec mon amie sur ce sujet et on se dit tout aussi. Si tu penses que tu vas regrettez toute ta vie de ne pas l’avoir fait, alors vas-y. Pour ma part çà nous tuerait. Moi ce que je ressents entre tes lignes, c’est que c’est « plié » avec ton mari. Tu devrais peut être envisager çà sous cette angle et de vous séparer en bonne amitié. Il faut de la franchise: s’il t’a trompé, c’est pas bon, mais s’il accepte que tu le fasses à ton tour ou même qu’il accepte d’y réfléchir c’est encore pire. Ce pourrait même être un test pour ton couple, de voir comment il réagit.
    J’ai du mal à comprendre donc, non pas que tu veuilles faire l’amour avec ton ami (quoi que) mais que votre couple puisse y survivre. Si je faisais çà je flinguerais les 3 couples d’un coup. Mais je ne te connais pas et nos vécus sont différents. Moi aussi elle m’a écrit quelque chose dans le genre de la « destinée », on a été bien plus loin dans les écrits et un lecteur extérieur à nous, serait persuadé que nous vivons un amour charnelle. C’est d’ailleurs troublant pour moi, « normâlement constitué », alors qu’elle me plait, qu’elle est mon type de femme (je lui ai dit) que l’on s’entend merveilleusement, de ne pas « y penser ». je lui ai même dit que dans une autre vie je serais capable de la rendre heureuse en tant que mari comme en tant que meilleur confident ! Mais dans cette vie là on ne veut pas. Si je trompais ma femme je serais comme son mari, donc nul. moi je ne le veux pas car je respecte trop ma femme (même si j’ai des envies), comme je respecte trop mon amie pour la désirer. Le seul truc qui me gêne c’est que j’aime profondément 2 femmes, de façon différente certes, mais réellement. Mais il n’y a rien de plus beau ni de plus pur. Maiz qui le comprendra ?

  37. Mon cher Pierre.
    Il y a, il est sûr, une grande similitude dans nos deux histoires, mais il y a des différences dans notre manière de les vivre, dans notre sensibilité. Plusieurs points sont intéressants.
    Le premier que je voudrais clarifier tout de suite est cette histoire de « pliage », hihi, j’ai bien aimé le terme… Il est difficile d’exprimer une histoire telle que celle là à travers trois ou quatre posts, mais, non, entre mon mari et moi, ce n’est pas « plié ». Tu as du être trompé par la mention de mes difficultés sexuelles. Il ne s’agit pas d’une dégradation due au passage du temps et au désamour. J’ai toujours eu ce problème, et les choses s’améliorent doucement avec le temps. Sur ce point-là, je suis beaucoup plus épanouie qu’aux premiers mois. Je n’en souffre pas vraiment, mais je sais que je pourrais faire beaucoup mieux. Et à quarante ans, il est primordial pour moi d’essayer de vivre pleinement. Pour le reste, ma relation avec mon mari est excellente, pleine de respect, de tendresse, de rires quotidiens, de confiance, de liberté, de complicité. Je l’aime et je l’admire. Nous avons bâti un mode de vie où chacun épanouit sa vie parallèlement à l’autre, avec une grande liberté. Nous travaillons tous deux au quotidien pour évoluer en même temps et ne pas se retrouver comme deux étrangers dans dix ans. J’essaie de résumer. Lui a un caractère très fort, je suis très diplomate, et il sait qu’il lui serait difficile de s’entendre avec une autre. Il m’a choisie pour être la mère de ses enfants, avec toutes les qualités que cela implique à ses yeux.
    La fidélité maintenant. Je ne peux pas être sûre que mon mari m’ait trompé, mais si c’est le cas, cela remonte à une dizaine d’années. Cela ne m’a jamais miné. La vie est longue et pleine de tentations. Je peux tout à fait comprendre un moment de faiblesse, si et seulement si les sentiments de mon mari pour moi ne changent pas, et donc, son comportement vis à vis de moi non plus. En clair, je peux supporter l’idée d’une nuit dans les bras d’une autre, je ne pourrais jamais supporter de l’aigreur ou des remarques blessantes de sa part. S’il m’avouait une infidélité, je pardonnerais, et je m’abandonnerais à mon tour, histoire de rétablir le déséquilibre. S’il faisait preuve d’un changement de comportement, de méchanceté, destinée sciemment à faire mal gratuitement, il ne me reverrait plus.
    Je pense que cette vue des choses va être difficile à comprendre pour toi, Pierre.
    Autre chose…
    Tu dis que tu es gêné par le fait d’aimer deux femmes à la fois. Moi c’est l’inverse. Je suis étonnée de ne ressentir aucune gêne, je vis cela très bien. Je crois, et mon mari partage cette opinion, que les sentiments nous viennent sans que nous puissions y faire grand chose. Nos deux histoires en sont une preuve, à mon avis. Ce qui est important, c’est ce que l’on fait de ces sentiments ensuite.
    Ce qui me perturbe est le « pourquoi ». Pour moi, il est clair que mon mari est l’homme de ma vie. Mon ami est l’évènement qui n’aurait jamais du se produire puisqu’avant de le croiser, j’étais heureuse. Bien sûr, inconsciemment, il devait y avoir quelque chose qui me manquait, mais quoi ? Je n’en avais pas conscience en tout cas, et je n’ai toujours pas trouvé depuis. Cet amour m’est tombé dessus, mes tripes et mon corps ont réagi en premier, à l’insu de ma tête. Je le croisais à cinq mètres dans la rue, et… coup de poignard à l’estomac, mains tremblantes, etc… Avec la certitude au bout de quelques rencontres furtives de ce genre de savoir exactement qui il était. C’est là que cela devient surnaturel… Je ne connaissais pas son nom, je ne lui avais pas adressé un seul mot, j’avais juste plongé mes yeux dans son beau regard sombre, et pourtant j’ai deviné ce qu’il faisait dans la vie. Tu vas me dire « ramoneur !!! ». Non ! J’avais deviné qu’il était cadre commercial dans l’industrie automobile. De-vi-né, à un ou deux détails minuscules (et non, pas d’autocollant commercial sur sa voiture) ! Je lui ai imaginé un caractère pendant ces années de silence qui s’est révélé être incroyablement précis. Je l’avais reconnu, Pierre. Voilà ce que je ne m’explique pas, ce qui me gêne dans cette histoire.
    Pour terminer et te donner le coup de grâce, sache que mon mari sait depuis trois ans que cet homme, celui qui est devenu mon ami, me plaît physiquement. Je le lui ai dit, comme lui me confie que sa collègue brésilienne est craquante et que s’il était célibataire… Cela ne m’empêche pas de m’endormir quand il va au restaurant le soir, sans me dire avec qui. Cela ne l’a pas empêché de me laisser soutenir mon ami de très près pendant cette épreuve. Lui aussi l’a soutenu. Nous en parlions ouvertement le soir, je m’assurais que lui allait bien, qu’il n’était pas jaloux. Il sait qu’il ne s’est rien passé physiquement entre nous. Mais il sait aussi que l’attachement que j’éprouve pour mon ami n’est pas dans la norme.
    Aujourd’hui que mon ami est guéri et que tout s’est normalisé, ils vont faire du jogging tous les deux ensemble car ils s’apprécient mutuellement.
    Epilogue…
    Deux mois après l’opération, mon mari m’a demandé dans la voiture, au beau milieu d’une conversation anodine, « Alors, tu me gardes ? ». Je lui ai répondu « Oui, au moins vingt ans, mon chéri ». En le pensant.
    Cette histoire m’a appris entre autres que les rapports entre les personnes peuvent être incroyablement complexes. Il n’y a pas de réponse standard à un évènement… Tant mieux, cela rend la vie passionnante.

  38. Cher Eleonor
    Non, non, expliqué comme çà c’est très clair et je te comprends fort bien, même s’il est vrai que nous sommes dans des cas de figures différents avec des sensibilités propres. Je suis large d’esprit tu sais !
    Mais aimer deux femmes en même temps n’est pas facile pour moi d’autant que mon épouse ne pourrait absolument pas comprendre ce concept, même s’il n’y a pas de relation physique. Elle pourrait même me dire que c’est pire, ce en quoi elle n’aurait pas totalement tord. J’essaye quand même a l’habituer au fait que je me préocuppe beaucoup des problèmes de mon amie, mais elle ne pourrait pas accepter que l’on se promène « en amoureux » (vision externe) avec mon amie. Je le comprends d’ailleurs. Comme dit la chanson de Cabrel « quand j’aime une fois c’est pour toujours » c’est tout à fait moi. Sauf que maintenant c’est 2 fois !! je n’étais pas « programmé » pour çà. (comme toi ainsi que tu le dis). je dois assumer maintenant.

    Te concernant, il est évident que ton couple fonctionne sur un autre mode et que de toute façon tu auras une relation avec ton ami. Maintenant que ton mari le sache ou pas, c’est à toi de voir, je te dis simplement qu’il n’y a pas beaucoup d’homme qui le supporterait. Lui seul pourrait le dire…

    Toi et moi vivons de façon différente une belle histoire avec un/une amie, et çà c’est merveilleux. Moi et mon amie, çà nous a redonné un coup de boost et cela se ressent positivement dans nos vies de couples. Une telle amitié est une des plus belles choses qui puisse arriver, et c’est bien vrai que c’est complexe.

    A nos amours !!!

  39. A nos amours Pierre ! Sois heureux, sans dommages collatéraux. Voilà ma vision des choses… Moi aussi, comme toi, c’était « Quand on aime, c’est pour la vie ». Et vlan, pareil, en double !
    Vive la duplicité ! Ce soir c’est mon anniversaire et je les aurai tous les deux avec moi. Une belle soirée…
    A bientôt!

  40. TROP FORT

    tu as su choisir les mots qu’ils fallait pour traduire exactement ce que je pense des femmes.

    chaque mots que je lisais je les ressentais au fond de moi et dans mon ventre.

    bravo mais surtout merci. merci.

  41. ce sentiment, un bijou , une perle rare .
    Il peut y avoir des amitiés plus forte que des amours .

    Le fait je pense de renoncer au côté physique de peur de tout gacher, pour faire durer ce sentiment le plus possible, donne davantage de force au sentiment . j’ai vécu 25 ans d’amitié avec un homme merveilleux qui hélas vient de mourir et le dernier mois nous avons partager ce qu’aucun couple ne peut partager dans ces moments là . Une liberté de paroles et de sentiments merveilleux.

    c’est un amour merveilleux car c’est une forme d’amour , ou la tendresse rentre en ligne de compte .

    c’est vraiment un sentiment unique .

  42. Pour avoir lu beaucoup de textes et essais sur ce sujet ainsi que de nombreuse discussions dans des forums, cette analyse est absolument remarquable et malheureusement tellement vrai. Merci aussi aux témoignages qui sont très touchants.

    J’ai vécu et je vis actuellement ce genre de situation et je comprends les conjoints de mal comprendre ce type d’amitié. Le texte de la chanson de Cabrel est très vrai, ce n’est pas facile de l’assumer. Souvent je me dis que cette relation est presque de l’infidélité affective ou émotive. L’engagement physique n’y est pas mais cette amitié peut s’avérer plus forte et profonde que ce que nous vivons avec notre conjoint(e). Et paradoxalement, cette amitié peut également contribuer à préserver et garder en santé l’amour que nous éprouvons pour notre conjoint(e). Mais comment résister à cet appel d’une personne pour lequel nous avons une grande complicité ? Nous savons pertinemment qu’à travers cette amitié nous vivrons des moments uniques de complicité et de compréhension tout en étant soi-même, sans aucun filtre et masque…

  43. Après toutes ces théories, je voulais juste donner ma définition de l’amour, dont on ne parle jamais assez:
    C’est d’être heureux au travers du bonheur de l’autre. Si possible grâce à l’amour qu’on lui donne.
    Selon cette définition, je suis profondément amoureux… de mon amie.

  44. decudesfemmes

    Je me suis vraiment reconnu dans tout cela, j’ai également eu une amie qui me faisait des allusions me donnant à penser qu’elle visait à vivre quelque chose avec moi.

    La grave erreur d’après ce que j’ai pu lire dans votre article c’est de lui avoir fait comprendre qu’une vulgaire histoire de cul ne m’intéressait pas. Deux jours après lui avoir dit cela, elle commence à m’éviter et 1 semaine après je l’invite et elle me dit que ce jour la elle reçoit des amis. Ce même jour où elle était sencé recevoir des amis de longue date, je la surprends avec un autre homme (qu’elle devait voir souvent en même temps que moi mais qui visiblement lui a fait plus comprendre que le sex était très primordial contrairement à moi). A cela elle m’annonce par msn comme si de rien n’était qu’elle sort avec cette personne comme par hasard depuis à peine 1 semaine. Elle me sort qu’il ne lui semble pas m’avoir fait croire quoi que ce soit sur une éventuelle relation entre nous, ce qui est totalement faux et d’ailleurs j’ai conservé nos échanges msn qui montrent toute l’ambiguité de ses propos.

    Après 3 mois sans se parler et avoir coupé les ponts avec elle (oui j’ai quand même ma fierté), elle revient aujourd’hui vers moi alors que visiblement elle n’est plus avec cet homme et j’ai l’impression que tout recommence comme si rien ne s’était passé, je suis de nouveau l’homme le plus merveilleux qu’elle ait rencontré. Mais je n’ai pas envie de revivre la même situation qui m’avait conduit à une totale dépendance de cette fille alors que j’ai réussi assez durement à me remettre de cette histoire.

    Donc pour l’instant ce sera « bonjour-bonsoir, comment tu vas ? » mais rien de plus. Je verrai à l’avenir ce qui se passera !

    En tout cas cette aventure m’aura montré que le romantisme n’existe plus et que mon grand défaut justement est d’être beaucoup trop romantique, ce que les femmes semblent ne plus souhaiter chez un homme aujourd’hui, préférant plutôt les aventures sans véritables lendemain !

  45. hello

    tu sais que tu preches un converti quand tu dis que toute la mascarade de séduction se fait pr le plus grand bonheur de la société de consommation. Je pense que tu as lu les autres textes de ce blog et que tu sais que c’est la conclusion de la saison 1. Je m’amuse d’ailleurs a voir que tous les pseudos dragueurs qui veulent faire leurs ronds sur la misère existentielle couplent leur « agence » de séduction à des prestations de « relooking ». Devoir s’aquitter de la dime de 2000 euros pour la corporation capitaliste pour espérer sentir l’odeur d’un vagin… C’est l’exacte réplique des milliers d’euros lachés en senteurs et en cosmétiques par les femmes…

    D’une manière générale, ce texte est le point de départ d’un réflexion qui va en ce sens. Partir de la tortueuse amitié homme femme pour comprendre comment la femme marche, puis, au lieu de s’arreter là et de la montrer du doigt, comprendre pk elle en est arrivée là, et évidemment, à qui profite le crime.

    C’est un tellement vaste débat que tu je te propose soit de se rencontrer pour en parler, soit d’attendre de découvrir mes idées lors de la saison 2. Contrairement aux apparences, je déteste internet et y rester trop longtemps me rend nerveux.

    A bientot
    /para

    EDIT:

    « Le Parasite, arrêtez donc d’apporter du poisson à vos lecteurs et lectrices. Si vous les estimez, apprenez leur à pêcher que diable ! »

    Par contre si on se voit, tu risques de te prendre une gifle pour cette phrase ;)

    Je trouve ca assez culloté de me dire ca, quand j’ai passé un an à écrire ce blog qui n’a eu pour ambition que de dire « les choses ne s’arretent pas aux apparences. Regardez toujours un niveau au dessus », et de rentrer dans une dimension analytique et explicative, la ou j’aurais pu me remplir les fouilles à donner des cours de séduction (avec ce blog, j’aurias rempli des wagons d’ateliers à 3000 euros la journée).

    Donc je respecte ta pensée, alors respecte mon travail, car tu sais que je fais partie des rares qui ne plongent pas dans la facilité de la pensée…

  46. Bonjour,

    Merci pour cet article qui m’a fait réfléchir !

    Je voudrais rajouter une autre exception à l’amitié homme-femme : l’amitié avec une ex !

    Ma seule véritable amie, c’est en effet une ex, avec qui ça a été sexuel dès le départ. Forcément, après la rupture, la phase de transition a été longue (6 mois à 1 an). Mais depuis, on est les meilleurs amis du monde : elle est toujours là pour moi, et réciproquement. Il y a toujours une « sexualisation », mais c plus un jeu , et elle en rigole. Je lui dis souvent : allez, tu veux pas te mettre à poil devant moi ? et elle « t’es vraiment un obsédé ! ».

  47. Bonjour Parasite,

    Ma phrase que tu a citée ne s’adressait qu’à cet article en particulier, et puis à l’époque je n’avais pas encore lu l’intégralité du blog (je ne l’ai découvert qu’en mi-juillet! 2008 je précise).

    Ce que je voulais dire, c’est que sur cet article, j’ai quand même l’impression que vous vous arrêtez plus à décrire les symptomes que la maladie. Et puis tel qu’il a été écrit, il ne m’inspirait pas grand chose, la réflexion semblant être exclusivement psycho-sociologique.

    Pour moi l’amitié homme-femme n’a pas grand chose à voir avec la séduction ou des considérations oedipiennes, tout est question de la place que l’on alloue à chacun dans la société, c’est peut-être ce point de vôtre argumentation que j’ai loupé (je devais être trop enervée à la vue du mot F.R.E.U.D., et puis vous ne vous êtes pas non plus étalé sur la question, mais quand vous avez parlé de « misère sociale » ça a beacoup résonné dans mon cerveau, et je serai ravie de connaître votre point de vue un peu plus en détail sur ce sujet).

    L’amitié homme-femme est un phénomène extrêment récent, donc compliqué à analyser à chaud, ce concept ayant été monté de toutes pièces parles thèmes freudiens et ceux de la séduction, qui sont à mon sens des conneries monumentales (d’ailleurs les penseurs de l’époque, dont Freud, ont du se fourrer un peu trop de coke dans le nez pour être à ce point honnêtes à ce sujet) pour appuyer l’industrie et la société de consommation de masse toute naissante.

    Car une société trop bien compartimentée ne permet pas la consommation de masse. Alors que brouiller les pistes et maintenir les humains dans un état de stress permanent, où ils ne savent plus qui ils sont, où ils vont, comment interagir, ça a le pouvoir miraculeux d’ouvrir en masse les porte-monnaie pour trouver un peu de répis et de réconfort de le rêve publicitaire. Monde de drogués.

    Mais je n’ai pas trop les moyens de m’étendre sur le sujet, vous m’en excuserez.

    Mais sinon, même s’il y a des points de divergence, sachez que je respecte votre pensée. On n’est pas les premiers à essayer de réfléchir sur le monde; ce que vous dîtes, et ce que je réponds, d’autres l’ont pondu bien avant nous, donc je ne me permettrait pas d’être cullotée (de toute façon je préfère les strings).

    Par contre autant rester sur le Net vous rend nerveux, autant sortir de chez moi et être physiquement en contact avec un être humain vivant me rend nerveuse.

    Sûr, une bonne gifle me ferait du bien mais serait sans effet vu les doses massives de benzodiazepine et d’ISRS que je m’enfile (je sais, l’automédication, c’est MAL, mais je suis née-morte au lieu d’être mort-née, faut bien faire avec..), aussi j’attendrai la saison 2.

  48. Coucou !!

    Je me renseigne, j’essaie de comprendre, je me renseigne… J’ai une bonne collègue de travaille que j’ai embauchée il y a un peu plus de 5 ans, et plus le temps passe, et plus j’en suis épris (on est toujours dans la même entreprise, mais nos parcours nous ont séparé professionnellement parlant… Ouf :-) )

    Elle sait bien ce que je ressens pour elle, et a remis plusieurs fois les pendules à l’heure. Quelques fois, elle coupe les ponts pendant 6 mois, mais est toujours revenue. Je l’ai invitée 10 jours dans ma maison de vacances il y a 2 ans, et cet été, surprise, elle m’a invité 2 jours, moi tout seul, pendant ses vacances en Août. Elle m’avait pourtant présenté son petit amis 10 jours avant :-( . Il n’était pas là. Je n’ai pas tout compris, mais j’ai bien sur accepté et passé 2 journées gravées dans ma mémoire.

    Elle sait que je ne pense qu’à elle, que ce n’est pas un plan B. C’est encore elle que j’ai invitée à dîner pour mon anniversaire (un super plateau de fruits de mer !!) début Septembre, et surprise, elle m’a offert une délicieuse boite de chocolats.

    Quand je suis avec elle, je la prendrai 10 fois dans mes bras, j’aurai pour elle des gestes tendres toutes les 10 secondes, mais elle a ce nouveau petit copain et officiellement, c’est ma meilleure amie. J’ai envie de partager plein de choses avec elle les soirs et week-ends, mais je me dois de freiner des 4 fers puisqu’elle est en couple (de « loin » semble-t-il quand même ??)

    Et c’est bien parce que c’est ma meilleure amie, au dessus de toutes les autres, que je voudrai aller toujours plus loin avec elle. Je crois que ce désir restera très vif tant qu’elle ne sera pas mariée.

    J’ai déjà perdu une excellente amis il y a une dizaine d’années, quel gachis… Et il n’est pas question que ça se reproduise. On se fait que la bise, je ne lui ai même pas caresser la main, rien… mais si un jour elle chavire dans mes bras, je la caresserai une nuit complète ;-)

  49. Bon ça y est c’est la rentrée, faudrait peut-être s’y mettre pour la saison 2 non? ; )

    De plus, et plus sérieusement, j’aurais aimé poser une question aux auteurs de ce blog, par rapport à ce que vous écrivez, mais c’est un peu « personnel » (et à but uniquement comparatif, par rapport à mon propre vécu je veux dire)…

    C’est frustrant d’attendre, pitain à cause de vous je vais devoir compenser par l’achat d’une énième paire de chaussures! : D

    D’autant plus qu’apparemment vous adorez brouiller les pistes…

  50. envoie un mail, fais comme tout le monde :)

  51. En fait, cet article me fait penser à la chanson « Il Macquillage Lady » versus « Cola Bottle Baby » (il faut admettre que les Punks Débiles ont très bon goût)…

    Non tantum homo homini lupus, sed etiam homo mulieri lupus… et inversement, serais-je tentée de dire..

    Triste société où l’on pousse la femme à séduire l’homme, tous les hommes, et l’homme à acheter la femme. A défaut de pouvoir s’apprécier, se désirer ou s’aimer…

    Triste société où l’on nous vend des anti-rides à 20 ans, comme pour nous préparer à l’avance au pire, histoire qu’on s’habitue. Le pire, ce moment où surgissent les rides marquées et où l’on prend enfin (quoi qu’un peu tardivement) conscience de son inutilité totale et du vide sidéral de sa vie, qu’on a mis tant de soin à recouvrir de fond de teint pendant 30 ans, mais face auquel on doit soudainement se sentir bien désarmée quand on s’est voilée la face pendant des décennies.

    Le mec sincère doit se sentir bien désarmé lui aussi, de voir son amour récompensé d’œillades et de grandes claques dans la gueule. La fille sincère n’est pas désarmée. Si elle est honnête, elle n’existe simplement pas, invisible parce qu’elle n’a rien à vendre.

    Il y a quelqu’un là haut qui doit nous en vouloir, à ne pas avoir instauré de rut chez l’être humain comme pour ses compagnons d’infortune du règne animal.. Obligés de cohabiter tout le temps ensemble, car en rut permanent. C’est trop glauque, prête-moi ton Glock.

    Quand je regarde ce théâtre quotidien où les hommes et les femmes se sont tous les deux dégoté le rôle de Guignol, je ne peux m’empêcher de sourire, mais bien tristement.

    Moi j’ai choisi mon camp, Guignol, très peu merci bien, je me contenterai d’être l’Ombre au royaume de L’Oréal.

  52. Merci beaucoup pour cet article très instructif et qui éclaire un peu mieux la relation que je suis en train d’expérimenter. Je vis très mal une situation d’amitié homme/femme, qui m’a été en quelque sorte imposée. De mon côté, un coup de foudre imparable s’est abattu sur moi le jour où une collègue de travail que je côtoyais plutôt occasionnellement à la cafét’ a pris l’initiative de m’appeler un midi pour aller déjeuner ensemble tous les deux à la cantine. Cette invitation (que je n’aurais sans doute jamais osé lancer moi-même) n’a fait qu’accentuer la forte attirance que j’éprouvais pour elle, et m’a mis dans un état émotionnel intense dont je ne suis toujours pas parvenu à me défaire 6 mois plus tard.

    Je proposais donc à cette jeune femme un nouveau déjeuner, qu’elle accepta, et au moment de nous dire au revoir je lui donnais une lettre, assez stupide je dois bien le reconnaître, dans laquelle je tentais d’expliquer mes sentiments et le besoin que je ressentais d’aller plus loin et de la revoir en dehors du cadre du travail. Une semaine plus tard, on se revoyait une nouvelle fois et elle m’expliquait alors assez clairement ne pas comprendre comment j’en étais arrivé là car, de son côté, il ne pouvait être question que d’amitié et rien d’autre, sans plus de détails ni d’explications (non attirance physique, le fait que je sois marié, autre, … ?). Nous décidâmes alors d’un commun accord, mais moi la mort dans l’âme, de continuer à nous côtoyer sur ces bases amicales : cela me paraissait beaucoup mieux que le « plus rien » absolu et définitif.

    Depuis, nous nous revoyons très régulièrement, échangeons des dizaines de mails, une vraie complicité a fini par s’établir, nous nous sommes racontés des tas de choses très personnelles et avons fait vraiment connaissance. Je sais qu’elle est célibataire et a priori sans attache particulière actuellement. Tout cela n’a fait qu’accentuer mon état amoureux. Nous nous sommes mêmes vus en dehors du boulot en tête à tête au cours d’un dîner au restaurant que je lui avais proposé (payé par moi bien sûr : « mort aux pigeons » nous dit Le Parasite, pour moi c’était la moindre des politesses et en plus le plaisir de faire plaisir). Mais là encore, le déroulement de la soirée m’a plutôt conforté dans l’idée qu’il y avait peu d’espoir pour moi d’aller plus loin avec elle. Je n’ai pas eu le courage de casser la spirale très bien décrite par Le Parasite, et pourtant je me rends compte depuis le début et encore plus à la re-lecture de l’article qu’il s’agit sans doute de la seule issue possible : «Pour ne jamais tomber en friend zone, il faut accepter l’idée que soit vous sortez avec cette fille qui vous attire et vous excite tant, soit elle ne mérite pas une place dans votre vie (et no turning back)».

    Mais, dans le même temps, j’apprécie énormément ces moments de discussion, d’échange et de complicité. Ce dilemme, et la décision éventuelle d’arrêter là cette relation me perturbent au plus haut point. Le manque n’est pas forcément la relation physique en elle-même, l’acte sexuel (je déteste vraiment les termes machos employés dans l’article du style « Vos intentions, je le rappelle, c’est de la baiser. Ni plus ni moins »). On peut être masculin ET romantique, non ? Ce qui me manque le plus donc est la tendresse que l’on pourrait échanger, les câlins, se serrer dans les bras, les bisous tendres. Je suis tellement perturbé par tout cela que je dois consulter régulièrement un psy, prendre des anxiolitiques pour combattre le malaise et l’angoisse qui m’habitent depuis 6 mois et troublent mon sommeil. J’en arrive à me demander si tout cela ne va pas se terminer par une bonne dépression. Les relations avec ma femme, déjà pas fameuses avant cet épisode, sont devenues assez bizarres : en fait, je me sens de moins en moins proche de ma femme, et de plus en plus proche de cette amie. En résumé, c’est la tempête dans la tête. Je serais ravi de lire vos avis, vos conseils. Combien de temps faut-il pour oublier ? Merci d’avance.

  53. Oulala, et moi je commence à douter d’être une femme! C’est typiquement ce genre de comportement masculin qui a fait que je ne parle pratiquement jamais aux hommes (et aux femmes aussi d’ailleurs) au travail (sauf quand je suis sûre qu’ils ne mélangent pas vie privée et professionnelle ou qu’ils sont gays, c’est malheureux mais c’est comme ça) et que je mange seule à la cantine.

    Si accepter de manger à la cafèt’ avec un collègue devient une acceptation tacite d’une relation sentimentale et/ou sexuelle, ça devient grave. Mais en même temps ce sont des comportements ambigus qui s’installent depuis pas mal de temps déjà, dans les compagnies qui veulent bosser « à l’américaine » : où le tutoiement est de rigueur, et où l’on se doit de parler de sa vie privée à chaque pause café. On ne sait finalement plus trop où est la barrière entre le collègue et l’ami (voir plus) et c’est assez dangereux émotionnellement.

    Enfin bref, je vais répondre à la caricature par la caricature : si toutes les parisiennes sont des putes vicieuses, eh bien allez tout simplement voir ailleurs, la connerie féminine ne justifie pas le sado-masochisme masculin.

    Vous n’avez pas l’air de savoir ce qui peut se passer dans la tête d’une femme. Je vais parler en mon nom (donc n’allez pas non plus extrapoler), mais il faut voir comment on est éduquées.

    Après la phase conte de fées, on a la phase féministe. Maman m’explique, au cas où je serais débile, que les princes charmants n’existent pas (elle ne dit rien au sujet des princesses…), et que pour obtenir quelque chose de la vie, c’est-à-dire un boulot merdique de secrétaire ou autre, où l’on sera payé 20% de moins qu’un collègue masculin, il va falloir faire comme les hommes (oui, « comme les hommes », et c’est les féministes – les femmes soit disant libérées de la domination masculine – qui le disent, c’est assez curieux ).

    Après la phase féministe, où l’on doit tout sacrifier à son travail, est venu pour ma part une phase disons « chaste ». C’est-à-dire que maman, qui a déjà pas mal embrouillé sa fille, va lui dire qu’au final, l’idéal c’est quand même d’être femme au foyer et n’avoir rien d’autre à foutre que de se faire faire une mise en pli toutes les semaines en choisissant son vernis à ongles de pieds. Mais surtout, surtout!, qu’elle ne doit pas s’offrir au premier venu, car tous les hommes sont des prédateurs. Et comme il n’y pas d’amour mais que des preuves d’amour, il faut tester le mâle. De fait, coucher pour réussir est honteux et à proscrire (on laisse ça aux putes), désormais pour réussir, il faut s’en tenir à la promesse implicite de contrepartie en nature.

    Donc si je résume, pour réussir ma vie je dois être une princesse (avoir une belle maison et une belle voiture, par contre s’en tenir à un enfant max. une fois casée) tout en étant féministe (faire comme les hommes, subir un esclavage salarial plutôt que domestique) sans être une pute (ne rien obtenir par le sexe mais par la promesse du sexe). Voilà comment normalement j’aurais du devenir une féministe vénale et chaste. Et ce d’autant plus que cet état de fait n’est pas contredit par la société, ni par les médias, et apparait donc comme la norme.

    Tout ça pour dire que c’est bien gentil de fustiger le comportement des femmes (oui, des femmes, c’est clair qu’on est toutes des copies conformes) mais il serait peut-être plus judicieux de décortiquer les causes et les motivations de tels comportements. En précisant que si c’est par des conceptions psychanalytiques bizarroïdes et d’un autre âge que vous comptez comprendre les femmes, vous êtes un peu mal barrés.

  54. Je tiens quand même à préciser que mon discours n’est pas vindicatif. Je n’en veux pas aux hommes qui pensent ce qu’ils pensent (que les femmes sont vénales de par leur condition biologique), en fait je m’en fiche un peu. C’est simplement la société qui nous modèle qui est ainsi faite, même si ça n’excuse pas tout.

    Dans les systèmes monarchiques tout était plus simple : la valeur d’un individu s’appréciait de par sa naissance. Ainsi le fils d’un roi avait droit à tout, le fils d’un noble ou d’un bourgeois à beaucoup et le fils d’un paysan à rien. Les femmes n’avait de valeur que par leur capacité à enfanter, c’est-à-dire de subir la loi du mariage ou du droit de cuissage.

    Depuis, la valeur de l’individu, homme ou femme, s’apprécie par rapport à ce qu’il/elle possède. Ceux qui ne sont pas d’accord en sont réduits à ramasser les miettes ou à vivre une vie de clochard(e).

    Dans le premier cas il n’y a pas de place pour les sentiments, dans le second ils sont au service de ce principe supérieur qui est que l’on n’est que ce que l’on a.

    Mais tout de même, je suis étonnée par vos conceptions des relations amoureuses ou sexuelles. J’ai l’impression que pour vous ça se réduit à un braquage de banque.

    Du point de vue de la femme, l’homme n’est qu’un prédateur qui lui vole sa virginité (avant de la jeter comme un Kleenex), qui malheureusement ne peut plus après se réclamer au service « lost and found ». Il faut donc prendre avant de perdre. L’acte sexuel est vécu comme une intrusion (dans le sexe) qu’il faut compenser par une contre voire une pré-intrusion (dans le portefeuilles).

    Du point de vue de l’homme, la femme utilise son corps et/ou ses charmes dans l’unique but de soutirer leurs bifetons aux pigeons. La femme digne d’intérêt doit se contenter d’aimer l’homme pour ce qu’il est et non pour ce qu’il apporte, c’est-à-dire sans chercher à échanger, sans changer au contact de l’autre ou le faire changer à son contact. Quel est l’intérêt d’une relation où l’on ne fait que regarder l’autre sans interagir avec?

    C’est un monde bien réducteur et bien déprimant celui où vous semblez évoluer…

    Quant à votre conception de l’amitié homme-femme, qui doit être exempte de toute séduction, c’est la même conclusion, quel intérêt d’aller vers quelqu’un si l’on est pas somewhat attiré par cette personne? Toutes les relations humaines non imposées (comme les relations professionnelles) sont basées sur une attirance, sinon elles n’existeraient simplement pas. Être séduit par quelqu’un a-t-il pour conséquence nécessaire une relation amoureuse ou sexuelle? Et qu’est-ce que la séduction alors? Elle ne semble pour vous ne se réduire qu’à une attirance physique ou patrimoniale. Heureusement il reste des gens sur Terre qui peuvent être séduits par la bonté d’âme, par la force de caractère… bref par bien d’autres choses qu’une belle gueule ou un gros portefeuille, et pour qui la séduction ne mène pas exclusivement à la chambre à coucher.

    Des gens enfin pour qui l’amitié est une relation qui se « tisse » au même titre que l’amour, et non une relation que l’on doit préalablement « détisser », épurer de toute séduction ou attirance, et n’est pas la résultante d’une collision accidentelle entre un homme et une femme qui ne s’attirent pas, ni une sorte de capitulation suite à une cohabitation prolongée entre un homme et une femme.

    Un choix est forcément intéressé, il faut arrêter de sacraliser l’amitié, qui se doit par principe d’être désintéressée (ou donc personne n’apporte rien à personne) et où l’on se parle de tout et bla bla bla, tout en ponctuant chaque phrase, chaque comportement d’un signal « mais attention, hein, en tout bien tout honneur! », comme si l’amitié en était réduite à la parole et l’amour au non-dit et au geste.

    Je suis une femme, donc j’ai peut-être des capacités intellectuelles limitées de part mon oisiveté pathologique, mais je suis quand même étonnée.

  55. ouah ca craint je me suis reconnu intégralement avec une fille que je veux choper depuis des mois et qui m’esquive dans tous les sens sans me rembarrer cash!!! putain j’suis un vrai stéréotype ca craint!!! je pense que toutes les conneries classiques du mec, je les ai faites sans exception, et elle toutes les feintes des meufs elle me les a faites aussi!!! shame on me…
    j’avoue je suis encore scotché, je vais relire l’article quelques fois encore, ca me fera pas de mal!!
    merci pour cet article, digne de grands pick-up masters!!

  56. Coucou !

    Les filles se diraient « quel pigeon ! Il m’invite au resto le jour de son anniversaire, il n’a pas d’autres amis… » ??

    Mais la personne invitée sait très bien que si c’est elle qui est invitée c’est bien parce que c’est la 1ère

    Et ça fait plaisir d’inviter cette personne justement ;-)

    Et l’objectif, ce n’est peut-être pas d’avoir une fille, n’importe laquelle ou presque dans son lit, mais celle qu’on aime dans ses bras ! Je me trompe ? Il est où le sentiment amoureux dans ce blog, vous savez, ce qui fait battre les coeurs plus fort, beaucoup plus fort !!

    David : si je ne peux me permettre, démissionne, trouve toi un autre job, et surtout, chouchoute ta femme !!!!

    Et « pour faire rire tout le monde », celle qui me fait vibrer ne donne plus aucun signe de vie depuis 1.5 mois, du jour au lendemain, sans prévenir (cf. haut).

  57. Bonjour à tous,

    Tout d’abord bravo pour ce texte, j’espère ne pas penser comme ça dans ma tête de fille… pourtant, cela me fait me poser beaucoup de questions…

    Ce texte m’a fait super peur… Je vis une relation amicale à distance depuis le début de mon adolescence, c’est-à-dire depuis plus de 10 ans. Au départ, c’était par courrier et mail, puis par messagerie instantanée, puis par téléphone… Au tout début, il y avait peut-être un jeu de séduction ultra léger mais on était adolescents et tous les deux célibataires…(bref, des discussions « filles-garçons » de collège, rien de bien méchant, et on a eu des amoureux et amoureuses chacun de notre côté…). Au fil du temps notre relation s’est renforcée. Bref, je ne l’ai jamais vu mais je suis dépendante de lui, on se raconte nos vies quotidiennement, souvent pendant des heures. Je me suis aussi rendue compte que je le connaissais aussi bien, voire mieux que son ami d’enfance, qui lui habite aujourd’hui en France et que j’ai déjà rencontré.

    Donc, comme je l’ai dit, j’ai une relation fusionnelle avec lui depuis plus de 10 ans. Je suis aujourd’hui en couple avec un garçon depuis plusieurs années déjà. Nous sommes sortis ensembles et tombés amoureux quelques années après. Il a toujours vu cette relation d’un mauvais oeil d’ailleurs… mais bon il est rassuré compte tenu de la distance qui nous sépare (plusieurs milliers de kms)… Il me parait aujourd’hui évident que je ne vais pas tarder à aller voir ce meilleur ami inconnu puisque mes études sont finies, et que je vais donc commencer à gagner de l’argent pour me payer ce fameux billet d’avion…

    Plusieurs choix s’offrent à moi:
    - partir en couple le voir (on aurait peu de moments à nous, sans mon amoureux… en sachant qu’il n’a jamais participé à nos conversations et qu’il serait probablement à part et donc encore plus jaloux)
    - partir seule (mon amoureux serait probablement en panique totale et ça risque de me travailler pendant tout le séjour)
    - ne jamais le rencontrer (continuer comme maintenant, en imaginant une rencontre idyllique… sans qu’il n’y ait jamais de rencontre)

    J’ai vraiment peur, tout le monde autour de moi me fait sentir qu’il y a anguille sous roche, qu’il va probablement espérer plus que des parties de rigolades et des longues conversations… d’autant plus qu’il est célibataire. De mon côté, j’attends cette rencontre depuis tant d’années… mais je ne veux pas gâcher ma relation amoureuse actuelle.

    Et puis, depuis quelques temps, je dirais même depuis que je lui ai fait part de mes craintes, il me semble jouer sur cet ambigüité: « je suis tactile… », « je risque de te prendre dans mes bras sans raison… ». Bref, c’est ce genre de phrases et de situations qu’il s’imagine qui me mettent mal à l’aise. Et si je tombais amoureuse de lui comme tout le monde me le prédit??

    Bref,en tant qu’hommes et femmes concernés par le sujet, que pensez-vous de cette situation? Comment faire face si ça se complique? Comment éviter les complications sans perdre cette relation qui est si importante à mes yeux?

    Merci de votre aide.

  58. Ha mais le but c’est de baiser ?

    Haaaaa mais minceeeee…

    C’est pour ça que je plante à tout les coups, alors ? !

    Ha ben j’ouvre les yeux, là tout à coup, en tant que mec.

    J’imagine que si j’ajoute que c’est pas trop mon but quand même, on me dira que c’est quand même mon but mais que je suis, selon l’inspiration du moment : lâche, hypocrite, refoulé, coincé, dans le déni ou à enfermer.

    Ben l’essentiel, c’est que j’le vive plutôt bien ; )

  59. Après la réaction à chaud, la version « cerveau rebranché », parce qu’il me semble que tout ça mérite de plus amples développements.

    Ce qui se joue ici, à mon sens, dénote en effet d’un enjeu bien plus important qu’il n’y paraît. Et même, d’un enjeu identitaire.

    ces dernières décénnies, on a été témoin (voire « on a participé à ») un glissement de point de vue relatif à l’amour, un changement des mentalités, une grande désillusion, un « amour, rêve trompeur » dont l’individu moderne ne veut plus, ce qu’on retrouve traduit par le florilège de toutes ces nouvelles séries « sans tabou » qu’on voit envahir les écrans noirs de nos nuits blanches, leur haut potentiel identificatoire ( »c’est exactement moi ! »… Ou qui je voudrais être) et leur succès en conséquence.

    Après avoir vécu des siècles dans l’ombre contraignante du mythe de l’amour, enfin, nous avons grandi, rattrapé par sa réalité, déçu de s’apercevoir qu’on a été floué, que l’on nous a menti, alors en réaction, on s’inscrit soi-même dans un grand mouvement universel pour le démystifier, dénoncer son hypocrisie, sa fausseté, l’assumer pour ce qu’il est vraiment (/s’assumer pour ce qu’on est vraiment).

    Tout aurait pu s’arrêter là.

    Seulement en ruant à grand cris dans les brancards, en jouant la carte du désidéalisé, de l’hormonal, du conditionemment psychologique, de l’amour-sans-sens-supérieur (attirance, attirance ! Instinct, instinct ! Quoi de plus vrai ?), finalement, on tombe dans l’excès inverse : on ne le dépouille pas seulement de ce qu’il a de faux, en fait, on le dépouille de tout, sans distinction, et par extension, de ce qu’il pourrait avoir de potentiellement vrai. On ne garde que des contours vides, la marque d’une absence, que l’on remplit tant bien que mal avec ce que nous laisse la biologie. On a tellement peur d’être comme celles et ceux qui nous ont précédé et qui se sont laissé aveugler, de se retrouver dans le camp des naïfs, des immatures, des idiots du village qu’on se refuse formellement à y croire ne serait-ce qu’à peine. On donne la primauté aux jambes en l’air et au magnétisme animal et on sourit avec condescendance à ceux qui prétendent chercher plus (les fols !) en répétant plus souvent qu’à notre tour « hé quoi ? On est tous des animaux, dans le fond, il nous faut l’assumer ».

    Mais il y a ici un paradoxe de taille. On n’est pas plus lucide pour autant, en fait. On n’est pas moins naïf ou immature. On le paraît, mais à nouveau, on est dans l’apparence, le mythe et l’illusion. Pourquoi ? Parce que bien qu’on l’ait dépouillé de tout ce qui caractérisait le mirage de l’Amour avec une majuscule, on persiste a appeler le peu qui en subsiste, l’attirance et la biologie « amour », on ne change pas le terme, juste ce qu’on met derrière. Or le cas échéant, le mensonge n’en est que plus important. Si, justement, ce n’est pas de l’amour, pourquoi l’appler ainsi ? Si justement, l’amour n’existe pas vraiment, pourquoi en conserver le nom et se cacher derrière ? Si l’amour n’est « que ça », pourquoi ne pas lui donner le nom qu’il mérite, au lieu de prolonger la confusion dans laquelle étaient plongés nos ancètres ? Parce qu’on n’a renoncé à cette illusion qu’en apparence et que l’on s’y accroche, mais d’une autre façon. Pas plus sensée ni plus réelle, d’ailleurs. Juste plus commode, plus arrangeante. Juste plus « dans l’air du temps ».

    Alors bien sûr, je suis d’accord, il y a de fortes probabilités que l’amour « vrai » n’existe pas, et donc que l’amour n’existe pas du tout et ne soit qu’un terme qui nous sert à emballer une réalité qu’on se refuse à assumer pour ce qu’elle est, si fort qu’on fasse semblant. Peut-être que l’amour, oui, ce n’est que deux personnes qui partagent la même illusion.

    Mais justement, partant de là, on n’est plus limité, on n’est plus complètement soumis aux lois de la nature, on peut imaginer, se détacher, réinventer, donner notre sens à l’union. Si rien n’est vrai, alors, autant l’assumer, oui, tout envoyer promener, les Oedipes, les projections, les bouffées de chaleur, et nous appliquer à construire le mirage qui nous ressemble. Mieux, à long terme : en faire une oeuvre d’art, et le vivre comme tel !

    On a bien marché sur la lune… Dès lors, ça n’aura rien d’un exploit.

    Chacun a sa vision de l’amour. Son mensonge. Et cherche à le/la partager avec une autre personne qui, dès lors, lui donnera de la matière, en fera un début de réalité.

    L’amour, pour moi, dès lors ? Ce que je cherche ? Ce qu’il signifiera quand je l’aurais trouvé ?

    Il signifiera que j’existe, tout simplement. Il ne sera pas moins égoïste, pas moins futile, pas plus « supérieur », « transcendental » que vos parties de jambes en l’air. Mais il sera mien. il m’appartiendra. Et si je ne trouve pas, qu’importe, je préfère poursuivre en vain un mirage qui me ressemble que de me perdre dans un mirage qui ne me ressemble pas.

    ça n’a rien d’hypocrite. C’est juste mon évidence.

    Je ne cherche pas quelqu’un qui me tienne chaud la nuit, ou qui m’envoie au septième ciel. Je cherche quelqu’un qui, même si je ferme les yeux pendant un moment, même si je me laisse aller, sera toujours là quand je les rouvrirai. Quelqu’un qui sera plus qu’un rêve, qui sera là et qui, en étant là, me dira que je vaux la peine, me dira que je suis quelqu’un, me dira que je respire, quelqu’un qui sera le sens de mon existence, qui donnera leur valeur aux choses, aux mots, aux heures, en les partageant avec moi… Quelqu’un qui fera que je ne serais plus seul (au sens fort du terme), quelqu’un qui fera que je ne serais plus vide, quelqu’un qui sera le témoin de mon passage sur cette terre, qui sera mon regard extérieur, ma preuve, mon étoile polaire. Car s’il n’appartient qu’à soi d’avoir de la substance, celle-ci n’existe jamais que par les autres.

    Le reste, en regard, n’a que peu d’importance.

    Et si j’existe…

  60. Merci a tous, contributeurs de ce sujet. J’ai cru être dans un impasse ou je m’étais fourvoyée plus ou moins consciemment, mais vos mails m’indiquent que je ne suis pas toute seule, pire que c’est d’un classicisme exaspérant quand on a fait un minimum de psychologie, ce qui n’est pas mon cas. Je suis plutot scientifique et cartésienne, mais je dois bien admettre qu’entre ce que je dit, ce que je pense, ce que je m’autorise à penser, ce que je fait et ce que je ressens, il y a des décalages que les autres peuvent prendre comme des mensonges ou de la malhonneteté.
    Il y a une dizaine d’années, étudiant célibataire, j’avais un amant étranger qui avait une fiancée chez lui. Il était clair dès le départ que cette relation ne devait durer que l’année scolaire. Il est reparti chez lui et je suis restée comme une vieille chaussette, n’ayant pas voulu m’avouer que je l’aimais et n’ayant donc rien fait pour le retenir. La vie a continué et je me suis mariée et j’ai des enfants. Mais dans ma tete, je suis toujours restée avec cette relation pas vraiment terminée volontairement, avec l’espoir que peut etre un jour…
    Sauf qu’il est revenu une semaine en France, qu’il m’a fait signe et que j’aurais sauté dans ses bras si j’avais été célibataire. Ca m’a fait très plaisir de savoir qu’un homme avait encore de l’attirance pour moi. Mon mari savait l’attirance que j’ai toujours eu pour lui et n’avait pas du tout envie que je le voie. Je n’étais pas claire dans « pourquoi est ce que j’ai besoin de le voir? » ni pourquoi est ce que lui a envie de me voir. Finalement, nous avons passé une apres midi ensemble, en ce qui me concerne, pour mettre moi-meme un point final à cette histoire. Nous avons parlé très librement de où nous en étions professionnellement, personnellement, des difficultés du quotidien. Une bonne conversation entre amis. Il m’avoué que j’avais beaucoup compté pour lui mais qu’il avait fait au plus simple, qu’il n’était pas heureux et qu’il m’aimait toujours. Je l’ai recadré en lui faisant comprendre que j’étais heureuse avec mon mari, que je n’ai pas besoin d’un amant, mais que je voulais rester en cantact avec lui (pourquoi?). Il ne reste plus que la place d’un ami. Et il est reparti. Je ne suis pas sure d’avoir mis un point final, en fait.

    Et c’est là où j’ai du mal à savoir ce qui peut se passer entre nous. Vaut il mieux l’amitié que rien du tout? Mais après tout ce que que vous avez écrit sur l’amitié homme-femme, je m’interroge. N’est ce pas se faire du mal que d’entretenir une flamme, souffler sur des braises qui ne demandent qu’à repartir (en attendant quoi?)? Si je les laisse repartir je flambe 10 ans de ma vie, mon mari, mes 2 enfants, sa femme et ses 2 enfants. Beaucoupe de dégats, pour quoi? Je ne peux (veux?) pas faire ça.
    Rien de physique n’arrivera évidemment, mais est ce que parler de nos sentiments, échanger des mails à l’insu de mon mari, ce n’est déjà pas de la tromperie ? Ou est la frontiere entre ce qui est acceptable ou pas pour l’autre?
    Où est la frontiere entre l’intimité de mes conversations et son besoin de savoir ce que je ressens pour me connaitre?
    Doit on tout partager dans un couple?
    Toute vérité est elle bonne à dire?
    Ce serait plus simple de couper les ponts, mais je ne peux (veux?) pas.
    Je continue à me torturer les boyaux de la tete, mais pour moi cette introspection n’est pas naturelle. C’est une corvée qui me prend un temps fou. Finalement c’est plus facile à faire par écrit, (désolée pour vous!) ça m’oblige à mettre des mots sur ce que je ressens. Si vous aviez un bouquin à me recommander, ça m’éviterait de reprendre le chemin que des milliers d’autres ont suivi avant moi, tous ces ponsifs rabachés…

  61. c’est beau…
    j’ai la larme à l’oeil par tant de vérité si clairement expliquées.
    J’ai moi meme rompu tout contact avec ma meilleure amie il y a un an et elle conrrespondait trait pour trait à cela.

  62. Bravo pour ce billet, très juste, lucide et honnête sur beaucoup de points. Je m’étonne en revanche de l’analyse des rapports entre femmes, beaucoup moins conflictuels et vachards que vous le décrivez. La solidarité, l’affection vraie, le soutien inconditionnel existe aussi entre filles. D’autre part, une partie de votre analyse est encore marquée par cette déception amicale ( aussi cruelle que les déceptions amoureuses en ce qui me concerne.) Toutes les femmes ne sont pas si manipulatrices, surtout, vous n’êtes pas des victimes. Les hommes, comme le montre ce billet ont tous les outils d’intelligence ou de psychologie pour déjouer les fausses amitiés. Pourquoi cette amertume ? Pourquoi aussi vouloir nous idéaliser ? Pourquoi faudrait-il être « pure » pour être aimée ou simplement respectée et appréciée ? Je crois que le véritable amour et la véritable amitié n’existent qu’en acceptant l’humanité, foncièrement imparfaite des autres, hommes ou femmes, pas en les drapant d’un voile idéalisant qui finira toujours par se déchirer, et qui est une manière de ne pas les accepter vraiment. Il faut autant s’en vouloir d’avoir été aveugle et trop exigeant, qu’à la personne en question de vous avoir « manipulé ». Mais je « psychologise » je le reconnais… défaut typique de mon sexe faible, mais parfois fiable aussi.

  63. On se reconnaît dans pas mal de situations décrites dans ce billet qui m’a quelque peu éclaircie. Toutefois je déplore la diabolisation récurrente de la femme décrite comme manipulatrice, séductrice permanente, etc. C’est probablement vrai dans certains cas mais ce billet laisse à penser que c’est valable dans la majorité des cas…

    Enfin, cela confirme tout de même, et c’est bien dommage, que de manière générale l’homme ne s’intéresse (en tout cas au premier abord) qu’aux femmes qu’il peut potentiellement mettre dans son lit.

  64. Tout à fait d’accord avec vous Loveuse, et bonne conclusion de Judith.
    Les hommes, je pense, on du mal à percevoir les femmes comme leurs égales, et n’accèptent pas d’elles ce qu’ils se permettent de leur faire.

    Un homme marié tombe amoureux de sa collègue alors qu’elle ne lui propose qu’une amitié ? et c’est elle la $^ù`$^ ???
    Non mais sérieux……
    Quittez votre femme déjà, vous verrez bien après….

    J’ai beaucoup d’amies filles, on s’entend très bien, d’autre on été très connes et je les ai jartées…de même pour les hommes.

    J’aime être présentable, coiffée et maquillée (pas peinturlurée) que je reçoie une amie fille, un pote, que ce soit ma mère, mon père (non je ne suis pas amoureuse de mon père, une cousine ou autre…et non pas dans l’unique but d’allumer un mec et de lui faire comprendre que « je me suis fait belle pour lui DONC je veux coucher avec lui ».

    Si les mecs pensaient moins avec leurs bites, l’amitié homme-femme seraient bien plus facile et non pas dépendante du fait que ce soit « la femme » qui envoie des signes ou non sur une possibilité de « vas-y mets moi ma pétée je suis en manque et en plus je veux rendre ma « target » jalouse et bla bla bla… »

    On ne doit pas fréquenter les mêmes personnes, les mêmes filles…
    On pourrait reprendre ce texte et remplacer le mot « femme » (ou salope ou pétasse et j’en passe) pas le mot « homme »

    ha la la tout pourrait être si simple…
    Voilà, ce n’était que mon humble avis de pauvre femme que je suis et m’en retourne à ma pôôôôôôvre petite, toute petite vie LOL

  65. Yo !

    Ouep c’est vachement tranché parfois comme annalyse, mais bon, c’est tellement ça!

    enfin… content de trouver des articles intéressant à ce sujet, je me sent un peu moin con du coup…
    ;)

  66. J’arrive très tard sur ce blog et vous félicite pour cet article extrêmement intéressant.

    Vous décrivez très bien le comment mais avez oublié plusieurs choses, notamment le rôle des phéromones, hormones et autres qui constituent la « biochimie du coup de foudre », ainsi que l’influence des instincts liés à l’évolution de l’Homme (l’homme remarque d’abord les seins de la femme – aspect d’entretien de la progéniture – et la largeur du bassin – capacité à enfanter; la femme cherche un homme apte à la protéger, donc bien bâti physiquement et /ou émotionnellement – recherche du mâle dominant et sélection du reproducteur pour améliorer l’espèce ) et de l’environnement (étant actuellement en mission au Vietnam, certains aspects de votre article y sont invalidés).

    Le fait que vous ne considériez que l’aspect « mécanique » de tout cela me chiffonne un peu. N’est ce pas réduire les relations hommes femmes à des jeux subtils, ce juste dans le but de satisfaire des pulsions ( »butiner » pour les hommes, satisfaire le désir de maternité pour les femmes) ? Vous faites comme si nous, les hommes et femmes, n’étions que des victimes ou des maîtres. Nous ne sommes pas que cela mais le résultat d’une interaction complexe entre notre corps, notre perception émotionnelle et raisonnée ainsi que notre environnement.

  67. Si je suis tombé sur ce blog, c’est que moi-même je réfléchis un peu sur le sujet.

    J’ai 36 ans, 2 enfants et je suis marié à ma meilleure amie que je connais depuis 18 ans… Nous nous sommes déclarés notre flamme après un 10aine d’années d’errance dans une sorte d’amitié. Je dis « sorte de » car nous avons bien évidemment rediscuté de ces 10 ans. Il est évident que nous sommes tombés amoureux l’un de l’autre dès le premier échange de regard (je me souviens précisément de ou, quand et comment!…). Ce qui a entretenu cette amitié pendant 10 ans, c’est la peur de perdre l’autre en avouant son amour. Et plus ça avance, plus c’est dur, jusqu’à une sorte de déclic, une évidence, comme si finalement, il n’y avait plus de place au doute ( »elle m’aime, c’est sûr… »).

    Et voilà qu’aujourd’hui je revis cette relation depuis 1 an mais en sens inverse avec une autre femme. Elle est tout simplement superbe. Il faut voir le nombre d’hommes qui lui tournent autour. Mais elle est malheureuse comme une pierre. Elle est célibataire. Nous avons eu une aventure. Tout a commencé de là. Je n’ai rien contrôlé, c’est elle qui est venue, et je l’ai laissé faire. On s’est aimé pendant plusieurs semaines. Et un jour, elle a tout arrêté. Elle soufrait. Elle m’a récemment dit, que je n’aurais jamais quitté ma femme pour elle et qu’elle ne voulait plus souffrir. Du coup nous avons fait le « choix » de l’amitié, pour ne pas se perdre… à nouveau… J’ai joué le jeu… Je joue le jeu… On se voit régulièrement en cachette, on s’écrit quotidiennement. On s’envoi des SMS la nuit. On pense tout le temps l’un à l’autre. Vous l’avez compris. On s’aime. On se le sous-entend. On se le dit. Quelle torture.

    Mais nous aimons entretenir cette amitié, car (et on se l’est avoué), on a tous les « avantages », sans les inconvénients (du moins on essaye de s’en persuader). Plus de rupture, pas d’histoire de fesse, juste de la tendresse et de l’écoute !

    Cependant, je pense souvent que nous devrions arrêter cette relation, car en vérité elle nous bouffe de l’intérieur et nous empêche de vivre nos vies normalement. Tout cela me fait aussi dire que je suis un peu lâche (j’ai rajouté le « un peu » par self esteem). Mais ça c’est un autre sujet…

    Alors voilà, pour ce qui est de l’amitié Homme-Femme, l’expérience me montre que, en théorie c’est possible, mais qu’en pratique le concept est limité… sinon, pourquoi en parlerait on autant ! : ))

  68. l’amitié est un cadeau, sana attente en retour, qu’on soit homme ou femme… le désir peut s’ajouter à cela, le plaisir aussi, du moment que l’attachement ne vient pas tout gâcher ! et puis aussi, si la société nous laissait libres de nos amitiés… mais une amitié homme-femme est encore trop mal vue, trop connotée pour être acceptée telle quelle, sans questionnements… et pourtant, peu importe ce que font ces deux là, du moment qu’ils se respectent et respectent les autres !?
    qqs éléments de réflexion ici : http://blog.ifrance.com/lafeepourquoipas ( »questions en A »)
    merci pour cet article, trop connoté homme effectivement, pour moi aussi… à vous de me dire si mon texte à moi est trop connoté femme ^^

  69. vraiment ça !!

  70. C’est vrai moi aussi je me reconnais la ded

  71. C’est dingue !
    je dois être une extra-terrestre …
    j’ai rencontré il y a 3 mois un homme avec qui, je viens de faire le compte, j’ai passé 18 week-ends (sans les nuits…) en tout bien tout honneur et il y a quelques jours, j’ai pété les plombs.
    J’ai pris rendez-vous avec lui pour qu’on parle ensemble de « nous ».
    Il a accepté le rendez-vous sans aucune hésitation et m’a dit d’emblée : je crois à l’amitié hommes-femmes.
    Et débrouille toi avec ça … je ne crois pas être complètement laide, nous avons énormément d’affinités et il essaie tout simplement de me faire croire que je me suis faite un film …
    Evidemment, nous sommes célibataires tous les 2 !
    j’y comprends rien …

  72. Weaver Blackstar

    MERCIIIIIIIII! MERCI 100000 fois après 1 an d’analyse et d’insulte en tous genres ce texte n’a fait que confimer mes résultats. Les relations H/F sont tellement interessante a regardé et a analysé qu’il faudrait faire des mémoires entiers lol!
    Pour ma part pas mal de mes contact féminin vont sauté de mon répertoire! (sauf celle qui lache les infos ^^ sa fait le mec très interessé mais bon tant pis) En tous cas merci !

  73. Weaver Blackstar

    Mais je constate surtout suite a certains poste certes je dois certainement mal analysé mais, suite a certaines réactions vive nous ne pouvons constaté qu’il y a un réel déni de la part de la gente féminine. Que la séduction et les codes mêmes du couple, ainsi que la place de l’individu dans le couple, et également la place du couple dans la société est remis en cause (j’extrapole mais sa fait pas de mal ^^)…

    J’ai pu constaté avec un ami qu’a tout âge les hommes comme les femmes vivent dans le mensonge ( je ne vous apprend rien) mais en matière de séduction et de code en tous genre, il est je pense nécessaire de constater que la gente féminine n’ADMET PAS! qu’elle réfute sans arrêt ( la je parle du manière générale) et que sur beaucoup de point de vue la question même de l’égo n’est pas souvent abordé (je parle pas des comm précédents nécessairement) Que oui le fondement même d’une relation H/F repose sur la stimulation de l’égo donc une illusion d’un certains bonheur.

    Mais du fait de la sacralisation non seulement du sexe par notre société mais également par la féminisation de la séduction et surtout de la PENSEE ! Remettre en cause les fondements même de la séduction c’est remettre en cause le fondement même la société ( j’adore extrapolé ^^), mais comme il est dit dans un article, le féminisme se saborde et que certes protégé aimer les femmes est une bonne chose, les rendre sacré en est une autre mais bon tout est déja dit dans l’article …..

  74. Ce qu’il faudrait rendre sacré pour certains, c’est surtout l’orthographe.

    On parle de mauvaise foi féminine mais ça me fait doucement rire.

    Comme tous les autres animaux sur cette terre, les femmes (et non les hommes) ont des cycles de reproduction, ce qui pourrait expliquer de manière beaucoup plus simple ce qui est défini par  » souffler le chaud et le froid ».

    La différence fondamentale entre un homme et une femme en quête de reproduction est en effet simplissime, mais on a tendance à l’oublier : le but de l’homme est de fertiliser un nombre le plus important possible de femmes afin de transmettre son patrimoine génétique, tandis que la femme cherchera un homme pour son futur enfant. Cela explique peut-être qu’une femme va spontanément s’entourer d’hommes, et discrètement faire jouer la concurrence, à un niveau plus ou moins conscient, afin d’évaluer le potentiel génétique et social des hommes qui l’entourent.

    N’étant plus sous l’obligation de procréer, mais avec ce passif datant de la naissance de l’Homme, la femme fera souffler le chaud et le froid auprès de ses différentes target, semant le doute, sans même plus à avoir à écarter les cuisses à la fin de la partie, et pourra tirer avantage de cette situation à d’autres fins (se faire payer un resto ou les dernière Manolo Blahnik à la mode).

    Donc pour ceux qui ont une mâchoire carré, un corps viril, un compte en banque à cinq zéros, la dernière paire de Nike Air de chez Colette ou que sais-je, la partie est plutôt facile.

    Pour les autres, ma foi, ils doivent se contenter de rejoindre le lot de tous les animaux mâles de la planète… la ruse, l’entourloupe, la roublardise… pour arriver à leurs fins.

    L’homme, la femme, qui est le plus mesquin?

    Je me demandais toujours pourquoi ces questions d’amitié homme-femme est si compliquée alors que pour moi c’est juste limpide comme une amitié homme-homme… Peut-être l’absence de libido. Est-ce que cela se réduit donc à nos hormones? Nous sommes des animaux comme les autres, nous avons des ailes pour voler et des boulets aux pieds, c’est si pathétique…

  75. boujours a tous
    Evitant les relations extra professionnelles , je me suis fait inviter a boire un verre par une collegue apres plusieurs tentative d esquive . Cette collegue m ayant confisque mon agendat et notant son prenom a la date qui lui convenait (le 8 juillet).
    Le jour J , BOUM coup de foudre en la voyant en civile dans un autre contexte je suis tomber raide dingue . En suis une soiree parfaite (resto , mojito , second mojito …). A la fin de la soiree je lui fait la bise et je me sauve le coeur lourd mais fidele a mes principes (eviter ce genre de relation au boulot). S’en suis apres des echanges de coup de fils sms (genre « j espere que la compagnie et moins agreable » quand elle apprenait que j etait sortit avec quelqu un d autre) ce qui n a qu enflamer mes sentiments naissant envere elle . Pour remedier a cela je decide de partir seul en vacances (c est mon habitude) (depart le 8aout) . En apprenant mon depart elle m interpelle et m impose (se sont ces termes) sa presence lors de mon escapade , j essaye d organiser un rdv pour essaye de tirer les choses en claire mais elle me dit : « ne cherche pas a comprendre prend une seul chambre et deux lit (detail a retenir) . Arrivee a barcelone (lieu choisit des vacances) et prenant possetion de la chambre d hotel nous nous rendont compte que malgres nos reservation la chambre n as qu un seul lit , tres gene je me dirige vers la reception afin de nous mettre a disposition une pîece comme nous l avont commander , mais la elle me retient et me dit que ca ne la derange pas . Dans ma tete c est bon tous les parametre sont vert . Debut des vacance magnifique temps au rdv bonne ambiance , elle me prend le bras naturellement au bout d une heure lors de la premire ballade , on parle de relation amoureuse , ses souhaits ( qui me corresponde tout a fait) . Tres bonne premiere soiree avec gros jeux de seduction (elle va jusqu a expliquer au dragueur qui viennent a son chevet qu elle est accompagnee en me montrant du doigt) . Ayant confiance en moi a ce moment je passe la premiere et me fait delicatement mettre un stop !!!!! Elle m explique que c est que de l amitiee qu elle recherche . Malgres mon acharnement toutes les autres tentatives ont ete veines (j ai passer les vacances les plus pourrit de toute ma vie ) et malgres tout le reste du temps nous nous comportiont comme un couple . J ai pas dormit pendant 4 nuits sachant que le reve de mes desires etait la allonge a cote de moi en nuisette .Apres ce voyage desastreux je lui est explique que ca ne pouvait plus durer comme ca , et que je ne pouvait pas etre son ami car mes ambition ete autre , elle m a bien envoyer chier en me disant que je m etait fait trop de film et que elle n avait pas du tout le feeling avec moi. Elle n as plus donne de nouvelles , ca fait 4 mois et j arrette pas de penser a elle .
    Quand ca va passer et j ai fai quoi de mal ?

  76. weaver blackstar

    certes pathétique au plus haut point ! et les fautes d’orthographe pas le temps d’y faire attention c du vite fait! pour ma part je me délecte de ce genre de commentaire justifiant des comportements totalement primaire dans une seule quête…celle de ce faire fertiliser! pour ma part je préfère en rire et m’éloigner de c conneries! quitte à me couper de la gente féminine. enfin en garder sous le coude pour apprendre d’elle quand même car il est toujours intéressant d’apprendre du sexe opposé et cette frénésie de la reproduction

  77. weaver blackstar

    et en ce qui concerne la mesquinerie les 2 sont sur la même marche !

  78. Je déconnais sur l’orthographe, c’est juste que c’est plus chiant à lire.

    Sincèrement, je pense qu’un bon traitement hormonal est la seule solution qu’il nous reste pour sauver l’amitié homme-femme car vu la société dans laquelle nous vivons, qui nous pousse de plus en plus à faire des compromis sur notre humanité, on est très mal barrés.

    La consommation frénétique, la quête de jouissance par la possession nous rend pire que des bêtes, c’est triste. Et je pense que cette article aurait peut-être pu s’attarder sur cette aspect des choses plutôt que sur la psychologie féminine.

  79. Salut Nabil,

    Salut Nabil,

    Ton commentaire ne m’a pas laissé indifférent. Ton histoire ressemble à celle d’un mec bien qui est tombé sur une ensorceleuse.

    Ton histoire est tellement caractéristique qu’on se demande si c’est vrai. Ca paraît incroyable tellement c’est abusé.

    Tu n’a rien fait de mal, au contraire, tu as était parfait. La seule chose compliqué qu’il te reste à faire c’est d’oublier cette fille. Les sentiments que tu as pour elle ne sont pas de l’amour ou de l’attraction naturelle et saine. Ce que tu crois être des sentiments ne sont que des émotions créées par l’attitude horrible de cette femme. Ton ego est bléssé, ta virilité est castrée, ta vision des femmes boulversée, tes doutes sur les rêgles de la seduction sont multipliés et ton envie de comprendre l’incompréhensible est exacerbée.

    Quand le décalage entre les actes d’une fille envers toi et son discours, il faut se rendre à l’évidence qu’elle est nuisible et mauvaise comme fréquentation en tant que petite amie, amie, en tant qu’humain!

    Quelle est la solution à ton problème? Ca va être dur mais il faut que tu t’oblige à passer à autre chose, en te changeant, on tentant de changer les éléments extérieurs de ta vie, et en te poussant à rencontrer celle avec tu pourras écrire par dessus cette mascarade amoureuse que tu viens de vivre.

    On est jamais à l’abri de rencontrer un pauvre tarée.

    Bonne soirée

    Lashoz

  80. Oui, bien. Bravo la loseuse, je suis d’accord avec toi. Nous vivons dans une société merdique et aucun de nous n’est libre. En ce qui me concerne je n’ai plus d’illusion, ni sur les femmes, ni sur les hommes et je sais que l’amour n’existe pas.

  81. L’amitié est quelque chose d’unique, sinon on parlerai de potes, copains…
    Moi j’ai découvert une amitié qui se rapproche de l’amour , je vous explique…
    J’ai une amie qui est génial,que dis-je , extraordinaire
    ( d’ailleurs si vous avez un ou une ami(e) comme ça, gardez le )
    je me sent très proche d’elle, j’ai des sentiments d’amitié et d’amour
    c’est assez déstabilisant pour elle, comme pour moi.
    je l’aime et a la fois je ne veux pas sortir avec elle, bien que des fois
    j’ai envie de l’embrasser, la serrer dans mes bras, mais sans arrières pensées,
    c’est une sensation bizarre,c’est de l’amour et de l’amitié a la fois
    j’ai juste envie de passé des moments agréable, restos, ciné, balades…
    je sais c’est compliqué !
    je me sent bien avec elle,on peut tout se dire,pleurer et rire, etc…
    elle peut me demander n’importe quoi, de jour comme de nuit, je serai la!
    voila, vous voyez, c’est une amitié très forte proche de l’amour et a la fois compliqué .

  82. Ce texte est bien vrai, et c’est une excellente analyse, dites avec des mots crus sans censure, contraiment à tous ces articles de psycho-pop bonbon qu’on trouve sur la plupart des sites de magazines de femmes. (Je suis une femme et je déteste les magazines de femmes. Ils ont l’air de s’imaginer qu’on s’intéresse juste aux fringues, maquillages et qu’on n’est pas intelligentes).

    J’ai été déçues des amitiés féminines. Comme vous le décrivez si bien dans votre texte, les femmes semblent être compétitives entre elles, de nature. C’est un phénomène que j’ai mainte fois vécu et revécu. La fille qui est sympa au début, on sors en boîte, on ris, et puis dès que je la connais plus en profondeur, elle montre son vrai visage. Une vraie bitch jalouse qui n’a que la méchanceté dans la bouche. Je suis une belle femme, qui ne fais rien de spécial pour être belle. Le genre naturelle. Les hommes m’adorent sans que je ne fasse rien pour. Ça met les autres femmes complexées dans une sorte de colère noire. Je crois que cela viens de ma relation avec ma mère froide, distante et jalouse, et avec mon père dont j’étais la chouchou. Mes relations amicales avec des femmes et des hommes sont le parfait reflet de la relation que j’ai eu avec mes parents étant enfant (relations asexuées, mais le complexe d’oedipe est tout de même une chose compliquée et nébuleuse, car rien n’est conscient dans cela).

    Alors, vous pouvez imaginez que j’ai eu des tas d’amis masculins. Certains sont devenus presque fous pour moi. J’aime parler de sujets de mecs, et parfois j’oublie que je suis une femme et que je suis très attirante. Je n’ai jamais voulu être manipulatrice et j’ai toujours repoussée leurs avances clairement. Pour moi c’était des relations asexuées, car ces mecs ne m’attiraient pas. Ils n’étaient pas mon type. Je parle au passé car j’ai mis fin à ce type d’amitiés, ayant compris combien c’est malsain.

    Dans votre article vous parlez de filles volontairement manipulatrices, de mauvaise foi, et agicheuses. Mais je n’ai pas vécu ça comme ça. J’étais seulement complètement naïve. Il n’y avait pas de mauvaises intention derrière. Malgré tout, je ne me crois pas totalement inocente. Je crois que j’ai trop « joué » avec ces mecs.

    Certains sont devenus méchants. La frustration sexuelle que je leur ai infligée était pitoyable. Je m’en suis rendue compte après coup.

    Maintenant j’ai un amoureux dans ma vie, et il comble mon besoin d’amitié avec un mec. À l’époque de mes amitiés masculines j’étais célibataire. Maintenant je ne vois plus l’intérêt de cela, et je ne comprend pas pourquoi des mecs tolèrent que leur femme sorte prendre des verres et passe des heures au téléphone avec d’autres mecs, sans lui. Je trouve cela malsain. Un vrai mec ne tolèrerait jamais ça.

  83. Tres beau commentaire Linda. Tres lucide. Bravo.

  84. Sigfreud Mund alias La Loseuse

    Vous allez trouver que je suis trop cartésienne ou une acharnée de la biochimie mais je lance une autre piste d’analyse, que m’évoque vos (je dis « vos » car je ne sais plus lequel de vous deux en parlait…) nombreuses allusions au déterminisme biologique. Je me répète peut-être, mais certaines drogues (absolument légales) que je dois ingurgiter quotidiennement affectent quelque peu ma mémoire.

    Les femmes contrairement aux hommes (qui sont une exception il me semble dans le règne animal) ont un cycle de reproduction. La situation de « chaud-froid » qui est décrite peut être simplement expliquée par les phases d’ovulation. A méditer, je ne sais pas s’il existe des études à ce sujet, c’est tellement dur de trouver de l’information sur le Net…

    Il nous reste le libre arbitre vous me direz… Mais en écoutant les infos dernièrement je me suis mise à penser aux soldes… Il me semble que celles d’hiver sont en janvier-février, et celles d’été en juillet-août (oui c’est ça, après vérification sur Gogol)…

    Donc si vous êtes un homme ayant des doutes sur les intentions d’une amie, après vérification de son cycle menstruel (entre ami(e)s je suppose qu’on se parle de ce sujet sans tabou de nos jours), vérifier ses variations d’humeurs à plus long terme.

    Au sortir de l’hiver, et à plus forte raison au début de l’été, la libido et la bonne humeur bourgeonnent comme les fleurs sur leurs branches. Mais comme nous vivons dans une société policée, les hommes sont tenus de ne pas sauter comme des sauvages sur tout ce qui bouge (d’autant plus s’ils sont en couple), et les femmes de ne pas écarter leurs cuisses à tout va à la recherche du parfait géniteur.

    Cette frustration engendre du stress. A l’état naturel, l’Homme répond au stress de deux façons : la fuite ou le combat. Or ici, les deux apparaissent comme impossibles, on n’est plus à l’Âge de pierre. C’est alors que dans l’obscure confusion dans laquelle les hommes (dans une moindre mesure, n’ayant pas de cycle de reproduction amplifiant le phénomène) et les femmes sont plongés, apparaît LAlumière salvatrice. C’est le moment des soldes!

    Je pense qu’à par quelques uns qui comme moi sont incapables de retenir la date des soldes car n’achetant que quand ils en ont le besoin, le matraquage médiatique deux fois par an suffit à nous imprimer ce message subliminal durablement au plus profond de notre cortex. C’est le moment ou jamais, achetez!

    N’est-ce pas aussi cette annihilation de l’humanité/animalité des Hommes (et surtout des femmes) voulue et planifiée par nos sociétés de consommation de masse (qui se sont développées, heureux hasard, dans des pays bénéficiant de quatre saisons à variations climatiques et solaires) qui rend l’amitié homme-femme pervertie par des considérations bassement consuméristes?

    La femme a-t-elle complètement et irrémédiablement perdu son libre arbitre par ce façonnement que sa seule réponse au stress engendré par le fait de ne pas pouvoir baiser à tout va quand ses hormones la titille qu’elle se voit condamnée à niquer le portefeuilles de ses targets mâles à chaque variation de cycle ou de saison?

    Si j’étais un homme, je déménagerais dans un pays du tiers-monde proche de l’équateur, au moins je saurais à quoi m’en tenir…

  85. Sigfreud Mund alias La Loseuse

    ps : veuillez excuser les coquilles, trop mal aux yeux, j’ai pas envie de me relire…

  86. Les commentaires sur ce site sont géniaux, et on se rend compte qu’on est pas tout seul à vivre et ressentir des choses qui nous travaillent psychologiquement. Moi, je voulais avoir un avis concernant l’amitié homme femme. Qu’est-ce qu’un homme pourrait mettre comme formule de politesse à la fin de ses mails à une femme, sachant qu’il ne s’est jamais rien passé de physique entre eux, et qu’il se sont vus une ou 2 fois dans le cadre professionnel, et qu’il y a eu tentative de séduction. Est-ce que signer amitiés signifie que la relation n’ira jamais plus loin, bref, c’est les formules de politesse auquelles je m’accroche. S vous pouvez m’aider, chers messieurs.

  87. Loseuse, oui il y a surement du vrai (voire bcp de vrai) dans ce que tu dis.

    Leila: attention de pas trop réfléchir non plus. Il y a des choses qui ne veulent rien dire. La meilleure facon d’etre fixée, c’est d’avancer ton pion. Inviter a diner hors du travail, ou à boire un verre. Si tu ne veux pas etre aussi direct pour pas qu’il songe juste à baiser, commence a parler de choses perso, commence a créer une connexion (machine a café, etc..) pour que vous développiez votre complicité. Et quand il propose un truc, accepte.

    ++

  88. j voulai vs dire k rien de c est que vous aviez ecri ne correspond pa a ce qui me lie a ma meilleur ami. car ca fai 5 ans jour pour jour que nous somme ensemble et on a jamais pensee a ca de plus nous somme au courant de tout ntr vi sentiment. el conai m ex, idem moi osi, en c voi souvent et j dirai en s adore? alr j aimerai savoir comment qualifiez-vous ceci.

  89. Je qualifie ceci de crime contre l’orthographe.

  90. Ce texte et les commentaires qui les accompagnent sont bien enrichissants sur la complexité (réelle ou infondée) des relations homme-femme.
    Je me permets de rajouter modestement une pierre à l’édifice en narrant une bien triste mésaventure.
    J’ai fait la rencontre il y a quelques années d’une collègue dont j’étais le supérieur hiérarchique. Le courant suivi d’une bonne entente est rapidement passé entre nous 2. A l’époque, nous étions tous les 2 en couple et j’appréciais sa légèreté teintée de profondeur. Pour des raisons personnelles (séparation), j’ai dû partir travailler en Province. L’annonce de mon départ la fait fondre en larmes et le jour de mon départ, elle m’a communiqué ses coordonnées personnelles afin que l’on reste en contact.
    S’en est suivie une relation épistolaire par mail et SMS où nous commencions à éprouver un attachement réciproque sans sous-entendus particuliers.
    Au début de cette année, elle m’apprend qu’elle s’est séparée de son compagnon et notre complicité épistolaire grandit peu à peu. S’ensuit des petites attentions de ma part (cadeau d’un livre, lettre manuscrite) et je décide de l’inviter à venir passer un WE chez moi en compagnie de ses enfants sachant que nous sommes séparés géographiquement de 500 kms. Invitation qu’elle accepte, car elle est très heureuse de pouvoir s’octroyer un moment de détente dans sa vie quotidienne (de plus en plus compliquée, ce qui est compréhensible suite à une rupture). Le we se déroule merveilleusement bien et juste avant son départ, je lui déclare mon envie de la revoir car c’est une personne que j’apprécie énormément. Sa réponse est troublante, me comparant à un diesel long au démarrage, qu’elle doit octroyer le fait que j’étais son supérieur…
    1 semaine après, étant de passage à Paris, je me permets de lui demander si elle a un moment de disponible pour moi. Elle décline mon invitation prétextant que je vais trop vite (sic!!!)
    Quelques jours après, je l’ai au téléphone suite à un grave problème qui me tombe dessus. La conversation est agréable et je la remercie du réconfort et de l’écoute qu’elle m’a apportés. Pour la remercier, je lui fait livrer un bouquet de fleurs accompagné d’un mot simple de remerciements.
    Et là, je ressens qu’elle le prend très mal. J’essaie de la contacter en vain plusieurs fois pour effacer le malentendu. Le lendemain, je reçois un SMS lapidaire d’arrêter car j’en fais trop. J’essaie à nouveau de m’expliquer sur le fait qu’il n’y avait pas d’arrières pensées de ma part, qu’elle est une personne importante à mes yeux, que j’apprécie et qu’avec mes proches, je procède de la même façon. Je suis prêt à venir la voir physiquement pour une explication, ce qu’elle refuse. Elle me téléphone alors et un dialogue de sourds s’installe. Je reste sur ma position, totalement éberlué par la situation. Elle m’explique que j’ai tout cassé, que je ne vais pas chambouler sa vie, son autonomie, que je lui fait peur et finis la conversation froidement en m’intimant l’ordre de ne plus l’appeler, de ne plus lui écrire, de vivre ma vie. Je reste sans voix et me fais raccrocher au nez. Cela va faire un mois.
    Depuis je suis très malheureux, je me rends compte que j’ai été très maladroit sans rechercher particulièrement l’autoflagellation et je peux comprendre sa réaction (qui peut peut-être paraître excessive à certains). Cette situation m’attriste car nous étions deux êtres qui s’appréciaient et une rupture relationnelle suit à une pécadille est toujours difficile à digérer. Je parle au passé car je suis un peu perdu quant à ma conduite à tenir et cette situation m’attriste profondément. Merci d’avance pour vos remarques éventuelles qui seront les bienvenues.

  91. Sigfreud Mund

    @Shadow

    J’ai vécu le même genre de situation avec un collègue N+1 il y a quelques années.

    On était tous les deux en couple, on savait que c’était un jeu, même si les échanges verbaux ou de mails étaient parfois assez explicites de sa part… Mais quand j’ai quitté l’entreprise, on ne s’est plus recontactés. On savait ce qu’on faisait, ce n’était pas de l’amitié, ni de l’amitié amoureuse, juste du flirt pour rigoler.

    Si vous viviez une réelle amitié, je pense que cette personne n’aurait pas du tout réagi comme ça. Je pense qu’elle devait être un peu perdue, dans l’hésitation, ou carrément de mauvaise foi… Peut-être vous gardait-elle en réserve au cas où… jusqu’au jour où elle a trouvé mieux à son goût.

    J’ai personnellement un excellent ami, dont quelques camarades de classe pensait qu’il était mon copain tellement on est comme cul et chemise. Ça n’a jamais rien provoqué entre nous à part une crise de rire, puisque nous ne nous plaisons même pas physiquement et que notre proximité est purement amicale, franche, et très bénéfique pour nos carnets de notes quand on bossait ensemble sur un sujet de groupe!

    Ce qui me fait dire que réagir si violemment est suspect.

    Au fait, à quelles périodes votre « amie-collègue » s’est-elle éloignée? Je ne peux m’empêcher de mener ma petite enquête perso (rapport à mon précédent post), désolée…

    La Loseuse.

  92. @ Sigfreud Mund

    Merci pour votre réponse.
    Par rapport à votre précédent post, l’éloignement s’est effectué en été. Cela apporte t-il une meilleure compréhension?

    Shadow

  93. Sigfreud Mund

    @ Shadow

    Et bien, par rapport à mon post précédent, on peut dire que oui, ça peut être une explication.

    A mon avis, de son côté, ce n’était pas de l’amitié. Vous étiez plutôt une de ses targets. Soit elle a trouvé quelqu’un d’autre et donc a mis fin à votre relation, soit elle s’est défoulée en s’achetant un max de fringues.

    Dans le deuxième cas, il est possible qu’elle revienne vers vous prochainement, en se faisant inviter au resto ou au cinéma. Dans le premier cas, elle ne reviendra vers vous que si sa possible relation actuelle prend fin, avec une explication plus ou moins vaseuse.

    Quoiqu’il en soit, si vous n’éprouvez pas d’autres sentiments que de l’amitié pour elle, je ne suis pas sûre qu’il soit bénéfique pour vous de chercher à la recontacter ou même essayer d’obtenir une quelconque explication, ce sera sûrement un dialogue de sourd.

    Personnellement je n’ai jamais eu de disputes, de malentendus ou de coupure de communication brutale avec mes amis, quand ça a été le cas, je me suis expliquée et tout est rentré dans l’ordre (je suis un peu agoraphobe et misanthrope, j’ai du mal à mettre le nez dehors, mes ami(e)s ont intégré ça). Donc par rapport à ma propre expérience, sa réaction me paraît bizarre, surtout pour une histoire de bouquet de fleurs (moi quand j’envoie des cartes à mes ami(e)s, ce qui a l’air d’être de plus en plus rare, ils sont étonnés et ravis au contraire!).

    Je vous conseille, si je peux me permettre de donner des conseils, d’attendre la rentrée pour voir si elle se manifeste, et de quelle façon, ainsi vous pourriez y voir plus clair, mais à mon avis votre amitié est condamnée.

    Je vous conseille de ne pas trop vous torturer l’esprit en attendant, les femmes pour la plupart sont des êtres difficiles à cerner, on ne sait jamais ce qu’elles ont derrière la tête. Je trouve personnellement que moins elles sont sophistiquées et mystérieuses et plus elles sont simples et vraies, plus elles sont fiables et peuvent devenir de bonnes amies.

    En tout cas bon courage, mais sachez que vous pouvez quand même retenir du bien de cette relation, cela vous permettra sans doute de mieux cerner les amitiés futures avec des femmes, à tout chose malheur est bon comme on dit!

    La Loseuse.

  94. Bonjour, une amitié HF vient de se terminer dans ma vie, et grâce à cet article, j’ai compris quelque chose. Cette fille était, et reste une fixation malsaine pour la continuation de ma vie. Elle s’est rendue « magique », presque indispensable à ma vie… Et aujourd’hui que je la perds, je déprime, et malgré une crasse qu’elle vient de me faire mon souhait le plus cher serait de la retrouver. Mais, si je ne sais pas comment elle a fait pour se rendre » magique » à mes yeux, peut-être en me donnant difficilement ce que je donnais, en tout cas elle a réussi. Elle a réussi à détruire mon esprit, et pourtant, elle est seulement âgée de quinze ans, et moi du haut de mes trois années supplémentaires, je ne suis pas très fier d’être aussi facile à manipuler.

    Je déprime certes, mais grâce à cet article, j’ai compris. Et si les femmes, comme dit plus haut, ne sont pas toutes manipulatrices, nous avons tous un mauvais fond. Par exemple moi je suis gentil(sans me vanter), mais j’ai un sale caractère, je suis d’une nature excessivement pessimiste et je n’aime pas trop les sorties. De temps en temps oui mais pas à chaque journée. Et cette fille, je connaissais sa gentillesse et sa patience, mais pas cette capacité à changer, pour se retourner contre moi, quitter mon amitié alors que c’était l’essence même de ma vie.

    Autre chose de vrai : Les filles sont rarement accessibles lorsque des individus au sexe mâle viennent leur parler. Essayez donc d’aller parler à deux filles en train de discuter alors que vous êtes un garçon, au pire elles vous demandent de partir en toute franchise, au pire elles vous repoussent avec une excuse totalement bidon, c’est d’ailleurs leur spécialité.

    C’est vrai, j’ai l’air d’être « sexiste », mais mes expériences m’ont apprises que les filles ne sont en réalité pas les anges que je croyais. Elles me répugnent par leur capacité à repousser les garçons dès qu’ils s’en approchent. Et pourtant, j’arrive encore à les aimer, enfin à en aimer une seule à la fois bien entendu… parce qu’il en existe encore, enfin j’espère, des filles gentilles, et sans chercher à séduire tout ce qui est musclé et qui a des abdos…

    Je critique, je critique, mais pourtant cette amitié HF que je possédais(je suis un homme) tout en voulant plus, j’aurais aimé la conserver, et malheureusement je n’ai pas su…

    Signé : Un déprimé, frustré, et déçu par la plupart des filles qu’il a connu dans sa vie.

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