
Introduction
Grand principe souvent érigé en leçon de vie chez la femme, l’amitié homme femme est en fait une notion très complexe, pointant directement sur le cœur des différences entre les deux sexes. Différences comportementales quant au rapport à l’engagement, quant à nos relations avec les gens du même sexe et à nos recherches chez les gens du sexe opposé. L’amitié, parent pauvre de l’amour?
Note : le premier paragraphe consiste en un rappel très synthétique des théories d’Alain Soral sur la dissymétrie de l’oedipe. Nous vous invitons à lire ses ouvrages pour approfondir la question.
La femme, ou le rapport troublé à l’engagement
- Parce qu’une relation sexuelle a des implications potentielles plus fortes pour les femmes que pour les hommes,
- parce que sa détermination biologique est de trouver le père de ses enfants, quand la détermination de l’homme est de butiner, ce qui se traduit irrémédiablement chez elle par la peur de passer pour une salope (pression sociale visant à dénoncer une pratique allant a l’encontre de sa détermination biologique)
- parce que la dissymétrie de l’oedipe [1] pousse les femmes à évoluer plus tard dans un psychologisme subjectif, quand l’homme (sauf accident oedipien) possède une vision plus globale, plus objective, l’amenant à avoir des avis plus tranchés et plus binaires que le sexe opposé,
- parce que cette même dissymétrie a appris très tôt à la femme que la clé de la séduction est le contrôle de ses sentiments (surtout pour elle, qui a une tendance à l’hystérie quand elle les laisse s’exprimer),
- parce qu’elle sait qu’elle tire sa force séductrice dans le mystère et l’inexpliqué, poussant l’homme à la considérer comme magique, par image réfléchie de sa mère :
La femme évolue dans un monde imprécis, incertain, où l’intérêt pour un homme s’exprime de manière floue et contradictoire. Evoluant dans le monde du « peut-être », la femme brouille les pistes et induit en erreur celui qui la séduit. La conséquence, une séduction souvent longue, pénible, pleine de hauts et de bas pour qui maitrise mal les techniques d’usage. La plupart des cas d’amitié prennent racine dans ces séductions où la fille manie le chaud et le froid, et où l’homme ne sait pas casser la spirale en se comportant comme un homme (nous étudierons les solutions pour échapper à cette situation en fin d’article).
Rester dans l’inexpliqué, ou les symptomes d’une amitié en toc
i. La femme célibataire
Rester dans l’inexpliqué, c’est pour la femme rester dans une situation où elle garde son atout en main. Son atout, c’est vous. C’est tout ce qu’elle a à gagner dans le fait de vous avoir à ses pieds (sans avoir à écarter les cuisses). Alors elle joue du mystère… Célibataire, elle évoquera rarement ses targets ou les hommes qui animent sa vie, vous faisant croire à tort qu’il n’y a que vous qui égaye son quotidien. Elle alternera le chaud et le froid, en passant d’une discussion d’amis normale à une discussion osée, portant sur une pratique sexuelle originale et coquine (souvent la bisexualité d’ailleurs, ou l’intérêt pour la sodomie, tous les deux des mensonges, évidemment). Selon les périodes (le chaud et le froid, rappelez-vous), elle fera l’effort de mettre un décolleté pour vous voir, de se maquiller, pour que vous sachiez qu’elle s’est faite belle pour vous. En soirée, et (légèrement) sous alcool, elle n’hésitera pas à enchaîner les mains au cul, à se frotter, à vous souffler à l’oreille que ses seins pointent (à vous les faire sentir même), bref à se comporter de façon très physique et très directe (sans délivrer… tenter quelque chose aboutissant forcément sur un refus ou une esquive), et utilisera à froid le prétexte de l’alcool pour justifier un comportement aussi inapproprié. Une fois sur le point de conclure avec sa cible qu’elle a discrètement travaillé derrière votre dos (et parce que, comme au poker, elle ne dévoile ses cartes que quand elle est sure de son coup), elle vous met au courant de son existence, elle vous raconte même en creusant un peu qu’en fait, ils se sont embrassées hier soir, etc… et vous parlera de l’affaire comme si c’était censé être la bonne nouvelle de votre journée. Là, dans un élan de fierté et de desespoir, vous la jouez carte sur table jusqu’à ce que vous obteniez le fameux…. « J’ai vraiment pas l’impression de t’avoir fait croire chose ». Ce « vraiment pas l’impression », croyez moi, des millions de mecs l’ont entendu à travers la planète, c’est l’incarnation même de la mauvaise foi féminine. (ou le coeur de nos différences si ces comportements sont en effet instinctifs et non intentionnels, mais j’en doute)
ii. La fausse amie… déjà en couple
Chez la femme en couple, l’ambivalence se situe essentiellement dans tous les jeux liés à son mec actuel. Elle n’hésitera pas à le critiquer subtilement au début, puis, à mesure que « l’amitié » avance, elle le détruira en bonne et due forme. Elle évoquera alors la liste des choses qu’elle n’aime pas chez lui (et vous décrira à peu près quand elle évoquera l’homme qui lui faut, ce qui explique qu’il sorte avec elle et pas vous, la femme aimant s’imaginer qu’elle peut dresser son homme et le faire changer), et évoquera moult fois son envie de casser avec lui, pour passer à autre chose (phénomène qui peut d’ailleurs durer plusieurs années).
La féminisation de la séduction
La plupart des cas de fausse amitié homme-femme (on étudiera la vraie amitié HF et les exceptions après) est la conséquence d’une séduction ratée. Pour vous en convaincre, une expérience simplissime s’impose : interrogez vos amies femmes, et demandez-leur si un seul de leurs amis hommes les repousse physiquement. Généralement, la réponse est édifiante. Si c’est une amie de confiance, elle en ira même de confidences par rapport au début de leurs relations amicales ; souvent ambiguës, car souvent sur le terrain glissant du flirt. (sans jamais avouer sa part d’initiative dans le processus d’ailleurs)
La neutralisation des respects
Déboussolé par les mouvements stratégiques à répétition (comme une voiture faisant des zigzag pour éviter d’être dépassée), l’homme (l’homme qui rate sa séduction, devrait-on préciser) en situation de séduction bascule progressivement dans une fixation malsaine, qui l’amène à idéaliser sa proie, et à la mettre sur un piédestal aussi irrationnel qu’inapproprié. Idéalisation, respect exacerbé qui appellera en retour non pas le désir sexuel mais l’affection et le respect (teinté de pitié et de rancœur de ne pas avoir su la prendre à temps). Les respects se neutralisent alors, l’homme « castré » par la femme (pour n’avoir pas osé) ne voulant dès lors plus la « souiller » en la baisant (ni même en lui avouant son intention de la baiser), et la femme ne voulant plus se faire baiser par un homme si loin de se comporter comme tel, et ne voulant d’ailleurs plus, l’ayant rangé dans la case « mec gentil », le rabaisser à la catégorie des hommes qui ne pensent qu’au sexe. [2] Les respects se neutralisent, les idéalisations castrent, le cerveau calmant les pulsions et rationalisant les actions. L’attraction physique, validée par le flirt, se mue chez la femme en fascination pour l’esprit, en attachement, sentiments exacerbés par la flatterie de l’attraction physique, plus que jamais présente (la frustration aidant).
Pour être tout à fait clair, l’homme qui respecte trop la femme n’ose plus la baiser et faire parler son instinct animal car il l’a élevée au rang d’intouchable (en se montant la tête tout seul), ce qui amène la femme à le classer de manière irréversible dans la case des types qui ne pensent pas qu’au cul (interprétation consciente), et à voir son désir et son attirance pour l’homme disparaître, car désormais assimilé à une femme (interprétation inconsciente de la non–assumation de ses pulsions, contraires à l’image viril du père)
Après avoir étudié les conditions objectives de la perte de désir de la femme dans le cadre d’une séduction (et donc de son passage du « peut etre » au refus d’avoir une relation intime), nous devons étudier les éléments subjectifs la poussant à autant privilégier l’amitié, quand l’homme, plus binaire, s’inscrit naturellement dans un axe « sortir avec elle ou ne pas l’avoir dans ma vie » (axe théorique pouvant évoluer en « sortir avec elle ou la garder dans ma vie pour un jour sortir avec elle » s’il y a fixation). Ces éléments devant également nous permettre de comprendre pourquoi certaines femmes multiplient les fausses séductions une fois en couples pour augmenter leur cercle d’amis mâles.
Analyse
Le rapport au même sexe
Revenons un temps aux théories oedipiennes citées plus haut. La femme naissant de la mère (seule vérité universelle), son père est pour elle le premier être à séduire. Elle se trouve donc directement en concurrence, dès la naissance, avec sa mère et ses sœurs. Parallèlement, l’homme, qui naît de la mère dans une situation d’amour pur et absolu (car n’ayant pas encore conscience du monde extérieur), n’a pas à chercher cet amour qui lui a déjà été donné à la naissance, n’a pas à concurrencer quiconque pour avoir ce dû, sa seule possibilité de retrouver une situation similaire étant un retour à la prime enfance et à ce moment. (d’où son immaturité nostalgique à l’égard des femmes une fois arrivé à l’âge adulte)
Plus tard, la femme aura tendance à voir chez l’autre femme avant tout une concurrente. Seul être du même niveau qu’elle en séduction, la femme se méfie plus que tout de son propre sexe, et épie chacune d’entre elle de façon impitoyable et intransigeante, n’hésitant pas à user de destruction hypocrite pour disqualifier une adversaire (sur des éléments souvent très bassement physiques censés échapper à la vision de mec, genre « elle a des mollets de goret »). La femme, même au sein du cercle d’amies, est donc jugement et jaugeage permanent, par le physique, par les expériences, par la réussite sociale, par la puissance séductrice. Lassée de la compagnie de cet être qui la connaît décidemment trop bien pour qu’elle puisse la tromper avec ses techniques habituelles, et ainsi capturer l’intérêt simplement en jouant du mystère et de l’apparence, la femme voit la compagnie des hommes comme salutaire. L’homme quant à lui, étant avant tout complètement indifférent aux hommes qu’il ne connaît pas, et trouvant une fraternité, une solidarité et un bien être extraordinaire chez ses amis, ne ressent pas le besoin maladif de transformer chaque rencontre féminine en amie. C’est au contraire pour lui le dernier recours, la solution à envisager au pire, quand on a été trop mauvais pour convertir et qu’on est malgré tout trop attaché pour voir disparaître. D’ailleurs, c’est souvent par espoir enfoui et inconscient que l’homme accepte la solution de l’amitié, pensant bien au fond de lui que rester dans la vie de sa promise lui donnera dans l’avenir une chance qu’il ne gâchera pas cette fois-ci. (Même chose dans le cas d’une cible déjà en couple… attente patiente parfois très inconsciente de la cassure)
De l’intérêt d’avoir un ami mâle…
Pour la femme avoir un ami homme offre bien des avantages :
Consciemment:
- Discuter. Si nous partageons bien un point avec les femmes, c’est que le psychologisme de leurs pairs les épuise autant que nous. Avoir des discussions riches et globales leur confère un sentiment d’existence intellectuelle.
- Rire. On connaît le niveau d’humour de la plupart des femmes.
- Avoir des réponses de mecs sur des points précis de leurs vies (d’où recherche de « confidents »).
- Un grain de folie, une passion, etc… (cochez ce qui complète le + son mec actuel)
Inconsciemment :
- Un mec de côté « au cas où ». La validation physique ayant déjà eu lieu, et même si le niveau d’attirance est pour l’instant insuffisant (voir « féminisation de la séduction »), la femme ne veut pas se priver d’un éventuel plan de secours qui peut s’avérer extrêmement utile.
- Remonter sa self esteem. Valable qu’elle soit célibataire ou en couple. On renvoie le lecteur à l’article sur les suceuses d’attention.
- Un Wing, soit une aide pour approcher un autre homme. En soirée essentiellement, une proximité amicale (proximité corporelle sans volonté sexuelle décrite au début du texte) lui permet d’augmenter sa valeur aux yeux des autres hommes, et particulièrement dans le cas où elle a une cible précise. Dans ce cas, elle a l’arme qui peut faire exploser le niveau d’intérêt de sa proie. Remarque : Ce comportement peut être normal entre amis, à condition que les règles du jeu aient été fixées avant. Ce qui est souvent malsain dans cette situation, c’est que la fille fait double jeu entre sa target et son “ami”.
- Un cercle social. La fille profite alors d’accès à des soirées, ou aux amis de son ami (beaucoup de filles ayant très peu d’amis en raison de leur misogynie dissymétrique, donc un cercle social minuscule se résumant à un faire valoir de 85kg et leur télévision). Cercle social aussi, et amitié beaucoup plus calculée, quand la vraie cible de la femme est finalement un ami de l’homme, unique connecteur capable de les faire rencontrer. (ami pantin, utilisé comme « pivot »). Remarque : J’ai observé à de nombreuses reprises des déclinaisons malsaines où la femme conserve un mystère de séduction autour de l’amitié et flirte légèrement et régulièrement avec son ami pour attiser son intérêt, et se voir ainsi systématiquement payer ses entrées en boites, au concert, et ses repas au restaurant. (mort aux pigeons). Véritable pétasse, elle a compris l’intérêt d’utiliser son corps pour s’élever socialement et combler la misère sociale vers laquelle la mène son oisiveté pathologique.
- Pour la femme en couple, l’ami mâle représentera un superbe moyen de pression sur son homme. Elle pourra ainsi valoriser son ami sur les points précis qu’elle souhaite voir améliorer chez lui. Exemple (voix de pouff): « on dirait vraiment que tu m’écoutes pas quand je parle de mon boulot. On dirait que tu t’en fous complètement. Y’a vraiment qu’avec Charles-Henri que je peux en parler tranquillement. C’est dingue ça ! »
Comment ne jamais tomber en « friend zone »
Note : ce sont la des grands principes qui n’ont pas vocation à l’exhaustivité
Pour ne jamais tomber en friend zone, il faut accepter l’idée que soit vous sortez avec cette fille qui vous attire et vous excite tant, soit elle ne mérite pas une place dans votre vie (et « no turning back »). Une fois cette idée acceptée (et l’idée de l’amitié exclue), vous pouvez vous comporter comme un homme, un vrai, c’est-à-dire exprimer clairement, simplement, et d’une manière très naturelle vos intentions (sans jouer le désespéré ou faire de déclaration de celles qu’on ne voit qu’à la télé, ca ne sert à rien à part à lui montrer que vous n’avez aucun amour-propre). Vos intentions, je le rappelle, c’est de la baiser. Ni plus ni moins (pour le +, attendez de voir si elle baise bien déjà..). Donc sexuer les discussions (évocateur de cojones, virilité, assurance; mais à partir d’un certain niveau de proximité, jamais avant au risque d’être éliminé d’office), laisser planer le mystère sur votre vie (c’est l’arme de séduction principale des femmes, une arme redoutable… ), tout en lui faisant comprendre que dans le fond, vous avez une vie et des connaissances féminines si passionnantes que dans l’absolu, elle n’est qu’un autre poisson dans l’océan (ce qui est forcément vrai du reste). Bref, baissez sa valeur et montez la votre. Plus vous direz ce que vous pensez ouvertement, moins elle pourra jouer avec les probabilités, le non dit, et faire des phases du genre « j’ai vraiment pas l’impression de… »[3]. Le reste viendra naturellement si vous ne cristallisez pas sur elle, si vous ne l’idéalisez pas, si vous la considérez seulement pour ce qu’elle est en fait (une des 2 millions de belles gosses à Paris par exemple). Mon amie Bianca disait « agir est plus facile quand rien ne compte vraiment ». Et si, en ayant agi comme un homme, elle vous fait traîner en longueur et mise sur une amitié tout en maintenant une éventuelle relation amoureuse dans le domaine du possible (persistance du flirt, etc…), passez à autre chose, elle vous fait perdre du temps. Au mieux, c’est une fausse amie, au pire, c’est une attention sucker. [4]
L’amitié homme femme, une hérésie?
Conclusion partielle
Une vrai amitié se définissant avant tout comme le fait de pouvoir parler absolument de tout avec une personne, l’amitié homme femme n’existe que très rarement. Le non dit n’étant jamais choisi au hasard (surtout le non dit sur les expériences amoureuses), ce type d’amitié est celui des possibles, et avec, celui de la frustration[5].
Les exceptions
L’exception, qui confirme cette règle, existe évidemment. Le cas le plus courant bien sûr, c’est quand il n’y a aucune attraction physique ni d’un coté ni de l’autre. Dans ce cas, l’être humain a tendance à ne même pas vouloir faire connaissance. Mais il arrive cependant que dans certaines circonstances, les deux individus vivent plus ou moins en communauté pendant longtemps, et qu’ils se laissent finalement aller à se dévoiler, et à s’apprécier. C’est le cas pour certaines personnes avec qui on a étudié, ou avec qui on a travaillé étroitement pendant un certain temps.
L’exception qui vient ensuite, et c’est le plus courant, c’est la femme épanouie. En effet, l’homme est un être rationnel et censé qui, lorsqu’il est devant une personne attirante (mais) qui sait fixer les limites (et est univoque sur ses intentions et claire sur sa situation), est ravi de s’intéresser à ses attributs intellectuels, ravi de profiter de ses qualités humaines et oubliera vite son attraction physique. (les petites amies de nos amis rentrent dans cette catégorie -et dans la première quand elles sont moches)
Note: Dans ces deux premiers cas, il n’y a pas eu de séduction ratée, puisque pas de séduction du tout. On notera par ailleurs que ces deux situations ne sont pas statiques : une vraie amitié cas n°2 peut se transformer en fausse amitié quand elle casse par exemple avec le mec qui la rendait heureuse. Elle peut se transformer littéralement en attention sucker du jour ou lendemain, selon qu’elle est capable ou non de rester célibataire. De la même manière, l’amitié numéro 1 peut varier en séduction si par exemple vous partez 6 mois à l’étranger, et qu’en revenant elle est devenue splendide, ou que vous avez travaillé votre look et que vous l’attirez, etc…
La dernière exception est la lassitude. Fatiguée de flirter et de rester dans l’indéfinissable et dans le domaine du « peut être », ressentant le besoin de craquer un bon coup, et comprenant qu’avoir ces épaules d’hommes à qui confier sa vraie misère féminine vaut finalement plus qu’un « spare boyfriend », la fille se résout à abandonner la séduction et l’amitié devient possible dès lors (pour l’homme, c’est la piqure liée à la fin de l’espoir, mais aussi liéee au début d’autre chose de mieux).
Conclusion
En bref et vous l’aurez compris, la seule définition de l’amitié repose sur l’existence ou non du flirt du coté de la femme. Si la fille joue plus ou moins le jeu de la séduction, ce n’est pas une vraie amitié, et si elle ne vous intéresse pas pour autre chose que pour sortir avec elle, vous vous ferez du mal à la fréquenter, mieux vaut donc la zapper. Si la fille ne joue pas, raconte ses expériences et ses targets lorsqu’elle est célibataire, ou parle tranquillement de son mec et en termes plutôt objectifs lorsqu’elle est en couple, alors l’amitié est possible.
Lorsqu’elle est possible, n’oubliez pas, les hommes, qu’une amitié homme-femme, c’est de l’or en barre, et qu’en plus d’être une mine d’information et un cercle d’amies femmes, c’est avant tout une complicité et une proximité que vous ne trouverez que rarement en couple. Et tout cela, sans les emmerdes liées à la vie commune, aux caprices, à la jalousie et au sexe. Franchement, c’est le bonheur.
La Parasite (qui attend vos commentaires)
Notes
[1] théorie d’Alain Soral consistant à mettre en opposition le role joué par le père dans l’oedipe masculin et féminin. Role émancipateur, de prise de conscience du politique et du social pour le père du petit garcon, rôle maintenant la fille dans le sentimentalisme lié à sa séduction pour la fille. Racines de ce qui devient le psychologisme féminin à l’age adulte, soit cette propension des femmes à expliquer les choses de la vie à un niveau psycholico-affectif en minimisant leurs implications politico-socio-culturelles.
[2] qu’elle prétend détester mais dont elle a tant besoin pour se faire prendre. D’ailleurs, les rares femmes lucides de ma connaissance le reconnaissent sous la forme « j’aime les hommes qui savent ce qu’ils veulent et qui prennent des initiatives
[3] ou au moins, si elle vous le sort, vous ne ressentirez pas cette culpabilité ridicule, infondée et stupide avec ce doute qui vous monte à 200 à l’heure au cerveau « alors c’est de ma faute, je me suis fait un film ». Vous saurez sans le moindre doute que c’est une attention sucker et une fausse amie.
[4] Une vraie amie n’aurait pas accepté votre séduction ouverte et avouée, ou vous aurait clairement dit qu’elle n’est pas intéressée. La fausse amie en prend acte, et décide de jouer avec sans rien délivrer.
[5] et toute la douleur qui va avec, quand vous avez en plus eu le malheur d’idéaliser la fille
Le seul probleme de cette analyse, c’est qu’elle est blasante!!!
On revoit le film de sa vie défiler. Et que de vaines illusions!!
Merci pour ce texte!
Très divertissant, bien décrit et bien écrit! Ça rejoint ce que je pense de tout ça. Le seul hic est que le texte est trop partisan pour être objectif. Je veux dire: il a été rédigé par un mec, n’est-ce pas?
Beau travail cependant!
c’est juste désespérant… lol…parfois très juste, parfois très cliché quand même: les filles ne sont pas ttes manipulatrices .. personnellement, je n’ai pratiquement que des amis garçons dans ma vie actuelle (”parce que les filles question humour..”, de plus, les garçons sont plus accessibles, plus sociables que les filles que je cotoient en ce moment tt simplement,)et bien que célibataire, aucun jeu de séduction avec eux.. de mon coté en tout cas.. en fait je vais commencer a me poser quelques questions! en tout cas, j’ai maintenant le point de vue d’un mec sur l’amitié homme-femme… merci!!!
Hola “pfff”
En effet, cette vision est purement masculine. En gros, soit tes potes n’ont jamais été attirés par toi (sinon ils auraient essayé de te draguer), soit tu n’étais pas intéressée et tu as laisser mourir la séduction, ce qui est tout à ton honneur, car tu ne rentres pas dans la case malheureusement énorme des filles “attention sucker”, soit ces suceuses d’attention qui vivent par et pour la reconnaissance de leur beauté et de leur attractivité par la gente masculine. (et qui se sentent donc obligées de faire durer la séduction de peur de perdre ce vivier de compliments et d’intérets porté à elles)
Ca fait surement de toi quelqu’un de très bien, qui gagne à être connue.
bonjour, comment avez vous écrit l’article? est ce que c’est basé sur du vécu?
Merci d’avnce
Sarah,
J’ai commencé à écrire l’article en Novembre, le lendemain du jour où j’ai dit à ma meilleure amie de l’époque que je ne la reverrai plus jamais de ma vie. Elle avait passé 3 semaines à m’allumer soudainement (après deux ans d’amitié pure) car elle sentait son couple vaciller (tout en me le cachant). En sommet de cet allumage, il y avait une soirée, pendant laquelle elle m’a allumé non stop (et où je n’ai rien fait pour ne pas perdre l’amitié). Le lendemain, elle m’apprenait que finalement elle avait réussi avec sortir avec son boss (dont elle ne m’avait jamais parlé, évidemment), en ne mentionnant évidemment pas ses manipulations pour me placer en spare boyfriend et mon utilisation comme d’un pivot dans la séduction de son chef, de 10 ans plus vieux qu’elle.
Ca faisait déja un bout de temps que j’avais arreté de croire en la pureté féminine, mais elle représentait mon dernier espoir, l’exception qui confirmait la règle. Notre amitié n’était pas née sur un séduction ratée, puisqu’elle ne m’avait pas attirée (quoique très jolie), surement parce qu’elle était sous mes ordres à l’époque où je travaillas dans sa boite… je l’avais recrutée.
Dans ces notes, j’essayais de trouver tous les points communs dans toutes mes relations amicales avec des filles, toutes les relations que je sentais pas claires. Puis je me suis demandé quel était leur intéret à trainer avec moi. Ca a donné la partie du milieu du texte.
6 mois après, j’ai repris les notes complètement à froid, et j’ai tout réécrit, en ajoutant toutes les parties en rapport à l’analyse, fruit des 6 mois de lecture les plus intéressants de ma vie. J’ai également pendant ces 6 mois interrogé systématiquement les filles de mon entourage, observé les amies de mes amis, pour tenter d’établir un modèle qui s’applique à un nombre suffisant de personnes.
Ces “interviews” m’ont permis de comprendre les trois cas d’exceptions dans lesquels l’amitié HF est possible. Tout simplement parce que quand vous lancez à la figure d’une femme “je ne crois pas en l’hérésie de l’amitié HF” (ce qui est une très bonne arme contre le “let’s just be friend”), elle vous sortira certainement comme un réflexe “ah mais n’importe quoi, moi j’ai un ami mec et c’est pas ambiguë”. Evidemment, elle ne vous dira pas qu’il est homo, elle ne vous dira pas qu’il a essayé de la séduire comme un chien, qu’elle a joué avec lui pendant 3 ans avant de le castrer en LJBF, elle ne vous dira pas que c’est une attention sucker qui a besoin de miel pour sa self esteem, elle ne vous dira pas qu’elle s’est servie de lui pour serrer son meilleur ami ou son cousin, ou pour avoir un emploi… Bref, la vérité, c’est comme la confiance en soi, il vaut mieux pas attendre les femmes pour l’avoir, il vaut mieux la chercher et la trouver par soi meme.
Serait-il possible de ne pas utiliser de termes angosaxons ?
Ils n’aportent rien (au contraire) à la clarté de vos propos.
Serait-il possible de ne pas utiliser de termes angosaxons ?
Ils n’aportent rien (au contraire) à la clarté de vos propos.
Serait-il possible de ne pas poster vos commentaires en double?
Les termes anglo-saxons utilisés sont propres au vocabulaire de la séduction, une “science” développée aux Etats-Unis.
Le jour où on sera assez malins en France pour inventer des concepts qui font le tour du monde, je pense que je me ferai un plaisir de les utiliser!
Texte pertinent, tout en subtilité….et merci de faire partager tes observations, ton analyse.
Très intéressante analyse. J’ai pas mal d’amie femme, justement, et on vois quelque peu diverses soirées ou pan de vie revenir, c’est assez amusant. Et très instructif, un grand bravo pour vos qualité d’instrospection (suite à la lecture du commentaire quant à la redaction de votre commentaire @Sarah).
Ma plus belle histoire d’amitié, c’est bel et bien mon meilleur ami…
Cela fait quatre ans, il est célibat, moi aussi et le jour, où il sera avec qqun, je serai la plus malheureuse sur terre.
On tient énormément l’un à l’autre et de plus en plus avec les années qui passent.
Tu as bien raison, c’est une complicité et une proximité qu’on ne retrouvera sûrement pas avec la personne qui partagera notre vie…
Moi, il n’y a que lui qui partage ma vie actuellement et c’est la plus belle chose qui me soit arrivée…
fiouuuu! je trouve ça bien comme analyse vraiment mais alors ça m’a embrouillée à un point!
’stie!!! je me reconnais dans tout là..lolll!
je vis une “amitié” dans ce genre et là c’est en train de partir en vrille et en lisant ton essai c’est comme un énorme plat de spaghettis dans ma cabesa lolll c’est fucké à mort lolll
(m’enfin on sent quand même comme un tit chwiyya de vengeance là dedans ;-))
Sabrina, voici une petite equation:
Proximité+affection+partage+sentiment reciproque = amour-sexe
Dans une chanson Henry Tachan disait : “Entre l’amour et l’amitié il n’y a qu’un lit de différence” parfois ce n’est qu’ un fil qui résiste, la peur de perdre l’amitié…
Fais le bon choix avant qu’il soit trop tard.
C’est toujours mieux de choisir de souffrir plutôt que de souffrir de devoir choisir, ou de souffrir de ne rien faire.
@Parasite
“Le jour où on sera assez malins en France pour inventer des concepts qui font le tour du monde, je pense que je me ferai un plaisir de les utiliser!”
heureusement il existe des “malins” en France, la preuve:
http://www.spikeseduction.com
En tout cas un immense BRAVO pour ton blog, l’un des plus intéressants de la blogosphère, qui a le mérite d’éclairer d’un spot ultra-puissant la vérité crue…On est loin des blogs narcissique et incipide des mondaines et autre ultra-libéraux
Hello Fastlane,
Merci pour ton commentaire, ca fait plaisir!
Pour les concepts, Spikeseduction est un bon site, mais il n’a rien inventé niveau concept. Toute la codification de la communauté a été inventée par des américains (à l’époque du newsgroup alt.fast.seduction) et a depuis très très peu évolué.
La structuration a été codifiée par Mystery, et le cocky / funny par Juggler. L’utilisation de la PNL/hypnose par R. Jeffries, et ainsi de suite.. Enfin, la France n’a rien inventé la dessus, ces sites ont en revanche participé à forger la communauté.
ps: en parlant des blogs de mondaine, je t’invite a checker mon dernier article (”le monde du spectacle, ses pantins, ou la misère morale”)
Comme tout cela est vrais, et j’ai personnellement plusieurs fois vécus ce genre de situation. Mais il y a une question qui n’a pas était abordé, et un peu facheuse tout de même ( pour moi entre autre). Cette question a quel sorte d’homme ce genre de mésaventure peuvent elles arriver??? N’oublions pas ce qu’a dit Nietzsche:”Des femmes peuvent très bien lier amitié avec un homme; mais pour la maintenir il y faut peut-être le concours d’une petite antipathie physique.”
Il faudrait savoir si les apollons, les dieux du stade français, les joueurs de foot, ou plus simplement les hommes ayant beaucoup de charme connaissent ce genre de mésaventure???
un grand bravo
Je dois être une exception…. Je ne peux pas envisager une amitié profonde et véritable avec un homme sans coucher avec lui s’il me plaît. Pas par amour, mais par amitié. Je ne suis pas une séductrice (je n’ai jamais rien compris aux codes latins de la séduction) mais une hédoniste épanouie aimant les relations hommes-femmes simples et sans chichis . Je ne vois pas pourquoi je me refuserais le plaisir de partager ces moments de plaisir et de complicité là. Et ce n’est pas parce que je partage ma couche avec mes amis que je perds leur amitié, bien au contraire : cette intimité renforce le ciment de notre amitié. Enfin partager du bonheur sexuel et la douce légèreté de la vie avec un homme n’a jamais été pour moi synonyme d’engagement.
Par contre aimer d’amitié est un engagement aussi fort que l’amour : il est l’engagement d’aimer l’autre pour ce qu’il est en respectant sa liberté, sans l’enfermer. L’amitié c’est l’amour sans les normes sociales et les carcans.
Désolée mais c’est un sujet qui me passionne parce que j’ai souvent l’impression que les hommes et les femmes se compliquent la vie avec des futilités embuées de morale, et que conséquemment ils passent à côté de ces petits moments de bonheurs simples qui rendent la vie si belle….
Salut Thaïs,
Je comprends ton point de vue, je suis plutôt d’accord. Seulement tout le monde n’est pas capable de faire la part des choses… L’amitié je le vois comme l’amour sans le sexe et la possessivité, si tu y ajoute le sexe, ca devient délicat pour les personnes qui sont exclusives dans leur sentiments. Personnellement quand j’aime je ne suis pas capable de partager, mais pour ceux qui le sont, je pense que ca ne peut qu’être épanouissant, je t’envie !
Je m’interdis de tromper par réciprocité, je ne peux pas accepter que ma femme soit dans les bras d’un autre donc il faut être cohérent, voila la barrière que je me pose… Bien sur quand on aime une amie, quand l’amitié est forte et s’ il y attirance le sexe est inévitable… mais il faut trop de conditions pour que ça se passe bien sans blessure et frustration des deux cotés. Les gens réellement libérés des contraintes qu’impliquent les sentiments et la possessivité sont rares, nombreux sont ceux qui croit l’être et qui ne le sont que grâce aux circonstances.
Dans le fond l’amitié est un sentiment plus “sain” que l’amour, moins envahissant et tout aussi fort. Peut être que l’intensité de l’amour réside dans son exclusivité réciproque sans ça, l’amour n’est qu’amitié et du coup le sexe doit être un plaisir à ne pas se refuser…
c’est beau…
j’ai la larme à l’oeil par tant de vérité si clairement expliquées.
J’ai moi meme rompu tout contact avec ma meilleure amie il y a un an et elle conrrespondait trait pour trait à cela.
Je me reconnais bien dans ton analyse comme mec qui vit une histoire semblable. Ceci dit, une femme qui afit cela a quand même au fond d’elle des sentiments pour l’ami qui l’idealise car sinon ces flatteries n’ont aucune valeur à ses yeux ! Si même en disant à son ami qu’elle veut conserver cette amitié, elle a besoin autre chose que des flatteries sans parler de se faire baiser. J’y crois à l’amitié, même si attirance physique il y a et c’est la aussi la beauté de l’amitié entre une femme et un homme !
Thaïs—>
une rhétorique, moralicide, émancipatrice à la soixante-huitard, finement articulée, entièrement soumise à l’idéologie dominante qu’est celle du désir ethno-centrique.
tout cet ecrit me laisse entrevoir une femme libertine, sexophile et indécise ou indésirante d’affronter les contraites du réel, grandement constitué de choix et consubstanciellement de refus.
j’aimerais bien etre un de tes amis.
cris
Bonjour,
merci pour cette article intéressant.
Je conçois cela comme des idées larges et je sais très bien qu’il y aura toujours un paquet d’exceptions. Même si l’homme en a besoin pour avancer, on ne peut pas tout mettre dans des cases.
J’aurai aimé savoir comment tu vois les choses concernant l’amitié post relationnelle.
J’entend par là après de relations sérieuses. Si j’ai bien compris ta conclusion partielle, elle ne serait pas envisageable.
N’est-il pas possible, selon toi, qu’après une relation, le couple réalise qu’il n’ira nulle part s’il continue ensemble et donc transforme l’amour en amitié ?
Intègres-tu cela dans l’exception 2 ou suis-je trop utopique pour croire en cela ?
Merci d’avance.
Robert
Le texte le plus intéressant et surtout le plus réalise que j’ai eu la chance de lire !
Je suis une femme et me reconnais parfaitement dans ce que tu as écris.
Une femme qui as souvent bien du mal à se comprendre elle-même et qui est heureuse de clarifier ses idées à l’aide du point de vue d’un homme !
Merci !
Si ca peut servir a tout le monde , c’est génial, cet article nous a fait du bien a tous je pense
A
Oui, cet article est très pertinent et rejoint bien ce que nous pensons, ma meilleure amie et moi, de nos congénères !!
Chacun de notre côté, nous sommes mariés tous deux depuis 27 ans, avec des enfants, 45/46 ans, nous sommes plutôt pas mal physiquement. Nous nous sommes rendu compte qu’elle était la soeur que j’avais toujours rêvé d’avoir et que j’étais son frère idéal. Nous avons donc décider de nous adopter mutuellement comme frère et soeur. De suite tout a été clair: hors de question de tout foutre en l’air: nos couples et notre amitié pour une histoire de fesses. C’est plus que de l’amitié entre nous, c’est vraiment de l’amour et on ne se le cache pas. Mais c’est tellement beau, tellement pur, nous avons une telle relation de confiance où on se dit absolument tout, que nous entrenons ce bijou comme un don du ciel (expression, car nous sommes athés). C’est absolument magique, je suis sa meilleure amie, elle est mon confident et nous avons besoin du bonheur de l’autre pour être soi-même heureux. Pour moi, j’ai les deux meilleures femmes du monde: l’une comme épouse et l’autre comme meilleure amie. Confondre les genres serait une grave erreur et gâcher une des meilleures choses qui me soit arrivé. Pour répondre à LA question que tout le monde se pose, évidement: physiquement, elle est plutôt mon genre et si nous devions rester quelques semaines seuls ensemble, il serait possible que nous nous égarions à fabriquer notre planète à nous (en en détruisant deux autres), car nous sommes fait l’un pour l’autre. En d’autre termes, nous aimons 2 personnes, d’une façon différente, mais forte. Nous nous aimons comme nous aimons nos enfants. Il n’est pas faux de dire que nous vivons sur un fil et notre équilibre dépend de notre franchise l’un envers l’autre et dans notre capacité à se dire tout, sans tabou. En fait c’est simple. Mais tellement rare…
Réponse à Pierre…
Merci, merci, merci pour ton témoignage. Je vis une histoire similaire. Je suis mariée depuis 20 ans, et mon ami depuis 13, nous sommes parents tous les deux. Je suis toujours amoureuse de mon mari. Mais voilà, cet inconnu m’attire contre ma volonté depuis cinq ans (et réciproquement). Nous nous sommes connus il y a seulement 15 mois. Dès le premier jour, il y a eu une extraordinaire complicité entre nous, aux yeux de tous, un bonheur évident de se découvrir, une confiance immédiate, des sommes de coincidences incroyables. Jusqu’à janvier dernier, où il m’a annoncé en larmes qu’il avait une tumeur au cerveau. 36 ans… Le monde s’est écroulé autour de moi. J’ai perdu 5 kilos en trois semaines, je suis tombée malade, je ne dormais plus. Et lui… Lui a expliqué à tous, nos enfants y compris, qu’il avait besoin de moi pour lutter et qu’il espérait que tous comprendraient… Mon mari était d’accord, sa femme ne pouvait pas assumer cette situation seule et a accueilli mon aide avec joie. Nous avons tellement parlé, parlé, deux, trois heures par jour. Trés peu de contact physique entre nous, des baisers chastes, une main caressée, rien de sexuel en tout cas. Il a été opéré, ce n’était pas cancéreux, il va parfaitement bien. J’ai repris un peu de distance, pour le bien de nos deux familles.
Mais nous continuons à parler une heure par jour, juste des choses essentielles, car une heure ne nous suffit pas. Nous nous sommes tout de suite avoué cet amour si particulier, détaché de toute jalousie, de toute souffrance. Cet amour est très fort, gemellaire, nous arrivons à deviner la détresse de l’autre à distance. Indestructible. J’aime deux hommes. De manière différente. J’aime et j’admire mon mari, un homme tellement plus grand que moi, qui me semble nécessaire de séduire chaque jour pour ne pas le perdre. J’aime mon ami, nous sommes un livre ouvert l’un pour l’autre, une confiance absolue nous unit, sans peur de décevoir l’autre. Nous parlons de tout sans tabou aucun, même de sexe. Sur ce plan, nous avons tous deux envie de faire l’amour ensemble mais ne souffrons pas de l’abstinence que nous avons décidée. Nous aussi, nous vivons sur un fil, au jour le jour. Mais l’évidence de cette histoire ne nous laisse pas d’autre choix.
Ca doit être dur a gérer vos deux histoires non? Il faut vraiment avoir des partenaires compréhensif et pas jaloux du tout… ET puis vous êtes obligé de vous mettre des limites… j’aurais du mal à le vivre, mais j’imagine que dans les fait, c’est ultra enrichissant, et ça rend la vie encore plus appréciable et variée.
Tu as raison Lashoz, ce n’est pas facile à gérer. Plusieurs plans: en premier, ne blesser personne dans nos deux familles, car notre complicité crève les yeux, et là nous en sommes au point où tout le monde commence à se résigner et à accepter cette relation anormalement fusionnelle.
Deuxièmement, il faut pouvoir vivre avec sa conscience et se demander où commence l’infidélité. Pour moi ce serait de délaisser mon mari, ne serait-ce qu’un tout petit peu, à cause ou au profit de mon ami, ce qui n’est pas du tout le cas.
Troisièmement, les limites… Les notres se trouvent dans les gestes. Nous devons pouvoir raconter ce que nous faisons ensemble à nos enfants sans avoir à rougir, par contre, les mots que nous échangeons n’appartiennent qu’à nous. Contacts physiques inexistants mais au niveau des mots, nous allons trés très loin. C’est là que pour moi, cela devient très très enrichissant. Nous nous aidons l’un l’autre à grandir, à repousser nos limitations pour vivre plus intensément, que ce soit au niveau sexuel où chacun est le fantasme de l’autre, où notre imagination explose, qu’au niveau culturel ou relationnel et où tous ces échanges nous enrichissent.
Dernier point, le plus rigolo: le plan pratique car pour parler autant que nous avons besoin de le faire, il nous faut ménager de grandes plages de temps, être très actif au niveau du sms sans être remarqué, bref… jouer à James Bond toute la journée, organiser en douce des rendez-vous surprise, se faire des petits cadeaux symboliques, tenir des conversations à double sens devant des étrangers, etc… Excitant !
Notre but ultime à long terme: amener chacun notre conjoint à nous accorder une nuit ensemble, volontairement, sans mettre en péril nos familles. Une seule nuit. De quoi fantasmer trois ou quatre ans avant d’y arriver…
C’est dingue. Vous pouvez être fier de vos conjoints. Moi je n’arriverais jamais à accepter que ma femme soit aussi proche d’un autre…surtout à ce point là…
On peut vite croire que l’attirance et la plenitude est plus forte avec l’ami qu’avec le mari.
C’est vrai que c’est une histoire de fous. Mais sans cette tumeur au cerveau et toutes les remises en questions qu’une telle menace peut entraîner dans la tête du malade et de ses proches, nous n’en serions jamais aussi loin. L’urgence…
Tu as raison, je suis très fière de mon mari, qui est un homme d’une grande intelligence et d’une étonnante sagesse. Je suis également toujours et encore amoureuse de lui. Le fait qu’il permette à cette relation d’exister telle qu’elle est me fait l’aimer encore plus. Gratitude, admiration devant cette générosité… Mais attention, je suis toujours aussi agréable, gentille et caline avec lui, non par calcul, mais par amour, et en deuxième lieu, il sait que jamais je ne le quitterai. Je connais ma chance de l’avoir trouvé, le miracle que lui, cet homme si charismatique, soit amoureux de moi, m’ait choisi pour être la mère de ses enfants. Nous ne sommes pas d’un naturel jaloux, ni lui ni moi, lui travaille avec beaucoup de jolies filles, voyage énormément, sort diner en tête à tête régulièrement avec des collègues femmes, sans que j’en souffre. Nous avons confiance et nous entendons au jour le jour incroyablement bien après 20 ans de vie commune. Jamais une dispute. Ma relation avec mon ami ne lui enlève rien, au contraire. Cette ébullition affective que je vis en ce moment donne un coup de fouet à mes 40 ans. Et c’est mon mari, et lui seul, qui en récolte les bénéfices. Nous en discutons ouvertement avec mon ami, il est heureux de me faire progresser. Il dit que je lui ai sauvé la vie (il a failli se suicider en apprenant qu’il avait une tumeur, il se tenait debout devant la fenêtre ouverte à l’hôpital…), maintenant il m’aide à son tour. Je me sens plus sure de moi, pleinement heureuse et cela ravit mon mari.
Pour répondre à ta dernière phrase, l’attirance est plus forte avec mon ami, car il représente l’interdit, la tentation, la nouveauté, et la plénitude, je ne la vis qu’avec mon mari.
J’ai l’impression d’avoir deux coeurs. J’aime ces deux hommes comme j’arrive à aimer mes trois enfants à la fois, différemment, sans les comparer, sans conflit intérieur, sans que la nouveauté, mon ami, ne me fasse déprécier celui que je connais par coeur, mon mari.
Beaucoup d’observations intéressantes , mais sur certains points une trop grande influence de certaines théories nord-américaines, du style : “Vos intentions, je le rappelle, c’est de la baiser” qui est caricatural , avec les consécutives recettes douteuses pour être “un vrai homme”, c’est à dire quelqu’un qui doit tenir la dragée haute à la femme, considérée comme inférieure, une femme à l’envers, quoi.
Bon, mais en ce qui concerne la différence entre amitié et amour et les rapports entre les deux, c’est pas mal.
Lashoz résume fort bien la différence amitié-amour : “L’amitié je le vois comme l’amour sans le sexe et la possessivité” ; j’ajoute l’amour a besoin du contact physique, pas l’amitié. L’ami(e) peut vivre au loin sans qu’on en souffre. A une femme aimée d’amitié par exemple, l’homme pourra dire “Vis , sois heureuse” (c’est à dire avec quelqu’un d’autre que lui); pas celui qui aime d’amour.
Salut,
Affirmer ses intentions est néanmoins absolument nécessaire, peu importe ce qu’en disent les américains.
C’est la raison précise pour laquelle des hommes tombent en friend zone. Encore hier je discutais avec une amie qui m’expliquait qu’un pote à elle de longue date lui a déclaré sa flamme. Et a quel point ca l’a dégouté…
Par opposition, une autre femme me racontait il y a à peine un mois que l’homme qu’elle vient d’épouser ne l’attirait pas le moins du monde au début, et pourtant, elle a cédé, pour la simple et bonne raison qu’il était franc dans ses intentions, même si elle le “trouvait moche”.
Autrement, pour ce qui concerne la domination masculine, affranchis toi des croyances populaires véhiculées par les féministes, et tu verras que ce n’est pas un fantasme macho, mais l’ordre naturel des choses, notre programmation biologique. Toute inversion de ce processus (femmes dominantes) est une déclinaison névrosée conséquence de l’industrialisation, de l’invasion des média et de la pbulicité dans nos cerveaux, ainsi que du tapage féministe. Une femme, soit elle ministre de la justice, directrice d’un groupe du CAC40, boulangère ou psychiatre n’atteint le sentiment de plénitude (le bonheur féminin) que lorsqu’elle est dominée.
Cette domination recherchée est souvent sociale (je vois peu de directrices marketing avec l’homme de ménage), d’ou elle va découler un concept bizarre de “charisme” et de “charme”, mais peut se limiter à la domination physique (savoir la baiser comme il faut).
On pourra crier encore et encore à la mysoginie, ce n’est ni vous ni moi qui changerons l’ordre des choses établies.
Bien content ne ne pas être les seuls à conaitre cette incroyable aventure. très proche de la tienne Aliénor sauf sur le sexe. Cà jamais. Pourquoi ? parce que çà serait pour nous le début de la fin de la plus belle des histoires. je n’ai aucun fantasmes pour elle, même si lui tenir la main, la carresser, sentir ses cheveux dans les miens sont les plus grands des bonheurs. je ne pense pas que nos bouches ne se toucherons jamais ou alors furtivement sans arrière pensée. Là est d’ailleurs pour moi la limite à ne jamais dépasser.Et je m’y tiendrais. Pour nos conjoints, nous préférons présentez çà comme de l’amitié, ce n’est pas la peine de les faire souffrir et nos sentiments ne regardent que nous. Nous avons l’un pour l’autre un amour infini, tellement fort que nous pouvons passer au dessus de la relation physique (ce que je n’aurais jamais pu comprendre avant de la connaitre). Je passerais bien la nuit avec elle, c’est vrai, mais pour être ensemble, se parler, se toucher, se caliner…Rien de plus. Nous tenons tellement l’un à l’autre que se serait trahir l’autre que de céder à une pulsion, que l’on payerait tous les deux ensuite. Pourtant nous sommes amoureux, c’est même plus que çà. C’est incroyable. il y a une somme de choses qui nous unissent, de détails inimaginables mais dans un mauvais film, que l’on en vient à se poser des questions sur la destinée. c’est magique. Nous n’avons que le meilleur, pas de jalousie de malaise sur X ou Y, tout çà pour un bien petit sacrifice. Nous voulons faire durer cet amour, si possible au delà de nos vies actuelles même (nous sommes athées et très terre à terre, mais là, il se passe quelquechose de particulier quand même entre nous deux). C’est comme si on se connaissait depuis plus longtemps que nos vies, nous ne pouvous absolument pas l’expliquer, c’est juste un ressenti. Bien qu’à 400 km l’un de l’autre c’est comme si il y avait un cordon qui nous reliait en permanence et nous resssentons souvent ce que l’autre ressent. C’est pour moi incompréhensible et très troublant. personne ne nous comprend d’ailleurs et on évite finalement d’en parler autour de nous. C’est un peu dur de ne pouvoir en parler à personne. mais c’est comme çà. On s’aime s’est tout…
Pierre,
Je me reconnais, je nous reconnais dans tes paroles.
Même si nous nous sommes avoué notre attirance l’un pour l’autre, nous non plus n’avons jamais rien fait qui dépasse les gestes de tendresse que peut avoir une mère pour son enfant. Même la veille de cette opération si délicate qui pouvait le voir se transformer en hémiplégique à vie. Bien sûr, je l’ai serré dans mes bras pour le conforter, bien entendu, j’ai pris sa main dans la mienne. Il m’a embrassé sur le front, dans le cou. Nous avons descendu les escaliers de l’hôpital enlacés deux jours après l’intervention alors que son visage avait doublé de volume, et que j’avais peur qu’il tombe. Et depuis plus rien. Trois bises de bonjour en 3 mois, alors que nous nous voyons tous les jours. Notre limite aussi se situe là.
Seulement voilà, cette histoire a commencé par quatre ans d’attirance physique réciproque, sans que nous n’ayons échangé plus que des bonjours de politesse durant ces quatre ans. Nous ne pouvons pas la nier. Quatre ans à se dévorer des yeux quand le hasard nous faisait nous croiser.
Puis nous nous sommes rencontrés, aux yeux de tous, et là, nous avons bati en un an une belle amitié, pleine comme vous deux de coincidences que nous ne pouvons non plus raconter à personne. Nous vivions très bien cette situation, nous sentions chacun l’importance que nous avions pour l’autre, mais sans jamais mettre de mots ou de gestes dessus. Jusqu’à ce 15 janvier où la vie a affiché son prix, où je l’ai imaginé mort à Noel. Alors, tous les mots sont sortis et nous avons décidé de ne rien faire. Notre relation s’est approfondie en vitesse accélérée. L’opération est passée, est s’est bien passée. Mon ami n’a eu qu’une seule séquelle: son cerveau, désormais, ne gère plus comme il le devrait les inhibitions. Cela va s’améliorer, mais en attendant, il parle “sans filtre”. C’est ainsi que nous nous sommes mis à parler ouvertement de sexe. Lui me raconte ses pulsions, moi, j’ai cherché à en faire quelque chose de positif. Je libère ma parole avec lui, mon imagination, et il cherche à me faire progresser. Je n’ai connu que deux hommes dans toute ma vie et ma sexualité pourrait être plus épanouie. Grâce à mon ami, je progresse. Cette semaine, après vingt ans de vie commune, j’ai osé parler à mon mari de mes difficultés intimes. Pour la première fois. J’avais tellement peur de le blesser jusqu’á présent que je préférais sacrifier cette partie-là de ma vie. Aujourd’hui, je m’assume mieux, je parle, certains mots sont enfin arrivés à sortir de ma bouche.
Certains détails tendent à me montrer que l’ardoise de mon mari n’est pas vierge en termes de fidélité. Cela ne me trouble pas, notre attachement et notre complicité sont plus forts que cela à mes yeux. Voilà où réside l’espoir de passer cette nuit avec mon ami… Mais rien ne se fera sans l’accord de mon mari.
Une nuit pour s’en souvenir toute la vie, avant que la mort ne nous prenne tout.
Pour le reste, tu as parfaitement exprimé tout ce que nous ressentons tous les deux: l’impression de se connaitre depuis toujours, l’absence de jalousie, des intuitions inexplicables, la certitude que notre histoire durera toute la vie, le bonheur de s’être reconnus, le vertige qui me saisit parfois quand je pense à cette histoire.
Il m’a écrit depuis l’hôpital, le lendemain du grand jour: “Tu es ma destinée”.
Merci Pierre, cela fait du bien de parler de tout cela, ces quatre derniers mois ont été tellement intenses…
alienor,
je te comprends bien. Mon amie va divorcer car son mari a été trop loin dans l’infidelité. et si je ne dors pas c’est que je suis mort d’inquiétude pour elle… bref c’est une autre histoire. (çà ne changera rien dans nos rapports)
Concernant le sexe avec ton ami. je ne vis pas ce même besoin que toi, mais ce que je veux te dire c’est que si vous en avez vraiment envie, faites-le, mais sans autorisation et surtout sans que çà se sache. C’est insuppotable pour un mari de savoir que sa femme se fait… tu m’as compris. S’il accepte c’est qu’il y a une perversité, crois-moi. Vous pouvez l’accepter si tous les deux (conjoints) en êtes conscients. Bref ce n’est pas sain que vos conjoints le sachent, de mon point de vue. je ne te fais pas le père la pudeur, car nous sommes très libres avec mon amie sur ce sujet et on se dit tout aussi. Si tu penses que tu vas regrettez toute ta vie de ne pas l’avoir fait, alors vas-y. Pour ma part çà nous tuerait. Moi ce que je ressents entre tes lignes, c’est que c’est “plié” avec ton mari. Tu devrais peut être envisager çà sous cette angle et de vous séparer en bonne amitié. Il faut de la franchise: s’il t’a trompé, c’est pas bon, mais s’il accepte que tu le fasses à ton tour ou même qu’il accepte d’y réfléchir c’est encore pire. Ce pourrait même être un test pour ton couple, de voir comment il réagit.
J’ai du mal à comprendre donc, non pas que tu veuilles faire l’amour avec ton ami (quoi que) mais que votre couple puisse y survivre. Si je faisais çà je flinguerais les 3 couples d’un coup. Mais je ne te connais pas et nos vécus sont différents. Moi aussi elle m’a écrit quelque chose dans le genre de la “destinée”, on a été bien plus loin dans les écrits et un lecteur extérieur à nous, serait persuadé que nous vivons un amour charnelle. C’est d’ailleurs troublant pour moi, “normâlement constitué”, alors qu’elle me plait, qu’elle est mon type de femme (je lui ai dit) que l’on s’entend merveilleusement, de ne pas “y penser”. je lui ai même dit que dans une autre vie je serais capable de la rendre heureuse en tant que mari comme en tant que meilleur confident ! Mais dans cette vie là on ne veut pas. Si je trompais ma femme je serais comme son mari, donc nul. moi je ne le veux pas car je respecte trop ma femme (même si j’ai des envies), comme je respecte trop mon amie pour la désirer. Le seul truc qui me gêne c’est que j’aime profondément 2 femmes, de façon différente certes, mais réellement. Mais il n’y a rien de plus beau ni de plus pur. Maiz qui le comprendra ?
Mon cher Pierre.
Il y a, il est sûr, une grande similitude dans nos deux histoires, mais il y a des différences dans notre manière de les vivre, dans notre sensibilité. Plusieurs points sont intéressants.
Le premier que je voudrais clarifier tout de suite est cette histoire de “pliage”, hihi, j’ai bien aimé le terme… Il est difficile d’exprimer une histoire telle que celle là à travers trois ou quatre posts, mais, non, entre mon mari et moi, ce n’est pas “plié”. Tu as du être trompé par la mention de mes difficultés sexuelles. Il ne s’agit pas d’une dégradation due au passage du temps et au désamour. J’ai toujours eu ce problème, et les choses s’améliorent doucement avec le temps. Sur ce point-là, je suis beaucoup plus épanouie qu’aux premiers mois. Je n’en souffre pas vraiment, mais je sais que je pourrais faire beaucoup mieux. Et à quarante ans, il est primordial pour moi d’essayer de vivre pleinement. Pour le reste, ma relation avec mon mari est excellente, pleine de respect, de tendresse, de rires quotidiens, de confiance, de liberté, de complicité. Je l’aime et je l’admire. Nous avons bâti un mode de vie où chacun épanouit sa vie parallèlement à l’autre, avec une grande liberté. Nous travaillons tous deux au quotidien pour évoluer en même temps et ne pas se retrouver comme deux étrangers dans dix ans. J’essaie de résumer. Lui a un caractère très fort, je suis très diplomate, et il sait qu’il lui serait difficile de s’entendre avec une autre. Il m’a choisie pour être la mère de ses enfants, avec toutes les qualités que cela implique à ses yeux.
La fidélité maintenant. Je ne peux pas être sûre que mon mari m’ait trompé, mais si c’est le cas, cela remonte à une dizaine d’années. Cela ne m’a jamais miné. La vie est longue et pleine de tentations. Je peux tout à fait comprendre un moment de faiblesse, si et seulement si les sentiments de mon mari pour moi ne changent pas, et donc, son comportement vis à vis de moi non plus. En clair, je peux supporter l’idée d’une nuit dans les bras d’une autre, je ne pourrais jamais supporter de l’aigreur ou des remarques blessantes de sa part. S’il m’avouait une infidélité, je pardonnerais, et je m’abandonnerais à mon tour, histoire de rétablir le déséquilibre. S’il faisait preuve d’un changement de comportement, de méchanceté, destinée sciemment à faire mal gratuitement, il ne me reverrait plus.
Je pense que cette vue des choses va être difficile à comprendre pour toi, Pierre.
Autre chose…
Tu dis que tu es gêné par le fait d’aimer deux femmes à la fois. Moi c’est l’inverse. Je suis étonnée de ne ressentir aucune gêne, je vis cela très bien. Je crois, et mon mari partage cette opinion, que les sentiments nous viennent sans que nous puissions y faire grand chose. Nos deux histoires en sont une preuve, à mon avis. Ce qui est important, c’est ce que l’on fait de ces sentiments ensuite.
Ce qui me perturbe est le “pourquoi”. Pour moi, il est clair que mon mari est l’homme de ma vie. Mon ami est l’évènement qui n’aurait jamais du se produire puisqu’avant de le croiser, j’étais heureuse. Bien sûr, inconsciemment, il devait y avoir quelque chose qui me manquait, mais quoi ? Je n’en avais pas conscience en tout cas, et je n’ai toujours pas trouvé depuis. Cet amour m’est tombé dessus, mes tripes et mon corps ont réagi en premier, à l’insu de ma tête. Je le croisais à cinq mètres dans la rue, et… coup de poignard à l’estomac, mains tremblantes, etc… Avec la certitude au bout de quelques rencontres furtives de ce genre de savoir exactement qui il était. C’est là que cela devient surnaturel… Je ne connaissais pas son nom, je ne lui avais pas adressé un seul mot, j’avais juste plongé mes yeux dans son beau regard sombre, et pourtant j’ai deviné ce qu’il faisait dans la vie. Tu vas me dire “ramoneur !!!”. Non ! J’avais deviné qu’il était cadre commercial dans l’industrie automobile. De-vi-né, à un ou deux détails minuscules (et non, pas d’autocollant commercial sur sa voiture) ! Je lui ai imaginé un caractère pendant ces années de silence qui s’est révélé être incroyablement précis. Je l’avais reconnu, Pierre. Voilà ce que je ne m’explique pas, ce qui me gêne dans cette histoire.
Pour terminer et te donner le coup de grâce, sache que mon mari sait depuis trois ans que cet homme, celui qui est devenu mon ami, me plaît physiquement. Je le lui ai dit, comme lui me confie que sa collègue brésilienne est craquante et que s’il était célibataire… Cela ne m’empêche pas de m’endormir quand il va au restaurant le soir, sans me dire avec qui. Cela ne l’a pas empêché de me laisser soutenir mon ami de très près pendant cette épreuve. Lui aussi l’a soutenu. Nous en parlions ouvertement le soir, je m’assurais que lui allait bien, qu’il n’était pas jaloux. Il sait qu’il ne s’est rien passé physiquement entre nous. Mais il sait aussi que l’attachement que j’éprouve pour mon ami n’est pas dans la norme.
Aujourd’hui que mon ami est guéri et que tout s’est normalisé, ils vont faire du jogging tous les deux ensemble car ils s’apprécient mutuellement.
Epilogue…
Deux mois après l’opération, mon mari m’a demandé dans la voiture, au beau milieu d’une conversation anodine, “Alors, tu me gardes ?”. Je lui ai répondu “Oui, au moins vingt ans, mon chéri”. En le pensant.
Cette histoire m’a appris entre autres que les rapports entre les personnes peuvent être incroyablement complexes. Il n’y a pas de réponse standard à un évènement… Tant mieux, cela rend la vie passionnante.
Cher Eleonor
Non, non, expliqué comme çà c’est très clair et je te comprends fort bien, même s’il est vrai que nous sommes dans des cas de figures différents avec des sensibilités propres. Je suis large d’esprit tu sais !
Mais aimer deux femmes en même temps n’est pas facile pour moi d’autant que mon épouse ne pourrait absolument pas comprendre ce concept, même s’il n’y a pas de relation physique. Elle pourrait même me dire que c’est pire, ce en quoi elle n’aurait pas totalement tord. J’essaye quand même a l’habituer au fait que je me préocuppe beaucoup des problèmes de mon amie, mais elle ne pourrait pas accepter que l’on se promène “en amoureux” (vision externe) avec mon amie. Je le comprends d’ailleurs. Comme dit la chanson de Cabrel “quand j’aime une fois c’est pour toujours” c’est tout à fait moi. Sauf que maintenant c’est 2 fois !! je n’étais pas “programmé” pour çà. (comme toi ainsi que tu le dis). je dois assumer maintenant.
Te concernant, il est évident que ton couple fonctionne sur un autre mode et que de toute façon tu auras une relation avec ton ami. Maintenant que ton mari le sache ou pas, c’est à toi de voir, je te dis simplement qu’il n’y a pas beaucoup d’homme qui le supporterait. Lui seul pourrait le dire…
Toi et moi vivons de façon différente une belle histoire avec un/une amie, et çà c’est merveilleux. Moi et mon amie, çà nous a redonné un coup de boost et cela se ressent positivement dans nos vies de couples. Une telle amitié est une des plus belles choses qui puisse arriver, et c’est bien vrai que c’est complexe.
A nos amours !!!
A nos amours Pierre ! Sois heureux, sans dommages collatéraux. Voilà ma vision des choses… Moi aussi, comme toi, c’était “Quand on aime, c’est pour la vie”. Et vlan, pareil, en double !
Vive la duplicité ! Ce soir c’est mon anniversaire et je les aurai tous les deux avec moi. Une belle soirée…
A bientôt!
TROP FORT
tu as su choisir les mots qu’ils fallait pour traduire exactement ce que je pense des femmes.
chaque mots que je lisais je les ressentais au fond de moi et dans mon ventre.
bravo mais surtout merci. merci.
ce sentiment, un bijou , une perle rare .
Il peut y avoir des amitiés plus forte que des amours .
Le fait je pense de renoncer au côté physique de peur de tout gacher, pour faire durer ce sentiment le plus possible, donne davantage de force au sentiment . j’ai vécu 25 ans d’amitié avec un homme merveilleux qui hélas vient de mourir et le dernier mois nous avons partager ce qu’aucun couple ne peut partager dans ces moments là . Une liberté de paroles et de sentiments merveilleux.
c’est un amour merveilleux car c’est une forme d’amour , ou la tendresse rentre en ligne de compte .
c’est vraiment un sentiment unique .
Pour avoir lu beaucoup de textes et essais sur ce sujet ainsi que de nombreuse discussions dans des forums, cette analyse est absolument remarquable et malheureusement tellement vrai. Merci aussi aux témoignages qui sont très touchants.
J’ai vécu et je vis actuellement ce genre de situation et je comprends les conjoints de mal comprendre ce type d’amitié. Le texte de la chanson de Cabrel est très vrai, ce n’est pas facile de l’assumer. Souvent je me dis que cette relation est presque de l’infidélité affective ou émotive. L’engagement physique n’y est pas mais cette amitié peut s’avérer plus forte et profonde que ce que nous vivons avec notre conjoint(e). Et paradoxalement, cette amitié peut également contribuer à préserver et garder en santé l’amour que nous éprouvons pour notre conjoint(e). Mais comment résister à cet appel d’une personne pour lequel nous avons une grande complicité ? Nous savons pertinemment qu’à travers cette amitié nous vivrons des moments uniques de complicité et de compréhension tout en étant soi-même, sans aucun filtre et masque…
Un Freud misogyne au petit pied, quelle surprise?… Si seulement les hommes frustrés pouvaient arrêter d’écrire des articles rageurs, vulgaires et sans intérêt, il y aurait plus de place pour les autres (Freud, Young?).
ps : bien heureuse qu’aucun de mes amis ne ressemble à ça.
Je tiens tout de même à préciser ma reply, car si elle peut paraître insultante, ce n’était pas l’intention.
Je m’explique. Freud est généralement considéré comme le fondateur de la psychanalyse. Le travail de toute une vie. Certes. Mais Freud est Européen, il date du début XXe. Or sa théorie a une vocation universelle.
Vous vous basez sur la synthèse de vos relations amicales avec les femmes pour pondre une théorie universelle (d’où “Freud au petit pied”) sur la définition d’un homme et d’une femme, et sur les rapports hommes femmes.
A partir du moment où j’ai accepté que mon opinion personnelle n’était que ce qu’elle était il m’est devenu impossible d’accepter aucune autre opinion personnelle pour autre chose que ce qu’elle est. D’où mon mal de tête.
En d’autres termes, si les gens se donnaient la peine d’avoir une approche plus scientifique des choses ils se rendraient compte qu’une vérité ne l’est tant qu’elle n’est pas contrariée.
Enfin, même si toutes les femmes étaient des trous à combler, et tous les hommes des “combleurs” de trous et qu’il n’y avait vraiment rien à faire contre nos prédispositions génétiques, alors je ne vois même plus la nécessité de se torturer l’esprit à ce sujet, soit on n’accepte pas l’idée d’être une marionnette (et dans ce cas, à quoi sert-il de vivre et à quoi sert-il de disserter inlassablement sur la nature des fils qui nous tiennent?) soit on arrête d’être une marionnette (un outil qui paraît approprié pour cela, on l’oublie trop souvent : le cerveau) et on vit sa vie.
Oui, certaines femmes sont des chiennes (d’autres pas), certains hommes sont des chiens (d’autres pas).
Et alors?
“Oui, certaines femmes sont des chiennes (d’autres pas), certains hommes sont des chiens (d’autres pas).”
C’est par cette conclusion haut en couleur que tu veux prétendre à un rôle de femme qui réfléchit?
Comme ta langue avant de parler, relis le texte 7 fois avant de penser le comprendre et te croire en droit d’extrapoler.
Vous parlez d’extrapolation… vous paraissez en savoir long sur le sujet, vu l’article… Il ne faut pas trop m’en vouloir, cher administrateur, je n’ai pas l’habitude de pratiquer l’accouchement, je préfère de loin me parler à moi-même.
Vous voulez une conclusion? Je suis désabusée. Dans cette société soit disant d’information et de communication, les pépites d’information pure et d’idées sont noyées sous la fange des convictions personnelles et autres étâts d’âme, soigneusement drapées sous l’habit de la Vérité et de l’Honnêteté. Moi la première? Je ne me prétends pas meilleure que les autres, quand je le fais j’ai du moins la conscience d’êre un imébicile malheureux.
Bref, je pourrai lire les mêmes articles que les vôtres sur les femmes dans la plupart des magasines féminins. Et c’est peut-être ça finalement, la grande victoire de notre société de consommation de masse. A force de nous abreuver de propagande, que l’on s’applique à s’injecter consciencieusement dans les veines avant même d’apprendre à penser, elle a fini par nous geler les cerveaux, condamner nos âmes, aliéner notre liberté.
En nous faisant jour après jour avaler les couleuvres, bouffer nos chapeaux et réingurgiter notre merde, elle a réussi. Elle nous a fait Rois au royaume des aveugles après nous avoir crevé les deux yeux, nous a fait prendre les vessies pour les lanternes, l’habit pour le moine, le reflexe pavlovien pour de la génétique.
(A ce propos, je pense que beaucoup d’hommes sur Terre seraient surpris à la lecture de certains de vos articles. Des hommes pour qui une glande mammaire a autant de sex appeal que pour d’autres une bouteille de lait ou un biberon. Ils ne doivent pas partager nos gènes d’humains ou ne méritent pas le titre d’homme…)
Je ne prétends pas comprendre autrui, encore moins connaître les autres, je suis juste surprise à l’obstination de certains à systématiquement catégoriser ce qu’ils ont sous les yeux. Les premisses tout comme les conclusions sont hors de mon entendemment, et généralement me donnent la gerbe. D’où mon malaise.
Mais bon, il est vrai que qui dit consommation de masse dit catégorisation en vue de comportement de masse. Et c’est encore mieux si nous, pauvres moutons, rentrons de nous-mêmes dans le moule que les préjugés nous ont soigneusement confectionnés. Ne reste plus qu’à enfiler les lunettes des préconçus, et a croire très fort que ce sont nos propres yeux.
Pour les plus récalcitrants à jouer correctement leur rôle le système a mis en place tout une mythique autour de La Vérité (concept relayé à grands renforts de carvernes ou de matrices). Et souvent ça marche, on adhère à la Brotherhood le torse bombé. La belle affaire.
Pour moi toute démarche de systématisation est le meilleur moyen de ne pas se comprendre, de ne pas communiquer, un raccourci à cerveaux directement du point A (le portefeuille) vers le point B (le tiroir-caisse). 1 1=2, quelle trouvaille !, que tout le monde applaudisse l’artiste.
Mais je ne m’étendrai pas sur le sujet, je pense savoir d’avance le sort reservé aux commentaires de ceux qui ne psalmodient pas Amen à vos articles, aussi gardez votre salive pour d’autres, c’est juste mon incurable esprit de contradiction qui a guidé mes mots, les combats d’ego c’est irrelevant, et ça ne m’interesse pas.
Salut Loseuse,
Sans catégorisation, recherche de règles, détermination de système de pensée…l’homme serait encore entrain de frapper des sylex.
L’article n’est pas simplement basé sur une expérience personnelle, mais sur un long constat varié et de nombreux échanges avec les deux sexes. Il a le mérite de poser les différentes interactions et logique qui régissent largement l’amitié H/F.
Ton sens de la contradiction et ton doute permanent sont certes honorables mais a ta place j’aurais peur de voir flou partout.
Je dirais plutôt que les Hommes seraient des autistes, ou des fous..
C’est amusant d’ailleurs que vous parliez de silex, sachant que la plupart des scientifiques s’accordent à dire que Homo Erectus n’aurait pu produire et gratter de silex sans inventer de moyens de communication (le protolangage, rien de moins). Ce qui me fait dire qu’ils n’ont pas à rougir face à l’Homme moderne.
Enfin bref, my reply n’allait pas plus loin que l’article du Parasite, à savoir les rapports homme-femme. Après, j’en conviens moi-même, on peut plus me rapprocher de l’Homo Erectus qu’autre chose. Je veux bien communiquer avec autrui (même si souvent ça m’enmerde profondément), mais pourquoi diable irais-je m’encombrer l’esprit avec tous ces chichis qui en plus de me faire perdre mon temps ont tendance, eux, à me faire voir flou partout?
Après j’entends parfaitement que la recherche et la mise en place de systèmes et de règles sont à la base de l’intelligence humaine, puisqu’ils permettent d’appréhender le monde qui les entoure et d’établir des sociétés bien plus vite que par des processus se réduisant à une suite d’exceptions.
Mais, en terme de rapports humains, je me dis que ce type de procédé doit engendrer des pertes de données croissant au fur et à mesure de sa généralisation (j’en déduis que la systématisation peut alors devenir une arme à double tranchant). Et puis mon cerveau n’arrive pas à imprimer l’idée que l’on peut continuer à voir une vue d’ensemble tout en zoomant, voilà pourquoi je ne peux sincèrement pas “classer” l’individu que j’ai en face de moi.
Je ne sais pas si vous êtes l’auteur du post précédent, mais je n’attaque pas votre analyse en tant que telle (au fonds, je m’en fous royalement) mais j’ai juste du mal à comprendre.
Si j’ai bien compris, les femmes utilisent leur corps et la séduction pour se jouer des hommes avec lesquels elles deviennent (à dessein) amies. OK.
En sachant que vous n’êtes pas les premiers à dire cela, les filles qui auront été élevées sous ce precepte (moi-même je l’ai été) vont devenir le plus normalement et le plus naturellement du monde des femmes qui utilisent leur corps et la séduction pour se jouer des hommes avec lesquels elles deviennent (à dessein) amies. Et on pourra dire, en se penchant sur ce phénomène, voyez, les femmes utilisent leur corps et la séduction pour se jouer des hommes avec lesquels elles deviennent (à dessein) amies.
La théorie se nourrit d’elle-même, mais j’ai l’impression qu’elle fonctionne un peu comme un dictionnaire inversé, ou la définition précéde l’objet qu’elle définit.
Et puis c’est un peu déroutant. Une phrase en exemple : “Véritable pétasse, elle a compris l’intérêt d’utiliser son corps pour s’élever socialement et combler la misère sociale vers laquelle la mène son oisiveté pathologique.”
Je passe l’oisiveté pathologique, je ne suis pas docteur en médecine.
Mais d’après l’article, on a compris que les femmes n’avaient pas d’amies femmes, seulement des competitrices. Par ailleurs, si les hommes étaient des hommes, elles n’auraient pas d’amis non plus puisqu’ils n’accepteraient pas d’être des pivots vers d’autres cibles, ni de se faire sucer autre chose que le sexe (à savoir l’attention).
Donc une femme qui a des amis est une pétasse. De l’autre côté, une femme qui n’a pas d’ami(e)s vit dans la “misère sociale”, bref, c’est une handicapée de la vie qui ne mérite aucun intérêt (surtout si elle est moche, et en sachant qu’une femme a d’autant plus d’intérêt pour sa cible que son cercle de courtisans est large).
Par contre l’homme doit “baisser la valeur” de la femme et augmenter la sienne, notamment en lui laissant à croire qu’elle n’est qu’un goutte dans l’océan de ses amies.
Bref, un homme a le droit de se faire des amies, mais une femme n’a pas le droit de se faire d’amis, mais peut accepter (donc) d’être l’amie d’un homme, qui est pourtant censé sortir avec une femme ou la sortir de sa vie (pour le coup je vois flou). Et on ne sait plus s’il est préférable d’être une pétasse (car on a des amis) ou une miséreuse (car on n’en n’a pas). Dans les deux cas, la femme ne vaut pas tripette.
Je ne suis pas sortie de l’auberge.
Notamment parce que l’autre problème avec ce genre de théories, c’est qu’on peut toujours les retourner par des théories tout aussi ineptes. Exemple :
Les hommes, selon la Sacro Sainte loi de la supériorité masculine, se doivent de maintenir la femme à sa place : dans les bas fonds. S’ils leur accordent quelque bénéfice (un poste d’assistante, être ami avec elle, lui payer son resto), c’est uniquement dans le but se les faire. Du coup les femmes, même si elles sont génétiquement programmées pour croire aux contes de fées et vouloir épouser leur père (mon expérience personnelle me permettrait d’en rigoler si j’avais le sens de l’humour), n’ont tout de même ni envie de se suicider, ni de vivre en clochardes, et vont logiquement en venir à la conclusion que pour avoir, il faut coucher.
D’où les relations d’amitié homme-femme. Et quitte à se faire bourrer le mou par 72 gars se prétendant romantiques alors qu’il n’ont qu’une envie c’est de se la faire et de la jeter (et bizarrement, ils se compliquent la vie avec des chichis de bonnes femmes au lieu d’aller droit au but et de s’exprimer cash… incompréhensible). Variante si elle est moche : elle va se faire ambiancer par des mecs qui copinent avec elle pour avoir en fait sa copine, la bombe anatomique (mais attention, n’y voyez aucune fourberie, on n’en trouve pas dans le chromosome Y).
Bref pour moi ce genre de discours ne mènent pas à grand chose, seulement à perdre du temps sur le Net à brasser du vent au kilomètre au lieu de sortir de chez soi (ré)apprendre à se parler sans détours et se donner la peine, de temps à autres, d’arrêter d’être des clichés ambulants. N’en déplaise aux marchands de contes de fées et de produits de beauté.
Après toutes ces théories, je voulais juste donner ma définition de l’amour, dont on ne parle jamais assez:
C’est d’être heureux au travers du bonheur de l’autre. Si possible grâce à l’amour qu’on lui donne.
Selon cette définition, je suis profondément amoureux… de mon amie.
Je vais arrêter de vous harceler par mes commentaires, mais je ressentais le besoin de revenir sur mes toutes premières replies, que la colère m’avait empêché d’expliciter un peu plus.
Vous pourrez toujours rétorquer que je ne peux pas comprendre la question de l’Oedipe car bien qu’étant de culture occidentale, je suis née et ai été élevée dans un pays non-occidental.
Pour moi la théorie freudienne de l’Oedipe est l’une des plus grandes mystifications du XXe siècle. Je passe l’absence totale de méthodologie scientifique, l’énonciation comme une vérité universelle de ce qui relève plus d’une “vérité” ad hoc et limitée dans le temps et l’espace, et le fait que la dissymétrie de l’Oedipe est la résultante d’un bricolage de sa théorie oedipienne initiale (qui ne pouvait, telle que décrite, s’appliquer à la femme).
Quand je dis ça je ne cherche à insulter l’intelligence de personne, et je reste entièrement ouverte au débat. C’est juste que j’en était arrivé un jour à cette conclusion après m’être posé tout un tas de questions, dont les principales sont :
1. Quelle est la raison de la prévalence aujourd’hui de la théorie oedipienne freudienne (par rapport aux conceptions de Lacan, Jung, Klein, etc.)?
2. Quelle est la raison qui sous-tend cette universalisation du complexe d’Oedipe, sans au préalable avoir effectué d’études rigoureusement scientifiques et exhaustives du complexe d’Oedipe chez toutes les populations humaines à travers le temps et l’espace?
Je suis sûrement hermétique et intolérante, mais ce qui m’intéresse le plus dans les rapports hommes-femmes n’est pas tant le pourquoi ou le comment, mais plus de chercher “à qui profite le crime?”.
Ne peut-on pas dire, même si l’on considère l’Oedipe comme une vérité universelle, que le prétexte des désirs incestueux de l’enfant a entraîné un contrôle non seulement individuel (par le Surmoi) mais aussi général (par une sorte de Léviathan) d’une population (les psychanalystes et derrière, ceux qui tirent les ficelles et empochent la monnaie …) sur une autre ?
Ne peut-on pas considérer le désir incestueux comme la contrariété de notre déterminisme biologique (qui fait que les animaux ne sont pas attirés par ceux d’espèces différentes - à l’exception des mules, mulets, tigrons et ligres - ni par leurs congénères au patrimoine génétique trop proche - merci les phéromones) par notre libre arbitre?
Dès lors ne peut-on pas considérer que le désir incestueux naît de l’interdit plutôt que l’inverse et ne devient névrotique que suite à l’incompréhension de cet interdit?
Ne peut-on pas faire un parallèle entre ceux qui justifient la névrose par l’Oedipe et les Chrétiens qui justifiaient l’esclavage par l’énonciation de la non-humanité des Africains?
Peut-être y reviendrez-vous dans la saison II de Pas des chiffons, que de débats passionnants en perspective!
Mais bon, pour sortir un peu du débat sur la véracité ou non de l’Oedipe freudien, je répète la question : à qui profite le crime?
Loseuse, tu as l’air d’avoir une grille de lecture assez perturbée. La teneur de l’article me parait plutot claire:
- pour les hommes, un message les alertant que ce n’est pas parce qu’ils sont amis avec une femme et qu’ils jouent un rôle de confident qu’ils finiront par la baiser; et que c’est même l’inverse (ie “si tu veux etre ami avec une femme, tu as intéret à ne pas vouloir la baiser, au risque de tout détruire, pauvre de toi”)
- pour les femmes, une immersion rapide dans la tête d’un mec, pour leur faire comprendre (à celles qui ne jouent pas du moins, s’il en reste) qu’un ami mâle hétéro ne se considère pas comme un ami mâle homo, et que de savoir qu’elle aime avaler le sperme est une considération à disséminer avec discrétion si elle n’a à aucun moment d’intérêt amoureux pour son ami.
Donc encore une fois, tes extrapolations multiples “les femmes n’ont pas droit d’avoir un ami, etc…” me paraissent relativement hors sujet.
Pour finir, quand je vois la propension des femmes cultivées (dont tu sembles faire partie) à se brouiller le cerveau et complexifier des vérités établies (quoique tu en dises, l’homme naitra toujours de la femme, et la femme aussi), les conséquences de la dissymétrie oedipienne restera une évidence.
Une femme inelligente est souvent comme un mathématicien qui remettrait en cause la valeur de pi à chaque fois qu’il ferait un nouveau calcul. En bref, ca se prend beaucoup la tête mais n’avance pas bcp.
Sans offense, des gens bien plus intelligents que toi (et que moi) ont sacrifié leur vie pour déterminer certaines vérités. Des recherches a une époque où la motivation n’était pas le profit personnel mais la connaissance en ce qu’elle a de plus pur, et qui souvent se faisait au risque de leur vie (je ne parle pas de freud évidemment).
En bref, on fait partie de deux catégories différentes: toi des sceptiques pour qui le monde ne peut pas être expliqué, parce que trop compliqué, et moi de ceux qui regardent le réel, l’analyse en série et en retient des conclusions.
La vérité, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont lu cet article en un peu plus d’un an, et plus de 200 mails nous sont parvenus pour nous dire à quel point il les a aidé à comprendre. Aucun mail négatif, à part sur la forme. Il n’y a pas que les livres dans la vie, les seules vérités établies sont en nous-même.
Allons allons, je pensais que ce n’était pas votre genre de vous gargariser du nombre de visiteurs de votre site… Et m’opposer que 200 personnes ont eu le bon goût de comprendre, eux… Vous ne faîtes qu’entretenir ma paranoïa
Plus sérieusement je vous l’accorde je suis perturbée. C’est la vie qui m’a rendu comme ça, c’est peut-être pour ça que j’éprouve toujours le besoin de gratter là où ça me paraît trop lisse et de voir le mal partout… Mais je reconnais que mon cerveau part souvent dans tous les sens, ce qui n’aide pas à clarifier mes propos (à ma décharge, essayez de penser clairement au-delà de 48h sans sommeil).
Bref, ce que je voulais dire, c’est que j’ai fait Bac L, moi aussi j’ai bien récité ma petite leçon sur l’oedipe freudien, j’y ai presque cru à un moment, mais simplement je n’en suis pas resté là, j’ai essayé de m’enrichir d’avis différents sur le sujet, tant chez les “pros” que les “cons”. Accordez-moi donc le bénéfice du doute quant à cette “grille de lecture” des amitiés hommes-femmes.
Au final, je pense que je ne peux pas vous comprendre simplement parce que je ne vis pas dans le même monde. Mes interactions avec les gens (et donc mes amis) sont rares, mais loin d’être aussi compliquées que les vôtres avec vos amies. En amitié comme en amour je suis toujours restée franche et sincère, ce qui m’a valu souvent bien des tracas et des coups de couteau dans le dos, mais qui fait que je reste perplexe face à vos démonstrations alambiquées.
“Il n’y a pas que les livres dans la vie, les seules vérités établies sont en nous-même.” Tout à fait d’accord. Freud à approuvé l’intégration de cocaïne dans le Coca-Cola jusqu’à ce qu’elle soit modérée en 1907, et a pondu des papiers tout aussi sérieux que ceux sur l’Oedipe pour expliquer qu’on devait soigner les héroïnomanes et les alcooliques de leurs addictions par la cocaïne. Alors comprenez mon scepticisme vis-à-vis de ce pantin au service de la propagande (la psychanalyse est la cocaïne du peuple), je veux dire ce grand personnage.
Sinon ne prenez pas mal ce commentaire, c’est vraiment pour le plaisir de débattre et de mettre mon grain de sel dans ce concert de commentaires élogieux. Je dois bien avouer que vos articles égaient mes successions de nuits blanches, aussi j’attends les prochains avec impatience.
Allez, je vais essayer d’être claire pour une fois, et histoire de clôturer le débat.
Pour moi, le cloisonnement, la différenciation des hommes et des femmes, et la théorisation de leurs comportements (en dehors de toute considération biologique), c’est très bien dans l’absolu, ça peut permettre à la compréhension de l’autre.
Mais ça sert surtout un but (entre autres) : vendre des pantalons aux uns et du maquillage aux unes.
Ca offre aussi l’avantage de pouvoir ensuite inverser le procédé (ce qui a donné les féministes, puis les métrosexuels), afin de vendre des pantalons aussi aux unes, et du maquillage aussi aux uns.
Gain pour les publicitaires (et leur clique) : profits potentiellement multipliés par 2. Conséquences pour les hommes et les femmes : misère sentimentale et sexuelle les rendant d’autant plus réceptifs aux agressions permanent de la bonne fée Publicité, leur promettant l’éradication quasi-magique de leur problèmes par un gel Fix Appeal ou un mascara Hypnose.
Publicitaires : 3. Hommes et femmes : 0.
Une bonne nuit de sommeil (enfin !) m’autorise à accoucher ma pensée, et je m’en tiendrai là. Quand j’ai dit qu’on ne pouvait pas se comprendre, je n’avais pas tout à fait raison. Je suis juste, sur ce point (l’amitié homme-femme) dans un autre système de raisonnement, mais qui ne s’éloigne pas tellement du vôtre sur d’autres aspects (après lecture complète des archives). Je m’explique :
Les femmes sont manipulatrices sauf quand les hommes ne leur en laissent pas le choix. Admettons. Mais peut-être qu’il serait temps de voir que les femmes sont manipulatrices aussi parce qu’elles n’entrevoient pas d’autres choix (ce qui n’excuse rien). Et il serait peut-être temps de voir que les femmes n’ont pas l’apanage de la manipulation. Un homme qui veut convaincre d’autres hommes que les femmes sont manipulatrices, c’est de la manipulation.
Les vérités sont au fond de nous.
Je vais essayer d’être le plus clair possible en prenant un exemple.
Une femme aimerait bien monter son entreprise afin d’arriver à la place qu’elle estime être la sienne, sans avoir à coucher/jouer de ses relations/manipuler/faire comme les hommes… mais simplement par la force de son travail. Mais elle n’en a peut-être ni les moyens, ni les capacités, ni les connaissances nécessaires. Peut-être même qu’elle n’a pas conscience d’avoir ce choix, parce qu’on lui a trop bourré le mou avec l’histoire de Cendrillon, Ariel (la version Disney j’entends), Animal Farm ou que sais-je. Ca n’excuse pas le fait de coucher/jouer de ses relations/manipuler/jouer la facilité, mais ça ne fait pas pour autant d’elle une pute/parvenue/manipulatrice par essence, « par destination » serait plus approprié.
Casser la manipulation de la femme en la retournant contre elle (elle joue de son mystère, donc je joue du mien) ou en opposant une manipulation contraire (elle est hypocrite, donc je dois être franc, elle est mystérieuse, donc je dois aller droit au but) ne mène à rien. Au contraire, ça contribue à huiler les rouages de ce petit jeu malsain, pour le plus grand bonheur de vous savez qui (cf. mon post juste au dessus).
Pour moi, le meilleur moyen de casser cette manipulation est de faire entrevoir d’autres choix à la personne (puisque Cendrillon et Ariel l’ont déjà endoctriné) et ça demande en effet une bonne dose d’altruisme, et de dépasser ces clivages de gamins sur la notion de dominant/dominée (laissez ça aux machos et aux féministes, pitié !).
On peut dire