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	<title>On n&#039;est pas des chiffons! &#187; Lashoz</title>
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	<description>Parole aux déclassés</description>
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		<title>Le monde est à nous</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Dec 2007 00:39:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humanité]]></category>
		<category><![CDATA[bonheur]]></category>
		<category><![CDATA[espérance]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p>D’un côté, les élites, leur bon goût supposé et leurs grands principes. Pour eux, la terre est petite, libre, et ils sont de petits citoyens du monde. Ils iront ainsi acheter des quotas de pollution au Bengladesh pour y implanter leur usine pétrochimique, puisque l’Union Européenne le leur interdit désormais. Une usine au Pakistan leur permettra quant à elle de faire travailler des enfants pour deux fois moins cher qu’ailleurs. Sur le plan personnel enfin, la Thaïlande représentera un vivier conséquent de femmes jeunes et vierges à baiser pour quelques Bat, sous le soleil et sur le sable fin.</p>
<p>De l’autre côté, le peuple de France, la masse des gens qui travaillent pour ces élites propriétaires des moyens de production. Ils sont la chair à canon de leur modèle, ces rouages mécaniques qu’on peut retirer et remplacer, sans que le système n’en souffre. La seule condition à la perpétuation de la bonne marche de ce dernier est que la masse de la chair à canon soit à peu près constante (ce qui rend impossible un exode massif). Les petites gens ayant également des aspirations à un train de vie meilleur, là où ils pourront aller à la mer après le travail, où il fait beau toute l’année, et où, comble du bonheur, ils ne passeront pas 6 mois sur 12 à travailler pour l’Etat ; le pouvoir doit alors user d’astuces pour les maintenir dans le rang. On use alors de critique acerbe du manque de civisme des « vedettes »<sup>[<a href="#pnote-113-1" id="rev-pnote-113-1">1</a>]</sup> qui partent <sup>[<a href="#pnote-113-2" id="rev-pnote-113-2">2</a>]</sup><sup>[<a href="#pnote-113-3" id="rev-pnote-113-3">3</a>]</sup>, et on valorise encore et toujours les crédits à la consommation, les emprunts de long terme, l’accession à la propriété comme finalité, tout en exagérant allégrement les conditions de vie dans les pays sous développés (essentiellement en dénonçant le manque d’assurances sociales<sup>[<a href="#pnote-113-4" id="rev-pnote-113-4">4</a>]</sup>) Des stratagèmes bien pensés, comme autant de chaînes qui nous relient à ce quotidien qu’on voudrait fuir mais dont on est dépendant pour des futilités et des petites possessions minables.</p>
<p>Bizarrement, si on voit un nombre croissant de français renoncer chaque année à la retraite, à l’assurance maladie, à l’assurance chômage, au RMI et au SMIC pour de meilleures conditions de vies et une population moins pathétique, on en voit extrêmement peu faire le chemin inverse, et revenir vers la Mère Patrie. Et si la Vérité était ailleurs ?</p>
<p class="footnotes">&nbsp;</p>
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-113-1" id="pnote-113-1">1</a>] vedettes que ces mêmes critiques au sens si républicain ont eux-mêmes montés de toutes pièces</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-113-2" id="pnote-113-2">2</a>] et qu’en terme de civisme, ceux qui parlent sont les ¾ du temps loin d’être irréprochables</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-113-3" id="pnote-113-3">3</a>] le concept de citoyenneté est d’ailleurs réduit ici à une notion purement économique, ce qui est une belle preuve de ce qu’est devenue l’homme de l’idéologie libérale post-68</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-113-4" id="pnote-113-4">4</a>] ce qui nous renvoie au système des stock-options, où un système uniquement dédié à faire rester un employé qui présente un bon ratio de productivité est déguisé en cadeau généralisé qui permet de gagner de l’argent–ou ici d’en économiser sans rien faire.)…</p>
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		<title>Le manège des faux-semblants</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Dec 2007 05:05:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education et Travail]]></category>
		<category><![CDATA[ascension sociale]]></category>
		<category><![CDATA[reussite]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>

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		<description><![CDATA[Le monde est si faux… A chaque fois que j’ai évalué l’étendue de la supercherie, je montais dans les sphères. Et plus je suis monté dans ces sphères, plus j’ai voulu rapidement en redescendre. Un peu comme si on était conditionné, une sorte de détermination sociale. La mienne serait la médiocrité volontaire, où fuir les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le monde est si faux… A chaque fois que j’ai évalué l’étendue de la supercherie, je montais dans les sphères. Et plus je suis monté dans ces sphères, plus j’ai voulu rapidement en redescendre. Un peu comme si on était conditionné, une sorte de détermination sociale. La mienne serait la médiocrité volontaire, où fuir les égards et le succès pour ne pas perdre mon âme. L’argent me tend les bras, la gloire aussi. Mais tout ce qui m’intéresse, tout ce qui nous intéresse, puissé-je parler également au nom de Lashoz, est de faire l’ascenseur. Être heureux dans notre égout et prendre de temps en temps et sur commande l’ascenseur social, histoire de voir quel temps il fait dehors, comment se comportent les gens histoire de voir qui fait notre pluie et notre beau temps, puis on replonge, sans cordée et sans apnée, dans le brouillard de la modestie. A chacune de nos sorties, on enfile notre scaphandrier, on rentre dans la peau de notre personnage. Notre moi social. Schizophrènie, surement, mais schizophrénie volontaire. Il s’agit de prendre la peau, le rire, les réflexes du rupin, pour mieux l’étudier, et de mieux l’étudier, pour mieux le mépriser. Feindre l’inverse serait autrement plus dur, puisqu’à l’école de la médiocrité, l’épreuve de sincérité compte double. A la surface, chez nos élites ou nos mondains, très facile de feindre si tu maîtrises tes apparences. Tout n’est que facade. Monter professionnellement, c’est voir qu’à chaque palier franchi dans le niveau hiérarchique, on nous sépare de la base. La base, c’est la création de richesse, le fondement numéro 1 de toute entité économique. Une séparation franche, taillée au scalpel, pour nous faire perdre le sens des réalités pour mieux servir leur cause. Plus un homme a de contact avec ses semblables moins bien lotis, plus sa morale le garde. Donc plus un homme est éloigné de la base, plus il pense que sa bulle constitue la réalité, et plus il trouvera normal de faire des choses ignobles, un peu commes celles qui se vantent de se voir offrir de la coke en soirée sans chercher à savoir le pourquoi du comment, avant de cracher sur l’accent du chauffeur de taxi qui les ramène. Anesthésie sociale. Je n’ai pour l’instant jamais vu un sédatif aussi puissant que l’ascension sociale. Monter socialement, c’est n’avoir progressivement plus que des obligations d’apparence. Au début, c’est difficile. On ne sait pas trop où se mettre, comment se comporter, et surtout, chaque mot rabaissant plus ou moins le milieu social d’où l’on vient nous blesse, nous gêne, ce qui se voit dans nos apparences, puisque les modestes sont des sensibles, élévés dans la réalité et l’expression, qui contrôlent mal leurs émotions. Au fur et à mesure, on développe une sorte de détachement comateux où l’on n’écoute plus rien si ce n’est le mot sur lequel on rebondira, avec lequel on se valorisera et surtout grace auquel on montrera à notre interlocuteur qu’il ne s’est pas trompé, et qu’on est bien un des leurs. Car s’élever c’est ne plus valoir que ce qu’on dégage, la représentation du moi devient le moi. Je lis peu. J’aimerais mais je n’ai pas le temps, puisque dans les moments où je ne travaille pas je préfere vivre en plein air et voir des humains. Je n’avais donc pas besoin de savoir ce qu’était le marxisme pour constater qu’il y avait les exploités et les exploiteurs. En l’occurrence, à chaque élévation sociale (à chaque niveau hiérarchique frachi), cette perte d’obligation de proximité au terrain s’accompagne d’une moindre obligation de compétence opérationnelle (savoir visser un boulon, savoir dessiner un concept-car, savoir encadrer une équipe, etc…), à laquelle vient se substituer progressivement une obligation de savoir manier les apparences. Ainsi, à la tête de la plupart des entreprises, des hommes et des femmes chargés de récupérer l’information ultra-synthétisée que leur envoient leur subordonnées pour être en mesure de la ressortir dans des discussions avec des gens comme eux. A la vraie production de richesse se substitue alors une vaste fanfaronnade d’hommes et femmes, qui visent à étaler leur pouvoir à coûts de belles paroles et de soirées mondaines, pour obtenir les deux éléments qui régissent le monde, le cul et l’argent. Et comme le second est directement connecté à la notion de pouvoir, et que le pouvoir est le parfait harpon de la femme, les deux se pêchent en une prise. Le sexe étant une activité de loisir, on observe donc que plus on monte en niveau social, plus le temps d’oisiveté augmente, plus les rapports à l’entreprise sont décorrélés de savoir faire réel, plus la superficialité se substitue aux compétences, et plus l’emploi du temps se charge de relations politiques visant simplement à asseoir son pouvoir et baiser plus de femmes. Une énorme comédie quotidienne dans laquelle des centaines de stagiaires et de sous-fifre de photocopieuses aspirant executive women ou «&nbsp;femme de&nbsp;» tombent sous le flanc d’aspirants super managers, tandis que les aspirantes super managers femmes sont occupées à user de leur charme sur les vrais super managers. Une sorte de col de 2ème catégorie en escalier, chaise musicale malsaine qui coulisse sous la mouille et le sperme. Alors on me tire, on me lance des cordes pour me récupérer à la surface, puisque j’ai cette qualité hautement managériale de savoir parler et savoir feindre, mais je me débats pour rester dans la vase. Une vase dans laquelle nagent tous ceux qui ont des compétences, qui pourraient monter mais que l’ennui d’une vie basée sur les soirées coke, les poignées de mains hypocrites, la sodomie dans les escaliers et la gastronomie francaise use. Une vase qui nous désaltère, nous qui atteignons notre summum existentiel par l’émulation intellectuelle, prisonniers du réel, et qui sommes condamnés à se faire récupérer la substantifique moelle par des gens qu’on méprise. Une merde aux yeux des autres, un or pour les notres, dans laquelle on se sent si bien. Mais certains veulent la fuir, si fort qu’ils courbent échine et estime d’eux même, car les paillettes ca brille, et le champagne pétille. Tout le monde veut tendre vers le manège des faux-semblants, car on nous l&#8217;a fait passer pour le meilleur des modèles, où les tromperies généralisées et les soirées «&nbsp;eyes-wide-shut&nbsp;» sont toujours plus respectables que le principe de réalité assumé par les gens dépeins dans «&nbsp;l’esquive ». Le tour de magie de ce manège, est de réussir à frustrer les 99% qui restent dans la vase, tout simplement par image interposée, parce qu’ils n’ont pas la chance de savoir à quel point ce monde dont ils rêvent est froid, austère, aride, faux et sordide. Tant pis, les ignorants sont maudits.</p>
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		<title>L&#8217;ombre sur la mesure</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Nov 2007 00:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[la rumeur]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>

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 Nous n&#8217;avons à perdre, que nos pensées ternes&#8230;
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Un groupe, un texte, une plume, un phrasé, un flow, une mélodie dont nous sommes si proches&#8230;</p>
<p> <center><object width="425" height="355"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/mzbF5G76hNA&#038;rel=1"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/mzbF5G76hNA&#038;rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"></embed></object></center></p>
<p> <em>Nous n&#8217;avons à perdre, que nos pensées ternes&#8230;</em></p>
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		<title>Les media et la société de consommation</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Nov 2007 03:56:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique & Société]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[manipulation]]></category>
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		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Les media sont souvent le bras armé de la société de consommation. Leur influence est proportionnelle à l’ennui qu’ils viennent combler. Un ennui généralisé à travers les populations de nos sociétés post-indutrielles, souvent même sans qu’on en ait vraiment conscience. Par le délitement progressif du lien social, l’individualisme s’est progressivement installé, un phénomène amplifié par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les media sont souvent le bras armé de la société de consommation. Leur influence est proportionnelle à l’ennui qu’ils viennent combler. Un ennui généralisé à travers les populations de nos sociétés post-indutrielles, souvent même sans qu’on en ait vraiment conscience. Par le délitement progressif du lien social, l’individualisme s’est progressivement installé, un phénomène amplifié par le travail des femmes (et l’indépendance matérielle qui s’en est suivie), et par la tertiarisation (le travail de bureau n’étant, contrairement à l’industrie, pas pointé laissant la porte ouverte à l’empiètement du travail sur la vie privée). Un individualisme montant qu’on comble depuis les «&nbsp;30 glorieuses&nbsp;» par tout un artifice de lien social factice et d’éradicateur d’ennui. Les journaux hier, puis la télé et aujourd’hui Internet viennent donc remplir et égayer nos quotidiens. Dans une société tournée à 100% vers la consommation, puisqu’elle est la clé de l’idéologie des «&nbsp;élites&nbsp;» (puisque leur intérêt direct, en tant que propriétaires des entreprises influentes), comme le pendant économique de chaque mesure gouvernementale (une politique elle-même contrôlé par les élites), les medias ont basculé dans les années 70 d’un rôle de serviteur du pouvoir à celui de serviteur de la motivation du pouvoir, donc le serviteur de la consommation. On peut d’ailleurs clairement situer l’officialisation de cette tendance à la «&nbsp;libération&nbsp;» des médias par Mitterand en 81. Dès lors, les journaux et les diverses émissions de télé ont progressivement abandonné l’aspect culturel et éducatif qui les rendait si populaires, pour finalement servir du divertissement bon marché à des cadres qui s’emmerdent, un divertissement comme pendant d’un bien de consommation qu’ils souhaitent refourguer<sup>[<a href="#pnote-115-1" id="rev-pnote-115-1">1</a>]</sup>. En plein âge d’or de cette tendance, on voit désormais fleurir chez nos marchands de journaux un tas de nouveaux magazines qui ne prennent même plus la peine de dissimuler leur raison d’exister derrière un éventuel communautarisme trendy (genre la gay-titude à la Têtu), mais qui se consacrent directement et ouvertement à un bien de consommation. Le dernier en date, S&#8217;Toys Magazine, vise une fois encore à faire passer une pratique de consommation sponsorisée par des groupes industriels puissants pour un mode de consommation subversive, la subversion faisant toujours autant vendre, tout en étant morte avec la fraternité dans le train du capitalisme.</p>
<p>Symbole de ces comportements consuméristes insidieusement présentés comme la norme subversive du moment, les métrosexuels. Symbole glauque et pathétique, qui vise à tuer ce dernier brin de virilité qui reste à l’employé du tertiaire, et qui engloutit avec une partie fondamentale de notre nature qu’est la complémentarité (anthropologique et sociale) entre un homme et une femme. C’est désormais dans chaque wagon de métro dans cette ville comateuse qu’est Paris qu’on voit ces hommes en costard se limer les ongles où se remettre une couche de Blush en épiant leur teint dans un miroir de poche. La subversion en tant qu’escroquerie à l’amour, puisque encore une fois, en faisant de l’homme tout sauf ce qui attire la femme, le pouvoir (commandé et géré par les magnats de la presse, qui sont les mêmes industriels pour qui créer des besoins factices est une question de survie économique) plonge un peu plus la femme dans le trouble vis-à-vis d’elle-même, elle qui se sent aimer les hommes, les vrais, mais qui est pointée du doigt à travers tous les magazines féminins qui lui vérole l’esprit<sup>[<a href="#pnote-115-2" id="rev-pnote-115-2">2</a>]</sup> pour la convaincre bêtement que la femme moderne doit être avec un homme moderne, donc une pédale hétérosexuelle. Un trouble qui ne bénéficie à personne, et c’est bien le but, puisque ces rangs de femmes célibataires iront à leur tour couver leur besoin d’être valorisées et de se sentir bien dans la consommation massive de produits de beauté et de bien être, de parfum Lolita Lempicka et de coffret Weekendesk spécial hydromassage, avant de finir la journée en dépensant 300 euros dans une robe moche Paul&amp;Joe, une robe qui figurait en bonne place dans le dernier Closer.</p>
<p>Des enfants du divorce devenus hommes assez perturbés pour désormais avoir la même sensibilité que les femmes aux dictats de consommation (cela restait jusqu’alors un monopole féminin qu’on leur laissait volontiers), des femmes de plus en plus frustrées qui deviennent encore plus sensibles à ces ordres inconscients, sous le regard et le sourire de <a href="/post/2007/09/10/Qui-tient-la-societe-francaise" hreflang="fr">ces stratèges qui commandent nos vies une par une</a>, qui ont tout fait pour séparer les hommes et les femmes pour vendre deux fois plus qu’à un couple, et qui ont le cynisme répugnant de créer le besoin sextoys (via Elle, l’ensemble des magazines et des émissions pour femmes au service de la Cause, puis dans ce fameux S&#8217;toys Magazine) qui vise à normaliser et rendre transgressive une pratique qui devrait au contraire être prise comme un signal détresse de l’agonie sociale. Car si les hommes se sont toujours vus proposer des objets de plaisirs individuels (dans les magazines porno essentiellement, des magazines quasi-exclusivement masculins), vendre de tels objets à la femme signifie qu’elle non plus ne baise plus, ce qui est grave, car elle a globalement l’embarras du choix. Mais à force de l’avoir perturbé et d’avoir construit un prototype d’homme tellement féminisé qu’il semble programmé pour décourager les plus cochonnes d’entre elles, les femmes abandonnent, et jettent leur dévolu dans le travail, où elles restent moins payées alors qu’elles sont souvent les forces vives qui exécutent les tâches les plus rébarbatives, et dans la consommation, où leurs achats sont directement guidés par ces media méprisables qu’elles lisent en grande masse pour combler leur ennui réel et leur manque d’homme, de vrais. Voila donc comment nos chers médias, qui jadis se contentaient de nous faire découvrir la planète ou de nous faire un résumé du dernier Conseil des Ministres, jouent avec nous comme avec des pantins, pour nous rendre toujours plus seuls et (donc) nous faire consommer toujours plus.</p>
<p>Le Parasite</p>
<div class="footnotes">
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-115-1" id="pnote-115-1">1</a>] qu’on avait d’ailleurs commencé à voir avec les émissions de déco</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-115-2" id="pnote-115-2">2</a>] en plus de développer ses complexes pour lui faire acheter des produits de beauté</p>
</div>
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		<title>Internet, le royaume des schizophrènes</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Nov 2007 00:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[schizophrenie]]></category>

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Internet part en vrille. Une bulle inutile se créé depuis 2004, où tout semblant de service communautaire basé sur du vide technique et sans création de valeur parvient à se faire financer en quelques mois, et racheter dans la foulée, sans même encore avoir eu le temps d’être rentable. L’exemple de Youtube est criant, puisque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/_parasite/nolife.jpg" alt="No Life" /></p>
<p>Internet part en vrille. Une bulle inutile se créé depuis 2004, où tout semblant de service communautaire basé sur du vide technique et sans création de valeur parvient à se faire financer en quelques mois, et racheter dans la foulée, sans même encore avoir eu le temps d’être rentable. L’exemple de Youtube est criant, puisque racheté 1 milliard de dollar sans en  avoir jamais gagné un. Une lecture de <a href="http://www.thealarmclock.com/mt/" hreflang="fr">The Alarm Clock</a> ou de <a href="http://www.techcrunch.com" hreflang="fr">TechCrunch</a> vous fera prendre conscience de l’ampleur du phénomène.</p>
<p>Cette bulle est celle du 2.0, comme l’appellent <a href="/post/2007/03/14/Profil-du-guignol-20" hreflang="fr">les guignols du milieu dont nous avons déjà dressé le portrait</a>, celle du communautaire… Ces sites sont tous basés sur une constante humaine&nbsp;: l’envie éperdue de raconter sa vie pour lui donner un sens. Alors les repères sont perdus, on confond sa vie privée et sa vie publique, on a un rapport social biaisé, on fréquente 20 réseaux «&nbsp;sociaux&nbsp;» différents, mais aucun dans la vie réelle, on passe pour la salope de service sur son Skyblog mais est célibataire depuis 15 mois, on se targue d’avoir 300 amis sur FaceBook mais se pavane seul avec son ordinateur portable dans sa chambre en sautant des repas et en déprimant… On va en soirée non plus pour rencontrer des gens ou s’amuser mais pour faire des photos et crédibiliser le rôle qu’on s’est donné sur son profil MySpace, et on créé son blog pour embellir les choses normales qu’on vit, et inventer le reste pour masquer la misère de notre réalité.</p>
<p>Alors les blogs pullulent, où chacun se donne un rôle, s’invente un personnage et s’efforce de lui donner vie, comme un dessinateur qui met en mouvement un dessin animé, scène par scène, action par action. Progressivement, on se glisse dans la peau du personnage, jongle avec les identités, multiplie les profils différents sur les réseaux différents, histoire d’aller au fond de chacun de ses moi qu’on aimerait être.</p>
<p>Puisqu’on a que ca à faire, on connaît les derniers services à la mode, et en bon «&nbsp;early-adopter&nbsp;» (traduisez «&nbsp;microbe oisif cobaye de la société de consommation »), on a son profil sur Twitter, le degré ultime de la connerie dans lequel le web s’est fourré. Sur Twitter, les gens écrivent ce qu’ils sont en train de faire. Il semble intéressant pour les investisseurs (puisqu’intéressant pour les annonceurs, puisqu’intéressant pour les internautes) de savoir que X est en train de chier, pendant que Y le bourgeois est en vacances en Thaïlande et Z en train d’essayer le nouvel iPhone qu’il s’est empressé d’acheter à New York car il ne pouvait rater une telle occasion d’augmenter son bien être par l’achat d’un objet inutile.</p>
<p>Le web est un magnifique miroir de la misère existentielle des pays développés. Des populations tellement nanties que le temps s’allonge, un temps qu’il faut combler de <a href="/post/2007/04/30/Se-sentir-exister" hreflang="fr">sentiment d’exister</a> dans une société qui méprise le oisif. Alors on le comble… certains dévouent leur vie au travail et ont l’impression d’exister quand ils font 8h 23h, d’autres achètent toutes sortes d’objets inutiles pour se créer un statut social par le mode de consommation, leurs voisins s’inventent obsédés sexuels alors qu’ils se masturbent sous la couette, on s’invente des soirées, des amis, des exploits sportifs, des albums, des concerts, alors qu’au final, une fois le PC éteint, c’est la soupe de légumes surgelée dans l’assiette et la déprime dans la tête.</p>
<p>Certains imbéciles acteurs de cette tendance de merde comme Loïc Le Meur prévoient même que les communautés virtuelles remplaceront un jour les pays. Quand je vois ce merdier, je me dis que la fin du monde, c’est peut-être simplement le moment où les gens ne sauront plus qui ils sont, identité perdue, schizophrénie généralisée, pour le plus grand bonheur du business de la psychanalyse.</p>
<p>Le Parasite</p>
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		<title>Si j&#8217;étais riche..</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Nov 2007 00:47:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
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S’il était riche, le monde de Parasite serait plus petit. Les deux heures qu’il mettait pour aller au marché de Garges-Sarcelles à l’adolescence se sont déjà muées en Paris Lyon, et il sait très bien qu’avec de l’argent il en ferait un Paris-Stockholm. Mais la Suède n’intéresse pas le Parasite. En quelques années de percée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/_parasite/__pasdesch_sea.jpg" alt="Ciel et Mer" /></p>
<p>S’il était riche, le monde de Parasite serait plus petit. Les deux heures qu’il mettait pour aller au marché de Garges-Sarcelles à l’adolescence se sont déjà muées en Paris Lyon, et il sait très bien qu’avec de l’argent il en ferait un Paris-Stockholm. Mais la Suède n’intéresse pas le Parasite. En quelques années de percée sociale, le Parasite a déjà fait parler sa boulimie de mouvement, lui qui a passé ses 15 premiers étés dans un F2 de l’est parisien avec son frère et sa sœur, à regarder<sup>[<a href="#pnote-92-1" id="rev-pnote-92-1">1</a>]</sup> le tour de France et des VHS poussiéreuses. Il peut maintenant se targuer de connaître la plupart des régions de France, peut parler sur la pureté de la plage de Rondinara, des restaurants étoilés à Paris, de la vue panoramique en haut de la paroisse du haut de la colline Saint-Clair de Sètes<sup>[<a href="#pnote-92-2" id="rev-pnote-92-2">2</a>]</sup>, des bouchons lyonnais, du charme d’Uzès, de la charcuterie de Bayonne, de la forêt d’Antibes, de l’air du Puy de Dôme ou des Pyrénnées, du Lac d’Annecy ou de Genève, des principales stations des Alpes, des pièges du GR 10 ou 20, mais aussi du moindre recoin de Stockholm, de New York, Hanoï, Phnom Penh, Rome, Barcelone, Bangkok ou Berlin, et parait de suite plus crédible qu’avant devant sa hantise, les bourgeois, et leur fameux «&nbsp;mépris d’avance ». Désormais, il se délecte du classique «&nbsp;ah bon tu connais, toi&nbsp;? ».</p>
<p>Décidemment, l’argent raccourcit les distances et chamboule le continuum espace-temps. Alors il se plait, quand il se retrouve à travailler au bord d’une piscine avec la mer en contrebas -grâce à sa chance provoquée-, à se dire que s’il était riche, loin des Maseratti de stars –incultes- du foot, il investirait dans un pied-à-terre au pays de Brassens, près du cimetière blanc où il aimerait être enterré, et n’achèterait l’ensemble que si sa chambre donne sur la grande Bleue. Le matin, il se lèverait avec le sourire, revigorré par les couleurs du bonheur (marron pour la roche et la terre, bleu pour le ciel et la mer) et sentirait les cheveux de la beauté qui l’accompagne. Son sourire éclairé par un rayon de soleil matinal le remplirait de joie. Il irait alors choisir ses légumes et son poisson frais un par un au marché, car il sait que le goût pour la bonne cuisine se développe à mesure qu’on s’enrichit, et que le souci de manger sainement et fraîchement est un luxe réservé aux nantis. Il passerait 3 heures à cuisiner pour lui et son amour, car prendre le temps de (se) faire plaisir est un luxe permis par l’argent. Il serait libre, car si l’argent raccourcit les distances, il permet également le don d’ubiquité. Etre à Paris trois jours pour remplir les caisses, et décompresser en bord de mer les 4 suivants deviendrait alors possible, l’amenant à l’équilibre parfait entre son hyperactivité et son besoin de silence et de nature. Il sait depuis quelques années déjà que l’équilibre est un sport de riche.</p>
<p>Comme il a toujours «&nbsp;niqué la France », que l’argent ne peut le changer, et qu’en échange on lui a fait comprendre qu’il doit dégager, Le Parasite s’entêterait à aller vers son deuxième amour, l’Asie du Sud-Est. Il y accomplirait son rêve, créer une université, car il sait que l&#8217;éducation des jeunes est le seul moyen sûr et pérenne de sortir une population de la misère, bien loin du misérabilisme des ONG (organisations de proxénètes et trafiquant utilisant le besoin de rachat de conscience des nantis des pays occidentaux par le biais de quelques bobos). Parallèlement, il favoriserait les créations d&#8217;entreprises (deuxième solution de sortir un peuple de sa misère: lui donner les moyens de ses ambitions), ferait travailler des dizaines d&#8217;employés en les payant comme il l’a toujours fait dans ses affaires, bien au dessus de la moyenne du marché, et investirait dans une maison de bord de mer. En été, il ferait livrer en main propre une convocation à l’aéroport pour ses meilleurs amis, ses anges gardiens qui lui ont permis tant de fois de renaître de ses cendres. Ils voyageraient alors en première classe, champagne et petits-fours à volonté et seraient conviés dans cette dernière demeure au bord de l’eau bleu turquoise transparente, le bateau de pêche à portée de tongs, entre deux îles paradisiaques, sans le moindre bâtiment à l’horizon. De là, c’est en Nissan Pajero (le seul 4&#215;4 qui ne soit pas fait pour la flambe) qu’il les amènerait visiter les pays qu’il aime dans leurs coins les plus reculés, entre montagne, mer, lacs poissonneux, jungle, nature, végétation, habitants authentiquement hospitaliers et soleil. Car là aussi, dire à ses amis combien on les aime est beaucoup plus facile quand on a beaucoup d’argent.</p>
<p>Et puis plus les années passent, plus il se contenterait, entre lecture de l’Equipe et du Midi Libre à la terrasse du café du Soleil, oranges pressées et croissants pour petit dejeuner, de placer sa fortune dans la pierre ou dans des sociétés dont il connaît le potentiel, fort bien conseillé par son entourage, entourage lui-même toujours plus nombreux et toujours mieux disposé à aider quand on est riche. Il a bien compris à son jeune âge que faire de l’argent est beaucoup plus facile et demande beaucoup moins d’effort à mesure que tu en as. Il a toujours aimé faire le parallèle avec les femmes. Il se dit d’ailleurs qu’il ne fera pas au lecteur l’affront de connecter ces dernières au sujet principal de cet article, car tout le monde sait déjà ce qu’il en pense.</p>
<p>Et puis ce qu’il aimerait par-dessus tout, c’est de faire le tour du monde avec sa mère. Voir dans ses yeux l’émerveillement de celle qui n’a jamais voyagé, la propulser dans une vie qu’elle n’aurait jamais crû pouvoir mener autrement qu’en rêve. Lui faire comprendre l’essentiel par des choses simples, des attentions&nbsp;: son immense amour, respect, admiration et gratitude pour avoir fait de lui et de sa fratrie des gens simples et honnêtes, qui ont beaucoup souffert mais qui s’en sont sorti grâce à l’amour qu’elle et son mari leur ont donné pendant leur prime jeunesse, premières et déterminantes années… à défaut de pouvoir leur donner autre chose.</p>
<p>Alors le Parasite sait bien qu’on dit que l’argent ne fait pas le bonheur…. mais il pense que cette phrase a été inventée par un riche qui voulait rassurer le pauvre dont il venait de spolier les biens. Il se dit ca parce que curieusement, il n’a entendu cette phrase que de la bouche de pauvres qui avaient renoncé à tout et se rassuraient comme ils le pouvaient. Les riches que Le Parasite fréquente, envie et jalouse, ayant eux compris depuis longtemps que seul l’argent a le pouvoir de transformer une vie agréable et heureuse en une vie phénoménale. Un argent utilisé pour le véritable but de la vie, la découverte, loin de l&#8217;assouvissement aux désirs matériels ponctuels dictés par les media. Là encore, l&#8217;accès à la connaissance venant avec l&#8217;argent, il est plus facile de refuser d&#8217;être un esclave de la société de consommation quand on est riche. La liberté a un prix.</p>
<p>«&nbsp;Bénie soit celle qui me porta, Neuf mois, fit de moi ce que je suis, un monsieur, un roi&#8230; un demi-Dieu&nbsp;» (Oxmo Puccino)</p>
<div class="footnotes">
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-92-1" id="pnote-92-1">1</a>] comprenez « dormir devant »</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-92-2" id="pnote-92-2">2</a>] colline d’où ces lignes sont écrites, mûries au soleil du mois de Juillet, au bonheur, et nourries à l’huile d’olive</p>
</div>
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		<title>Qui tient la société française?</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Oct 2007 00:01:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique & Société]]></category>
		<category><![CDATA[classe dirigeante]]></category>
		<category><![CDATA[elite]]></category>
		<category><![CDATA[media]]></category>
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		<description><![CDATA[Explication du «&#160;on&#160;» et du «&#160;ils&#160;»
S’il y a une chose que les classes dirigeantes ont réussie, c’est d&#8217; éliminer toutes les critiques constructives du système par la dénonciation systématique et hystérique de «&#160;la théorie du complot ». Au premier rang de ses critiques revient cette fameuse critique du «&#160;ils&#160;» et du «&#160;on ». Précisons donc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Explication du «&nbsp;on&nbsp;» et du «&nbsp;ils&nbsp;»</h3>
<p>S’il y a une chose que les classes dirigeantes ont réussie, c’est d&#8217; éliminer toutes les critiques constructives du système par la dénonciation systématique et hystérique de «&nbsp;la théorie du complot ». Au premier rang de ses critiques revient cette fameuse critique du «&nbsp;ils&nbsp;» et du «&nbsp;on ». Précisons donc un peu les choses…</p>
<p>Quand je dis ils, je parle de ceux qui ont développé une société du désir qui vise à nous rendre seuls et frustrés, pour qu’on jette notre dévolu dans la consommation déraisonnée et décorrellée des besoins réels. Quand je dis «&nbsp;ils », je parle de ceux qui décident à notre place, et font de nous les moutons que nous sommes devenus avec notre plus grand consentement.</p>
<p>Ce «&nbsp;ils », ce sont les tenanciers du capitalisme du désir, du capitalisme post-68, ceux qui tiennent par les couilles les deux piliers de la république actuelle, la politique et les medias, ceux qui ont le pouvoir de créer des élites de pacotilles chargées de prêcher la bonne parole, ou chargées de dire ce qui est subversif et rebelle et ce qui ne l’est pas. Ce «&nbsp;ils », ce sont ceux qui nous séparent en segments et en types d’acheteurs et créent des medias sur mesure en fonction de ces cibles, ceux qui ont tellement financé et corrompu la politique qu’ils ont réussi à cantonner le rôle des élus à un simple travail d’attaché de presse chargé de ne valider que des lois en faveur de la propagation du désir et de la frustration sexuelle, du développement de la déresponsabilisation, de la montée de l’individualisme et de la montée en puissance de la consommation, pétrole du moteur capitaliste. Ce «&nbsp;ils », ce sont ces élites qui verrouillent tous les postes clés en France, pays des élites et de la technocratie, où il est strictement impossible de prendre le pouvoir à moins d’être un produit de cette caste. Dans ce pays tenu par les polytechniciens, énarques, francs maçons et normaliens, les quelques «&nbsp;élites&nbsp;» élevées d’une de ces minorités qui font la majorité du peuple ne sont que des pions placés pour masquer un peu plus la réalité des choses. Des idiots utiles, imbéciles heureux à la Jamel Debbouze ou à la Diam’s, tout content d’être acceptés par ce milieu «&nbsp;pas si cruel&nbsp;» qu’est le monde du spectacle, alors qu’ils ne servent que la cause supérieure. Ce «&nbsp;ils », ce sont les propriétaires des 10 plus grosses entreprises françaises, cœur de toutes les décisions. Ce «&nbsp;ils&nbsp;» là n’a pour but que d’alimenter le système qu’il a mis en place, un système de vente permanente de biens de consommation inutiles, une production d’objets qu’il finance par le marché, lui-même très sensible à la progression constante et permanente des chiffres de vente. Un contresens interne, puisque chaque besoin créé est de fait comblé par l’acte d’achat, donc un système qui ne peut survivre qu’en renouvelant de façon indéfinie les besoins, et en en créant de nouveaux. Des besoins à renouveler constamment d’où nait la haute couture et les collections biannuelles, l’exportation du concept œnologique de «&nbsp;Millésime&nbsp;» pour les voitures<sup>[<a href="#pnote-120-1" id="rev-pnote-120-1">1</a>]</sup>, les modes vestimentaires, les événements commerciaux (soldes, fêtes de mères, fêtes des grands mère, bientôt fête du toutou ou fête du beau frère de la meilleure amie), et tous ces cycles artificiels qui rythment faussement la vie des français, mais qui assure définitivement des rentes régulières par toute saison pour les industriels. Des cycles auxquels viennent s’ajouter les tendances, dictées et édictées sous la houlette des marketeux des grandes sociétés qui décident de recréer une mode dès que le marché s’essouffle et la répandent sur leur cible préférée, les jeunes<sup>[<a href="#pnote-120-2" id="rev-pnote-120-2">2</a>]</sup>, avec l’aide de leur bras armé, les media, et des idiots utiles que sont les sportifs et les chanteurs. C’est de là que naît toute récupération d’un art à des fins marketings. Inutile de dire que la tendance actuelle décrétée «&nbsp;norme transgressive&nbsp;» par le pouvoir est le rap / hiphop depuis 1997 environ, et le virage surprise de Skyrock d’une programmation 100% rock à une programmation 100% rap du jour au lendemain.</p>
<p>«&nbsp;On envie l’Amérique et sa victoire, mais à force de copier on ne ressemble qu’à sa province&nbsp;» (Rocé)</p>
<p>Aujourd’hui ces idiots utiles sont souvent des arabes<sup>[<a href="#pnote-120-3" id="rev-pnote-120-3">3</a>]</sup> . Parce que, malgré la haine organisée des arabes à travers les media (pour des raisons géopolitiques et économiques que je prendrai le risque d’aborder plus tard), il faut dire qu’ils représentent quand même 6 millions de personnes, dont une part importante à moins de 30 ans. Ceux qui retournent souvent au «&nbsp;bled&nbsp;» savent aussi que dans cette région du monde, on aime bien se montrer et se comparer aux autres. Jeunes et flambeurs, les arabes sont des cibles idéales pour notre marionnettiste. Si on rajoute à cela le côté rebelle, cette fameuse rébellion qui fait que tant de jeunes français, italiens et portugais s’identifient depuis 15 ans aux arabes (Akhenaton l’italien, Kool Shen le portugais, Diam’s la maltaise en tête de groupe), on comprend mieux pourquoi on nous place ces pions là à cet endroit là. L’élève égale le maître. Parce qu’il faut dire que les inventeurs du concept sont quand mêmes les américains. Ce sont eux les professionnels du placement stratégique pour faire rentrer dans le rang de la consommation une communauté potentiellement influente et dangereuse. Et on a bien vu qu’il n’y a rien de mieux pour une société en crise que de rendre les éléments qui peuvent la faire imploser dépendants de petites appartenances matérielles (voir <a href="/post/2007/11/06/La-meilleure-des-polices" hreflang="fr">la meilleure des polices</a>). La consommation, c’est le sédatif le plus puissant, le plus contagieux et le plus généralisé qui soit. Les ricains l’ont bien compris, et ils ont aussi compris qu’en instituant une élite noire, ils pouvaient donner l’illusion au reste du peuple qu’il est possible de grimper dans ce pays pour évacuer tout sentiment d’injustice, engrais de la rage. Ils ont alors promu cette élite, complètement acquise à la cause de l’intérêt supérieur (sinon elle n’existerait même pas), et a fait croire à tous les dommages collatéraux de la politique ultra libérale (99% des autres noirs) que le pays est tolérant et que seule la compétence permet de monter les échelons. Ce n’était pas si longtemps avant que Jordan devienne le deuxième logo de la société Nike, pas très longtemps après Watts. En France, j’entends de plus en plus souvent des intellectuels objectifs et doués réclamer la création d’une élite arabe pour désamorcer la haine qui monte. C’est aussi inquiétant que redoutable d’efficacité. Sarkozy l’a bien compris d’ailleurs, à voir l’habile composition du gouvernement et la baudruche Rachida Dati.</p>
<p>Résumons. Pour régler le problème des banlieues, nos chères élites dirigeantes (ceux qui sont au dessus des politiques et qui les contrôlent) ont décidé de mettre de la poudre aux yeux des banlieusards cultivés ayant un minimum de conscience politique en leur faisant croire, comme aux Etats-Unis, qu’ils peuvent accéder à des postes clés par le simple fruit de leur compétence. Et pour les plus jeunes, ils s’attaquent à la source en les dépolitisant complètement quitte à frôler la lobotomie généralisée qu’a réussit à créer Difool, MSN, le rap, le programme d’histoire lacunaire, le culte de l’apparence de la zoulette de banlieue à la bourgeoise du 16ème, Diam’s, et comparses, qui fait que les jeunes immigrés soient si peu soucieux de tout ce qui ne concerne pas la bonniche de 15 ans qu’ils veulent sauter ou leur crête Vivelle Dop. (voir <a href="/post/2007/07/04/Levolution-des-cailleras" hreflang="fr">la mode des cailleras</a>)… Et quand bien même ces jeunes voudraient étudier, ils sont instrumentalisés une fois par an par les démagos gauchistes, meilleurs alliés du pouvoir (le vrai, pas celui qu’on élit), et les font descendre dans la rue pour leur faire rater un trimestre d’éducation.</p>
<p>Alors je fais partie de ceux qui, essayant d’avoir un brin de conscience politique pour protéger mon derrière (et pour le bien de ce pays, malgré mon absence totale d&#8217;attachement à lui), auraient tant voulu que les émeutes de 2005 soient d’une autre ampleur, d’un niveau quasi-révolutionnaire. Car ce pétard mouillé n’aura finalement servi qu’à faire prendre conscience nos fameuses élites dirigeantes, les «&nbsp;marionettistes&nbsp;» de la France, que ces gens sont effectivement potentiellement dangereux pour leurs intérêts, et qu’il faut donc passer à la phase 2 du plan.</p>
<p>Aussi ne devrait-on pas s’étonner dans les années qui viennent de voir de plus en plus de «&nbsp;banlieusards&nbsp;» promus «&nbsp;miracle social&nbsp;» par les médias, et coqueluche des français<sup>[<a href="#pnote-120-4" id="rev-pnote-120-4">4</a>]</sup>. Cela commencera (et ca a déjà commencé) par le milieu du spectacle, avant de se répartir dans les affaires (dirigeants d’entreprises du CAC40) puis dans la politique. Car quand la politique d’un grand pays s’apparente en fait à être le cheval du grand Jockey Capitalisme, il n’y a plus aucune barrière à ce qu’un noir, ou un arabe, ou une femme au service de la «&nbsp;Cause&nbsp;» ne devienne président en France en 2017. Encore une fois, regardez les Etats-Unis…</p>
<p><strong>Description du &laquo;&nbsp;on&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Le «&nbsp;On&nbsp;» c’est le reste aussi hétéroclite qu’il soit, c’est le peuple, moteur de la force productrice, créateur opérationnel de la valeur. Ce sont les anciens exploités qui le sont aujourd’hui avec plaisir et consentement. Le «&nbsp;on&nbsp;» c’est tous ces moutons humains que nous sommes, victimes de notre conscience limitée, de notre individualisme, de notre besoin de sécurité, et de nos dépendances matérielles si jouissives. Nous sommes la pièce s’emboitant parfaitement avec le «&nbsp;ils », la pièce qui n’attend rien, et qui est bien heureuse que les détenteurs du pouvoir fassent de  nous ce dont ils ont besoin pour rester au pouvoir et toujours s’enrichir sur notre dos. L’illusion du confort minimal dans laquelle nous baignons masque  les différences odieuses de richesses qui ne peuvent être justifiée par le travail et le mérite, elles sont justifiées par la naissance et son injustice. Cette illusion est garante de la paix civile. Il en faut peu pour nous calmer: un toit, un crédit, un salaire minable, deux jours sur sept pour pouvoir apprécier la vie, un gentil toutou, sans oublier les vacances tellement attendues que ça en devient stressant. La vie est belle hein?</p>
<p>D’ailleurs les «&nbsp;ils&nbsp;» sont comme nous, la seule chose qui les différencie de nous est la détention du pouvoir, et aux vues de l’histoire je serais tenté de dire que si on changeait les rôles, rien ne changerait, les «&nbsp;ils&nbsp;» sont tout aussi victimes de leur condition de leur subjectivité, et de leur intelligence. Ils sont seulement nés du bon coté la barrière, celui des privilégiés matériels et décisionnels, celui qui les place dans la vie quotidienne au dessus de leurs semblables. Les «&nbsp;ils&nbsp;» sont tout aussi faibles face à leurs vulgaires désirs et leur cupidité, mais à une échelle différente. Leur action doit être jugée plus durement car elle pèse lourd, tant au niveau humain qu’au niveau écologique et capitaliste, voila pourquoi Pasdeschiffons s’attaque à eux, même si à leur place nous ferions peut être la même chose. L’avenir nous le dira… Si oui alors nous sommes tous les mêmes, le vécu ne nous différencie pas, et l&#8217;organisation humaine en société ne peut se faire sans exploitation de l&#8217;autre, sans inégalités utilisées, et sans injustice inhérente et nécessaire. On pourra donc affirmer que la société dans laquelle on vit est la forme ultime et optimale de ce que peuvent faire les hommes. Quel gachis.</p>
<p>Le «&nbsp;on&nbsp;» représente donc les moutons que nous sommes, qui ne demandent qu’à être guidés, et ce même vers le précipice. La seule condition que l’on exige, c’est de garder nos illusions et de satisfaire nos pathétiques désirs. Il en faut peu pour nous asservir. &#8216;Ils&#8217; l’ont bien compris.</p>
<p>Le parasite et Lashoz</p>
<div class="footnotes">
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-120-1" id="pnote-120-1">1</a>] sans parler des « séries spéciales », comble de la connerie… je me rappelle même d’une Peugeot série spéciale Wanadoo…</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-120-2" id="pnote-120-2">2</a>] qui ont la plus forte propension à se copier les uns les autres</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-120-3" id="pnote-120-3">3</a>] désolé si je parle d’« arabes » et pas de « beurs », j’ai prêté serment de haine à l’égard de « Salamalekh Bounty » et comparses</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-120-4" id="pnote-120-4">4</a>] note : si les media voulaient faire passer Emile Louis pour le personnage préféré des français, je crois que par une série d’entourloupes dont ils ont l’habitude, ils le pourraient</p>
</div>
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		<title>Mes potes</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Oct 2007 00:27:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humanité]]></category>

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		<description><![CDATA[Parce qu’ils sont toujours prêts à lancer la corde avant que le trou ne se referme. Parce qu’au moment de ma vie où tout le monde m’hurlait de m’assimiler, ils m’ont conforté dans mes choix, d’être ouvertement déclassé et inclassable, ne pas rentrer dans les cases pour ne pas me réduire et me corrompre. Parce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parce qu’ils sont toujours prêts à lancer la corde avant que le trou ne se referme. Parce qu’au moment de ma vie où tout le monde m’hurlait de m’assimiler, ils m’ont conforté dans mes choix, d’être ouvertement déclassé et inclassable, ne pas rentrer dans les cases pour ne pas me réduire et me corrompre. Parce qu’ils ont su me montrer que leur intérêt est de nous séparer en petits groupes pour en extraire quelques uns, les afficher comme des betes de foires, pour dire aux autres, à tout ceux qui n’ont pas eu cette chance, combien ils sont merdiques et combien ils méritent le traitement qui leur est infligé. Parce qu’ils m’ont fait lire Iceberg Slim, et écouter Fabe. Parce qu’avec eux, on a développé l’humour comme bouclier et comme mode de vie, l’humour comme dernier rempart avant le cynisme. Parce qu’ils ont décroché le téléphone à 3h45 du matin et qu’ils ont donné un sens au proverbe de Goethe «&nbsp;parler est un besoin, écouter est un art ». Parce qu’ils ont été là pour déménager des meubles à 650 km de chez eux un jour de canicule. Parce que quand tu perds un proche et que tu les sens te soutenir à l’enterrement, ca te rend la douleur plus acceptable. Parce qu’ils sont devenus des hommes et des femmes, adultes magnifiques pleins de vie et d’énergie. Parce que leurs projets nous font vibrer et que leurs enfants seront forcément équilibrés et aimés, vu l’amour qu’ils ont donné à leurs proches. Parce qu’ils m’ont toujours soutenu dans mes choix, et le feront encore. Parce qu’ils m’inspirent, me donnent envie de parcourir la planète et de créer 15 boites par jour. Pour tout ca, et bien d’autres choses encore, je pourrais leur donner ma vie, et les ferai toujours passer devant les femmes. Bref, parce que je suis un homme je ne vous le dis pas, mais je ne fais plus de différence entre vous et ma famille. Je vous aime, bande de bâtards.</p>
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		<title>La vérité sur les hommes</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Oct 2007 00:42:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amour et Séduction]]></category>

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		<description><![CDATA[ou «&#160;L’amour est mort ».
Etre un homme m’épuise. Elles avaient toutes raison. On ne s’en sortira jamais. On restera à jamais de pauvres esclaves de notre détermination biologique, de cette sempiternelle obligation de butiner. Cette interminable excitation à la vue de bouts de viande, où de rappels d’imageries publicitaires. La femme-objet fait acheter la femme, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>ou «&nbsp;L’amour est mort ».</h3>
<p>Etre un homme m’épuise. Elles avaient toutes raison. On ne s’en sortira jamais. On restera à jamais de pauvres esclaves de notre détermination biologique, de cette sempiternelle obligation de butiner. Cette interminable excitation à la vue de bouts de viande, où de rappels d’imageries publicitaires. La femme-objet fait acheter la femme, puisque la femme est la plus grande jalouse des femmes, mais elle pénètre aussi le cerveau masculin, en lui donnant l’envie de pénétrer l’inaccessible. On a tous nos fantasmes, les blondes suédoises, les asiats, les arabes pétasses teintes en blondes et la manucure américaine, moi c’est un peu tout ça, plus beaucoup d’autres choses, et en bourgeoise si possible. Ouais, on a tous nos complexes, certains même sont sociaux. On ne guérit jamais de son enfance. Ce que les femmes ignorent, c’est qu’elles y sont pour beaucoup dans tout ça… Leur faiblesse de résistance aux impératifs de consommation, leur assouvissement au diktat de l’apparence, etc… Du coup, la tentation est partout, notre sonar phallique en alerte permanente, même si la plus douce des jolies filles nous attend à la maison. Ce sonar sonne tout le temps, et son écho fait vriller mon cerveau. Entre la généralisation des vêtements moulants, des décolletés, des push-ups, des strings, des régimes amincissants (qui amincissent tout sauf les seins et le cul, à mon grand dam), du fond de teint, des lentilles de couleurs, des cils volumineux, de la bouche pulpeuse et brillante, je me demande s’il reste des filles moches à Paris, et avec leurs regards de princesse, je me demande si elles n’auraient pas mieux fait de commencer par un stage d’amabilité. Parce qu’être un homme à Paris, célibataire ou pas, c’est être en alerte constante pour pas grand-chose au final. Je connais des tonnes de filles célibataires complètement en manque de sexe qui ne se laissent même pas aborder dans la rue. Ca ne les empêche pas de s’habiller en pouffiasse aguicheuse (de leurs propres mots), comme autant de signaux de détresses lancés pour pas grand-chose. La parisienne est une conne, comme le serait une guenon en chaleur qui se laisserait chercher les poux avant de minauder trois heures pour finalement sortir un «&nbsp;non ».</p>
<p>Je ne veux même plus m’évertuer à savoir pourquoi. Je sais simplement par expérience qu’il y a des méthodes pour désamorcer ces boucliers, que c’est de la manipulation souvent outrancière, qu’en tant que mec «&nbsp;gentil&nbsp;» à la base, il faut se faire violence pour penser de manière aussi tordue, que cela se retourne souvent contre elle, mais qu’il ne faut pas qu’elles s’étonnent de ne rencontrer que des bâtards. En ayant excité toute la masse des mecs qui les respectent un minimum, pour finalement les renvoyer dans leur but lors de l’approche, ou, pire encore, juste avant le coït en ayant profité de tous les égards dont elles se nourrissent pendant la phase de séduction, elles créent des générations de castrés. Des castrés qui n’ont alors plus d’autres choix que de devenir pédé par confort ou de devenir un bâtard qui l’arrosera d’espérance avant de la tromper dès la première occasion.</p>
<p>Parce que tromper pour un homme, ce n’est pas que baiser. Si notre copine est un minimum attirante, on n’est pas tordu au point de vouloir systématiquement sauter vingt fille différentes par jour. 99,8% du temps, ça s’arrête au flash sexuel, fantasme express, puis plus rien. Non, tromper c’est aussi et surtout avoir le sentiment d’avoir une issue de secours, prendre du recul sur son couple puisque la parisienne du 21ème siècle, joliment engrainée par ces putes de féministes, ne supporte pas qu’un homme s’attache à elle. Ce serait ça, être efféminé. On a fustigé le macho de A à Z. Avant, laisser sa femme s’occuper de la gestion opérationnelle du foyer en lui ramenant de quoi bouffer et en l’aimant était suffisant. Aujourd’hui, sous la pression de ce mouvement socialement cancérigène, on n’a ni le droit de la protéger, ni le droit d’être jaloux, et plus vraiment le droit d’aimer. Il ne nous reste plus grand-chose, à part à faire plaisir à Clémentine Autain en faisant la vaisselle et en passant la shampouineuse. Combien d’amies m’ont dit qu’elles allaient ou avaient largué leur mec parce qu’il était «&nbsp;trop à fond dedans&nbsp;» ? C’est quoi l’amour du 21ème siècle&nbsp;? Des fuck friends dans toutes la région, tchattées sur Meetic quelques heures avant, et des couples qui durent parce que le mec est constamment à deux doigts de tabasser la femme, qui elle, du coup, s’accroche comme une conne malgré ses complaintes permanentes au téléphone avec sa meilleure amie<sup>[<a href="#pnote-103-1" id="rev-pnote-103-1">1</a>]</sup>&nbsp;?</p>
<p>On peut me parler politique, institutions, ou hausse de la délinquance… je vois d’abord que la France va mal parce que l’amour est mort. L’amour charnel, celui qui nous est destiné biologiquement, celui qui est simple parce que le fait de deux êtres humains qui se complètent pour ne former qu’un. Celui que je retrouve quand je vais loin de la France, que les filles se baladent en pyjama et disent aux mecs qu’ils sont beaux en pleine rue s’ils leur plaisent. Celui où on a le droit de faire des projets ensemble avant la deuxième année, où on n’est pas obligé d’attendre le sixième mois pour dire «&nbsp;je t’aime », ou le dixième mois pour parler sans chercher à savoir si on perd ou non le rapport de force… Le désir nous a eu sans drague, et on était de dos quand il nous passait la bague. La social-démocratie nous a bien eu, en nous faisant passer des concepts sous le manteau qui n’ont servi à rien ni personne à part à renforcer notre solitude, notre individualisme, notre consommation… de LCD et d’LSD.</p>
<p>Je suis un homme, à part ma famille et mes amis proches, je ne suis heureux qu’avec des femmes. Et si les femmes sont comme ça, c’est qu’elles sont aussi détraquées que nous. Peut être un peu moins sur le sexe (avant de les avoir dans le lit du moins…) détraquées par leur besoin de plaire. Leur test permanent de leur capacité de séduction. Alors je suis de ceux qui savent que l’homme est une sale race, dirigée par un sexe qui peut obliger un Balkany a mettre un 357 sur la tempe de sa secrétaire pour une fellation, qui pousse un Emile Louis à violer des petites, un Jules César a faire tomber son Empire pour une cruche égyptienne de 21 ans, et qui fait globalement tourner le monde, mais si les femmes ne faisaient pas tout pour activer ce connecteur maudit chez l’homme, en vue d’en tirer un bénéfice immédiat ou futur (poste haut placé, un peu d’attention ou de validation, resto, voiture, etc…), si la séduction par les vêtements et l’attitude étaient simplement le fait de femmes désireuses de rencontrer un homme, si toutes celles qui se laissent draguer sont uniquement celles qui sont effectivement attirées, alors l’homme serait simplement un excellent copain ou mari, il assurerait au lit car il a beaucoup besoin de baiser, la respecterait beaucoup plus car elle n’irait pas arpenter les rues de Paris à moitié nue, et n’aurais pas besoin de la maltraiter pour qu’elle l’aime, etc… Bref, il faut de l’air et de l’eau pour que la vie se fasse. Il faut un ovule et un spermatozoïde pour qu’un bébé se fasse. Et il faut un obsédé sexuel et une attention sucker pour que la France de l’amour crève.</p>
<p>la parasite</p>
<div class="footnotes">
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-103-1" id="pnote-103-1">1</a>] dont elle volerait bien le mec, au passage</p>
</div>
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		<title>Touche pas à mon ADN, L’opposition du 21ème siècle</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Oct 2007 01:59:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique & Société]]></category>
		<category><![CDATA[bobos]]></category>
		<category><![CDATA[gauche]]></category>
		<category><![CDATA[opposition]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[Sarko peut dormir tranquille. La gauche est morte, et continue de creuser son trou. La gauche d’aujourd’hui, c’est la gauche bobo, cette gauche show-biz qui ne joue pas son rôle d’opposition. Et pour cause, comment s’opposer quand on est d’accord sur tout&#160;? La gauche du 21ème siècle ne peut pas s’opposer à la droite, puisqu’elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sarko peut dormir tranquille. La gauche est morte, et continue de creuser son trou. La gauche d’aujourd’hui, c’est la gauche <a href="/post/2007/10/10/Le-bobo-ou-la-mort-de-Paris" hreflang="fr">bobo</a>, cette gauche show-biz qui ne joue pas son rôle d’opposition. Et pour cause, comment s’opposer quand on est d’accord sur tout&nbsp;? La gauche du 21ème siècle ne peut pas s’opposer à la droite, puisqu’elle suit une ligne politique parfaitement similaire&nbsp;: entre renforcement du rôle régalien de l’état, hyper-libéralisation des échanges de marchandises et de capitaux, valorisation des communautarismes et de l’Union Européenne, rien ne différencie plus la gauche de la droite. Rien, à part que la gauche bobo, c’est la droite sans les valeurs historiques de la bourgeoisie conservatrice française<sup>[<a href="#pnote-130-1" id="rev-pnote-130-1">1</a>]</sup>. Cette gauche qui se focalise donc sur les petits problèmes sociétaux pour garder une présence médiatique sans pour autant risquer de froisser le gouvernement qui lui donne à boire et à manger.</p>
<p>Dernière mascarade en date, Touche pas à mon ADN, sans doute une des plus grosses foutaises de l’histoire politique française, à l’heure où le scandale des délits d’initiés de Lagardère dans l’affaire EADS prouve à qui l’ignorait encore que Sarkozy, ami intime de Lagardère, trempe de façon évidente dans des malversations financières tout en continuant de tabasser au sol Villepin le mourant. Une initiative risible sur un sujet parfaitement inutile, mais qui présente l’avantage d’être totalement inoffensif pour le gouvernement en place, une fausse révolte de plus dans laquelle les marionnettes sont toujours les mêmes&nbsp;: les jeunes et le show-biz, des marionnettes qui mettent tout ça en musique.</p>
<p>Car, comme à chaque fois dans ces cas là, la gauche nous sert sa recette habituelle&nbsp;: un concert géant facon kermesse saucisse-merguez-moutarde, des interventions d’acteurs de seconde zone la larme à l’œil, saupoudrées de bonnes paroles issus des chiottes de la culture, facon BHL, le caméléon permanent dont le but est de maximiser ses apparitions télévisuelles à chaque sorti d’une nouvelle fiente écrite par un de ses nègres sous-payés. Et comme il faut toujours un enculeur et un enculé, ces rebelles sans cause se produisent devant un public symbole de la dépolitisation absolue des classes moyennes françaises&nbsp;: les jeunes et les bobos, dont les seules préoccupations d’ensemble concernent les choses très concrètes, ce qui constitue un prolongement politique logique de la <a href="/post/2007/05/11/La-reduction-psychologiste" hreflang="fr">réduction psychologiste</a> qui a envahit toute la société du tertiaire, elle même conséquence de la féminisation globale des esprit (largement renforcée par les media). Dans cette orgie malsaine, on utilise les associations satellitaires du PS en guise de vaseline, puisqu’il y a encore des gens assez stupides pour penser que Touche pas à mon Pote ou Mi pute Mi soumise sont des mouvements qui représentent les intérêt d’une quelconque classe défavorisée<sup>[<a href="#pnote-130-2" id="rev-pnote-130-2">2</a>]</sup>.</p>
<p>Pour être tout à fait clair, la gauche n’a aujourd’hui plus aucun intérêt idéologique ni stratégique à s’opposer à la droite dans les mesures qui font de la France ce qu’elle sera demain, et ce, d’autant moins que ‘grâce’ à Machiavel-Sarkozy, ils sont eux-mêmes les responsables directs de cette politique, puisque eux-mêmes au gouvernement. Coincés de tous les côtés, ils se retrouvent comme deux bandes rivales qui n’ont plus de points réels de discorde mais qui doivent tenir leur réputation et trouver des excuses pour se taper dessus&nbsp;: ils se rebellent faussement contre des mesures de pacotille médiatiquement symboliques<sup>[<a href="#pnote-130-3" id="rev-pnote-130-3">3</a>]</sup>. Et pour donner une ampleur médiatique maximale à cette supercherie, ces rebelles du Dimanche jouent avec l’allié typique de celui qui n’a plus d’idées&nbsp;: le show biz, toute cette vase puante culturo-mondaine qui pollue l’intégralité des plateaux de télévision et radio sous couvert de débat afin de vendre du sous-produit bâclé. Et, chance pour eux, les culturo-mondains en galère, il y en a un paquet. De quoi ravir des jeunes désespérés de trouver une cause avec laquelle parfumer leur vie de bourgeois nanti à l’assiette pleine.</p>
<p>Nous arrivons donc à une démocratie de façade sans aucun garde fou, sans régulateur, où tout le monde copule avec tout le monde, ne conteste plus rien, s’engouffre tous dans le trou du cul du capitalisme, pour faire jouir ses tenanciers, ses propriétaires fonciers qui lui font la pluie et le beau temps, un système permissif et laxiste que les bobos incultes et les jeunes dépolitisés trouvent ‘super cool’, arrivant même à citer un salopard comme Pasqua en modèle moral, bien loin de se rappeler les trafics d’armes vers l’Angola et la carrière de ce bandit psychopathe qui a tenu si longtemps le RPR par les couilles. Bref, une amnésie généralisée permise par la lobotomie de la politique-showbiz, qui correspond parfaitement à la soupe que sont prête à recevoir chaque jour les français, bien préparés en cela par les media décadents. Des centaines de milliers de personnes qui s’emmerdent suffisamment dans cette vie sans morale et sans but pour passer leur Dimanche à croire que d’aller voir un concert en mangeant un sandwich constitue une véritable action de résistance. Une génération dans le coma.</p>
<p>Parasite</p>
<p>ps: la liste des culturo-mondains décadents sur <a href="http://www.touchepasamonadn.com/" hreflang="fr">le site de la mascarade</a></p>
<div class="footnotes">
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-130-1" id="pnote-130-1">1</a>] une droite des valeurs qui elle-même n’existe plus depuis la perte de morale déguisée sous le nom de « droite décomplexée », soit le droit de jouir du libéralisme capitaliste sans en assumer les inconvénients</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-130-2" id="pnote-130-2">2</a>] il n’y a qu’un bobo pour croire que l’entrée en boite de nuit est une préoccupation importante pour un jeune de cité qui n’a de toute facon pas 15 euros à mettre pour se prendre des vents méprisants par une pouffiasse bourgeoise</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-130-3" id="pnote-130-3">3</a>] les contrôles ADN sont en place dans un nombre incalculable de pays, et la disposition française prévoit qu’elle ne s’applique que pour les volontaires. En bref, ne croyez-vous pas que l’opposition devrait avoir d’autres priorités ?</p>
</div>
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