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	<title>On n&#039;est pas des chiffons! &#187; Education et Travail</title>
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		<title>Le manège des faux-semblants</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Dec 2007 05:05:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education et Travail]]></category>
		<category><![CDATA[ascension sociale]]></category>
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		<description><![CDATA[Le monde est si faux… A chaque fois que j’ai évalué l’étendue de la supercherie, je montais dans les sphères. Et plus je suis monté dans ces sphères, plus j’ai voulu rapidement en redescendre. Un peu comme si on était conditionné, une sorte de détermination sociale. La mienne serait la médiocrité volontaire, où fuir les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le monde est si faux… A chaque fois que j’ai évalué l’étendue de la supercherie, je montais dans les sphères. Et plus je suis monté dans ces sphères, plus j’ai voulu rapidement en redescendre. Un peu comme si on était conditionné, une sorte de détermination sociale. La mienne serait la médiocrité volontaire, où fuir les égards et le succès pour ne pas perdre mon âme. L’argent me tend les bras, la gloire aussi. Mais tout ce qui m’intéresse, tout ce qui nous intéresse, puissé-je parler également au nom de Lashoz, est de faire l’ascenseur. Être heureux dans notre égout et prendre de temps en temps et sur commande l’ascenseur social, histoire de voir quel temps il fait dehors, comment se comportent les gens histoire de voir qui fait notre pluie et notre beau temps, puis on replonge, sans cordée et sans apnée, dans le brouillard de la modestie. A chacune de nos sorties, on enfile notre scaphandrier, on rentre dans la peau de notre personnage. Notre moi social. Schizophrènie, surement, mais schizophrénie volontaire. Il s’agit de prendre la peau, le rire, les réflexes du rupin, pour mieux l’étudier, et de mieux l’étudier, pour mieux le mépriser. Feindre l’inverse serait autrement plus dur, puisqu’à l’école de la médiocrité, l’épreuve de sincérité compte double. A la surface, chez nos élites ou nos mondains, très facile de feindre si tu maîtrises tes apparences. Tout n’est que facade. Monter professionnellement, c’est voir qu’à chaque palier franchi dans le niveau hiérarchique, on nous sépare de la base. La base, c’est la création de richesse, le fondement numéro 1 de toute entité économique. Une séparation franche, taillée au scalpel, pour nous faire perdre le sens des réalités pour mieux servir leur cause. Plus un homme a de contact avec ses semblables moins bien lotis, plus sa morale le garde. Donc plus un homme est éloigné de la base, plus il pense que sa bulle constitue la réalité, et plus il trouvera normal de faire des choses ignobles, un peu commes celles qui se vantent de se voir offrir de la coke en soirée sans chercher à savoir le pourquoi du comment, avant de cracher sur l’accent du chauffeur de taxi qui les ramène. Anesthésie sociale. Je n’ai pour l’instant jamais vu un sédatif aussi puissant que l’ascension sociale. Monter socialement, c’est n’avoir progressivement plus que des obligations d’apparence. Au début, c’est difficile. On ne sait pas trop où se mettre, comment se comporter, et surtout, chaque mot rabaissant plus ou moins le milieu social d’où l’on vient nous blesse, nous gêne, ce qui se voit dans nos apparences, puisque les modestes sont des sensibles, élévés dans la réalité et l’expression, qui contrôlent mal leurs émotions. Au fur et à mesure, on développe une sorte de détachement comateux où l’on n’écoute plus rien si ce n’est le mot sur lequel on rebondira, avec lequel on se valorisera et surtout grace auquel on montrera à notre interlocuteur qu’il ne s’est pas trompé, et qu’on est bien un des leurs. Car s’élever c’est ne plus valoir que ce qu’on dégage, la représentation du moi devient le moi. Je lis peu. J’aimerais mais je n’ai pas le temps, puisque dans les moments où je ne travaille pas je préfere vivre en plein air et voir des humains. Je n’avais donc pas besoin de savoir ce qu’était le marxisme pour constater qu’il y avait les exploités et les exploiteurs. En l’occurrence, à chaque élévation sociale (à chaque niveau hiérarchique frachi), cette perte d’obligation de proximité au terrain s’accompagne d’une moindre obligation de compétence opérationnelle (savoir visser un boulon, savoir dessiner un concept-car, savoir encadrer une équipe, etc…), à laquelle vient se substituer progressivement une obligation de savoir manier les apparences. Ainsi, à la tête de la plupart des entreprises, des hommes et des femmes chargés de récupérer l’information ultra-synthétisée que leur envoient leur subordonnées pour être en mesure de la ressortir dans des discussions avec des gens comme eux. A la vraie production de richesse se substitue alors une vaste fanfaronnade d’hommes et femmes, qui visent à étaler leur pouvoir à coûts de belles paroles et de soirées mondaines, pour obtenir les deux éléments qui régissent le monde, le cul et l’argent. Et comme le second est directement connecté à la notion de pouvoir, et que le pouvoir est le parfait harpon de la femme, les deux se pêchent en une prise. Le sexe étant une activité de loisir, on observe donc que plus on monte en niveau social, plus le temps d’oisiveté augmente, plus les rapports à l’entreprise sont décorrélés de savoir faire réel, plus la superficialité se substitue aux compétences, et plus l’emploi du temps se charge de relations politiques visant simplement à asseoir son pouvoir et baiser plus de femmes. Une énorme comédie quotidienne dans laquelle des centaines de stagiaires et de sous-fifre de photocopieuses aspirant executive women ou «&nbsp;femme de&nbsp;» tombent sous le flanc d’aspirants super managers, tandis que les aspirantes super managers femmes sont occupées à user de leur charme sur les vrais super managers. Une sorte de col de 2ème catégorie en escalier, chaise musicale malsaine qui coulisse sous la mouille et le sperme. Alors on me tire, on me lance des cordes pour me récupérer à la surface, puisque j’ai cette qualité hautement managériale de savoir parler et savoir feindre, mais je me débats pour rester dans la vase. Une vase dans laquelle nagent tous ceux qui ont des compétences, qui pourraient monter mais que l’ennui d’une vie basée sur les soirées coke, les poignées de mains hypocrites, la sodomie dans les escaliers et la gastronomie francaise use. Une vase qui nous désaltère, nous qui atteignons notre summum existentiel par l’émulation intellectuelle, prisonniers du réel, et qui sommes condamnés à se faire récupérer la substantifique moelle par des gens qu’on méprise. Une merde aux yeux des autres, un or pour les notres, dans laquelle on se sent si bien. Mais certains veulent la fuir, si fort qu’ils courbent échine et estime d’eux même, car les paillettes ca brille, et le champagne pétille. Tout le monde veut tendre vers le manège des faux-semblants, car on nous l&#8217;a fait passer pour le meilleur des modèles, où les tromperies généralisées et les soirées «&nbsp;eyes-wide-shut&nbsp;» sont toujours plus respectables que le principe de réalité assumé par les gens dépeins dans «&nbsp;l’esquive ». Le tour de magie de ce manège, est de réussir à frustrer les 99% qui restent dans la vase, tout simplement par image interposée, parce qu’ils n’ont pas la chance de savoir à quel point ce monde dont ils rêvent est froid, austère, aride, faux et sordide. Tant pis, les ignorants sont maudits.</p>
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		<title>Commémoration de l&#8217;esclavage</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Jun 2007 12:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Parasite</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education et Travail]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage moderne]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation]]></category>
		<category><![CDATA[travail au noir]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 10 Mai dernier c&#8217;était le jour de la commémoration de l&#8217;abolition de l&#8217;esclavage. Je n&#8217;ai jamais eu confiance en ces mesures politiques d&#8217;apparence qui consistent à instituer des jours officiels pour telle ou telle cause. 
Quand on me caresse dans le sens du poil, mes poils s&#8217;hérissent. C&#8217;est plus fort que moi, c&#8217;est un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 10 Mai dernier c&#8217;était le jour de la commémoration de l&#8217;abolition de l&#8217;esclavage. Je n&#8217;ai jamais eu confiance en ces mesures politiques d&#8217;apparence qui consistent à instituer des jours officiels pour telle ou telle cause. </p>
<p>Quand on me caresse dans le sens du poil, mes poils s&#8217;hérissent. C&#8217;est plus fort que moi, c&#8217;est un vieux reflexe que je tiens de mon ami le corbeau fromager.</p>
<p>Si j&#8217;étais une femme, je ferais partie de celles qui crachent sur &laquo;&nbsp;la journée de la femme&nbsp;&raquo;. Ca part d&#8217;une bonne intention et ça devient une carotte empoisonnée et emballée dans un joli papier cadeau avec le ruban de la bonne conscience masculine. Il n&#8217;y a rien de plus insultant, que ces mecs qui offrent une rose à leur copine chaque 8 mars<sup>[<a href="#pnote-78-1" id="rev-pnote-78-1">1</a>]</sup>, si j’étais l&#8217;une d&#8217;elle, je crois bien que je lui ferais avaler les épines.</p>
<p>Pour l&#8217;esclavage c&#8217;est pareil, tout le monde s&#8217;en félicite, on veut nous faire croire à un rééquilibrage juste qui permet la reconnaissance officielle d&#8217;une réalité historique, alors que ce n&#8217;est que l&#8217;aveu facile et déculpabilisant des atrocités du passé. Une reconnaissance officielle évitant l&#8217;auto flagellation nécessaire et minimum requise. Je vois ça comme une illusion de justice en retard. Un coup d&#8217;éponge magique et inconscient. Vous savez, le fameux devoir de mémoire qui calme les esprits et qui ne change rien. Mais cette fois c&#8217;est encore plus absurde, le devoir de mémoire occulte le présent.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui 10% de la population mondiale, c&#8217;est à dire 550 millions<sup>[<a href="#pnote-78-2" id="rev-pnote-78-2">2</a>]</sup> de personnes sont des esclaves modernes. Et ça ne se passe pas que dans le tiers monde. Dans Paris on en trouve plein, des jeunes filles sans papiers vendue par leurs parents à des couples bourgeois ou même modestes, toutes les couches socioprofessionnelles en profitent. Le travail au noir <sup>[<a href="#pnote-78-3" id="rev-pnote-78-3">3</a>]</sup> cache parfois d&#8217;obscures pratiques esclavagiste.</p>
<p>Les enfants qui travaillent dans les champs, mines, usines, décharges, distilleries, le tourisme sexuel en asie et en Afrique, les délocalisations abusives, toutes ces réalités, on s&#8217;y habitue, ce n&#8217;est que le résultat logique de notre système économique, le prolongement d’une réalité historique et humaine apparement perpétuelle. Disons que c&#8217;est &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo; car de toute façon on s&#8217;en fout, c&#8217;est trop loin et puis il y a pas marqué Superman non plus, faut pas déconner.</p>
<p>Voila donc ma demande: Cessons de commémorer une abolition datant de 1848 qui n&#8217;a jamais été respectée , et commémorons la survivance de l&#8217;esclavage, dans la joie et la bonne humeur.</p>
<div class="footnotes">
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-78-1" id="pnote-78-1">1</a>] sans oublier la fête de l&#8217;amour mercantile, la Saint valentin</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-78-2" id="pnote-78-2">2</a>] 250 millions d’adultes et 300 millions d’enfants. Selon le BIT et l’OIT, Bureau et organisation internationale du travail</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-78-3" id="pnote-78-3">3</a>] ou du noir, arabe, indien c&#8217;est au choix</p>
</div>
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		<title>Quelques chiffres et des lettres (et puis encore des lettres)</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jun 2007 09:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator></dc:creator>
				<category><![CDATA[Education et Travail]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain public]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous cherchez un stage à la mairie de Paris, voici l&#8217;adresse à laquelle vous devez envoyer votre candidature:
Mairie de ParisDirection du Développement Economique et de l&#8217;EmploiBureau des Contrats Aidés, de l&#8217;Alternance et des StagesService de l&#8217;Accueil des Stagiaires Extérieurs32, bd Henri IV75004 PARIS 

Ouf! Il va sans dire que toute personne qui aura inscrit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous cherchez un <a href="http://www.paris.fr/portail/accueil/Portal.lut?page_id=4942&amp;document_type_id=5&amp;document_id=7896&amp;portlet_id=10560" hreflang="fr">stage à la mairie de Paris</a>, voici l&#8217;adresse à laquelle vous devez envoyer votre candidature:</p>
<blockquote><p>Mairie de Paris<br />Direction du Développement Economique et de l&#8217;Emploi<br />Bureau des Contrats Aidés, de l&#8217;Alternance et des Stages<br />Service de l&#8217;Accueil des Stagiaires Extérieurs<br />32, bd Henri IV<br />75004 PARIS </p>
</blockquote>
<p>Ouf! Il va sans dire que toute personne qui aura inscrit avec exactitude l&#8217;adresse sur l&#8217;enveloppe, en arrivant à faire tenir chaque nom de service sur une seule ligne, se verra automatiquement proposer un CDI.</p>
<p><em>Veuillez agréer l&#8217;expression de mes bla bla bla<br /></em></p>
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		<title>Pourquoi les RH sont des femmes ?</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jun 2007 10:50:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education et Travail]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources humaines]]></category>
		<category><![CDATA[utilisation de la femme]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous vous rappelez de la réduction psychologiste&#160;? Si, si, dans cet article. Voici pour moi, l’exemple même de la réduction psychologiste qui amène le système capitaliste à se servir de la femme pour le boulot de merde, avec son plus grand consentement. (et le soulagement des hommes)
Qui sont les RH ?
RH, ca veut dire ressources [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous vous rappelez de la réduction psychologiste&nbsp;? Si, si, <a href="/post/2007/05/11/La-reduction-psychologiste" hreflang="fr">dans cet article</a>. Voici pour moi, l’exemple même de la réduction psychologiste qui amène le système capitaliste à se servir de la femme pour le boulot de merde, avec son plus grand consentement. (et le soulagement des hommes)</p>
<p><strong>Qui sont les RH ?</strong></p>
<p>RH, ca veut dire ressources humaines. Pour quiconque a déjà travaillé dans sa vie, le premier réflexe lorsqu’on arrive dans une nouvelle entreprise, c’est de savoir qui et où sont les RH. Car on n’est dupe que la première fois. Les RH, c’est le service qui se fait passer pour ton ami mais qui t&#8217;arnaque à la première occasion.</p>
<p>Lors de ton embauche, c&#8217;est elles qui mettront la pression à la baisse sur ton salaire, en usant de chantage à la non-embaûche à mesure que tu seras vraiment en galère (d&#8217;où la déconcertante facilité des entretiens quand on a déja un poste). Une fois embauché, c’est elles qui surveilleront tes congés, la validité de ton coupon de carte orange (attention, tu pourrais leur carotte 5,20 euros.. Quand tu es payé 25K en dessous du prix du marché), c’est elles qui te feront croire qu’elles t’accordent des formations, qu’elles t’accordent un droit à la recherche d’un logement, et que c’est une chance, alors qu’il s’agit uniquement de dispositions légales obligatoires figurant dans le code du travail, et qu’au contraire c’est un scandale que l&#8217;entreprise ait violé la loi pendant 3 ans. C’est également les RH qui se chargent d’épier ta productivité, ton comportement, et qui décideront in fine si tu as droit ou pas à une augmentation cette année ou pas, même si tu t’es saigné et que les résultats sont là. Enfin, c’est évidemment elles qui te remettront ta lettre de licenciement le jour J.</p>
<p>Car les RH, contrairement à ce qu’on croit la première fois qu’on les voit, c’est un service du coté du patronat, et en aucun cas des salariés. Elles reportent directement au directeur général, et parlent du personnel avec tout un tas d’indicateurs financiers genre productivité par tête, productivité horaire, headcount, masse salariale… ce qui, avouons-le, est un langage bien obscur pour parler d’êtres humains.</p>
<p><strong>La génèse de sa vocation</strong></p>
<p>Je l’ai vu devant moi. Elle s’appelait Caroline. C’était l’année ou je n’avais tellement plus rien à foutre en école de commerce que je m’étais perdu en filière RH. On était tous en alternance (la filière des pauvres ou des acharnés du travail, voire les deux). Elle était assistante DRH dans une entreprise de maïs vers Lyon. Elle aimait son métier. Une boite purement industrielle, des employés très modestes et très mal payés. Elle me disait que ce qu’elle aimait, c’est le coté humain, le côté social. Elle avait l’impression de faire quelque chose pour les gens. Je l’aimais bien. Elle avait un cul très musclé, des seins en forme de pommes. Elle m’aimait beaucoup et faisait toujours ma partie pour les travaux de groupes. Un jour elle s’est lâchée, et m’a raconté une anecdote arrivée la semaine d’avant. Elle a reçu un budget de 100 euros de son patron. Objectif, inviter 10 personnes au restaurant… Faites vos calculs…. Bingo, c’était direction le MacDonalds (de Bron je crois, à coté d’Ikéa). Alors les gens mangent, se détendent, tout contents que la nouvelle des RH les invite à manger. Puis, avec l’argent restant, ils passent à un bar, où ils commandent du pinard. La, les instructions étaient claires&nbsp;: «&nbsp;ne buvez pas, laissez ces pochtrons se bourrer la gueule, surtout Dubreuil, et attendez, ils vont commencer à balancer, et là, essayez de vous rappeler de chaque phrase ». Chose qu’elle a faite, consciente «&nbsp;que c’est pas bien », mais sans le moindre regret.</p>
<p><strong>Une fois en poste</strong></p>
<p>Une Stéphanie maintenant. Cette fois-ci elle est blonde, un peu grosse, et de très jolis yeux bleus. En langage de drague, c’est une LSE$$low self-esteem$ extravertie, ce qui veut dire qu’elle donne une impression très ouverte, sympathique voire enjouée et limite hystérique (elle théâtralise les ¾ de ses actes) mais qu’elle a subit un traumatisme grave qui la déstructure en fait profondément dans ses rapports avec les hommes, et qu’elle est un problème à elle seule, donc plein de solitude et de tristesse quand on creuse, mais une vulnérabilité qu’elle utilise à des fins de manipulation exclusivement. Bref, qu’elle est «&nbsp;in-gamable », au risque d’y laisser des plumes. Trêve de digression (je ferai un texte sur ce genre de filles), nous étions dans le train, en route pour un salon, auquel elle m’a certainement amené avec le vague espoir que je tente de la séduire, pour avoir l&#8217;impression d&#8217;avoir cette emprise qui lui donne ce sentiment d&#8217;existance. Chose que je n&#8217;ai évidemment pas fait. Mais c&#8217;était l&#8217;occasion pour moi de prendre des infos. Ainsi, quand je lui demande ce qu’elle aime dans ce métier (en préparant soigneusement le jour ou j’écrirai ces lignes) là encore la réponse est éloquente «&nbsp;j’aime le coté relationnel, tu es près des gens, de leurs besoins, tu es près des managers, tu vois différentes sensibilités, etc… ». Alors je lui demande «&nbsp;et si on te demande de licencier quelqu’un, tu le ferais? », et elle&nbsp;: «&nbsp;bah oui, sans hésitation, c’est mon métier ».</p>
<p>Il y avait aussi Pétra, la suédoise. Qui est venue de Stockholm pour faire son numéro d&#8217;actrice à chaque employé, en meeting one-to-one avec chacun d&#8217;entre eux, même les stagiaires. Sa technique était toujours la même: laisser l&#8217;employé parler librement, de sa vie pro mais surtout de son ressenti personnel, de sa vie personnelle, pour l&#8217;amener progressivement vers ses failles. Là, elle tapait son numéro de charme et de chien battu (sur les mecs ou les femmes, les deux marchent), elle faisait semblant de raconter ses problèmes, les larmes aux yeux (une fois c&#8217;est crédible mais 25 ca l&#8217;est moins), avant de demander: &laquo;&nbsp;et sinon, Jean-Pierre, il est comment dans le travail?&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Lolita, elle est peu distraite non?&nbsp;&raquo; etc&#8230; Bref, de l&#8217;extorsion d&#8217;information par les sentiments..</p>
<p><strong>Ce qui m’amène à penser</strong>&nbsp;:</p>
<p>Les femmes ont de plus grandes chances de réussir dans un métier comme la RH, car leur <a href="/2007/05/11/La-reduction-psychologiste" hreflang="fr">réduction psychologiste</a> tend à leur faire exagérer l’importance des implications sentimentales et «&nbsp;humaines », et à leur faire minimiser les considérations socio-économiques. Consciente de recevoir les ordres du patron (donc d&#8217;un individu qui, les 9/10 du temps, est fort d’une formation financière, et pas d’une formation d’assitante social ou de psychologue), elle minimise les impacts des impératifs économiques sur son travail, en refusant de voir l’évidence, donc en refusant de voir qu’elle n’est qu’une petite main à bas prix pour executer le sale boulot du capitalisme.</p>
<p>Les réseaux de racailles (les vrais, ceux dont Sheryo disait «&nbsp;je sais qu’les vrais cailleras n’ont pas l’temps d’péra ») disposent de «&nbsp;nettoyeurs ». C’est les mecs qui vont faire le sale boulot, séquestrer, tabasser, voire plus. Les animaux ont les charognards. Le capitalisme a aussi ses nettoyeurs, ses charognards. Et ces salariés qui executent cette basse besogne sont forcément partie de ces salariés qui, sous couvert d’humanité se laissent à faire les pires ignominies. C’est le cœur même de l’utilisation des femmes par le capitalisme<sup>[<a href="#pnote-66-1" id="rev-pnote-66-1">1</a>]</sup>. C’est une des raisons du développement du travail des femmes (et de son appui dans les medias), et de l’immense chance que cela a représenté pour le Capital, alors même que les féministes des medias bernaient tout le monde en parlant de «&nbsp;libération sexuelle ». Une libération du mari pour trouver l&#8217;esclavage au patron, qui a servi avant tout à concurrencer les hommes et donc faire une pression GLOBALE des salaires à la baisse. Des entreprises qui ont donc gardé un effectif constant tout en réduisant leurs coûts, dispensées d&#8217;embaûcher grâce à la productivité gagnée grâce à ces nouvelles salariées, déterminées, engagées et motivées&#8230; bref, une belle opération financière.</p>
<p>Le Parasite</p>
<div class="footnotes">
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-66-1" id="pnote-66-1">1</a>] et de leur fibre émotive, de leur sensibilité à vouloir résoudre des problèmes du monde</p>
</div>
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		<title>Relation presse</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Jun 2007 08:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Parasite</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education et Travail]]></category>
		<category><![CDATA[information]]></category>
		<category><![CDATA[journalistes]]></category>

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		<description><![CDATA[
Dans les couloirs d’une grande boîte d’information internationale,  je surprends une conversation entre le manager des Relations Presses et son stagiaire à la sortie d&#8217;un meeting avec des journalistes d&#8217;un grand journal français:
- Attention! il ne faut pas tout dire! On risque des embêtements si nos propos sont &#171;&#160;dangereux&#160;&#187; ou si on touche à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/lashoz/131923916_5503076d40.jpg" alt="office" style="display:block; margin:0 auto;" /></p>
<p>Dans les couloirs d’une grande boîte d’information internationale,  je surprends une conversation entre le manager des Relations Presses et son stagiaire à la sortie d&#8217;un meeting avec des journalistes d&#8217;un grand journal français:</p>
<p>- Attention! il ne faut pas tout dire! On risque des embêtements si nos propos sont &laquo;&nbsp;dangereux&nbsp;&raquo; ou si on touche à certains sujets sensibles.</p>
<p>- Oui mais là&#8230;?</p>
<p>- Tu as des libertés dans plein de cas, mais certains cas sont à prendre avec des pincettes.</p>
<p>- Oui je sais, je sais, mais là c&#8217;est plutôt cool non?</p>
<p>- Oui en effet, dans ce cas précis ça passe, et puis c&#8217;est vrai que la plupart du temps on peut changer un peu la vérité, tu peux dire un peu n&#8217;importe quoi mais sans abuser hein!</p>
<p>-Ha ha ha oui je comprends. (Rires protocolaires)</p>
<p>Voilà une belle leçon de professionnalisme et de sérieux journalistique!</p>
<p>Bienvenue dans la paranoïa de la désinformation.</p>
<p>Lashoz</p>
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		<title>Formation structurante</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2007 16:58:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education et Travail]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[ESC]]></category>
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		<description><![CDATA[«&#160;Diplômé d’une ESC ou d’une formation structurante équivalente&#160;»
A la lecture de ce pied d’annonce hautement répandu dans les offres d’emplois à + de 30K, je ne peux cesser de me dire que l’élève (de parents riches, on comprendra pourquoi après, à distinguer du cafard intégral) parfaitement glandeur du fond de classe, commis aux blagues du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;<em>Diplômé d’une ESC ou d’une formation structurante équivalente</em>&nbsp;»</p>
<p>A la lecture de ce pied d’annonce hautement répandu dans les offres d’emplois à + de 30K, je ne peux cesser de me dire que l’élève (de parents riches, on comprendra pourquoi après, à distinguer du cafard intégral) parfaitement glandeur du fond de classe, commis aux blagues du collège à la terminale, au manteau toujours chaud (c’est un des avantages d’etre collé au radiateur) aux couilles toujours vides (le cocktail rebelle/parents riches plait déjà aux futures pétasses), qui se contente d’un 10 tout le long de ses études pour décrocher sans mal son IUT Tech de Co , qui décroche ensuite une ESC après les concours Passerelle, mérite 100 fois mieux le qualificatif de «&nbsp;braqueur&nbsp;» que Jacques Messerine. Non seulement il économise 8000 euros (le concours parallèle fait gagner un an), mais ces deux années d’ESC, en plus de lui ramener de la bourgeoise de droite à foison dans son lit <sup>[<a href="#pnote-13-1" id="rev-pnote-13-1">1</a>]</sup>, de l’alcool et du shit gratuit fourni par la même bourgeoise soucieuse de s’encanailler, va lui permettre, au nom de sa «&nbsp;formation structurante&nbsp;» <sup>[<a href="#pnote-13-2" id="rev-pnote-13-2">2</a>]</sup>, de gagner 2, 3, voire 10 fois plus qu’un ouvrier qui a ruiné sa jeunesse en commencant à bosser a 16 ans, qui a dû se résoudre à épouser l’idiote du service livraison à défaut d’avoir accès (temps/argent/manque de crédibilité sociale) aux soirées BCBG, et qui en + devra payer le tribu de ces sacrifices à coup de décennies d’espérance de vie en moins.</p>
<p><em>On notera ici que, contrairement à l&#8217;idée qu&#8217;on pourrait se faire, il existe un certain nombre d&#8217;étudiants légitimes en ESC, majoritairement ceux issus de classes prépa et d&#8217;un milieu modeste. Criblés de dettes dès leur entrée à l&#8217;école, ils ne perdent généralement pas leur précieux centimes en alcool et en 27 euros de soirées étudiante par semaine, et ont un sens des réalités et des priorités qui les conduisent naturellement loin des activités de nantis arrivistes que sont la baise et la fumette.</em></p>
<p>L’ESC, ou le système du parasitisme héréditaire auto-entretenu&#8230; Une barrière à l’entrée équivalente à une année de salaire au SMIC, puis une rente payée au système mafieux équivalente à 6 mois de SMIC chaque année. Ca c’est le travail en amont. En aval, on se charge coté RH de verrouiller les postes-clés à ceux qui auront donné cette caution (et prouvé un minimum d’appartenance sociale et financière, comme un fille qui contrôle le niveau social du dragueur par la marque de son costume), et le tour est joué. Rajoutez à cela l’endogamie ESC-ienne (40% des ESC se marient avec un/une ESC) qui rassure les ainés de la bourgeoisie, et vous comprendrez que ce système, universellement reconnu comme misérable au niveau de l’apprentissage (la classe prépa étant le pendant public de cette mascarade qui tend à lui donner le minimum de crédibilité qu’il lui faut pour perdurer), continue à être si prisé des entreprises.</p>
<div class="footnotes">
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-13-1" id="pnote-13-1">1</a>] la bourgeoise de droite étant attirée par son semblable économique, contrairement à la bourgeoise de gauche qui veut faire de sa chatte un moyen de réparation des inégalités sociales</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-13-2" id="pnote-13-2">2</a>] Vu le nombre de chômeurs post-ESC que je connais, incapables de travailler et de se faire à une vie normale après la profonde destructuration que leur a causé ce passage en ESC, ou leur rapport au travail, à l&#8217;argent, au plaisir à été troublé (essentiellement par l&#8217;alcool et la drogue), je ne sais pas si je dois rire de cette appellation ou m&#8217;en inquiéter.</p>
</div>
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