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	<title>On n&#039;est pas des chiffons! &#187; Politique &amp; Société</title>
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	<description>Parole aux déclassés</description>
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		<title>Le rebelle sans cause et la révolution moderne</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Nov 2007 00:20:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Parasite</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique & Société]]></category>
		<category><![CDATA[changement social]]></category>
		<category><![CDATA[lutte sociale]]></category>
		<category><![CDATA[rebelle]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans notre société où règne la rébellion Bisounours, l’insolence inoffensive, la critique politiquement correcte, le blabla chevaleresque, ou encore la prise de position profitable, j’observe et je constate que l’image du rebelle est exploitée, galvaudée et devient un argument mercantile quand ce n’est pas une ridicule tactique de drague.
Nous avons la chance de vivre dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans notre société où règne la rébellion Bisounours, l’insolence inoffensive, la critique politiquement correcte, le blabla chevaleresque, ou encore la prise de position profitable, j’observe et je constate que l’image du rebelle est exploitée, galvaudée et devient un argument mercantile quand ce n’est pas une ridicule tactique de drague.</p>
<p>Nous avons la chance de vivre dans l’époque dorée et dégoutante du RSC<sup>[<a href="#pnote-127-1" id="rev-pnote-127-1">1</a>]</sup> « Rebelle Sans Cause ». Ils sont contre le système, ils critiquent notre génial capitalisme, ils parlent beaucoup de l’injustice, mais au fond pourquoi se battent-ils ? Quelle est leur cause ? Je crois deviner que la seule cause de leur combat-gagné-d&#8217;avance, c’est d’être un rebelle ou du moins le paraître aux yeux de tous. Quel noble combat ! Quel combat dangereux, et courageux! Le combat des grands gestes pour faire du vent, du crachat de poudre aux yeux du bout de la langue. Symbolique et paraboles, apparences et représentation, sophisme et comédies, je les fouetterais bien avec leur chaines invisibles qui les décrédibilisent à jamais. Ils sont prisonniers de leur rôles, esclaves du système comme nous tous, mais ce sont des trompeurs. Ils devraient être bâillonnés et avoir une obligation de résultat ou au moins de moyens. Vous l&#8217;aurez compris, je les porte dans mon coeur, et c&#8217;est avec une tendresse particulière que je crache à la gueule du super-héros qui dit combattre l&#8217;ordre établi, et se dorlote dans sont confort dés que les caméras sont éteintes. On veut tous de l’action, mais à quel prix ?</p>
<p>Quand le danger attaque ses valeurs et menace sa position dorée, le lâche demande aux autres le courage de ses opinions.</p>
<p>J&#8217;en ai finis avec eux, passons aux choses sérieuses&#8230;</p>
<p>L&#8217;argent et le confort nous ont volé toutes raisons de se révolter. L&#8217;immobilité de notre démocratie, les progrès en matière de justice sociale<sup>[<a href="#pnote-127-2" id="rev-pnote-127-2">2</a>]</sup> et la reproduction sociale nous ont enlevé toutes causes qui mériteraient le sacrifice de nos vies. Nos vies ont trop de valeur, trop d&#8217;importance. Mon petit plaisir, mon train-train sécurisé vaut 100 fois plus que la mort d&#8217;enfants à 2000 kilomètres de chez moi, ou l&#8217;exploitation de ton grand-père sur les chemins de fers<sup>[<a href="#pnote-127-3" id="rev-pnote-127-3">3</a>]</sup>. L’individualisme coupe à la racine les révoltes collectives. La soumission par l&#8217;oppression et les coups de bâtons ne sera jamais aussi efficace que la soumission par le plaisir. Nous en sommes la preuve, nous sommes les cobayes validant l&#8217;expérience.</p>
<p>Le meilleur moyen de changer les choses ce n’est surement pas de se révolter en criant fort et de s&#8217;afficher bêtement. Au contraire, c’est de pénétrer et d’utiliser les forces du système vainqueur pour le rendre meilleur. Vaste mission qui ne prend pas forcément la forme d’un combat et d’un sacrifice. Vaste mission qui ne se fait surement pas avec les mots, mais avec la hargne, la persévérance, la stratégie, et la discrétion. L&#8217;espoir fait vivre comme on dit, mais en attendant, on se fait tous chier, l&#8217;ennui c&#8217;est la vie. L&#8217;action réfléchie et redoutable au moins ça occupe. On ne peut pas combattre seul une armée en frontal. Il faut s’allier avec d’autres forces, ou se fondre en elle pour créer le dysfonctionnement interne.</p>
<p>Regardez les derniers mouvements sociaux et autre descente dans la rue du peuple français : Aujourd&#8217;hui, les révolutionnaires manifestent contre le changement ! Ils manifestent donc pour le maintien de la merde actuelle<sup>[<a href="#pnote-127-4" id="rev-pnote-127-4">4</a>]</sup>. Moi je dis Bravo ! Notre cause ultime est de ne surtout pas évoluer et de garder nos petits privilèges minables: satisfaction de désirs quotidiens et personnels, vie relativement stable et sécurisée, sans oublier notre appétissant seuil de pauvreté.</p>
<p>La rébellion, la révolution c&#8217;est dans les films et les fantasmes. Nous sommes une génération qui ne peut pas se rebeller car rien n&#8217;est assez grave pour ça. L&#8217;Homme risque sa vie en dernier recours. Sinon ce n&#8217;est pas un homme, c&#8217;est un héros&#8230; ou un con. Les exceptions, les vrais révolutionnaires de notre époque sont des fous, des empathiques névrosés, des naïfs utopistes dont la seule faiblesse est d’être minoritaire et esseulés, ce sont des modèles qu&#8217;il faut intégrer et réadapter. Il n&#8217;y aura pas de changement sans ralliement sincère, donc il n&#8217;y aura pas de changement tant que nos conditions de vie seront « satisfaisantes ». Dans les pays développés nous avons trop de chose à perdre pour se rebeller, trop de confort, trop d&#8217;instruments d&#8217;oubli, trop de pilules gratuites faisant passer la souffrance de nos vies. Et quand on va vivre dans les pays sous-développés, on se rend vite compte que l&#8217;homme peut accepter beaucoup de brimades et d&#8217;injustices avant de s&#8217;organiser de se révolter. Il y a  certes des avantages à vivre dans ces pays, avantages qui ne sont pas mesurables en PIB par tête, mais je constate que l&#8217;homme ne se regroupe qu&#8217;en dernier recours. Par nécessité ou pour l&#8217;appât du gain.</p>
<p>Je n&#8217;ai pourtant pas l&#8217;impression que l&#8217;on vit dans le meilleur des mondes. Je ne pense pas que nous avons atteint les limites de notre évolution, ni même les limites de l&#8217;amélioration sociétale et encore moins mondiale. Apparemment nous ne sommes pas faits pour atteindre nos limites et améliorer les choses. Nous sommes plutôt conditionnés pour s&#8217;assurer une vie paisible propice à la perpétuation de l&#8217;espèce même si celle-ci est loin de l’idéal et du sommet atteignable. Alors, notre monde moderne est ce qu&#8217;il se fait de mieux dans ce cas ! Félicitation, nous avons réussi, on peut dormir tranquille…</p>
<p>&laquo;&nbsp;Mourir pour des idées,  l&#8217;idée est excellente, moi j’ai failli mourir de ne l’avoir pas eu…&nbsp;&raquo; (Georges Brassens)</p>
<p>Lashoz</p>
<div class="footnotes">
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-127-1" id="pnote-127-1">1</a>] Rebel Sans Cause copyright Soral</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-127-2" id="pnote-127-2">2</a>]  évidement on a encore une bonne marge de progression, mais on est plus au moyen âge</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-127-3" id="pnote-127-3">3</a>] chiffres tirés de l’institut supérieur de statistique Pasdeschiffons</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-127-4" id="pnote-127-4">4</a>] ce texte à été écrit en juin 2007, cependant je confirme aujourd’hui qu’il s’applique à la merde actuelle</p>
</div>
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		<title>Les media et la société de consommation</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Nov 2007 03:56:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique & Société]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[manipulation]]></category>
		<category><![CDATA[media]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Les media sont souvent le bras armé de la société de consommation. Leur influence est proportionnelle à l’ennui qu’ils viennent combler. Un ennui généralisé à travers les populations de nos sociétés post-indutrielles, souvent même sans qu’on en ait vraiment conscience. Par le délitement progressif du lien social, l’individualisme s’est progressivement installé, un phénomène amplifié par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les media sont souvent le bras armé de la société de consommation. Leur influence est proportionnelle à l’ennui qu’ils viennent combler. Un ennui généralisé à travers les populations de nos sociétés post-indutrielles, souvent même sans qu’on en ait vraiment conscience. Par le délitement progressif du lien social, l’individualisme s’est progressivement installé, un phénomène amplifié par le travail des femmes (et l’indépendance matérielle qui s’en est suivie), et par la tertiarisation (le travail de bureau n’étant, contrairement à l’industrie, pas pointé laissant la porte ouverte à l’empiètement du travail sur la vie privée). Un individualisme montant qu’on comble depuis les «&nbsp;30 glorieuses&nbsp;» par tout un artifice de lien social factice et d’éradicateur d’ennui. Les journaux hier, puis la télé et aujourd’hui Internet viennent donc remplir et égayer nos quotidiens. Dans une société tournée à 100% vers la consommation, puisqu’elle est la clé de l’idéologie des «&nbsp;élites&nbsp;» (puisque leur intérêt direct, en tant que propriétaires des entreprises influentes), comme le pendant économique de chaque mesure gouvernementale (une politique elle-même contrôlé par les élites), les medias ont basculé dans les années 70 d’un rôle de serviteur du pouvoir à celui de serviteur de la motivation du pouvoir, donc le serviteur de la consommation. On peut d’ailleurs clairement situer l’officialisation de cette tendance à la «&nbsp;libération&nbsp;» des médias par Mitterand en 81. Dès lors, les journaux et les diverses émissions de télé ont progressivement abandonné l’aspect culturel et éducatif qui les rendait si populaires, pour finalement servir du divertissement bon marché à des cadres qui s’emmerdent, un divertissement comme pendant d’un bien de consommation qu’ils souhaitent refourguer<sup>[<a href="#pnote-115-1" id="rev-pnote-115-1">1</a>]</sup>. En plein âge d’or de cette tendance, on voit désormais fleurir chez nos marchands de journaux un tas de nouveaux magazines qui ne prennent même plus la peine de dissimuler leur raison d’exister derrière un éventuel communautarisme trendy (genre la gay-titude à la Têtu), mais qui se consacrent directement et ouvertement à un bien de consommation. Le dernier en date, S&#8217;Toys Magazine, vise une fois encore à faire passer une pratique de consommation sponsorisée par des groupes industriels puissants pour un mode de consommation subversive, la subversion faisant toujours autant vendre, tout en étant morte avec la fraternité dans le train du capitalisme.</p>
<p>Symbole de ces comportements consuméristes insidieusement présentés comme la norme subversive du moment, les métrosexuels. Symbole glauque et pathétique, qui vise à tuer ce dernier brin de virilité qui reste à l’employé du tertiaire, et qui engloutit avec une partie fondamentale de notre nature qu’est la complémentarité (anthropologique et sociale) entre un homme et une femme. C’est désormais dans chaque wagon de métro dans cette ville comateuse qu’est Paris qu’on voit ces hommes en costard se limer les ongles où se remettre une couche de Blush en épiant leur teint dans un miroir de poche. La subversion en tant qu’escroquerie à l’amour, puisque encore une fois, en faisant de l’homme tout sauf ce qui attire la femme, le pouvoir (commandé et géré par les magnats de la presse, qui sont les mêmes industriels pour qui créer des besoins factices est une question de survie économique) plonge un peu plus la femme dans le trouble vis-à-vis d’elle-même, elle qui se sent aimer les hommes, les vrais, mais qui est pointée du doigt à travers tous les magazines féminins qui lui vérole l’esprit<sup>[<a href="#pnote-115-2" id="rev-pnote-115-2">2</a>]</sup> pour la convaincre bêtement que la femme moderne doit être avec un homme moderne, donc une pédale hétérosexuelle. Un trouble qui ne bénéficie à personne, et c’est bien le but, puisque ces rangs de femmes célibataires iront à leur tour couver leur besoin d’être valorisées et de se sentir bien dans la consommation massive de produits de beauté et de bien être, de parfum Lolita Lempicka et de coffret Weekendesk spécial hydromassage, avant de finir la journée en dépensant 300 euros dans une robe moche Paul&amp;Joe, une robe qui figurait en bonne place dans le dernier Closer.</p>
<p>Des enfants du divorce devenus hommes assez perturbés pour désormais avoir la même sensibilité que les femmes aux dictats de consommation (cela restait jusqu’alors un monopole féminin qu’on leur laissait volontiers), des femmes de plus en plus frustrées qui deviennent encore plus sensibles à ces ordres inconscients, sous le regard et le sourire de <a href="/post/2007/09/10/Qui-tient-la-societe-francaise" hreflang="fr">ces stratèges qui commandent nos vies une par une</a>, qui ont tout fait pour séparer les hommes et les femmes pour vendre deux fois plus qu’à un couple, et qui ont le cynisme répugnant de créer le besoin sextoys (via Elle, l’ensemble des magazines et des émissions pour femmes au service de la Cause, puis dans ce fameux S&#8217;toys Magazine) qui vise à normaliser et rendre transgressive une pratique qui devrait au contraire être prise comme un signal détresse de l’agonie sociale. Car si les hommes se sont toujours vus proposer des objets de plaisirs individuels (dans les magazines porno essentiellement, des magazines quasi-exclusivement masculins), vendre de tels objets à la femme signifie qu’elle non plus ne baise plus, ce qui est grave, car elle a globalement l’embarras du choix. Mais à force de l’avoir perturbé et d’avoir construit un prototype d’homme tellement féminisé qu’il semble programmé pour décourager les plus cochonnes d’entre elles, les femmes abandonnent, et jettent leur dévolu dans le travail, où elles restent moins payées alors qu’elles sont souvent les forces vives qui exécutent les tâches les plus rébarbatives, et dans la consommation, où leurs achats sont directement guidés par ces media méprisables qu’elles lisent en grande masse pour combler leur ennui réel et leur manque d’homme, de vrais. Voila donc comment nos chers médias, qui jadis se contentaient de nous faire découvrir la planète ou de nous faire un résumé du dernier Conseil des Ministres, jouent avec nous comme avec des pantins, pour nous rendre toujours plus seuls et (donc) nous faire consommer toujours plus.</p>
<p>Le Parasite</p>
<div class="footnotes">
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-115-1" id="pnote-115-1">1</a>] qu’on avait d’ailleurs commencé à voir avec les émissions de déco</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-115-2" id="pnote-115-2">2</a>] en plus de développer ses complexes pour lui faire acheter des produits de beauté</p>
</div>
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		<title>Qui tient la société française?</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Oct 2007 00:01:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique & Société]]></category>
		<category><![CDATA[classe dirigeante]]></category>
		<category><![CDATA[elite]]></category>
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		<description><![CDATA[Explication du «&#160;on&#160;» et du «&#160;ils&#160;»
S’il y a une chose que les classes dirigeantes ont réussie, c’est d&#8217; éliminer toutes les critiques constructives du système par la dénonciation systématique et hystérique de «&#160;la théorie du complot ». Au premier rang de ses critiques revient cette fameuse critique du «&#160;ils&#160;» et du «&#160;on ». Précisons donc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Explication du «&nbsp;on&nbsp;» et du «&nbsp;ils&nbsp;»</h3>
<p>S’il y a une chose que les classes dirigeantes ont réussie, c’est d&#8217; éliminer toutes les critiques constructives du système par la dénonciation systématique et hystérique de «&nbsp;la théorie du complot ». Au premier rang de ses critiques revient cette fameuse critique du «&nbsp;ils&nbsp;» et du «&nbsp;on ». Précisons donc un peu les choses…</p>
<p>Quand je dis ils, je parle de ceux qui ont développé une société du désir qui vise à nous rendre seuls et frustrés, pour qu’on jette notre dévolu dans la consommation déraisonnée et décorrellée des besoins réels. Quand je dis «&nbsp;ils », je parle de ceux qui décident à notre place, et font de nous les moutons que nous sommes devenus avec notre plus grand consentement.</p>
<p>Ce «&nbsp;ils », ce sont les tenanciers du capitalisme du désir, du capitalisme post-68, ceux qui tiennent par les couilles les deux piliers de la république actuelle, la politique et les medias, ceux qui ont le pouvoir de créer des élites de pacotilles chargées de prêcher la bonne parole, ou chargées de dire ce qui est subversif et rebelle et ce qui ne l’est pas. Ce «&nbsp;ils », ce sont ceux qui nous séparent en segments et en types d’acheteurs et créent des medias sur mesure en fonction de ces cibles, ceux qui ont tellement financé et corrompu la politique qu’ils ont réussi à cantonner le rôle des élus à un simple travail d’attaché de presse chargé de ne valider que des lois en faveur de la propagation du désir et de la frustration sexuelle, du développement de la déresponsabilisation, de la montée de l’individualisme et de la montée en puissance de la consommation, pétrole du moteur capitaliste. Ce «&nbsp;ils », ce sont ces élites qui verrouillent tous les postes clés en France, pays des élites et de la technocratie, où il est strictement impossible de prendre le pouvoir à moins d’être un produit de cette caste. Dans ce pays tenu par les polytechniciens, énarques, francs maçons et normaliens, les quelques «&nbsp;élites&nbsp;» élevées d’une de ces minorités qui font la majorité du peuple ne sont que des pions placés pour masquer un peu plus la réalité des choses. Des idiots utiles, imbéciles heureux à la Jamel Debbouze ou à la Diam’s, tout content d’être acceptés par ce milieu «&nbsp;pas si cruel&nbsp;» qu’est le monde du spectacle, alors qu’ils ne servent que la cause supérieure. Ce «&nbsp;ils », ce sont les propriétaires des 10 plus grosses entreprises françaises, cœur de toutes les décisions. Ce «&nbsp;ils&nbsp;» là n’a pour but que d’alimenter le système qu’il a mis en place, un système de vente permanente de biens de consommation inutiles, une production d’objets qu’il finance par le marché, lui-même très sensible à la progression constante et permanente des chiffres de vente. Un contresens interne, puisque chaque besoin créé est de fait comblé par l’acte d’achat, donc un système qui ne peut survivre qu’en renouvelant de façon indéfinie les besoins, et en en créant de nouveaux. Des besoins à renouveler constamment d’où nait la haute couture et les collections biannuelles, l’exportation du concept œnologique de «&nbsp;Millésime&nbsp;» pour les voitures<sup>[<a href="#pnote-120-1" id="rev-pnote-120-1">1</a>]</sup>, les modes vestimentaires, les événements commerciaux (soldes, fêtes de mères, fêtes des grands mère, bientôt fête du toutou ou fête du beau frère de la meilleure amie), et tous ces cycles artificiels qui rythment faussement la vie des français, mais qui assure définitivement des rentes régulières par toute saison pour les industriels. Des cycles auxquels viennent s’ajouter les tendances, dictées et édictées sous la houlette des marketeux des grandes sociétés qui décident de recréer une mode dès que le marché s’essouffle et la répandent sur leur cible préférée, les jeunes<sup>[<a href="#pnote-120-2" id="rev-pnote-120-2">2</a>]</sup>, avec l’aide de leur bras armé, les media, et des idiots utiles que sont les sportifs et les chanteurs. C’est de là que naît toute récupération d’un art à des fins marketings. Inutile de dire que la tendance actuelle décrétée «&nbsp;norme transgressive&nbsp;» par le pouvoir est le rap / hiphop depuis 1997 environ, et le virage surprise de Skyrock d’une programmation 100% rock à une programmation 100% rap du jour au lendemain.</p>
<p>«&nbsp;On envie l’Amérique et sa victoire, mais à force de copier on ne ressemble qu’à sa province&nbsp;» (Rocé)</p>
<p>Aujourd’hui ces idiots utiles sont souvent des arabes<sup>[<a href="#pnote-120-3" id="rev-pnote-120-3">3</a>]</sup> . Parce que, malgré la haine organisée des arabes à travers les media (pour des raisons géopolitiques et économiques que je prendrai le risque d’aborder plus tard), il faut dire qu’ils représentent quand même 6 millions de personnes, dont une part importante à moins de 30 ans. Ceux qui retournent souvent au «&nbsp;bled&nbsp;» savent aussi que dans cette région du monde, on aime bien se montrer et se comparer aux autres. Jeunes et flambeurs, les arabes sont des cibles idéales pour notre marionnettiste. Si on rajoute à cela le côté rebelle, cette fameuse rébellion qui fait que tant de jeunes français, italiens et portugais s’identifient depuis 15 ans aux arabes (Akhenaton l’italien, Kool Shen le portugais, Diam’s la maltaise en tête de groupe), on comprend mieux pourquoi on nous place ces pions là à cet endroit là. L’élève égale le maître. Parce qu’il faut dire que les inventeurs du concept sont quand mêmes les américains. Ce sont eux les professionnels du placement stratégique pour faire rentrer dans le rang de la consommation une communauté potentiellement influente et dangereuse. Et on a bien vu qu’il n’y a rien de mieux pour une société en crise que de rendre les éléments qui peuvent la faire imploser dépendants de petites appartenances matérielles (voir <a href="/post/2007/11/06/La-meilleure-des-polices" hreflang="fr">la meilleure des polices</a>). La consommation, c’est le sédatif le plus puissant, le plus contagieux et le plus généralisé qui soit. Les ricains l’ont bien compris, et ils ont aussi compris qu’en instituant une élite noire, ils pouvaient donner l’illusion au reste du peuple qu’il est possible de grimper dans ce pays pour évacuer tout sentiment d’injustice, engrais de la rage. Ils ont alors promu cette élite, complètement acquise à la cause de l’intérêt supérieur (sinon elle n’existerait même pas), et a fait croire à tous les dommages collatéraux de la politique ultra libérale (99% des autres noirs) que le pays est tolérant et que seule la compétence permet de monter les échelons. Ce n’était pas si longtemps avant que Jordan devienne le deuxième logo de la société Nike, pas très longtemps après Watts. En France, j’entends de plus en plus souvent des intellectuels objectifs et doués réclamer la création d’une élite arabe pour désamorcer la haine qui monte. C’est aussi inquiétant que redoutable d’efficacité. Sarkozy l’a bien compris d’ailleurs, à voir l’habile composition du gouvernement et la baudruche Rachida Dati.</p>
<p>Résumons. Pour régler le problème des banlieues, nos chères élites dirigeantes (ceux qui sont au dessus des politiques et qui les contrôlent) ont décidé de mettre de la poudre aux yeux des banlieusards cultivés ayant un minimum de conscience politique en leur faisant croire, comme aux Etats-Unis, qu’ils peuvent accéder à des postes clés par le simple fruit de leur compétence. Et pour les plus jeunes, ils s’attaquent à la source en les dépolitisant complètement quitte à frôler la lobotomie généralisée qu’a réussit à créer Difool, MSN, le rap, le programme d’histoire lacunaire, le culte de l’apparence de la zoulette de banlieue à la bourgeoise du 16ème, Diam’s, et comparses, qui fait que les jeunes immigrés soient si peu soucieux de tout ce qui ne concerne pas la bonniche de 15 ans qu’ils veulent sauter ou leur crête Vivelle Dop. (voir <a href="/post/2007/07/04/Levolution-des-cailleras" hreflang="fr">la mode des cailleras</a>)… Et quand bien même ces jeunes voudraient étudier, ils sont instrumentalisés une fois par an par les démagos gauchistes, meilleurs alliés du pouvoir (le vrai, pas celui qu’on élit), et les font descendre dans la rue pour leur faire rater un trimestre d’éducation.</p>
<p>Alors je fais partie de ceux qui, essayant d’avoir un brin de conscience politique pour protéger mon derrière (et pour le bien de ce pays, malgré mon absence totale d&#8217;attachement à lui), auraient tant voulu que les émeutes de 2005 soient d’une autre ampleur, d’un niveau quasi-révolutionnaire. Car ce pétard mouillé n’aura finalement servi qu’à faire prendre conscience nos fameuses élites dirigeantes, les «&nbsp;marionettistes&nbsp;» de la France, que ces gens sont effectivement potentiellement dangereux pour leurs intérêts, et qu’il faut donc passer à la phase 2 du plan.</p>
<p>Aussi ne devrait-on pas s’étonner dans les années qui viennent de voir de plus en plus de «&nbsp;banlieusards&nbsp;» promus «&nbsp;miracle social&nbsp;» par les médias, et coqueluche des français<sup>[<a href="#pnote-120-4" id="rev-pnote-120-4">4</a>]</sup>. Cela commencera (et ca a déjà commencé) par le milieu du spectacle, avant de se répartir dans les affaires (dirigeants d’entreprises du CAC40) puis dans la politique. Car quand la politique d’un grand pays s’apparente en fait à être le cheval du grand Jockey Capitalisme, il n’y a plus aucune barrière à ce qu’un noir, ou un arabe, ou une femme au service de la «&nbsp;Cause&nbsp;» ne devienne président en France en 2017. Encore une fois, regardez les Etats-Unis…</p>
<p><strong>Description du &laquo;&nbsp;on&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Le «&nbsp;On&nbsp;» c’est le reste aussi hétéroclite qu’il soit, c’est le peuple, moteur de la force productrice, créateur opérationnel de la valeur. Ce sont les anciens exploités qui le sont aujourd’hui avec plaisir et consentement. Le «&nbsp;on&nbsp;» c’est tous ces moutons humains que nous sommes, victimes de notre conscience limitée, de notre individualisme, de notre besoin de sécurité, et de nos dépendances matérielles si jouissives. Nous sommes la pièce s’emboitant parfaitement avec le «&nbsp;ils », la pièce qui n’attend rien, et qui est bien heureuse que les détenteurs du pouvoir fassent de  nous ce dont ils ont besoin pour rester au pouvoir et toujours s’enrichir sur notre dos. L’illusion du confort minimal dans laquelle nous baignons masque  les différences odieuses de richesses qui ne peuvent être justifiée par le travail et le mérite, elles sont justifiées par la naissance et son injustice. Cette illusion est garante de la paix civile. Il en faut peu pour nous calmer: un toit, un crédit, un salaire minable, deux jours sur sept pour pouvoir apprécier la vie, un gentil toutou, sans oublier les vacances tellement attendues que ça en devient stressant. La vie est belle hein?</p>
<p>D’ailleurs les «&nbsp;ils&nbsp;» sont comme nous, la seule chose qui les différencie de nous est la détention du pouvoir, et aux vues de l’histoire je serais tenté de dire que si on changeait les rôles, rien ne changerait, les «&nbsp;ils&nbsp;» sont tout aussi victimes de leur condition de leur subjectivité, et de leur intelligence. Ils sont seulement nés du bon coté la barrière, celui des privilégiés matériels et décisionnels, celui qui les place dans la vie quotidienne au dessus de leurs semblables. Les «&nbsp;ils&nbsp;» sont tout aussi faibles face à leurs vulgaires désirs et leur cupidité, mais à une échelle différente. Leur action doit être jugée plus durement car elle pèse lourd, tant au niveau humain qu’au niveau écologique et capitaliste, voila pourquoi Pasdeschiffons s’attaque à eux, même si à leur place nous ferions peut être la même chose. L’avenir nous le dira… Si oui alors nous sommes tous les mêmes, le vécu ne nous différencie pas, et l&#8217;organisation humaine en société ne peut se faire sans exploitation de l&#8217;autre, sans inégalités utilisées, et sans injustice inhérente et nécessaire. On pourra donc affirmer que la société dans laquelle on vit est la forme ultime et optimale de ce que peuvent faire les hommes. Quel gachis.</p>
<p>Le «&nbsp;on&nbsp;» représente donc les moutons que nous sommes, qui ne demandent qu’à être guidés, et ce même vers le précipice. La seule condition que l’on exige, c’est de garder nos illusions et de satisfaire nos pathétiques désirs. Il en faut peu pour nous asservir. &#8216;Ils&#8217; l’ont bien compris.</p>
<p>Le parasite et Lashoz</p>
<div class="footnotes">
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-120-1" id="pnote-120-1">1</a>] sans parler des « séries spéciales », comble de la connerie… je me rappelle même d’une Peugeot série spéciale Wanadoo…</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-120-2" id="pnote-120-2">2</a>] qui ont la plus forte propension à se copier les uns les autres</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-120-3" id="pnote-120-3">3</a>] désolé si je parle d’« arabes » et pas de « beurs », j’ai prêté serment de haine à l’égard de « Salamalekh Bounty » et comparses</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-120-4" id="pnote-120-4">4</a>] note : si les media voulaient faire passer Emile Louis pour le personnage préféré des français, je crois que par une série d’entourloupes dont ils ont l’habitude, ils le pourraient</p>
</div>
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		<title>Touche pas à mon ADN, L’opposition du 21ème siècle</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Oct 2007 01:59:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
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		<category><![CDATA[bobos]]></category>
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		<description><![CDATA[Sarko peut dormir tranquille. La gauche est morte, et continue de creuser son trou. La gauche d’aujourd’hui, c’est la gauche bobo, cette gauche show-biz qui ne joue pas son rôle d’opposition. Et pour cause, comment s’opposer quand on est d’accord sur tout&#160;? La gauche du 21ème siècle ne peut pas s’opposer à la droite, puisqu’elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sarko peut dormir tranquille. La gauche est morte, et continue de creuser son trou. La gauche d’aujourd’hui, c’est la gauche <a href="/post/2007/10/10/Le-bobo-ou-la-mort-de-Paris" hreflang="fr">bobo</a>, cette gauche show-biz qui ne joue pas son rôle d’opposition. Et pour cause, comment s’opposer quand on est d’accord sur tout&nbsp;? La gauche du 21ème siècle ne peut pas s’opposer à la droite, puisqu’elle suit une ligne politique parfaitement similaire&nbsp;: entre renforcement du rôle régalien de l’état, hyper-libéralisation des échanges de marchandises et de capitaux, valorisation des communautarismes et de l’Union Européenne, rien ne différencie plus la gauche de la droite. Rien, à part que la gauche bobo, c’est la droite sans les valeurs historiques de la bourgeoisie conservatrice française<sup>[<a href="#pnote-130-1" id="rev-pnote-130-1">1</a>]</sup>. Cette gauche qui se focalise donc sur les petits problèmes sociétaux pour garder une présence médiatique sans pour autant risquer de froisser le gouvernement qui lui donne à boire et à manger.</p>
<p>Dernière mascarade en date, Touche pas à mon ADN, sans doute une des plus grosses foutaises de l’histoire politique française, à l’heure où le scandale des délits d’initiés de Lagardère dans l’affaire EADS prouve à qui l’ignorait encore que Sarkozy, ami intime de Lagardère, trempe de façon évidente dans des malversations financières tout en continuant de tabasser au sol Villepin le mourant. Une initiative risible sur un sujet parfaitement inutile, mais qui présente l’avantage d’être totalement inoffensif pour le gouvernement en place, une fausse révolte de plus dans laquelle les marionnettes sont toujours les mêmes&nbsp;: les jeunes et le show-biz, des marionnettes qui mettent tout ça en musique.</p>
<p>Car, comme à chaque fois dans ces cas là, la gauche nous sert sa recette habituelle&nbsp;: un concert géant facon kermesse saucisse-merguez-moutarde, des interventions d’acteurs de seconde zone la larme à l’œil, saupoudrées de bonnes paroles issus des chiottes de la culture, facon BHL, le caméléon permanent dont le but est de maximiser ses apparitions télévisuelles à chaque sorti d’une nouvelle fiente écrite par un de ses nègres sous-payés. Et comme il faut toujours un enculeur et un enculé, ces rebelles sans cause se produisent devant un public symbole de la dépolitisation absolue des classes moyennes françaises&nbsp;: les jeunes et les bobos, dont les seules préoccupations d’ensemble concernent les choses très concrètes, ce qui constitue un prolongement politique logique de la <a href="/post/2007/05/11/La-reduction-psychologiste" hreflang="fr">réduction psychologiste</a> qui a envahit toute la société du tertiaire, elle même conséquence de la féminisation globale des esprit (largement renforcée par les media). Dans cette orgie malsaine, on utilise les associations satellitaires du PS en guise de vaseline, puisqu’il y a encore des gens assez stupides pour penser que Touche pas à mon Pote ou Mi pute Mi soumise sont des mouvements qui représentent les intérêt d’une quelconque classe défavorisée<sup>[<a href="#pnote-130-2" id="rev-pnote-130-2">2</a>]</sup>.</p>
<p>Pour être tout à fait clair, la gauche n’a aujourd’hui plus aucun intérêt idéologique ni stratégique à s’opposer à la droite dans les mesures qui font de la France ce qu’elle sera demain, et ce, d’autant moins que ‘grâce’ à Machiavel-Sarkozy, ils sont eux-mêmes les responsables directs de cette politique, puisque eux-mêmes au gouvernement. Coincés de tous les côtés, ils se retrouvent comme deux bandes rivales qui n’ont plus de points réels de discorde mais qui doivent tenir leur réputation et trouver des excuses pour se taper dessus&nbsp;: ils se rebellent faussement contre des mesures de pacotille médiatiquement symboliques<sup>[<a href="#pnote-130-3" id="rev-pnote-130-3">3</a>]</sup>. Et pour donner une ampleur médiatique maximale à cette supercherie, ces rebelles du Dimanche jouent avec l’allié typique de celui qui n’a plus d’idées&nbsp;: le show biz, toute cette vase puante culturo-mondaine qui pollue l’intégralité des plateaux de télévision et radio sous couvert de débat afin de vendre du sous-produit bâclé. Et, chance pour eux, les culturo-mondains en galère, il y en a un paquet. De quoi ravir des jeunes désespérés de trouver une cause avec laquelle parfumer leur vie de bourgeois nanti à l’assiette pleine.</p>
<p>Nous arrivons donc à une démocratie de façade sans aucun garde fou, sans régulateur, où tout le monde copule avec tout le monde, ne conteste plus rien, s’engouffre tous dans le trou du cul du capitalisme, pour faire jouir ses tenanciers, ses propriétaires fonciers qui lui font la pluie et le beau temps, un système permissif et laxiste que les bobos incultes et les jeunes dépolitisés trouvent ‘super cool’, arrivant même à citer un salopard comme Pasqua en modèle moral, bien loin de se rappeler les trafics d’armes vers l’Angola et la carrière de ce bandit psychopathe qui a tenu si longtemps le RPR par les couilles. Bref, une amnésie généralisée permise par la lobotomie de la politique-showbiz, qui correspond parfaitement à la soupe que sont prête à recevoir chaque jour les français, bien préparés en cela par les media décadents. Des centaines de milliers de personnes qui s’emmerdent suffisamment dans cette vie sans morale et sans but pour passer leur Dimanche à croire que d’aller voir un concert en mangeant un sandwich constitue une véritable action de résistance. Une génération dans le coma.</p>
<p>Parasite</p>
<p>ps: la liste des culturo-mondains décadents sur <a href="http://www.touchepasamonadn.com/" hreflang="fr">le site de la mascarade</a></p>
<div class="footnotes">
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-130-1" id="pnote-130-1">1</a>] une droite des valeurs qui elle-même n’existe plus depuis la perte de morale déguisée sous le nom de « droite décomplexée », soit le droit de jouir du libéralisme capitaliste sans en assumer les inconvénients</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-130-2" id="pnote-130-2">2</a>] il n’y a qu’un bobo pour croire que l’entrée en boite de nuit est une préoccupation importante pour un jeune de cité qui n’a de toute facon pas 15 euros à mettre pour se prendre des vents méprisants par une pouffiasse bourgeoise</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-130-3" id="pnote-130-3">3</a>] les contrôles ADN sont en place dans un nombre incalculable de pays, et la disposition française prévoit qu’elle ne s’applique que pour les volontaires. En bref, ne croyez-vous pas que l’opposition devrait avoir d’autres priorités ?</p>
</div>
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		<title>La meilleure des polices</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Oct 2007 00:06:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Pour maintenir des aspirations révolutionnaires, rebelles ou contestataires, les gouvernements d’avant Mai 81 réprimaient férocement les dissidents, les faisaient tabasser ou abattre, essayaient d’éteindre les foyers de rébellion, souvent en s’attaquant aux communistes d’ailleurs. Mais après 1981, une fois la société de consommation de masse bien en place, les ménages ont commencé à s’équiper, à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:justify">
<p>Pour maintenir des aspirations révolutionnaires, rebelles ou contestataires, les gouvernements d’avant Mai 81 réprimaient férocement les dissidents, les faisaient tabasser ou abattre, essayaient d’éteindre les foyers de rébellion, souvent en s’attaquant aux communistes d’ailleurs. Mais après 1981, une fois la société de consommation de masse bien en place, les ménages ont commencé à s’équiper, à progressivement vivre pour avoir accès à cette reconnaissance sociale qu’est la capacité de consommer.</p>
<p>C’est ainsi qu’on est passé de répressions outrancière à l’inverse, une apparente liberté essentiellement véhiculée par la pseudo liberté de ton des médias. Une liberté de ton qui se limite en fait au droit de parler de sodomie et de fellation 29 fois par jour. Le discours dangereux car argumenté et subversif, sera alors abandonné aux bons soldats du système que sont les Karl Zéro et autre Ardisson. Magnifique stratégie que de distribuer sous forme de divertissement ce fameux sentiment de subversion qui permet aux gens de se croire dans une démocratie toujours remise en question et qui annihile par là même tout besoin humain de se battre pour ses idées. Mais la plus efficace des répressions est devenue plus subtile. C’est celle des petites appartenances matérielles, qui, grâce à l’individualisme et la conclusion de 3 mariages sur 4 en divorce dans les 7 ans, représentent aujourd’hui à peu près toute l’existence de la plupart des individus. Une vie individualisée qui nous incite pour garder le moral à meubler notre vie d’activités et de possessions pas toujours utiles. Plein de petites dépendances auxquelles on tient, puisqu’elles nous rendent plus heureux (concept même de l’espérance). Et plus on tient à ces petits rien, plus on a peur du changement et de bousculer ce fragile équilibre confortable et idéalisé à tort sous l’influence des média. Alors l’attachement à sa télévision et à ses séries du vendredi soir, l’attachement à ce travail merdique qui permet de se payer un cours de gym suédoise le mardi soir, et de jouer au PMU le Jeudi nous empêche de trop vouloir contester, de la même manière qu’ils nous empêche de quitter sa ville même quand elle nous excède, par peur de perte de confort, crainte du risque excessive. </p>
<p>Or la crainte, c’est précisément ce que cherchent à générer ceux qui tiennent le pouvoir. Hier par des coups de bâtons et des exécutions sommaires (comme aujourd’hui en Chine, qu’on se permet en bons moralisateurs de critiquer), aujourd’hui sans rien faire, en faisant croire à la liberté alors qu’il ne s’agit que d’une liberté de consommer. En attendant, cela créé des économies puisque l’armée n’a plus à réprimer quoique ce soit, que la police n’est désormais occupée qu’à mettre des PV pour excès de vitesse, des économies qui ne se voient pas au bilan du budget de l’Etat, mais qui bénéficient sans doute à ceux là mêmes qui ont créé ce tour de passe-passe admirable. Ces petites appartenances, c&#8217;est la meilleure des polices. Quand un rappeur réalise cela, et le met en forme avec une maîtrise du verbe et du phrasé inouïe, ca n’inspire que respect et éloges. La rumeur (et ce texte d’Hamé) est de ces groupes survivant du vrai rap, celui qui met la forme au service du fond. Ce rap qu’on croyait mort avec le départ de Fabe. </p>
</div>
<p>
<li class="audio">                   <object type="application/x-shockwave-flash" data="/themes/altowithjquery/../default/player_mp3.swf?mp3=http://www.pasdeschiffons.com/public/_parasite/larumeur.mp3&amp;loadingcolor=ff9900&amp;bgcolor1=eeeeee&amp;bgcolor2=cccccc&amp;buttoncolor=3d628e&amp;buttonovercolor=ff9900&amp;slidercolor1=cccccc&amp;slidercolor2=999999&amp;sliderovercolor=3d628e" height="20" width="200"><param name="movie" value="/themes/altowithjquery/../default/player_mp3.swf?mp3=http://www.pasdeschiffons.com/public/_parasite/larumeur.mp3&amp;loadingcolor=ff9900&amp;bgcolor1=eeeeee&amp;bgcolor2=cccccc&amp;buttoncolor=0066cc&amp;buttonovercolor=ff9900&amp;slidercolor1=cccccc&amp;slidercolor2=999999&amp;sliderovercolor=0066cc"><param name="wmode" value="transparent"></object> &#8211;                 <em>La meilleure des polices, Hamé, La Rumeur &laquo;&nbsp;Du coeur à l&#8217;outrage&nbsp;&raquo;, 2007, La Rumeur Records</em>       </li>
</p>
<blockquote><p>La meilleure des polices, c&#8217;est tout ce que tu bectes pour garder le goût de moisir à crédit dans un putain de trou. (Hamé)</p></blockquote>
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		<title>Vélib&#8217;, la face cachée</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Sep 2007 10:28:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
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Une des vérités sur Vélib&#8217;
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/_parasite/velib.jpg" alt="Vélib, face cachée" /></p>
<p>Une des <a href="/post/2007/07/18/Velib" hreflang="fr">vérités sur Vélib&#8217;</a></p>
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		<title>Le bobo, ou la mort de Paris</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Sep 2007 05:55:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
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		<category><![CDATA[bobo]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[velib]]></category>

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		<description><![CDATA[Ils sont beaux, tous frais et tous propres, sortent d’un bureau en véranda ou de leur loft. Une pièce immense dans laquelle trônent sculptures d’art moderne, toiles et matériel dernier cri. Entre wifi et hifi, informatique et connectique, le Mac occupe une place essentielle. Comme la consommation consensuelle de la moindre nouveauté dictée par la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ils sont beaux, tous frais et tous propres, sortent d’un bureau en véranda ou de leur loft. Une pièce immense dans laquelle trônent sculptures d’art moderne, toiles et matériel dernier cri. Entre wifi et hifi, informatique et connectique, le Mac occupe une place essentielle. Comme la consommation consensuelle de la moindre nouveauté dictée par la blogosphère. Le père est prof, s’habille en pantalon en velours beige et en chemise de bûcheron. La mère est photographe, travaille 49 jours par an, si l’on admet que passer une journée à attendre l’envol d’un papillon soit du travail, et s’habille d’un boubou africain et d’un foulard désaccordé dans les cheveux. La surface est à trois chiffres, et nous sommes dans l’est parisien. Un quartier «&nbsp;coloré&nbsp;» comme ils disent, dont ils ont su soigneusement faire éviter les risques à leurs enfants en jouant de leur influence (ou de leur chéquier, ou de leur vagin, cochez la case correspondante) auprès du recteur d’académie.</p>
<p>Les années passent, les cheveux des parents grisonnent, mais ils se baladent toujours aussi souvent dans Paris, l’air de rien, de tongs et d’un tshirt sale vêtus, surtout depuis que leur Maire leur a donné un moyen de se promener tout en respectant l’atmosphère. Vélib’ est devenu leur religion, puisque Buddha n’est qu’une croyance. Loin du Vat et loin de l’Asie, ils aiment néanmoins se revendiquer bouddhistes convaincus, pour la philosophie zen que cela comporte, puisqu’après tout, nous sommes tous des humains, nous devons nous aimer, être solidaires et nous entr’aider. La guerre c’est vain, sauf quand c’est pour appeler le commissaire divisionnaire pour faire envoyer 6 voitures de la BAC quand un enfant noir de 6 ans à eu le malheur de racketter son fils. Franchement, ils ont bien fait de le mettre dans le privé à partir du collège, c’était pour le protéger et pis bon, grâce à ca il a réussi, il est à H4 en maths sup. Clément est parti, il a son appartement maintenant. Ils peuvent savourer, prendre le temps de manger des bonnes choses, comme la nouvelle confiture d’amendes de Bolivie qu’ils ont trouvé chez Naturalia à seulement 9euros70, ou comme le bon café du Pérou, produit du commerce équitable évidemment. Il y a d’ailleurs fort à parier qu’à force de toucher une part ‘équitable’ d’un café à 10 euros, le producteur chilien sera bientôt mieux habillé que notre couple de Beaumarchais. Profiter, donc… et se relaxer, avec le CD d’un super artiste, un vrai poète des temps modernes, Grand corps Malade, dont la profondeur des textes et du vécu ne cesse de les émouvoir. Ce soir, ils iront voir la rue Kétanou après avoir bu un verre à la terrasse de chez Stéphane à Gambetta. Super cosy chez Stéphane, il accueille même des toiles d’artistes graffiti. Ils sont forts quand même ces jeunes là, dommage que certains souillent les murs comme des chiens, pour marquer leur territoire.</p>
<p>Leur vie est passée vite, depuis leur enfance bourgeoise rangée du côté du boulevard Saint Germain, puis l’âge de la rébellion au lycée, sous influence guévariste, puis leur rencontre, à 16 ans, quand ils ont compris qu’ils ne se quitteraient plus jamais de leur vie (ils convenaient plus tard que les tromperies ethniques étaient exclues de l’univers adultérin). Ce qui les a soudés, c’est leur premier voyage au Mali à 19 ans. Voir toute cette misère, et les gens qui gardent le sourire malgré ça, ça les a ramené sur terre. Alors ils se sont lancés dans l’art pendant qu’ils finissaient leur CAPES, pression des parents oblige. C’était ça ou rien de toute façon, ils voulaient faire du social. L’histoire ne dit pas si mettre des gens en CAP en 4ème et faire des cours sous anti-dépresseurs et alcool fait partie du domaine du social ou pas. Mais quoiqu’il en soit, ils ont toujours su garder cette relation spéciale avec l’Afrique, relation qu’ils souhaitaient entretenir et développer en militant dans des associations de régularisation des sans papiers, où ils sont allés jusqu’à s’occuper du barbecue et des saucisses pendant les manifestations, ou en faisant des banderoles contre l’expulsion d’un élève nigérian dans l’école maternelle d’à coté. Cet engagement, ce militantisme s’est concrétisé le jour où ils ont pris leur carte au PS, très touchés par le programme social et environnemental de Delanoë. C’est le vrai défi de demain d’ailleurs, ils en sont convaincus. Les croissants bio dans le bol de café équitable, Libé à la main, ils en parlent tous les matins. L’être humain est en train de détruire cette Nature qui lui a pourtant tout donnée. Ils s’attristent un temps sur le sort des générations futures, puis rallument leur chaudière au fioul.</p>
<p>La génération future en l’occurrence, c’est leur fils. Il est dans sa chambre de bonne à la Muette, pour travailler ses cours de maths au calme. Enfin, travailler est un grand mot, car le petit chenapan est allongé sur son lit, un pétard à la bouche, en train de se faire sucer par Camelia, la petite nièce du ministre du logement. C’est la petite star de la classe, sur laquelle bavait Thierry, élève méritant issu d’une famille d’ouvriers d’origine portugaise, beau gosse assez costaud, mais qui n’a jamais réussi à lui parler par timidité teintée de respect excessif. Thierry a lu sur Internet que si Clément était si à l’aise avec les filles, ça pouvait être dû au fait que de voir ses parents se balader nus dans leur loft à longueur de journée, en parlant de sexe et en donnant à leur fils des conseils de drague y était peut être pour quelque chose. Thierry retient la leçon et décida de passer plus de temps sur ce blog qui lui fait prendre conscience, à 19 ans, qu’il vaut plus que tous ces types réunis. Quelques années plus tard, Clément rentrera à HEC, deviendra président du BDE car les élèves apprécient son goût pour la fête (comprenez pour l’alcool, la débauche et la vulgarité), un goût pour la fête que ne comprennent pas Maï, Phuong et Kacem, enfants d’immigrés vietnamiens et tunisiens, élevés dans la droiture et le respect, qui pensent avant tout à leur crédit de 34 000 euros et leur loyer de 610 euros à payer chaque mois, le tout avec 350 euros de bourse par mois. Du coup, ces derniers se défoncent en filière finance de marché, car ils ont des facilités avec les chiffres, pendant que Clément se rangera en filière communication, n’ayant, selon ses dires, pas le goût du capitalisme. Ce qu’il veut, lui, c’est travailler dans l’humanitaire, aider ceux qui n’ont pas eu sa chance, toutes les victimes collatérales de la mondialisation. Pour cela, il a tissé un réseau intéressant parmi les altermondialistes et n’hésite pas à prendre tous les risques deux Dimanche par mois, aux côtés de ses amis d’ATTAC et de José Bové, en arrachant des plantations d’OGM et en chassant des abeilles accusées de transporter du miel transgénique, pendant que ses parents distribuent des merguez devant une église occupée du 19ème. C’est ce sentiment d’exister, de participer à l’amélioration du sort des populations qu’il veut développer dans sa vie professionnelle. Il sera cependant heureux d’être embauché 3 ans plus tard comme auditeur junior chez Ernst and Young, pour éplucher les comptes de Diesel, répartis entre Iles Caïman, Luxembourg et Barbade, et les milliards en liquide provenant de sociétés fantômes en Russie. Mais il doit faire son boulot, il est pro, et ce n’est pas un esclave du capitalisme mafieux.</p>
<p>Une soirée de plus à Paris où les gens comme ça prennent encore un peu plus de terrain, plongeant la ville dans un niveau supérieur d’inauthenticité dont elle n’avait pas besoin, et je regarde de ma fenêtre, mon verre à la main, tous ces Clément, leur regard de peur quasi permanent à chaque fois qu’ils croisent «&nbsp;une racaille&nbsp;» (comprenez tout ce qui est jeune et immigré), leur air relâché à trois mètres de là, dès qu’ils sont dans le café bobo où seuls les gens comme eux se rendent, leurs vêtements en lambeaux qui contrastent avec leurs courses le samedi au Monop’, et sa bouteille d’eau à 1,70€. N’en prends pas trop, disent ils, si on en manque on pourra en choper chez l’arabe. Je les vois rire aux éclats, comme quand je les fréquentais à l’époque où je voulais les décortiquer, tels des rats de laboratoire.. Et je me souviens du jour où je discutais avec Lionel, chez un ami en or qui m’a hébergé pendant 5 mois car mon dossier de location avait été refusé 37 fois, quand il s’apitoyait sur mon sort de SDF et me regardait droit dans les yeux en me disant «&nbsp;tu sais, pour une telle situation, tu devrais contacter mes amis d’SOS Racisme ». Pour un rageux du 93 débarqué en province, c’était plus violent qu’une droite de Cassius Clay dans le foie.</p>
<p>Alors je les regarde, moi, gosse du 20ème et de Montreuil, partout où ils m’ont suivi, continuer de sucer l’âme de mes quartiers préférés en vantant le mélange tout en étant les acteurs numéro 1 du communautarisme. Mais bon, de toute façon moi je m’en fous si Paris meurt, ca fait longtemps que les gens que j’aime n’y vivent plus.</p>
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		<title>Velib&#8217;, ou l&#8217;escroquerie écologique</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jul 2007 05:29:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique & Société]]></category>
		<category><![CDATA[bobos]]></category>
		<category><![CDATA[ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[paris]]></category>

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		<description><![CDATA[ L’écologie, c’est un truc dont les politiciens se foutent complètement, mais très pratique pour faire passer des mesures perverses.
Cette idée se confirme un peu plus depuis que les candidats à la Présidentielle ont axé le débat sur l&#8217;écologie, à défaut d&#8217;avoir les idées suffisamment étoffées pour pouvoir l&#8217;axer sur les vrais problèmes. Le dernier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/_parasite/article_SGE.MZC27.130607174327.photo00.photo.default-329x512.jpg" alt="Velib" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /> L’écologie, c’est un truc dont les politiciens se foutent complètement, mais très pratique pour faire passer des mesures perverses.</p>
<p>Cette idée se confirme un peu plus depuis que les candidats à la Présidentielle ont axé le débat sur l&#8217;écologie, à défaut d&#8217;avoir les idées suffisamment étoffées pour pouvoir l&#8217;axer sur les vrais problèmes. Le dernier truc en date, c’est les travaux un peu partout dans Paris pour installer les fameuses bornes « Vélib », les vélos libre-service pour les parisiens<sup>[<a href="#pnote-79-1" id="rev-pnote-79-1">1</a>]</sup>. Ce truc est une escroquerie à différents niveaux.</p>
<p>Déjà, Vélib, c&#8217;est l&#8217;occasion pour Delanoë de flamber en une de tous les magazines en désespérance éditoriale, alors que concrètement, sa gestion de l&#8217;attribution du contrat est loin de valoir des éloges. C’est JC Decaux qui construit les emplacements et fournit les vélos, entreprise choisie au terme d’un pseudo appel d’offres. En échange, le publicitaire se voit rétribuer du prix des abonnements<sup>[<a href="#pnote-79-2" id="rev-pnote-79-2">2</a>]</sup>. En apparence, ce n’est que justice. Seulement, JC Decaux n’a rien installé gratuitement. La condition a été l’attribution du marché publicitaire de la ville de Paris à JC Decaux,  en échange de ces -coûteuses- installations (concessions qui dure une vingtaine d’années et qui menaçait de passer dans les mains du concurrent ClearChannel). Un marché de plusieurs milliards d’euros, puisque l’intégralité des recettes publicitaires présentes sur les abribus et autres supports arrivent dans les caisses de JC Decaux. Je n’ai pas vu de document là dessus, mais il y a fort à penser qu’un encart publicitaire sera placé à terme soit sur le cadran des vélos, soit sur les stations d’accueil. Un tel support mobile et multiple est un régal pour un annonceur. (Surtout sur ceux qui voudront se positionner sur du très à la mode « écologiquement correct »). Parce que les milliards d&#8217;agressions visuelles et sonores que l&#8217;on subit chaque jour ne semble pas être assez.</p>
<p>Quel est donc l’intérêt de la Mairie de Paris à vouer tant d&#8217;énergie à introduire les vélos à Paris? L’assainissement de l’environnement ? N’importe quelle personne qui conduit dans Paris sait pertinemment deux choses : 1/ aucun automobiliste ne peut laisser sa voiture pour un vélo (donc les cyclistes ne sont que des piétons reconvertis, d’où une absence totale d’économie de pollution), 2/ que les pistes cyclables ont considérablement rétréci la chaussée, d’où des embouteillages énormes qui n’existaient pas il y a quelques années, qui créent incontestablement des pics de pollution dans Paris. Il suffit pour cela de comparer la circulation rue de Magenta entre République et Gare du Nord avant la piste cyclable, et après.</p>
<p>L’intérêt de Delanoë et comparses est double.</p>
<ul>
<li>Les pistes cyclables sont un véritable fiasco dont même les écolos critiquent le déploiement outrancier. Il était donc indispensable de les crédibiliser un peu en augmentant artificiellement leur fréquentation.</li>
<li>La construction des pistes cyclables, de même que la généralisation des places de stationnement payantes a toujours eu pour but de décourager les automobilistes. Mais pas n’importe lesquels : ceux qui ne peuvent se payer un box ou un parking privé, ceux qui sont obligés de transporter des éléments lourds pour aller travailler (donc les travailleurs manuels, les artisans, etc.…), et plus généralement, ceux qui ne peuvent se payer le luxe d’habiter près de leur travail. Le but de la mairie est donc de continuer le nettoyage de la ville, le déplacement massif des pauvres vers les banlieues pour libérer les appartement pour les riches, ce qui rend une balade à Paris aussi chiante, entre bourgeois méprisant à la terrasse de leur bar « lounge » et touristes moutonniers qui se ruent sur des casquettes « Paris » made in China à 20 euros (bien que produite pour 0,2 cents).</li>
</ul>
<p>J’ai tort ? Regardez donc qui se balade à vélo à Paris… Le même public qui va voir les soirées Slam à Bastille (et qui achète l’album de grand corps malade), les mêmes que dans les manifs pour la régularisation des sans-papiers. Les bobos. Je n’ai jamais vu de caillera en vélo dans Paris en dehors des mini-rodéos sur les vélos de la Poste volés pendant la tournée du facteur. Je n’ai jamais vu un ouvrier du bâtiment sur un vélo, ni un Malien du foyer. Etudiants en sociologie, vous qui vous ennuyez, allez donc faire un sondage en Septembre près des bornes Vélib, ça intéresserait du monde, et ca vous changera d’un énième éloge de Pierre Bourdieu. Parce qu’il est bon de rappeler que ces bornes actuellement en construction sont systématiquement installées sur des places de stationnement payantes. Déjà qu’il faut environ 40 mn pour trouver une place dans n’importe quel coin de Paris et que l’engorgement est connu et calamiteux, on installe ces escroqueries qui ne plairont qu’aux bobos sur des places qui font déjà défaut. Et encore une fois, je vois peu de Bugatti, de CLS et de Série 7 sur les places de stationnement payantes.</p>
<p>Le Parasite..</p>
<p>…..(En attendant j’empile mes PV, j’enrage dans les files, je tournois dans le quartier, et je crache sur cette ville.)</p>
<div class="footnotes">
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-79-1" id="pnote-79-1">1</a>] cet article fut écrit en Mai, les Vélib&#8217; sont sortis officiellement hier</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-79-2" id="pnote-79-2">2</a>] vantés pour son faible prix, l&#8217;abonnement Vélib&#8217; reste 30 fois plus cher qu&#8217;à Lyon</p>
</div>
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		<title>Temps nécessaire à l’évaluation du changement</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jun 2007 10:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Parasite</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique & Société]]></category>
		<category><![CDATA[changement]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>

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		<description><![CDATA[
Combien de temps nécessite un changement?
Comment mesurer les effets d’une réforme si l’adversaire politique ne fait que détruire ce choix et si le peuple est impatient ?
Alors que le long terme est de rigueur, tout le monde demande des résultats rapidement, trés rapidement, chaque nouveau gouvernement remet des couches, avorte, efface et recommence. Les lois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/lashoz/can_turn_back_time_henrik_rogn_.jpg" alt="can_turn_back_time_henrik_rogn_.jpg" style="display:block; margin:0 auto;" /></p>
<p>Combien de temps nécessite un changement?</p>
<p>Comment mesurer les effets d’une réforme si l’adversaire politique ne fait que détruire ce choix et si le peuple est impatient ?</p>
<p>Alors que le long terme est de rigueur, tout le monde demande des résultats rapidement, trés rapidement, chaque nouveau gouvernement remet des couches, avorte, efface et recommence. Les lois se superposent, les réformes se contredisent et l’évolution sociétale avance d’un pas, recule de deux, avance de trois pas , recule d’un…</p>
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		<title>Je préfère encore la franchise du Front National&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 20 May 2007 00:32:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lashoz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique & Société]]></category>
		<category><![CDATA[FN]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
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		<description><![CDATA[
Ca ne fait que quelques années que j’ai compris que Le Pen est loin d’être con. Bien au contraire, c’est un des meilleurs orateurs parmi la médiocrité politique, en plus d’être un des plus fins analystes. De mon appartement familial plein de cafards, de cet immeuble pourri et ce quartier de junkies, au royaume des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/_parasite/sarkolepen.jpg" alt="Quelle différence?" /></p>
<p>Ca ne fait que quelques années que j’ai compris que Le Pen est loin d’être con. Bien au contraire, c’est un des meilleurs orateurs parmi la médiocrité politique, en plus d’être un des plus fins analystes. De mon appartement familial plein de cafards, de cet immeuble pourri et ce quartier de junkies, au royaume des arabes et des noirs, j’ai passé toute mon enfance à le haïr, pensant qu’il était à la cause des pires maux de la planète. Au collège, on se demandait pourquoi personne ne le tuait, pour sauver la face du monde, comme dans les films américains.</p>
<p>C’est en 2002, après les manifestations aussi gigantesques que ridicules, présentées comme un rassemblement «&nbsp;populaire, et républicain, pour sauver la démocratie&nbsp;» derrière cet pure ordure de Chirac que j’ai réalisé qu’il y avait quelque chose d’anormal. Si c’est Chirac qui doit sauver la démocratie, je préférais qu’elle crève. Et puis il y a eu cette phrase&nbsp;:</p>
<blockquote><p>«&nbsp;<em>Quant à nos chances d’insertion sociale, je préfère encore la franchise du Front National. Une évidence que je pense partager avec tous les sauvageons de France, prêts à tout saccager</em>.&nbsp;» (Ekoué, La Rumeur)</p>
</blockquote>
<p>J’avais aussi lu quatre ou cinq fois l’interview de la Rumeur entre les deux tours de 2002, où ils étaient le seul groupe de rap français à ne pas appeler à voter Chirac. Ce qui me choquait, c’est que ça me choquait. C’était un électrochoc, j’ai vu que j’étais embrigadé, conditionné à avoir un avis sur un homme politique sans même avoir étudié en profondeur sa personne, son programme, et sans même avoir réellement pesé ce qu’il vaut face aux autres.</p>
<p>Et c’est là que le bat blesse, et c’est là qu’Ekoué a raison. Le FN est le seul parti politique à ne pas avoir pris la jeunesse des banlieues par derrière. La gauche a commencé sa chute après la marche des beurs, quand Mitterrand a décidé de créer en guise de réponse une association satellitaire du PS, appelée SOS Racisme, et dirigé par un bounty baudruche, Harlem Désir. D’un coup, les arabes de ce pays allaient se transformer grâce à cette indispensable association parasitaire en «&nbsp;beurs », «&nbsp;petits beurres », ou «&nbsp;rebeus ». Les noirs allaient eux devenir les blacks, parce qu’appeler un chat un chat n’est pas assez démagogue pour les gens du PS. Après cette mesure de langage, après les autocollants «&nbsp;touche pas à mon pote&nbsp;» et quelques émissions de télévision, la question des banlieues allait être éludée, comme par tous les gouvernements successifs depuis, cantonnant le rôle de cette association malsaine à travailler pour réduire la discrimination à l’entrée des boîtes de nuit. Parce que oui, pour l’arabe de 25 ans sans boulot et sans argent, prisonnier du modèle paternel fait d’exclusion et de chômage depuis son enfance d’un côté, et la tentation de s’en sortir par la vente de drogue de l’autre (à défaut d’avoir d’autres opportunités), la question de l’entrée en boite de nuit dans laquelle il ne pourra de toute façon pas se payer de verre (déjà s’il peut se payer l’entrée), mais où il ne pourra surtout pas danser sans qu’on se méfie de lui, et encore moins aborder une fille sans qu’elle ne prenne peur, la question de l’entrée en boite de nuit est réellement déterminante.</p>
<p>Chirac de son côté, a toujours été prisonnier de son inaction. Soucieux de passer pour ce qu’il n’est pas, un humaniste, il n’a jamais voulu prendre parti trop clairement, ni toucher à la moindre mesure qui risque d’être mal vue par les pantins anti-FN qui l’ont élu. Alors l’américain Sarkozy est arrivé, prenant les conséquences pour les causes, et faisant la misère à ces mecs qui n’ont rien demandé à part un peu d’espérance. En bref, comme Mitterrand l’avait fait avant lui, et comme Chirac l’avait fait en plaçant le débat sur le terrain de l’insécurité pour éliminer Jospin en 2002 (avec la première grosse connivence des media à l’époque), Sarkozy s’est servi de la misère des banlieue et des medias pour construire son image. Organisant des shows télévisés à chaque déplacement, allant jusqu’à choquer les ¾ de la France en parlant de racaille et de Kärcher pour passer pour le super shérif qu’on attendait tous. Une provocation qui mettait la France à feu et à sang dès le lendemain, au grand bonheur de Monsieur Sarko, conscient qu’il créait là le terreau nécessaire à la légitimité de son discours ultra sécuritaire. D’où ses 15 jours à se tourner les pouces en regardant les voitures cramer et les habitants terrorisés. Légitimité d’un discours, légitimité d’une politique de répression qui ne résout rien et qui continue de faire grossir la haine collective. Parce que, pendant ce temps là, qui c’est qui s’est fait contrôler 40 fois par jour, qui s’est fait cramer sa voiture par des gens eux-mêmes exaspérés de subir autant de contrôles, d’être autant manipulés et autant délaissés à la fois? Ce ne sont ni les bobos, ni la bourgeoisie établie, ce sont les plus pauvres, donc les plus vulnérables. Et la pauvreté ne fait pas de distinction entre une «&nbsp;racaille&nbsp;» et une famille pauvre qui ne fait rien de mal. La police non plus d’ailleurs. Le problème des banlieue a été traité dans les medias, jamais traité économiquement (trouver un travail aux gens, les former à un métier ou à la création d’entreprise) ou socialement (aménagement des cités dortoirs où il fait moins bon vivre qu’en prison). Non, les banlieues c’est juste pour son image. Sarkozy l’américain, et sa vision manichéenne du bien contre le mal. En France, ce serait dur de nous sortir la sauce «&nbsp;terroriste contre libérateurs du monde », donc on nous sort «&nbsp;la racaille contre les gentils français ». Faire peur aux gens, ça les fait rester à leur place. Tous les gosses comprennent ça dès la maternelle. La formule est la même, et vous savez quoi&nbsp;? 54%. Le pire, c’est que ça marche.</p>
<p>La France est un pays de moutons, un pays d’abrutis anesthésiés par les medias et le système, comme je l’étais dans ma cours de récréation de mon collège à penser que Chirac mangeait des pommes, marrant et inoffensif comme dans les Guignols de Canal+, et que Le Pen avait des cornes de diables et des dents de vampires comme au Bebet’ Show. J’étais aussi con que ceux qui n’enragent pas quand cet incompétent de Chirac se fout ouvertement de la gueule de 65 millions de personnes quand il dit qu’il part «&nbsp;avec la fierté du travail accompli ». Et on l’applaudi. Putain d’pays d’loosers.</p>
<p>Les ouvriers ont historiquement toujours eu la conscience politique la plus fine. Les communistes étaient, à l’époque, loin d’être des démagogues et des rigolos. La gauche, à un moment de l’histoire, a eu un vrai sens, une vraie utilité. Et bien,</p>
<ul>
<li>au moment où le PS nous sort Ni Putes Ni Soumise en faisant encore le jeu de Sarkozy en créant un mythe malsain sur les banlieues&nbsp;;</li>
<li>au moment où le PC suit le PS en se démenant pour plaire aux bobos, ce qui consiste en fait à faire un programme de droite avec 3 volets supplémentaires démagogiques,
<ul>
<li>1/ la régularisation des sans papiers (enfin, quand il s&#8217;agit de défiler sur un char et taper dans un tambour, parce qu&#8217;une fois au gouvernement, les sans papiers ca n&#8217;existe pas),</li>
<li>2/ le volet altermondialiste (l’altermondialisme saucisse merguez à la Bové),</li>
<li>3/ une écologie de façade (l’écologie à la Denis Baupin quoi, mettre des pistes cyclables pour augmenter les embouteillages, donc la pollution, exaspérer les citadins, mais ravir les habitants du marais et les snobs à vélo),</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>les ouvriers, eux, étaient les plus nombreux à voter pour Le Pen en 2007.</p>
<p>Alors quand je vois Le Pen déclarer qu’il est drôle que Sarkozy prenne Kouchner comme ministre, puisqu’il est l’égérie de Mai 68 et de l’immobilisme réactionnaire bobo que l’ex candidat a fustigé pendant toute sa campagne, je ne peux que reconnaître la véracité du propos. Quand il dénonce l’américanisation de la politique de Sarkozy, je ne peux qu’être d’accord. Sarkozy a créé un grand parti de droite, équivalent au parti Républicain américain, dans lequel il a les pleins pouvoirs. Grand parti en connexion étroite avec les grands industriels, et les apporteurs de capitaux les plus obscurs. Il se dit dans tous les milieux bien renseignés que ce sont les mêmes fonds qui ont financé les campagnes de Bush qui ont financés celle de Sarkozy. Un financement de multinationales qui fera prendre à notre pays un tournant libéral inéluctable. Un tournant ultra-libéral économiquement, où les pauvres seront toujours plus pauvres, les riches toujours plus riches (grâce aux facilitateurs d’injustices OMC et Europe),  où les entreprises continueront de délocaliser, où les financiers américains investiront dans nos entreprises, puis s’en iront du jour au lendemain, profitant des vides juridiques, et un tournant où on nous bassinera de considérations ultra-sécuritaires grâce à l’épouvantail de la racaille, pour nous empêcher de nous plaindre, formule vieille comme le monde, variante social-démocrate des extrêmes de l’Algérie du GIA et de la Russie de Poutine. Ca n’a jamais empêché Chirac de lui serrer la main, de même que celle de Boutflikha. Ca n’empêchera pas la France de devenir un autre pays américain en Europe, après l’Italie.</p>
<p>Tous les groupes de medias sont soutenus par des grands groupes industriels. Quand on voit que Sarkozy part à Malte le jour de son élection sur le bateau du milliardaire Vincent Bolloré, un des plus gros actionnaires du groupe Bouygues, que Bouygues est la maison-mère de TF1, ou qu’il fait la fête le soir de son succès Place de la Concorde avec Arthur, lui-même Vice-Président d’Endemol, société de production qui nous sert toute cette télé poubelle depuis 2000 pour nous abrutir et nous faire consommer, on comprend mieux pourquoi, à programme équivalent (Sarkozy ayant pompé 90% de son programme sur celui de Le Pen), à excès de langages équivalent (le gêne du pédophile, la racaille, le kärcher, etc…) Sarkozy est adoubé par les medias, et Le Pen y est présenté comme le Diable.</p>
<p>Qu’il nous lâche donc avec son changement, son footing à l&#8217;américaine, son «&nbsp;ouverture&nbsp;» et sa Rachida Dati… Le vrai changement ne concernera que les 10% les plus pauvres<sup>[<a href="#pnote-72-1" id="rev-pnote-72-1">1</a>]</sup>, et pour eux, la situation va s’empirer. En mettant une militaire à la tête de la police, on se doute bien que Kouchner est un pantin stupide qui permet à Sarkozy de passer pour le rassembleur tout en serrant la vis sur les ministères clés.</p>
<p>Une chose est sûre, je n’ai jamais voté Le Pen, j’ai toujours voulu penser qu’il y avait mieux pour représenter mon idéal de jeune fils d’immigré déclassé. Le Pen, c’est une conception hermétique de la France, et violente, qui me dégoûte tout autant que la violence de Sarkozy. Pas la violence du comportement, la violence de l’opinion, vouloir à tout prix monter l’un contre l’autre, prendre une partie de la population à part et la fustiger, lui cracher dessus, lui parler comme un enfant attardé alors qu’elle a permis au pays de se sortir de l’impasse nazie, et de se reconstruire industriellement après. Le Pen fait la même erreur que Sarkozy en prenant la conséquence qu’est la misère des banlieues pour la cause. La cause est 100% française, entre les atrocités de la colonisation, les guerres inutiles qui ont été infligées à des peuples qui n’ont jamais demandé qu’on les envahisse, la cause à ce pays qui a accueilli cette immigration quand il y avait des boulons à visser aux usines Renault de Boulogne, et qui pensait pouvoir s’en débarrasser à la première crise économique, comme on renvoie un intérimaire chez lui. La faute est française, son aménagement du territoire foireux, ses rassemblements de pauvres entre eux, sa mixité sociale foirée, ses promesses de réduction de la fracture sociale qui se transforme en amputation sociale, tellement la blessure est gangrenée. Et la pire maladie des politiques, la pire maladie des Français en général, c’est l’amnésie. Des trous béants dans nos livres d’histoire, qui ne sert à rien à part créer un sentiment d’injustice dès l’enfance, une esquive du problème dans la classe politique, or on sait que pour réparer une erreur et améliorer une situation, il faut au préalable la reconnaître. Démolir ces tours, redessiner la carte scolaire, mettre les plus pauvres au contact des plus riches dès la maternelle, pour qu’une émulation se forme, pour éviter une haine de l’autre liée à son manque de connaissance, pour éviter le fantasme malsain des riches bobo pour la misère sociale, pour éviter la ghettoïsation et le communautarisme à deux balles, pour éviter la complaisance dans la misère… Pour avoir fréquenté les deux abondamment, je peux vous dire que les mecs de banlieue sont très majoritairement aussi intelligents que les riches des grandes écoles, voire plus. Alors pourquoi un tel gâchis&nbsp;? Non, Le Pen n’est définitivement pas une solution pour moi. J’ai peine à voir que les ouvriers votent pour lui, mais c’est un vrai révélateur de la situation du paysage politique à l’américaine que Sarkozy a construit. D’ailleurs j’ai officiellement arrêté de croire qu’il y avait une solution pour nous. Mais de deux ennemis, je préfère celui qui me regarde droit dans les yeux, et accessoirement, je préfère celui qui a le moins de connivence possible avec le système capitalistico-médiatique. C’est pourquoi, au terme de plusieurs années de réflexion intenses, une chose est certaine&nbsp;: le Diable auquel on veut nous faire croire est ailleurs.</p>
<p>Bonus: Lisez <a href="http://www.abcdrduson.com/interviews/interview5.php?id=13" hreflang="fr">l&#8217;analyse politique d&#8217;Hamé de la Rumeur</a> pendant l&#8217;entre deux-tours en 2002</p>
<blockquote><p>«&nbsp;<em>Ici rien ne change, si ce n’est l’ennui qui augmente, comme le prix de la carte orange</em>&nbsp;» (Ekoué)</p>
</blockquote>
<blockquote><p>«&nbsp;<em>Pas de confiance en la France, pays des droits de l’homme riche, où prospèrent en affaires celui qui ment et celui qui triche</em>&nbsp;» (Koma)</p>
</blockquote>
<div class="footnotes">
<h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-72-1" id="pnote-72-1">1</a>] et évidemment les 10% les plus riches, allez chercher pourquoi Johnny Halliday revient en France…</p>
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