
Je me plais souvent à penser que j’ai eu la chance d’être présent lors de la naissance d’un mouvement artistique à part entière, de l’avoir suivi dès le départ, d’avoir connu ses acteurs, de l’avoir vécu de l’intérieur, puis d’avoir pris du recul du haut de mon sémaphore. Le graffiti m’a toujours fasciné en cela qu’il utilise le même mécanisme que la publicité, à des fins totalement contraires. Imposer l’œuvre (ou le tag) à la vue du passant, sans que celui-ci ait fait de démarche active pour le voir, voila de quoi rendre jaloux Jacques Séguéla. Seulement, là où la publicité cherche à éveiller le désir d’existence par la possession de l’objet; le graffiti n’a rien à vendre, juste à divertir visuellement où à montrer un signe d’existence, un rappel à la violente réalité pour ceux qui en sont coupés (j’aime voir la tête des passagers touristo/businessmen du RER B à destination de l’aéroport CDG à la vue de tous ces graffs). Dès le début, le graffiti a donc deux visages : celui qui émerveille et plait à quiconque est sensible à la beauté artistique, et un autre qui choque, déplait et enrage le concitoyen, en lui procurant un vif sentiment d’insécurité et d’inconfort lié à la proximité d’un délabrement (graffiti vandal). Face à un ennemi qui utilise les mêmes armes que vous, la meilleure solution est d’en faire un allié. Les géants du marketing allaient en faire un leitmotiv.
Diviser pour mieux regner
La politique étant toujours la meilleure amie du marketing (principalement pour avoir repris toutes ses pratiques – segmentation, calcul de rentabilité des segments, ciblage, positionnement…), le tournant du graffiti est d’abord un tournant légal. Nous sommes à la fin des années 90. La mairie de Paris, à la tête duquel se pavane un escroc, fleuron de l’énarchie corrompue francaise, Jean Tibéri (qui, rappelons-le, a été élu avec des voix de parisiens décédés), décide de « faire comme les américains » et de mettre en place une tolérence zéro Giulianesque à l’égard du graffiti. La consigne est claire : chaque tag posé dans la nuit devra être effacé dès le lendemain matin. Par ailleurs, chaque auteur de tag comparaîtra en référé et pourra être puni jusqu’à la prison ferme. Le but est clair : décourager les taggeurs les plus enragés et les plus endurcis, qui vont progressivement abandonner le capitale pour faire parler les bombes dans les communes du PCF et de la gauche bobo, bien moins disposées à réprimer cette communauté composée entre autres d’artistes, fer de lance de la prédominance bobo sur certains quartiers (et source de militantisme indispensable, les ouvriers ayant compris depuis longtemps que cette nouvelle gauche pédante n’avait rien à leur apporter, et ces bourgeois ayant eux de l’énergie a revendre… l’énergie nécessaire au rachat de leur conscience de parasite).
Dans leur hypocrisie malsaine, cette gauche démagogique (dont la gauche parisienne delanoësque post 2001) va créer une variante historique, en séparant le graffiti artistique du graffiti vandal, et en appliquant un traitement différencié entre les deux. Elle allait appliquer le principe machiavélique le plus connu : diviser pour mieux régner. Ce coup de génie avait plusieurs avantages :
- premièrement, si le graffiti avait été entièrement interdit et réprimé partout en Ile-de-France, c’est le graffiti artistique (plus long à faire donc plus exposé à l’arrestation, moins engagé car plus artistique) qui aurait disparu pour laisser sa place à un graffiti vandal exacerbé, beaucoup plus violent et beaucoup plus dur à effacer (arrivée de l’acide, de la teinture chimique, des gravures, des tags au kärcher…), on serait donc arrivé à l’inverse du but escompté.
- Deuxièmement, la gauche bobo, prisonnière dans son rôle démagogique et toujours prête à soigner un cliché, évite ainsi de passer pour liberticide. « Graffeurs, exprimez vous !!…. mais avec de belles couleurs ».
- Troisièmement, en légalisant plus ou moins une partie du graffiti, elle allait réussir l’exploit de créer des clivages et des rivalités au sein même du mouvement (meilleure façon de lui vider son âme). La guerre vandal vs légal avait commencé.
- Quatrièmement, qui dit légaliser une partie du graffiti dit la canaliser, mieux la contrôler (dans ses emplacements, dans ses méthodes, dans ses messages).
- Enfin, cinquièmement, en donnant les prédispositions au mouvement pour qu’il perde son coté revendicatif, on le met dans les meilleurs dispositions pour qu’il soit récupéré par le marketing, et donc, par la consommation. Cela permet donc à l’état de taxer (via la TVA) le graffiti qui jusque là était uniquement un centre de coûts pour l’administration.
Chronique d’une mort annoncée :
Canaliser le graffiti
Recherchant les synergies, les mairies bobos (PCF en tête de file) ont vite réalisé que le meilleur moyen pour à la fois canaliser le mouvement (contrôler son apparition), vider son coté revendicatif et taxer au passage ce centre de couts historique était une marchandisation de ses œuvres. En effet, comment créer une plus grande rivalité dans un milieu « underground » par nature qu’en en extrayant des élites qui allaient bénéficier d’honneurs, privlèges et argent pendant que l’autre continue à vivre dans le mépris, la crainte et la répression ?
C’est ainsi que les premières galeries d’art graffiti sont apparues, dans des lofts du marais largement subventionnés par la mairie homosexuelle du 4ème et de Paris. C’était la première étape vers la déchéance : quand un capitaliste véreux, reconverti mystérieusement dans l’art à 35 ans, décide de jouer les mécènes en exposant un artiste pseudo contestataire, il y a forcément une histoire de commercialisation derrière. Et comme par magie, quelques mois après, naissait la première collection graffiti d’Agnès B, avec la griffe des mêmes graffeurs largement exposés à cette époque… Vente de toiles, vente de vêtements, l’état s’y retrouve, le graffeur, qui doit nourrir sa famille et si possible avec l’argent de sa passion (on le comprend) s’y retrouve et remise au garage autant que possible sa tenue de combat pour celle d’artiste shooté – pseudo-businessman.
L’exemple d’O’Clock

Le vandal le plus émérite de l’histoire du graffiti français est sans trop de doutes O’Clock. Rares sont les gens, intéressés ou non par le graffiti, qui ne se souviennent pas d’avoir un jour croisé la route de ce lettrage arrondi si particulier, si harmonieux. Chacun en garde une interprétation spécifique en rapport à sa sensibilité et son appartenance sociale, mais nul n’y est insensible. O’Clock était l’archétype du taggeur « pur » : il s’attaquait à tous les supports (mur, train, métro, toit, autoroute, poubelle, monument, etc…), ne faisait que du tag, du flop ou du chrome (l’art du vandal), bombait en dehors de la région parisienne, et même en dehors de nos frontières (Belgique, Pays-Bas, Angleterre, Etats-Unis, etc…). C’est d’ailleurs à New-York qu’il se fait finalement arrêté, libéré quelques temps après grâce au paiement de la caution par… Agnès B. Miracle, depuis son retour en France, O’Clock a arrêté le vandal et continue d’exprimer son talent en terrain…et sur les t-shirts de la camée la plus célèbre du Marais. Là où la police a toujours échoué, le marketing a réussi.
L’exemple de la RATP
S’il est un symbole de la lutte anti-graffiti, c’est bien la RATP. Depuis cette fameuse nuit ou la station Louvre Rivoli (comme on peut s’en douter, une « punition » en station du Vert Galant eût fait bien moins d’éclat) largement relayée par les journaux, cette entreprise n’a cessé de faire la chasse au graffiti. En effet, elle qui fait une majorité de son chiffre d’affaire avec la publicité, doit veiller à maintenir la réception de son lavage de cerveau message intact en conservant ses espaces libres de toute communication parasite. C’est d’ailleurs contractuel, puisqu’une équipe dédiée est même chargée de mettre des bouts de papier blancs sur les tags, même si cela doit défigurer encore plus l’affiche que le tag incriminé. Et bien cette même RATP, voulant prendre à sa source la pandémie des tags sur ses trains et dans ses stations a été un symbole des politiques décrites au dessus : répression sans demi-mesure pour les taggeurs de trains (prison), les taggeurs de tunnels (brigade d’intervention GPSR, ex Suze, port d’arme autorisé) et les taggeurs d’affiches (là aussi, fortes amendes voire prison), puis ambivalence démagogique avec la mise à disposition de panneaux publicitaires vierges d’expression dite libre (dites bonjour à la caméra et au fichage des RG), ou comment tenter de restreindre le graffiti à quelques 4 par 3 markétés comme une preuve d’amour et de respect pour les graffeurs pour enrayer un fléau économique pour la filiale publicitaire MétroBus. Deuxième tentative de démagogie absolue : le concours Write your Map, certainement monté à la hâte par un stagiaire d’école de commerce tellement c’est grossier. Oubliez l’image du flic RATP, ennemi absolu du taggeur francilien… l’entreprise se veut amie du graffiti, et sponsorise depuis nombre d’expositions liées au graffiti, au breakdance ou au rap. Diviser pour mieux régner, séduire pour mieux planter. En attendant, je n’ai jamais vu aussi peu de tags dans le métro que depuis 1 an et demi.
La tartufferie festivalière, et l’opération séduction de la ménagère
Conscients de tenir le bon filon pour enrayer le fléau, les mairies bobos vont joindre l’utile à l’agréable en renforçant leur popularité auprès des jeunes. Cet élément est extrêmement important pour comprendre ce qu’est devenu aujourd’hui le graffiti : elles vont s’allier au graffiti pour bénéficier de son image et sa réputation, exactement comme le « co-branding » en publicité [1]. Le co-branding à la Everbecq (maire de Bagnolet), c’était autoriser un gros rassemblement de graffiti artistico-marketingo-légal en association avec des gentils graffeurs pour faire cool, faire rebelle (on est communistes quoi, merde !) et faire tolérant. Le festival Kosmopolite était né. Premier festival de graffiti international sur le sol francais, sponsorisé entre autres par la Mairie de Bagnolet et… une marque de sac à dos.
Elever une élite pour enrager la masse, créer des tensions pour créer des classes. Elever des élites en modèles pour les enfants, des idoles instrumentalisées d’une génération rebelle sans cause. On apprend le graffiti dans des associations subventionnées (mais le graffiti des gentils, vous l’aurez compris), on l’expose dans des écoles de commerce (ca resservira quand Charles-Henri entrera chez Publicis), la mairie homosexuelle de Paris reprend la formule magique en promouvant un groupe de graffeurs : graffiti sur les quais de scène pendant Paris Plage, graffiti devant l’hotel de Ville « contre la guerre en Iraq »(retour de la subversion Canal+), etc… Ce même groupe de graffeurs a accès au Cirque d’Hiver pour une représentation live [2] et, après avoir fait rêver les consommateurs grégaires et écervelés de sacs à dos américains dans tous les lycées de France, ils font alors rêver les gosses de 5 à 7 ans, emmenés par papa-maman néobobo du 11ème, et les divertissent au même titre que jadis les tigres et les éléphants. Pour couronner le tout, le même groupe de graffeurs accepte de faire de jolies toiles pour le Téléthon 2001. A coté de ca, l’opération dédiabolisation du FN est un amuse-gueule.
La machine est lancée.
La subversion au service de la consommation
Voici la machine marketing en marche. Par mimétisme, le monde de la publicité se rend compte de ce nouvel ex-art de subversion, et veut à tout prix faire bénéficier ses clients de son cocktail détonnant [3]. Alors la déferlente s’abat : Mercedes-Benz (!) utilise des tags pour rajeunir son image, avant qu’une banque par téléphone utilise un environnement graffiti en guise de fond pour son affiche, et des centaines d’autres publicités suivent… Les univers les plus contraires à ce qu’est le graffiti par essence l’utilisent et arrosent le milieu de capitaux, puisqu’il permet de vendre, grâce aux mairies qui se sont chargées de le rendre inoffensif aux yeux de la ménagère, voire gentiment inconventionnel.
Génération custom, génération Banania
Happée par l’enthousiaste utilisation du graffiti par les grandes agences, dopée par l’enthousiasme et l’avidité de ceux qui défendaient encore quelques années plus tôt son côté subversif et incorruptible, une vague consumériste se développe dès lors, prenant corps dans une fashionerie extravagante et prenant essence dans une fascination pour l’interdit, l’inconnu, l’exotique qui rappelle les pires clichés néocoloniaux (génération banania). Désormais, le graffiti est à toutes les sauces, sous l’appellation hideuse de « street fashion » : la paire de Nike customisée, la planche de skate graffée, le modele Eastpack série limitée Daim, la montre Swatch… même le personnage en plastique qui s’appelle maintenant « Artoyz » est graffé, et il coute 350 euros chez Kidrobot, Lafayette St à New York… infection généralisée largement favorisée par les media, toujours là pour aider le message publicitaire à mieux passer. (le graffiti sur le plateau d’Ardisson était-il pour affirmer son identité, lui aussi, de pseudo-rebelle, ou pour mieux préparer ses consommateurs de téléspectateurs aux messages publicitaires ? Et que dire du plateau du Bigdil ?)
Le graffiti est mort.
Le graffiti est mort, car il a rompu totalement avec ce qu’il est par essence, pour devenir un objet strictement publicitaire, permettant de vendre des produits à une communauté d’acheteurs (segment, en marketing) autour de valeurs que les individus qui la composent pensent partager avec lui. Le graffiti est mort car les gens qui se prétendent être acteurs du graffiti n’en sont aujourd’hui que des pantins, au mieux artistes de galeries à la solde d’une marque de vêtements, au pire homme d’affaire véreux qui place ses billes dans les festivals graffiti comme hier dans l’achat d’action du NASDAQ. Le graffiti est mort parce que totalement canalisé par l’état et ses entreprises connexes (RATP, etc…) : il est cantonné à des lieux restreints invisibles à la population (donc contraire à son essence), souvent repoussé à la périphérie par la forte incitation que représente l’absence de mesure répressive s’il s’y contraint. Le graffiti est mort car les acteurs du graffiti marketing méprisent aujourd’hui le graffiti vandal, et le considèrent (à juste titre) comme une menace à la perception du graffiti par la population, et donc comme une menace directe à leur gagne-pain. Le graffiti est mort car les media se le sont appropriés dans l’unique but de malaxer un peu plus le cerveau de leurs auditeurs pour les préparer à ce nouvel outil publicitaire.
Le graffiti phénix…
Bien que méprisé, marginalisé, raillé et systématiquement rabaissé en comparaison à son rejeton mutant, le graffiti vandal, quoiqu’affaibli, sort renforcé de cette invasion ultra violente et ultra rapide du monde politico-capitaliste. Regonflé par la haine qu’il reçoit dans l’attente de la rendre encore plus fort, redoublé de haine par la frustration de voir les faux-frères du mouvement s’enrichir et les enfoncer, gonflé dans ses certitudes a-politiques et anticapitalistes, le vrai graffiti vandal est toujours vivant, incontrôlable et indéfinissable, imprévisible et sur-puissant, comme une armée éparses faite de groupuscules autonomes[4]. Agissant sur tous les supports, sous toutes les formes, y compris la forme artistique (et agissant ici comme premier acte de cassure de la scission créée par l’alliance des pouvoirs, et rendant cette forme d’autant plus dure à interdire), il continue son chemin, refusant de courber l’échine, et continue de manifester sa présence contestataire en faisant chier tout le monde sans rien demander à personne. Ses artistes insoumis sont là pour rappeler à qui veut l’entendre, que la rue n’est pas un concept à vendre, que le graffiti ne se regarde pas proactivement dans un musée, dans un magazine ou dans un champs isolé a 40km de Paris, mais que le graffiti se vit, se subit, ne se contrôle pas, il se déplace, ne peut s’éviter, bouge et respire, s’adapte et attaque… le graffiti est vivant.
Notes
[1] exemple de la fille en survêtement Adidas dans la pub iPod : chacune des deux marques bénéficie de l’image de l’autre
[2] quand on voit qu’il s’agit là du même cirque qui a abrité le fiasco spectacle d’Arthur, on comprend mieux que sa destinée est d’accueillir les clowns…
[3] rebelle attitude, subversion, mais dans un nouveau cadre de légalité qui lui laisse les pleins pouvoirs pour l’exploiter, avec le consentement de ses acteurs
[4] mais ne négligeons pas la variété des motivations chez les graffeurs
Tags: art, graffiti, marketing, marketing alternatif, médias, politique, publicité, récupération, vandalisme
Je suis pas dakor avec tout, notamment pas sur oclock qui a arrété avant tout paskil été fiché, mais sinon c rare de voir une analyse assez poussée de la récupération du graffiti, c bien d’en parler. et c plutot bien tourné.
arno
…dommage que les references et les infos soient fausses, il ne suffit pas de visiter un site internet pour connaitre le fond des choses.
donc je repete, trop d’erreurs pour etre credible. et pas assez de couille pour citer nommement et signer…
encore un zorro des forums?
Lazoo,
Merci pour ton commentaire. Il est très important pour comprendre ce site et nos articles de faire l’effort de dépasser sa condition, ses appartenances sociales, communautaires, religieuses, politiques, pour atteindre la transcendence nécessaire à la compréhension.
Pour faire simple, il faut sortir de ton appartenance à la communauté graffiti, pour te rendre compte que l’article, s’il doit prendre qq un pour cible, vise avant tout la connivence entre partis politiques de gauche (cette nouvelle gauche homofriendly et bobo) et marketing (le monde de la publicité étant le premier apporteur de militants bobos pour le PS). Le marketing étant le bras armé de la société de consommation, cet article vise à expliquer par un exemple concret (mais qui sert juste de cadre explicatif, au final là n’est pas la question) qu’une des fonctions fondamentales de la politique est de créer des conditions favorables au développement d’une offre commerciale ou d’un nouveau moyen de communication publicitaire.
Pourquoi? Pour deux raisons essentielles: 1/ taxer une activité souterraine via la TVA (meme si l’état touche la TVA sur la vente de bombe, elle ne touche rien sur la production d’oeuvres), 2/ la connivence entre les propriétaire des moyens de productions (capitalistes propriétaires d’entreprises) et le monde politique.
Quant aux références, nous aurions pu en effet citer, sur-argumenter, et développer 90 pages A4, mais ce n’est pas le but de l’article. Pas des chiffons, c’est avant tout un site analytique a-politique et marxiste.
C’est très bien écrit et très bien documenté sauf que le concours de la RATP c’est « Write Your Map »… à ne pas confondre avec les contest « Write 4 Gold » de Montana-Cans (on a pas parler des marques de bombes qui se récupèrent une bonne partie du magot aussi…) !
Merci pour ton commentaire Shlas.
–c corrigé
Très bien vu pour la confusion Write 4 Gold / write your map… C’est pas tout à fait le même délire, ni le même objectif
Tu as raison de dire que ces producteurs récupèrent une part du magot, même si leur position est plus crédible: ils sont en amont de la chaine, sans eux la production graffiti n’existe pas (même si les prix prohibitifs sont certainement loin de leurs couts de production). Le texte est plutot ciblé sur tous ceux qui en profitent en aval, une fois la production effectuée pour se l’approprier et lui faire dire des choses qui les arrangent.
bon moi g tout lu, c pa mal mais ce qui ma fait plaisir c ta ptite intervention sur 90bpm!
bsartek
lol nouredine… le marketing de la provocation ca s’apelle…
Ils me font rire quand ils font les rebelles et qui vont me sucer qd ils me croiseront à un concert (où ils iront boire leur biere a 8 euros tout au fond de la salle), émoustillés (en bons soldats de la nouvelle génération banania) de voir un arabe en vrai, avec leurs sac à dos eastpack, leurs blagues de merde, leurs tetes à claques… S’ils savaient comme je les méprise…. Mais dieu merci, le graffiti c’est pas ce truc de charles henri de l’internet, avec leur posca acheté a 10euros… Le graffiti, c’est le monde de tout ces gens modestes et passionnés, discrets et intéressants qui me fascinent depuis 15 ans. Ces gens qui sont capables d’être super critique sur leur propre milieu parce qu’ils ne sont embrigadés par personne, ils ont justement choisi le tag pour se sentir un peu moins enculés par le système, donc un peu plus objectifs.
Donc toutes ces fiottes qui qualifient de « journaleux » « lycéen rebelle » celui qui porte une critique objective de la connection entre art et marketing (sans aucune vocation exhaustive par rapport au graff, mon but n’est pas là et, contrairement à ces branleurs, j’ai un travail et ne passe pas mes journées sur les forums) est un sous produit de ce système, au cerveau lavé et desséché par 90bpm, son sectarisme puant et ses publicités pour bouygues télécom.
Comme disait l’autre « ce texte s’adresse à tous ceux qui se sentiront visés »… Continuez à parler de nous en mal, nos visites explosent. hahahaha…
Je trouve l’article intérréssant, il y a une réelle prise de position dans tt l’article c’est normal de defendre son morceau pain! Mais de là à dénigrer les personnes non d’accords avec l’opinion de l’article…c’est petit!
N’importe qu’elle personne ayant une passion souhaite en vivre, le marketing s’est approprié le graffiti tout simplement le fait que ce dernier est devenu une mode. Comme toute mode elle disparaitra…rien que le net c’est un outil publicitaire.
Tu peux poster tes tofs qui seront vu par des milliers voir des millions d’internautes, phénomène marketing ou alors société fainéante?
Par contre les »acharnés » »les vrais » comme certains peuvent dire, ce sont les types qui ne sont pas planté devant leur pc a envoyé des gigaoctets de tofs sur le net…qu’ils soient vandals ou légals.
On pourrais même se poser la question, tu viens faire ta pub sur 90BPM, pourquoi ca? en mal de visite ou alors en mal de reconnaissance parce que peux ou pas lu ni écouter?!
Salut bibiphoque,
A vrai dire je ne défends pas mon morceau de pain (il n’y a pas un millimètre de pub sur ce site), mais des idées
Et en l’occurence, quand tu écris un article sur un milieu aussi fermé que le graffiti, tu sais pertinemment que ca va circuler. Que ces gens soient d’accord ou pas avec cet article, je m’en tape… Mais discutons des idées dans ce cas. Savoir si je suis un lycéen révolutionnaire ou si j’ai une bite bleue turquoise, tout le monde s’en carre. Donc confrontons les idées, puique selon eux tout est faux du début à la fin. Mais ces cyber graffeurs c’est comme un puceau à qui tu parles de drague: il va te dire que c’est pas bien, que les femmes sont sacrées et qu’elles ne s’abordent pas comme ca, mais il ne te donnera jamais la solution, simplement parce qu’il ne la connait pas. Alors pris entre le feu de ne pas être d’accord par principe (on suit le troupeau des autres forumers) et par l’incapacité d’élever le débat, il fait des attaques personnelles, c’est le plus facile et le plus à sa portée.
Quant au forum, c’est un lecteur qui a fait passer le message, moi je vois simplement d’où proviennent les gens dans les stats. Et en effet, quitte à répondre sur ce merdier de site, autant jouer la provoc pour continuer à faire monter les visites (de toute facon je connais ce site et je sais qu’il est inutile de débattre dessus, l’effet moutonnier y est vraiment trop important). Le principe d’un site non lucratif est de faire découvrir le site par une porte d’accès (le graff par exemple), qu’ils lisent le reste, accrochent, reviennent, débattent… et les idées circulent, et c’est bien tout ce qui nous intéresse.
ça a était un peu de la masturbation pour moi de lire ce texte qui va plutot dans le sens de mes pensées je dois dire,en effet il est rare de voir ce genre d’article…mais bon ça fait toujours plaisir.
juste,ça ne me plait pas trop quand tu parle des mairies « homo » ,qu’ils soient tristement hypocrite c’est une chose,mais ou est le rapport avec leur orientation sexuel?(quoique c’est vrai que c’est un peu a la mode d’etre gay…)
et aussi quand tu parle de « fauxfrere » pour désigner les graffeurs qui vendent leurs prods.moi je n’ai aucun probleme a faire les quelques commandes qui me permettent de vandaliser gratos toute l’année,meme si bien du monde soutire quelqechose de ce cycle,sa reste gratuit pour moi or mon but n’est pas de faire tomber le systeme car il est ce qu’il est parce que l’homme est ce qu’il est…moi mon but c’est fun for free et c’est tout.désolé je ne suis pas engagé…
chacun de mes gestes est une destruction…………………………..le graffiti doit rester vandal.
Puissant l’article…!!!
Salut à toi « le parasite » !
J’ai trouvé ton article très intéressant et plutôt bien fondé. Toutefois, j’ai peur que tu ne te sois pas égaré sur certains points, je vais donc m’efforcer, si tu le veux bien, de t’éclaircir un peu…
Tout d’abord cette phrase : « En effet, comment créer une plus grande rivalité dans un milieu « underground » par nature qu’en en extrayant des élites qui allaient bénéficier d’honneurs, privilèges et argent pendant que l’autre continue à vivre dans le mépris, la crainte et la répression ? » m’à quelque peu perturbé. En effet, le graffeur de l’ombre n’a à priori rien a envier sur le graffeur « éclairé » : il n’a pas du tous la même démarche et les mêmes objectifs, de plus il ne se reconnaît pas dans la médiatisation qui entoure cette « élite » puisque l’une des caractéristiques fondamentales du graffiti est la contestation mais également l’anonymat. Dès lors devenir connu publiquement et respecter par cette même société qu’il conteste n’est pas dans son intérêt. Bien au contraire en restant dans l’ombre il est encore plus reconnu et apprécier par ses paires. Il n’y à donc aucune jalousie envisageable ni aucune rivalité, puisque c’est lui le VRAI gagnant, le vrai graffeur.
Abordons maintenant le cas « O’clock » : on peut facilement comprendre la démarche d’O’clock vis-à-vis du graffiti dit commercial dont tu parles puisqu’il est entièrement redevable à cette Agnes B. De plus je ne pense pas qu’il soit devenu un vendu ou qu’il ne se soit transformé du jour au lendemain puisqu’il vandalise encore en province! De plus sa situation n’était pas forcément vivable à long terme : en consacrant 5 ans de sa vie au graffiti vandale il ne pouvait éviter la case prison et devais forcément un jour ou l’autre penser à changer d’orientation que ce soit par lassitude ou par des pressions extérieures. Quoi qu’il arrive et même s’il se mettait à vendre des t-shirts cela ne lui enlèverait en rien son palmarès ni sa renommé ou le respect que les graffeurs lui porte.
Il s’agit à présent d’éclaircir ta vision du graffeur de terrains, le graffeur dit « légal ». Même si bon nombre d’entre eux sont des apprentis graffeurs (pseudo rebelles) étudiants pourquoi pas aux beaux arts et qui n’ont à proprement parler rien du graffeur vandale (qui fait ses armes en pleine rue), le reste de ces graffeurs de terrains compte parmi ses rangs des anciens vandales. Ces derniers ont du délaisser leur art de rue à cause des poursuites judiciaires qu’ils encouraient ou ont subies (le graffiti vandale étant dès lors quasiment suicidaire pour eux car ils sont désormais fichés et donc facilement appréhendables) ou tout simplement par ce que les limites du graffiti vandale (temps d’exécution limité, risque policier toujours plus important) limitaient leur recherche artistique toujours plus grandissante (et il est de nos jours impossible de réaliser une fresque vandale de qualité à la « Public Enemy » de Colt et Mode 2 il y a plus d’une décennie). Enfin il est important de noter qu’il existe une branche de graffeurs qui pratique conjointement le graffiti vandale et le graffiti légal pour s’exprimer sur le plus de support possibles et apprécier ainsi au mieux les différentes facettes du graffiti.
Passons ensuite sur cette phrase « On apprend le graffiti dans des associations subventionnées (mais le graffiti des gentils, vous l’aurez compris) ». Même si l’on apprend le graffiti « gentil » dans des associations ou des MJCs, la démarche reste noble : des enfants ou des jeunes sont en effet sensibilisés à la pratique du graffiti, et font leurs premiers pas vers le graffiti (souvent la démarche plus difficile). Même si ce graffiti là est « gentil », l’enfant/jeune qui voudra approfondir cette discipline sera forcément confronté au graffiti « méchant », vandale au quotidien dans les rues de sa ville. De plus, avant qu’il ne puisse être capable d’atteindre le niveau technique d’un graffiti « gentil » (complexité du lettrage, des couleurs, des effets….) il passera forcément par un graffiti plus simple et expérimentale qui peut être assimiler à du graffiti « méchant » (NB, on peut bien sur atteindre un style phénoménale avec un graffiti vandale, ni voyez pas une hiérarchisation du graff gentil sur le graff vandale, bien au contraire…).
Vous êtes encore là ? Abordons maintenant un des éléments essentiels de ton article : la marketingisation du graffiti. On peut voir plusieurs choses dans ce phénomène :
-tout d’abord tes conclusions agressives sur la perversion du mouvement contestataire, qui ne sont pas infondés
-ou bien alors l’obtention d’une forme de reconnaissance ultime pour ce mouvement qui a ainsi finit par s’imposer auprès des masses !
Quoi qu’il arrive, le graffiti marketingisé n’éclipse en rien le vrai graffiti, vandale toujours présent dans les rues et appréciés par ses paires. Personnellement quand je vois à Carrefour des cahiers « Street Art » pour collégiens avec un tag pour logo je ne peu m’empêcher de rigoler tellement la notion d’esthétique calligraphique et stylistique à échapper à son concepteur… (en d’autres termes c’est vraiment de la merde)
Enfin, dernière phrase « le graffiti est mort ». Merde ! On doit pas vivre sur la même planète, ouvre tes volets et regarde dans ta rue, je suis sur qu’un graffeur est passé par là hier soir… Même si les grands pontes du marketing utilisent le graffiti comme un outil de promotion, l’essence même du mouvement n’est en rien atteinte puisque toujours présente. Je conviens qu’aujourd’hui la plus part des graffeurs ne vont plus voler leurs bombes ou écrire leurs noms un peu partout afin d’oublier leur origines sociales précaires. Toutefois même si les moyens mis en œuvre sont différents les objectifs/motivations sont toujours les mêmes : vandalisme, représentation, notoriété, adrénaline, recherche de style, et recherche artistique.
Le graffiti n’est en rien canalisé par la société, du moins peut être dans l’esprit du citoyen ordinaire mais pas du tout dans celui du graffeur puisqu’il continu d’exercer, et ce malgré une augmentation exponentielle des mesures de répressions auxquelles il doit faire face… Ta conception du « graffti phénix » est noble. Toutefois il y une petite erreur, il n’est en aucun cas rené de ses cendres puisqu’il n’est jamais mort, il a simplement évolué avec son environnement mais il reste fondamentalement le même oiseau !
De plus même si je comprends tes idées et ton analyse, la mienne est beaucoup moins critique sur ces graffeurs « traîtres », ces « complots politiques et capitalistes ». Je pense simplement que le graffiti n’est plus un simple mouvement minoritaire pratiqué par une poigné de pionniers. Aujourd’hui c’est un véritable phénomène de société, et pas seulement en France mais à travers l’ensemble du globe. En tant que phénomène de société le graffiti s’est développé, il c’est ainsi largement démocratisé, et adapté plus ou moins bien à cet engouement médiatique et culturel. Certains ont très certainement essayés de faire de l’argent sur son dos ou cherché à améliorer leur image en l’utilisant, mais je ne pense pas que le graffiti est été victime de cette utilisation. Au contraire, il en a bénéficié puisqu’elle a contribué à sa démocratisation, et a pu susciter des vocations chez de nombreux jeunes, qui, tôt ou tard et bien que perverti par ce marketing du graffiti, finiront par ce détacher du graffiti dit commercial quand il commenceront la pratique .Ainsi le graffiti que tu fustiges allégrement est en fait un véritable moteur pour le mouvement graffiti underground, un centre de recrutement hors paires. Bien sur, tous ces jeunes sans connaissances vont essayer de pratiquer le graffiti qu’ils connaissent (ou qu’ils croient connaître) ce qui va se traduire par pas mal de fausses routes et d’échecs cuisants. Toutefois s’ils continuent leurs efforts, ils finiront par connaître et apprécier la vraie nature du graffiti, ses valeurs, ses idéaux et sa culture. Cette nature étant largement véhiculé par les graffeurs « pratiquants », mais également par les anciens du mouvement toujours prêt à vous parler de l’ancien temps, ou par le nombre inimaginables de vidéos et magazines spécialisé dans le graffiti qui circulent.
Enfin je trouve dommage que ton article qui se veut à priori neutre soit gâché par des propos anti gauche, voir même homophobes….
En guise de conclusion, un petit conseil, trouve toi un marker et approfondi ta vision du phénomène….
Hello,
Merci pour ton commentaire. Je l’ai lu jusqu’au bout, je n’y ai strictement rien appris mais j’apprécie l’effort.
D’une manière générale, ca ressemble à la plupart des critiques que j’ai pu lire, qui prennent l’absence de mention pour une ignorance. « Oh, tu ne mentionnes pas tel mouvement, tel type de graffeur etc, mon pauvre, prend ton marqueur et va dans la rue ». Comme disait Akhénaton « certains parlent tellement d’la rue, à croire que c’est des SDF ». Relis Descartes et ses théories sur l’argumentation, tu verras parler d’adumbratio, soit la mise en ombre et lumières. En gros, cela signifie que pour augmenter la pertinence d’une argumentation et d’une logique, tu vas partir d’un postulat de départ et mettre en ombre les éléments qui ne rentrent pas dans ton cadre d’analyse. Pour parler en Lunatic, « le silence n’est pas un oubli ».
Là où tu as raison, c’est que j’aurais peut etre dû clairement établir ce postulat au début de l’article. Ce dernier ne décrivant au final qu’une partie précise du mouvement, surement la plus caricaturale (du moins celle qui illustre le + mon propos, à savoir la merchandisation du graffiti, le seul truc qui m’intéresse vraiment…), et laissant de côté la majorité des graffeurs qui ne peignent (graffiti artiste, graffiti vandal, ou les deux) ni pour l’oseille ni par purisme et amour dévoué du hiphop mais simplement pour peindre tranquillement (je pense aux Zenoy, aux Zeki, aux Boher, aux Brok, etc etc etc…). Mais quand tu écris un article sans le faire lire avant publication, des choses qui te paraissent évidentes et inutiles à préciser peuvent etre vues comme de l’ignorance par d’autres. (mais d’ailleurs, le concept d’ignorance du hiphop me fait toujours beaucoup rire, je rêve d’une grande table autour de laquelle se réuniraient tous ces pseudos experts… surement atteints d’une sorte de complexe d’infériorité compensée par une prétendue connaissance exhaustive du milieu). Moi, tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien, et que ceux qui croient savoir devraient savoir ce que je sais.
Tes remarques sont sympa, mais je laisse l’exhaustivité à ceux qui écrivent des livres payants sur ce sujet, et qui ont 300 pages pour s’étendre. Moi, j’ai beau faire le tour du web, je vois des gens du graffiti qui prétendent tout savoir, alors j’attends patiemment qu’on nous sorte un essai historique qui remonte aux manipulations qu’a subi ce mouvement, avec l’objectivité d’un ermite…
En bref, le point c’est que le graffiti est segmenté ds une certaine mesure (indiscutable), qu’une répression exagérée fait écho à une légalisation et une fascination malsaine (expos, festivals…). Que si certains vivent de leur art, d’autres finissent en prison. Que depuis que le graffiti est démocratisé (c’est une bonne chose selon toi, tu dis que les enfants s’y intéressent; mais moi je note surtout que les bons graffeurs ne manquaient pas quand on en parlait pas) on n’a jamais autant vu le graffiti dans la publicité. Et mon concept, le coeur de l’article c’est de déplorer qu’à chaque fois qu’un art nait, pur et innocent, apparait un moment ou les forces politico-industrielles se déchainent pour le ramener doucement dans le droit chemin, celui du profit. Hier le pop-art, aujourd’hui le graffiti. Après, ca te parle ou ca te parle pas, t’as le droit de te foutre de la merchandisation permanente de tout et n’importe quoi, de la corruption des esprits sains par l’argent, bref t’as le droit d’avoir l’avis que tu veux sur la société dans laquelle tu évolues, mais moi, selon mon vécu, ma connaissance de la rue, de la publicité, de la misère sociale et de la bourgeoise, je peux te dire que la pénétration du capital dans une activité saine à tendance à la pourrir de l’intérieur.
Donc on touche la à qq chose qui dépasse cet article, on touche à la vision que chacun porte à son environnement, en fonction de son vécu. Si pour toi l’arrivée massive de l’argent dans le graff est synonyme de reconnaissance, si le fait que ca passe chez vincent lagaf est vecteur de développement, de pureté et de modèle pour les jeunes, alors tant mieux. Moi, je préférerais que le modèle des jeunes soit d’aller bosser à l’école pour prendre leur part du gateau quand ils seront grand. Mais je suis pour que les gosses enragés comme je l’étais prennent leur bombe de peinture plutot qu’une bouteille de gaz. De voir des Charles-Henri prendre une bombe pour aller décorer son lycée du Chesnay, son sac à dos plein de tags au tippex dessus, parce qu’il a vu un reportage sur Canal+ qui lui a donné envie de faire ca pour impressioner Eglantine qui est en 4ème, ca me fait gerber.
Mais si tu vois en ca une avancée sociale significative, alors félicitations et oui, je suis un enculé d’ignorant arnaqueur et inculte. (et c’est dans ce cas tout un honneur que tu penses cela de moi)
Quant aux « propos anti-gauches et homophobes », ils vont bien de pair avec ta vision pro-système. En gros si on t’écoute, on devrait remercier les marques d’utiliser un art sans en rémunérer ses créateurs, et on devrait effectivement soigner tous les communautarismes parce que ca passe à la télé et qu’on nous a dit que y’a que les méchants comme dieudonné qui leur chie dessus.
Bonjour la liberté de penser…
ce n’était en aucun cas ma vision des choses, dommage que tu t’enflammes pour autant.
en tout cas merci pour la leçon!
ce n’était en aucun cas ma vision des choses, dommage que tu t’enflammes pour autant.
en tout cas merci pour la leçon!
dernière remarque: ton article s’adresse à un public non averti.
Il serait donc regrettable que leur vision des choses soit biaisé par certains oublis….
« dommage que tu t’enflammes pour autant. »
comme il est dommage que tu ruines une argumentation convaincante par une conclusion méprisante, et par une accusation stéréotypée…. Enfin, les textes sur l’homosexualité arrivent, quitte à en parler autant aller jusqu’au bout
A++
« Quant aux « propos anti-gauches et homophobes », ils vont bien de pair avec ta vision pro-système. En gros si on t’écoute, on devrait remercier les marques d’utiliser un art sans en rémunérer ses créateurs, et on devrait effectivement soigner tous les communautarismes parce que ca passe à la télé et qu’on nous a dit que y’a que les méchants comme dieudonné qui leur chie dessus.
Bonjour la liberté de penser… »
« comme il est dommage que tu ruines une argumentation convaincante par une conclusion méprisante, et par une accusation stéréotypée…. »
je te renvoi la pareille cher compère
Moi je suis homo et je comprends pas trop le rapport avec le graffiti…
ya aucun rapport avec les homos et le graffiti dieu merci! enfin peut etre les fashions en pantalons cigarettes et autres ki commencent a tagger et a graffer. sa il fo ke sa cesse illico presto. la fashionerie na pa sa place ds le monde hiphop. comme di aketo de sniper, on voit encore une fois « le hip hop profiter a des putes pour des buts a lopposer des notre ».
Oui, l’image du graffiti est salie aujourd’hui par tout ce bourrage de crane médiatique,
oui l’argent s’infiltre dans ce milieux de manière insipide et sournoise,
oui la majorité des acteurs de la scène graffiti est manipulée ne refletant que ce qui se passe à plus grande échelle dans notre société.
Mais y existerait-il alors un échappatoir?
l’échapatoir c’est les flops bien crades, les tags en masse, les chromes…tout ce qui touche au vandal et qui plait pas aux gens
Beau travail.
Je trouve ton analyse bien argumenté et éclairé.
C malheureux de voir tt ces commentaires méprisants ,dénuer de sens (pro capitaliste ,qui plébiscite la marchandisation …) et qui ne reconnaisent meme pas la qualité de ton analyse et la portée du message que tu tentes de transmetre.
Heureusement qu’il existe encore des militants éclairés pour justement contré ces victimes(inconsciente) du syteme qui paradoxalement glorifie leur bourreaux.
En effet, comme le dit kalash ci dessus, je m’etonne de tous ces messages contre toi, quoi que je commence a me blaser de tout sa, je m’explique. Je suis un jeune d’un peu plus de la 20aine, dans une ville de province. J’ai commencé vers 12 ans a faire du skate et cie, et me suis tres vite retrouvé au milieu d’un putain de sport où ces acteurs n’etaient que des tocards présent juste parce que c’est cool et que ‘tu sais, le skate c’est pas qu’un sport c’est un mode de vie’…; enfin toutes les conneries que t’entends partout chez nos chers jeunes philiosophes. Resultat, je me suis retrouvé quasiment uniquement avec un pote d’enfance (dont je connaissais les saines motivations). Aujourd’hui et plusieurs exemples de ce type (ex le rap -citez moi des groupes ayant une réelle etique aujourd’hui a part la rumeur, anfalsh…-) je me retrouve dans ce milieu graffiti depuis quelques années. Les taggueurs de ma ville etaient tous determinés a etre des rebelles qui ne baisseraient pas leur froc pour n’importe quoi.
Eh bien il a suffit qu’un gars detesté de tous suce un ancien pour que celui ci accepte de monter un crew avec lui, et tous les autres ont retournés leurs vestes et sont maintenant tous amis. Pour les crevards qui croieraient que je suis jaloux (je m’y attends a celle la) vous en faites pas mes amis de l’epoque skate sont toujours pres de moi et je n’ai pas besoin de nouveaux potes. Quoi qu’il en soit, je trouve que cet exemple montre biebn les ravages de dénaturation qu’entraine ce type de comportements, maintenant le graff c’est cool, fashion et (a prononcer avec un ballais dans l’cul et une ptite moustache a la E. de brantes) irrésistiblement rebel…
Merci, article tres bien ecrit.
houa que de branlette intellectuel ça me fait marrer de vouloir toujours trouver un sens a chaque chose franchement voyant le graffiti de l’interieur je pense pas que les personnes qui font du vandal aient vraiment un discours revendicatif ils veulent representer voir leurs noms partout et ça s’arrete la pas de revolte contre le marketing ou n’importe quel autre argument.
franchement ça me fait penser au pavé d’etudiant en science po qui font des developpement sur le hiphop on essaye toujours de trouver un coté revendicatif rebel on donne des connotations psychosociologique mais y’a pas de ça s .
Et juste pour finir le graffiti a toujours eté coupé en deux partie les pro vandal les gars qui font que du legal et d’autre qui s’adaptent le debat a toujours eu lieu mais bon au final qu’es que le graffiti, es que le graffiti c’est hiphop … on s’enfou c’est que des reflexions qui ne menent a rien a part effectivement se branler sur le net .
en bon merdeux du graffiti, tu réduis toute tentative de réflexion à de la branlette. Ca m’étonne pas, tu fais partie de cette masse qui rendent ce milieu aussi inintéressant, merdique, peuplé de cons pour 90% de ses acteurs. Tu devrais moins respirer les gaz de ta bombe, ca prolongerait ton espérance de vie et tu découvrirais qu’atteindre la vérité dans la vie demande du travail.
get a life.
oui effectivement je doit etre de cette categorie que sont les bon merdeux du graffiti.
Juste pour revenir rapidement a ce que tu dit que a 90 pour cent les personnes qui sont dans le graffiti ne font pas du graffiti alors qui fait le graffiti a part des super marxiste d’internet.
Et juste comme ça pour travailler dans la com le segment des graffeurs est bien de trop faible pour que la communication s’y interesse les modes de vie dans le graffiti sont tellement differents que l’on ne peut pas les cibler.
Et le graffiti reste interessant par les belles lettres par les couleurs qui tape ton oeille quand tu descend dans une rue par les don caligraphiques que certains developpent dans leurs tags, reprend les preceptes du graffiti personne n’a dit qu’il fallait arraché avec des lettres tout moches bien au contraitre a la base les vandal souhaitaient faire des lettres qui tapent des lettrages propres et pas seulement de la merde pour revendiquer
si tu pouvait donner des exemples de vrai graffeurs taggeurs et autres qui aient vraiment un message politique et qui posent en vandal j’aimerai voir quels sont les personnes que tu respect?
et juste pour finir dans la communication des ex très bon vandal sont integré et mettent le graff dans leurs creations qu’es que tu pense quand nasty fait les pub pour 1664 ou citroen tu dit que c’est une merde que son travail sur mur et sur metro c’etait de la merde après refexion
le get a life a la fin
tu veux montrer que t’es quand meme un peu cainri
J’avou que c’est ça la vie ecrire des textes ou on se branle les neurones sur le net en se prenant pour un super marxiste parce qu’on veut faire ouvrir les yeux aux autres t’es trop revolutionnaire je trouve
petite rectification de taille, au vue de l’annotation n°2. Le spectacle « l’Empreinte dans les villes », pour le citer nommement (lol), produit par Taxie Gallery (de ses propres deniers privés et personnels), a été présenté non pas au cirque d’hiver, mais sous le chapiteau de la famille discidente des Bouglione, Joseph Bouglione. En lutte justement avec le cirque d’Hiver. Point donc d’Arthur, mais un spectacle effectivement artistique et familial dont l’entrée etait gratuite et à 10 euros la seconde année.. trop peu chére pour les Bobo, et même si il y en avait, quel mal à régaler les yeux de l’humanité, riche ou pauvre et quelque soit son age.. bref.
Quand au « meme groupe » que vous décriez, sous le chapiteau, ils ont régalé bénévolement pas moins de 1500 spectateurs, se sont pretés au jeu, et ont ouvert une bréche dans une médiation populaire et gaie du graffiti. Lazoo,justement prenant son courage à deux mains pour produire une toile dans la cage aux lions..(qui pourrait être aujourd’hui une belle image à réutiliser pour le devenir du graffiti, ou ce qu’il endure);
bref, à la lecture en diagonale de l’article, des choses interessantes mais un point de vue parfois trop caustique.. il est toujours facil de critiquer et de ne rien proposer vraiment. chacun a le droit d’avoir son opinion, mais peut être pas de l’imposer à la plume acerbe d’un probable réglement de compte..
que les luttes soient intestines suffit souvent à rompre le charme d’une bonne volonté.. dont je vous rapelle, l’enfer est pavé..
Mais qui se tait, ne fait rien avancer.. donc..
sourire.
valériane.
Ca coute 10euros un posca? pour 5 euros jai eu une dizaine de barannes (un ou deux N??) Leader Price, et ca fait de jolies coulures, jsuis content d’être un sale prolétaire qui fait que du vandal…..
g lu ton commentaire (ayant trouvé sa par hasard sur le net) et j’ai été assez fasciné par t propos, en effet cela sussite d polémique!! jsui étudian et de la region rénnaise ou le graff s’est vachmen dévloppé avc ttes c dérives possible comme tu le CIte.EN EFFET SUI D4ACCOR SUR LE FAIT KE MAINTENAN LE GRAFF EST 0 LA « mode » lé personne ke tu croise quan tu pein rayonnen plus avc leur bouche que leurs peinture c un fait!!! relou m c comme sa jpense que le graff à u c bel année rien ne sera plus komme avan fo faire avec g fait mé choix le graff maintenant c soit tu reste ds ton délir vandal ou soi tu perséver dans un coté artistique pur et dur pour essayé de gagné ta vie avec( personnelement jpense pa en vivre) pour o’clock je pense qu’il peut se permettre une « retraite » vu son nombre d’années acharnées il a fait c preuve on pe pa le dénigré ainsi o niveau de la politique et de t choix perso je men fous fo pa trop me parlé de sa depuis 2007 ….Une France coupéé en 2 qui disent…en ceux qui concerne le graffiti à l’heure actuelle ce que je supporte pa c le coté asseptizé des ville la dessu tu a parfaitement raison ils éffacent tous ce qui va de la simple signatute o perso o en couleur sa me fou la rage c frustrant !!!!!! C leur mentalité répressive qui tu le graffiti ex: la dernière foi je voi un pont motivé je tape un graff dessu c t pozé jme dis jvé pa faire trop le bourrin….tu parle une semaine apré c t éffacé dc je repasse pour me motiv une ote fois sur lmur la javé plus envi dme faire chier donc fatcap a la nitro 2g moralité g fé dla merde( enfin jorai pu fair mieu) à cause de con ki téface un truc travaillé tout ca parski fo un monde aseptisé et kon préfère te balancé une pub lidl pour du cassoulé!!!!! enfin bref jdélire la c un exemple mé c souven comme sa réppression aucun dialogue pour lé jeunes sauf quan ta du fric en jeu pour l’instan g pa une tune (et oui lé etudiant sont foché) dc je carotte mé bombes du moin pour lvandal à coté des petit fils a papa qui sla jou rebelle mé kajette 100euros de bombes toutes les semaine ahh leur couleur sont belles!!! mé quel sont belle…enfin les couleurs parsque le reste…c pa une généralité par contre quelque minorité je pense comme partout ma vision dé chose c qu’il fo avance a son ritme et chacun est libre de c mouvement du momen qu’il respectre l’otre chacun sa vision du graff et merde un peu plus de vandal mé du bon Lé tag in the street revnéé!!!snifsnif dsl si je me sui otant apliké pour l’ortographe jorai fé mieu avec un marker!!
Je ne vais pas faire un roman,je viens de tomber sur ton article .
étant depuis un bout temps dans le monde du graff j’ai apprecié de revivre en quelques lignes l’opogée du graff ainsi que sa décadence puis les dernières lignes
pour la renaissance de l’essence du graff ,le vrai,le seul ,le vandal!!!!!