
Large décolleté noir, couvert de la fameuse robe-pull grise H&M, idéale pour moûler l’arrière-train et faire deviner le string.. Coupe à frange nette, cheveux ondulés et volumineux, gel, rouge à lèvres rose “super shiny”, strass sur le haut du visage… Le même modèle en trois versions différentes. Un “set de trois”. Multiplié par tant. La nuit atténue les écarts de beauté et les lumières de ce bar font passer ces trois filles en quête de mâles pour trois soeurs.
Derrière, deux stéréotypes d’allumeuses. De ce genre d’allumeuse sur lequel 90% des mecs en soirée jettent leur dévolu. Contemplant ce met si appétissant mais tellement inaccessible, comme un clochard qui regarde en vitrine le gâteau qu’il ne peut s’offrir. L’effort vestimentaire est le même, à quelques profondeurs de décolletés près, à quelques bretelles de soutien-gorge laissées à l’air, à quelques strings visibles ou pas. La seule vraie différence, c’est le comportement, l’attitude ouvertement agguicheuse qui fait basculer l’espoir masculin de l’impossible au peut-être, et leur confère rapidement le rôle de reine de la soirée. Les plus courageux (qui sont en fait les plus bourrés en soirée, donc finalement les plus lâches) iront tenter leurs chances. On voit alors le visage ravi des deux pouf’, complètement revigorrées par l’intérêt du mec, puisqu’incapables d’avoir un semblant de self-esteem par elles-mêmes. Le type pensera faire ce qu’il faut, quand il les verra activement participer à la discussion, se prendra pour le roi du pétrole et s’imaginera certainement déjà dans le lit d’une de ces starlettes du samedi soir, puis déchantera comme tous les mecs qui ont tenté avant, quand elles iront agguicher un autre bolos de la piste de danse, avec le cérémonial collégien du “ma copine elle veut te parler! elle te trouve mignon! tu me suis ou pas?”.
Nos filles du début lorgnent à mesure que la soirée passe, on entend alors un mot se propager comme une rumeur assourdissante, un virus qui se passe de la bouche à l’oreille, on entend mûgir le mot “pétasse”, “pouffiasse”, et la rancoeur collective de la gente féminine monte à mesure que l’intérêt des mâles augmente.
Le mâle, prisonnier de la dictature de son sexe. Une nature tellement lisible en soirée, puisque son intérêt pour une pétasse agguicheuse peut s’effondrer à la seconde même ou une fille encore plus pétasse, encore plus agguicheuse arrive dans son champs de vision. Son aveu d’impuissance aussi, puisqu’il voue son intérêt aux filles les plus “faciles” en apparence, rongé par sa peur de l’échec et par la sacralisation inconsciente des “filles bien”[1]. Des filles bien qui passent totalement inapercues quand elles sont mises à côté de ces pouffiasses, qui du reste ne sont qu’une illusion, puisque “ceux qui savent” savent bien qu’elles ne sont pas là pour coucher ou rencontrer quelqu’un, mais seulement pour avoir un peu d’attention (vous ne les verrez jamais rentrer accompagnées). Une illusion qui a le don d’enrager ces filles bien, rage qui prend sa source dans l’âpre rivalité féminine, puisqu’une part de son égo vient de la perception qu’elle génère comparée à ses rivales. Rivalité qui fait sourire quand on regarde la situation objectivement, puisqu’une pute à mêche du samedi soir ose traiter une autre pute à mêche du samedi soir de “pétasse”[2], alors qu’elle a à peu-près la même tenue, qu’elle aimerait sans doute pouvoir avoir le même comportement, ce qui lui garantirait un taux maximum d’approche et donc une sélection potentielle plus stricte. Elle se contentera de deux mecs complètement bourrés qui lui diront à quel point elle est somptueuse tout en leur touchant les hanches, ce qui aura le mérite de la dégoûter doublement.
Esclavagisme masculin à sa bite, dépendance des femmes à l’attention pour leur self-esteem, rivalité féminine et mysogynie dissymétrique, quel que soit le pays, la soirée, le public, l’ambiance et la culture, ces constantes restent les mêmes. Et de la même manière qu’on qualifie de “miracle” la fille qui n’utilise pas l’homme pour des fins de confiance en elle, mais pour une relation sexuelle et/ou amoureuse; le “miracle” masculin -le vrai séducteur-, est celui qui ne se laisse pas dépasser par ses hormones, par la beauté féminine, par l’intérêt grégaire pour une paire de seins, et qui saura au contraire discerner la bonniche du samedi soir qui a trouvé une autre compagne bonniche pour la sortir de la soirée M6 qui l’attendait, de la fille qui ne fait pas de frasques mais qui gagne à être connue, en plus d’aller jusqu’au bout de ce pourquoi elle est venue.
Parasite
Notes
[1] Plus une fille est une “fille bien”, plus elle aura tendance à envoyer chier le mec si elle n’est pas intéressée, car elle ne vient pas pour gratter de l’intérêt. Cela donne des “crash and burn” que les mecs redoutent plus que tout.. ils éviteront donc rapidement de les accoster
[2] de l’extérieur du moins, la réalité étant perception
comme d’hab, bien écrit et percutant
continuez
Toujours aussi intéressant, ces articles ont au moins le mérite de nous remettre les idées en place sur la vision qu’on a des femmes.
ca fait plaisir, merci les gens!
La soirée en question était Samedi dernier et juste pour la forme je suis allé voir une des deux “reines de la soirée”, celle qui se prenait pour la plus grosse star..
M: Salut
E: (énorme sourire) Salut! Ca va?
M: Ton haut est joli…
E: Ah merci je l’ai acheté a londres blabla
M (je la coupe): par contre on voit la bretelle de ton soutif derrière
E: Oh! (vexée) je m’en fous de toutes facon
M: Je suis pas venu pour savoir si tu t’en souciais, juste pour te dire que c’était moche
E: (choquée)… Quoi, tu préférerais que j’enlève tout? (regard d’allumeuse fière d’avoir trouvé la phase pr me destabiliser… du moins pensait-elle)
M: (la regardant de bas en haut avec dédain)… Franchement? …. Non.
Puis je m’en vais.
.
Vu que j’étais avec une demi douzaine de jolies filles, et que j’étais sans aucun doute le premier mec de la soirée à ne pas la complimenter sur sa beauté, elle a passé la demi heure qui a suivi à me bouffer du regard, attirée par le seul truc qui semblait lui échapper dans cette soirée pleine de bolos. 40 secondes de discussion destabilisante suffisent à inverser le jeu. Evidemment, je ne lui ai pas fait le plaisir de retourner la voir, car ce genre de fille ne “délivre” pas, c’est une certitude.
.
(pr les mecs: une femme qui va draguer un mec et l’emmene chez elle délivre, une meuf qui chauffe 20 mecs différents dans la soirée (sans embrasser une seule fois) et va meme aller chercher les pouilleux qui tiennent les murs en se cachant derrière leur bière est une allumeuse et est certainement vierge)
ps: et s’il vous plait, si vous voulez vous entrainer à negger, faites le sur ce genre de filles, pas sur les filles sympa qui n’ont déja pas confiance en elles… La au moins, vous rééquilibrez la balance, elles l’ont bien cherché.
ps2: on notera qd même la misère sexuelle masculine dans ce texte, annonciateur de prochains textes sur les hommes (on va laisser les femmes tranquille un petit peu)
Super ce blog!!!
J’en tiens un dans des eaux voisines, mais bien moins avancé dans la conceptualisation.
Vous allez direct dans ma roll.
Article très interessant même si on peut y détecter une certaine part de misogynie et de frustration… Il y a néanmoins une grande part de vérité dans certains de tes propos.
Par contre pour “quel que soit le pays, la soirée, le public, l’ambiance et la culture, ces constantes restent les mêmes. ” => je suis actuellement en Inde et ça se passe pas du tout comme ça et je suppose que c’est la même pour les pays arabes. ça serait plutot quel que soit le pays occidental, la soirée, le public, l’ambiance et la culture, ces constantes restent les mêmes. Et je comprends mieux pourquoi beaucoup d’orientaux considèrent les occidentales comme des putes…
“même si on peut y détecter une certaine part de misogynie et de frustration”
Tu n’as pas du comprendre mes textes… Je ne suis pas là pour faire de généralisation sur les femmes, simplement pour en décrypter les codes, surtout les codes de ce qu’on appelle communément les pétasses ou les attention-sucker (la définition est très proche), donc celles qui utilisent leur pouvoir d’attraction sur les hommes pour en tirer profit, sans jamais se donner. C’est le pb numéro 1 des hommes. A distinguer de la femme normale (qu’on trouve plus facilement dans le métro ou la rue qu’en soirée, honnetement) qui elle est bien dans sa peau et délivre sans probleme.
Par ailleurs, mon texte fustige également les hommes, et leur soumission à leur sexe. La pétasse ne peut être pétasse que s’il existe des hommes assez cons pour payer et engraisser une conne qui fait semblant de s’intéresser à lui sans écarter les cuisses.
Concernant la frustration, merci mais t’inquiète pas pour moi, j’ai la clé de déchiffrage et je sais l’utiliser…
Enfin, je parlais de monde “occidental” (draguer à NYC, à LA, à Tokyo, à stockholm…), j’imagine que les soirées en Uttar Pradesh sont légèrement différentes
c’est tres pretentieux et un peu convenu.
Ce n’est pas le fait que cela soit prétentieux qui me gene, mais plus le fait que vous pensez sans doute cela “intelligent”
Cher “Schuey”
Je ne pense pas qu’un bourgeois matérialiste qui est obligé d’avoir recours à des escort girls pour calmer sa misère sexuelle ait la crédibilité nécessaire pour juger mes articles sur la séduction et la femme.
Je vous donne rendez vous dans un prochain article que vous m’avez inspiré.
Cordialement,
P.
j’en tremble deja.
je pense que vous vous trompez sur deux points :
- je ne suis pas bourgeois. Dans votre échelle de valeur, je suis sans doute pire que cela.
- Quant a ma misere sexuelle, vous l’interpretez mal, sans doute faute de background.J’essaye de parler sur ce support du role du pouvoir, tel que je sens, subi ou exerce. Le côté “materialiste” sert également à étayer cette sensation que j’essaye de la décrire. Plus que du matérialisme, je pense uniquement faire des listes de choses. L’escort est un bon symbole de ce rapport au pouvoir.
Je ne suis pas surpris que vous réagissiez de la sorte. Ia blogosphere est une société d’autocongratulation mutuelle. Vous inciter a la discussion en laissant les commentaires ouvert, j’ai donc le droit de vous contredire.
Si vos écrits ont le mérite d’une certaine construction, ils ne sont que le rsultat de l’émergence d’une hype qui se nourrit de la destruction de la hype dite “mainstream”.
Quant je vous lis, vous ou d’autres, je ne vois que la pensée unique, canalisé.
Et quelquepart ca m’insulte a votre place. Les barreaux que vous pensez scié avec vos élucubrations ne sont que des barreaux suplémentaires.
bonne continuation.
Je laisse les références à la “hype” aux gens qui bossent dans la comm. Moi, je parle de ce que je vis. Je vis dans un monde réel, donc dans lequel il n’y a ni pute de luxe, ni champagne nicolas feuillatte, ni suite à 3000 euros, ni avion première classe. Un monde où les gens comme toi écrasent mes semblables dans le travail, tout en étant eux-mêmes serviles avec leurs supérieurs. Un monde qui ne se définit pas en “hype”, mais en classes économico sociales.
Un monde très différent du tien, car un monde où seule l’intelligence peut nous permettre d’avoir ce qu’on désire (bonheur, femmes, travail, etc…). Donc un monde où notre jus multivitaminé ED, nos cacahuètes Lidl, nos dominos sur notre boulevard de la Villette suffisent à nous rendre heureux. On a cela en commun de savoir que derrière votre strass et vos voyages à travers le globe se cache une misère existentielle, un vide et une absence de plaisir que vous cherchez à combler pathologiquement dans une vie où la dépression plane en permanence au dessus de vos têtes. Restons donc dans nos prisons respectives, je préfère la mienne.
A+
ps: tu connais pas une certaine bianca toi par hasard? Si non, faut que je vous présente, vous vous appréciriez beaucoup à mon avis.
Shuez tu te trompe sur notre compte et notre démarche, vraiment.
Tes deux post sur nos deux textes différents montrent un certain mépris mal placé à notre égard qui est d’ailleurs complétement injustifié.
En plus, tu n’argumentes même pas, tu ne rentre même pas dans le débat, tu fais des affirmations personnelles inutiles et aigries. Je ne me rapelle pas t’avoir attaqué, et si je l’ai fait alors il devait y avoir des arguments lourds en pièce jointe.
Je ne vois pas le moindre reflet d’analyse sur les relations de pouvoir dans les posts de ton blog. Tout ce que je vois c’est un goût matérialiste et pseudo elitiste exibisioniste assez vulgaire. C’est dommage car je trouve ca trés interréssant à analyser de l’intérieur, mais tu ne le fais pas.
Quand aux barreaux dont tu parle, et la hype nouvelle qui détruit l’autre ou je ne sais quoi… franchement là j’aimerais bien que tu approfondisse ton idée car je doute qu’elle soit valide, alors je t’encourage à expliciter ça (par mail) si ca te branche, car je suis certains que tu as tort et que tu confonds énormément de données et paramètres de notre si jolie social-démocratie. Tes idées sont (en tous cas dans ce post) assez brouillon.
Effectivement, “quel que soit le pays, la soirée, le public, l’ambiance et la culture”, ça se passe comme ça… Joli décryptage comme je les apprécie, le genre de décryptage qui fait apparaître le “dénominateur commun” des situations complexes.
(waiting for the part 2.)
lashoz, vous avez sans doute raison sur le coté brouillon, et je vais attendre d’etre dans un contexte plus propice a détailler ce que je pense exhaustivemment. Quant a la vulgarité, vous condamner donc également ce cliché :
“Donc un monde où notre jus multivitaminé ED, nos cacahuètes Lidl, nos dominos sur notre boulevard de la Villette suffisent à nous rendre heureux.” ?
Plus serieusement, je n’ai pas “attaqué”. Et en particulier sur les blogs, je fais mien cette formulation librement traduite de l’anglais :
“argumenter sur les blogs, c’est comme le 100 metres au paralympiques, tu peux gagner mais tu restes quand meme un trisomique”.
Donc excusez cette introduction scandaleuse dans votre beau monde si stratifié ou les riches sont des salauds et les pauvres des purs qui savourent la vie.
L’inter-classe est terminée. (humour)
Shuey ,
Tu ne nous a définitivement pas compris.
j’attends ton mail exhaustif, et tes arguments.
Si par contre tu trouves aussi que débattre par mail c’est être trisomique, alors donne moi un rendez-vous, je te ferais gouter mon multivitamine et toi ton château Latour 89 dans une ambiance positive et constructive. On se comprendra peut être…. ou pas.
ahahaha…. puisqu’on en est à prendre des phrases hors-contexte, voici ton cliché méprisant auquel je répondais ” Et je ne veux pas caricaturer, mais de la smirnoff rouge dans le mini bar, a 500 € la nuit, ca abuse. Et pourquoi pas du schweppes ED l’epicier ?”
Te rends tu compte, quand tu critiques, que tu as développé un blog autour d’un stéréotype de bourgeoisie extrême qui méprise et fustige la modestie sociale? Tu tentes de tourner en dérision une argumentation, mais tu perds à chaque fois doublement du crédit.
Franchement, je ne perdrai pas une minute de plus avec ta non-argumentation, et ta non-vie, je laisse les visiteurs aller sur ton blog et se faire une idée.
En attendant, ton dernier message où tu t’adresses à moi par personne interposée prouve une fois de plus l’étendue de ton courage et de ta virilité.
Bonne soirée avec tes escort girls, ou avec ta bianca… c’est du pareil au même tu me diras lol
Comment peut-on voir le fameux blog de Mr Schuey ? ( juste pour me faire une petite idée du personnage…)
tu peux aller sur son site quand tu clik sur son nomn y’a la ptite main qui s’affiche
sarah
C’est assez marrant car la critique de départ de Mr Schuez :
” c’est tres pretentieux et un peu convenu.
Ce n’est pas le fait que cela soit prétentieux qui me gene, mais plus le fait que vous pensez sans doute cela “intelligent”
pourrait en fait s’appliquer à son propre blog ^^.
oh bah,
il n’y est plus
Ce ne sont encore que des “salopes d’eau douce” j’ai quelques spécimens dans mon entourage de femmes mariées bien plus destructrices
90% des hommes sont des cons alors ? !:)