La Malédiction des centimes

A physique équivalent, combien de couples actuels existeraient si l’homme avait une condition sociale déplorable ? Quelle importance accorder à un sentiment qui n’existerait pas si la situation sociale de l’un des deux avait été différente ? (un mari éboueur sans papier plutôt qu’ingénieur informatique) A corps et mentaux égaux, le flamme s’éteint, les regards fuient, l’amour n’est pas. L’emphase portée par la société sur la validation physique (indispensable incitation à consommer, pendant de l’existence des media) ne devrait jamais faire oublier l’importance de la validation sociale.

Loin de reposer sur une pure vénalité de la femme, ce phénomène s’opère par reproduction oedipienne. La femme recherche inconsciemment chez l’homme un protecteur, un géniteur potentiel, donc un être capable d’assumer physiquement (recherche de la force) et financièrement (recherche de l’aisance) les éventuels fruits d’une procréation. Cette détermination étant biologique, elle s’applique quelque soit la nature de la relation recherchée, d’où son omniprésence durant la séduction d’une majorité de femmes. C’est également cette détermination qui explique les phénomènes de type « non ! non ! ouiii ! », ou « Last Minute Resistance » au moment de la conclusion d’une séduction, phénomènes très présents chez la femme, qui déboussolent plus d’un séducteur. Le rapport à l’homme est donc, chez la femme, un rapport d’engagement, même dans un cadre purement sexuel et éphémère (one night stand).

Fort de ce constat, l’homme possède différentes options selon son cas : Moche, il peut trouver son salut dans son portefeuille, et par la manière habile de donner à la courtisane l’information qu’elle lorgne (une façon maladroite pouvant la faire ouvertement passer pour une prostituée). Beau, l’homme pauvre trouvera son salut dans le mensonge et l’adumbracio cartésien. Moche et pauvre, l’homme trouvera son salut dans une malice extrême, mais aura du mal à baiser au dessus de sa condition.

One comment

  1. Cru mais tellement vrai, constat que j’avais déjà fait mais ça fait du bien de le voir écrit de la plume d’un autre….

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