C’est incroyable combien je peux détester les hommes. Ils me font vomir tous ces pitoyables phallocrates, ces connards de mecs toujours prévisibles et lamentables. Moi le premier. Je suis une espèce de pourriture qui ne peut pas s’empêcher de réduire la femme à un vagin. La femme est un trou. Il faut que je rentre dedans. Par tous les moyens possibles et nécessaires. Il faut que je m’emboite avec elle, et il faut que tout son corps m’appartienne à moi et rien qu’à moi. Ce magnétisme sensoriel passe avant n’importe qu’elle réflexion logique et sensée, avant n’importe quel impératif primordial, avant n’importe quel sentiment honorable. Nous devons produire du sperme et le faire sortir. L’élément qui a été conçu pour le recevoir, c’est la femme, et accessoirement la main, car une femme ça ne baise pas sur commande. Et c’est bien dommage.
Cette donnée humaine, inscrite dans nos gènes et permettant la survie de l’espèce, fait des hommes des handicapés sexuels, des esclaves de la masturbation, des pantins manipulables, des salauds tendres jusqu’a l’orgasme. Des lâches détestables, orgueilleux séducteurs de mes couilles, des conquérants écœurants, des machines à désespoir, des bites sans sentiments.
“Suce, écarte, tourne toi, casse-toi, et reste dispo pour moi”. Voila à quoi peut se résumer une relation épanouie avec la femme pour un homme comme moi. Evidement nous sommes des humains avant d’être des hommes, donc nous aimons la femme pour d’autres raisons, et nous avons besoin d’elle pour d’autres raisons. Mais physiquement et globalement ça se résume à ça. Ni plus, ni moins, n’en déplaise aux romantiques, aux poètes, et aux féministes. Ici je parle de moi et d’un bon paquet d’hommes que j’ai observé. Espérons que je ne détienne pas la vérité.
L’homme est une saloperie, une agglomération de faiblesses et de manipulation régie par le sexe. Un être pathétiquement mécanique, perdant tout contrôle à la vue d’un téton, ou d’une courbe graisseuse. Incapables d’assumer notre insatiable besoin de butiner. Butiner un maximum de fleurs sans cesse, sans arrêt, chaque jour et pour toujours, jusqu’à la fin de la tuyauterie. Nous sommes incapables de l’assumer, rares sont les hommes qui assume leur infidélité. Rares sont les femmes qui comprennent qu’aller voir les putes c’est en quelque sorte rester fidèle. Rares sont les hommes qui accepteraient de leurs femmes le 1/100ième de leur infidélité masculine. En plus d’être salauds, et lâches, nous sommes intolérants, injustes, partiaux et nous n’avons aucune notion de réciprocité. Dominés et enchainés dans la prison de la chair, les furtives évasions se font au prix de théorisation et de frustration colossales.
Pour l’homme, la première et la plus déterminante des relations avec la gente féminine, c’est notre mère. On l’idéalise pour la majorité[1]. Notre mère est idéalisée, posée sur l’autel du respect et de l’amour. Voila pour la base. Mais très vite, vient cet horrible besoin sexuel que l’on ne s’explique pas à l’adolescence. Ce besoin est si moche, tyrannique et dégoutant qu’on ne peut pas l’associer logiquement à la femme qui nous a paru tellement pure, belle et digne de respect et de tendresse. La première fois que j’ai vu un film de cul, j’étais coincé entre un sentiment d’excitation démentiel et un affreux dégoût nauséeux. Et toujours ce besoin de cracher quoi qu’il arrive, encore et toujours.
D’un coté l’homme a une vision de la femme maternelle, douce et pure, et de l’autre coté l’homme a ce besoin de la baiser violement en ne respectant que son envie de mâle dominant. Petit à petit on accepte la fatalité, et on vit avec, car c’est une partie de nous, et puis ce n’est pas l’enfer non plus, soyons sérieux. Mais on reste tiraillé entre ce besoin tyrannique de baiser toutes les femmes, l’amour profond et le respect encrée de la femme, et enfin l’étonnement qu’elle puisse aimer se faire baiser comme une chienne[2]. La cerise sur le gâteau c’est ce sentiment masculin de jalousie et de possession exclusive. On ne veut pas partager une femme et elle doit être entièrement à nous, mais on veut les baiser toutes. L’homme est une saloperie. Un concentré de contradictions inassumées.
L’homme est conscient du mal qu’il peut faire à la femme amoureuse, mais ça ne l’empêche pas de le faire sous pulsions de possession sexuelle. Il ne l’assume pas, et face à ses actes il préfère fuir, disparaître, ou invoquer des raisons alambiquées que seules les pigeonnes acceptent. Tout comme l’attention-sucker victime de sa condition, qui torture l’homme dépendant par ses sentiments, ces deux types de souffrances pour la pigeonne et le canard[3], sont incompressibles et inhérentes aux différences de nature entre la femme et l’homme.
Il existe beaucoup d’autres contradictions entre la condition sexuelle masculine, et les ambitions, les peurs, les envies de l’homme. Par exemple le besoin masculin de fonder une famille, de se poser avec une femme[4], est en complète contradiction avec les pulsions sexuelles masculines et les règles du couple traditionnel. C’est un travail quotidien que de résister à la tentation et à sa nature. L’infidélité est génétique chez l’homme. Pourtant les humains sont faits pour vivre en couple.
La fidélité, franchement c’est beau. Quand un homme est fidèle c’est soit par défaut[5] soit par amour fou, par peur de perdre la femme qui lui fait aimer la vie, par travail intellectuel sur le concept de réciprocité [6], et par privation physique. Un homme fidèle (qui a eu l’occasion de tromper, mais n’a pas céder à la tentation) n’est pas un homme, c’est un surhomme capable de dépasser ses déterminations biologiques et de se retenir par amour et réciprocité. La femme doit le comprendre et lui donner assez pour qu’il soit satisfait sexuellement, car croyez moi, la fidélité chez un homme est une preuve d’amour émouvante, qui vaut bien plus qu’un champ de rose ou qu’une session shopping à budget illimitée.
Dans le fond, nous cherchons tous la même chose, hommes et femmes, nous sommes tous pareil, le problème c’est que l’obligation de survie et donc la nature de nos corps, ajoutée à la formation de l’Oedipe, nous place sur des ondes différentes, et crée des incompréhensions, et des tragédies sentimentales. Maintenant je sais, je connais ma saloperie et celle des femmes en général, il ne me reste qu’à les gérer et en faire une combinaison magique, un 2en1 indestructible aux capacités illimitées et au bonheur multiplié.
Bon courage.
Lashoz
Notes
[1] le cas inverse découle d’un accident œdipien
[2] l’homme est aveugle et avant de se rendre compte qu’il est pire qu’un chien, il insulte d’abord la femme de chienne
[3] comprenez la femme amoureuse et l’homme amoureux…
[4] qui lui offre une stabilité et un cadre de vie plus doux et favorable à l’évolution
[5] parce qu’il est pauvre, moche ou timide, et qu’aucune femme ne lui laisse le choix
[6] Ne fait pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse… et surtout si c’est la personne que tu aimes! »
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Mam…
interessant, je vais essayer de le trouver, merci l’1trus.
ça doit se charger sur la mule mais il y a un trés bel extrait là:
http://mudar.free.fr/eustache/?page…
En lisant, vos différents textes sur les hommes, les femmes, la société ect… Je vois que tout le monde en prend pour son grade. Ca me donne l’impression qu’au final on est tous des gros cons.
cons je sais pas, on est tous des humains, tous les humains naissent avec le meme systeme d’exploitation ds la tete, seule le vécu change (l’oedipe surtout).. rien d’étonnant donc a ce qu’on agisse tous de la meme facon, en obéissant à nos pulsions corporelles.. l’homme pr butiner, et la dame pour trouver son géniteur le plus puissant et influant possible, capable de garantir la survie a ses progénitures…
le summum de la télévision c’est le reportage animalier.. 90% des choses que je connais sur l’homme, je l’ai appris dans ces conneries qu’on mate les jours de pluie.
HA HA on a tout repompé sur Animaux chanel et leur documentaire sur les singes lool
c’est flippant d’être aussi prévisibles. Pire que ça c’est flippant de pouvoir s’en rendre compte, ca veut dire que le créateur (dieu ou pas dieu on s’en fout) nous a non seulement concu selon des règles immuables comme toute chose sur cette terre, mais en nous donnant en plus la capacité de s’en rendre compte, de se rendre compte de sa propre mathématique… flippant. Sans oubler de nous doter d’une capacité de refoulement de la réalité et de la prise de conscience. C’est d’une logique illogique…
vous oubliez Darwin
l’homme s’est redressé tout seul
personne ne le lui avait demandé
il n’est donc pas si previsible que ça
Au fond, on serait des marionnettes qui voient le fil que tire le marionnettiste (on pourrait remplacer marionnette par dieu, les gènes, l’environnement ou autres, voire tout ça en même temps).
Texte difficile à lire, tellement on s’y reconnait.
Merci pour ton petit soutien pour le “son de caille” sur mon site.
R.
L’homme n’est au final qu’un homme. Il se dit supérieur aux animaux et a toute autre espèce mais au final, il n’est que l’évolution de l’être vivant. Dans les gênes se sont les mêmes besoin et les mêmes envies ni plus ni moin. Manger, dormir, Baiser, ne sont en réaliter les seul choses qui rende vraiment l’homme heureux. Et quand celui-ci parvient a réaliser ses trois taches dans la même journée il se sent fort. L’hommes est ce qu’il est et fait se pourquoi il est fait, il se reproduit. L’espèce humaine n’évolurat que le jour ou un de nous se dirat qu’il faut passer à autre choses, mais pour le moment tout le monde fait comme tout le monde.D’ailleur ne dit on pas parfois que l’homme n’est qu’un mouton…
“coincé entre un sentiment d’excitation démentiel et un affreux dégoût nauséeux”
Je suis un homme, alors.
Faut que tu m’expliques ça
La fidélité, franchement c’est beau.
J’aimerai bien ne pas avoir d’érections en voyant un bout de fesse ou un décolleté. Mais ça ne marche pas comme ça. Et pourtant, j’arrive à maîtriser mes pulsions. Mon corps dit oui, le cerveau dit non. Et pourtant, mon zizi est dur.
Qu’il est malheureux, qu’il est à plaindre celui qui ne se refuse jamais rien.
Ne nous plaignons pas, on pourrait être comme le porc épic, n’avoir qu’une fenêtre de 4 heures par an pour nous reproduire.
La reply suivante va sûrement vous paraître complètement débile (mais c’est aussi peut-être parce que je suis une femme que j’écris cela).
Si j’ai bien compris une partie de l’article, je peux le résumer en trois points :
1. « il faut que je rentre dedans. » : Les hommes naissent comme cela, on ne peut rien y faire.
2. Les hommes croyant échapper à leur détermination biologique souffrent. Pire, les hommes ne tentant pas d’y échapper souffrent aussi, car ils sentent que ça se heurte à la conception qu’ont les femmes des relations sexuelles (en plus de leur propres déterminations biologiques)- ce qui constitue un barrage entre leurs irrépressibles envies et leur réalisation - en même temps qu’ils sentent que cela va à l’encontre d’une autre détermination biologique : vivre en couple (ce qui est par ailleurs hautement discutable).
3. Non seulement ils souffrent, mais ils se fourvoient (l’homme amoureux, monogame, fidèle… se fourvoie) ce qui nous ramène au point # 1.
Ces trois constats m’inspirent ces réflexions.
1. Personnellement, il me semble qu’il faut commencer par faire le distinguo entre les besoins vitaux de l’homme (et de la femme, tels que manger, boire, dormir…) et la détermination biologique (qui fait que l’homme est plus musclé, copule fréquemment avec des partenaires différents, n’enfante pas…). Les premiers entraînent la mort lorsqu’ils ne sont pas satisfaits, et non les seconds.
Donc, techniquement, un homme PEUT vivre sans copuler partout, tout le temps, avec le plus de femmes possible. Il peut vivre sans copuler du tout (ou moins que ce que ça condition biologique n’exigerait), d’ailleurs vous dîtes vous-même que c’en est source de souffrance. La preuve en est donc que si, on peut y faire quelque chose. Ce qui nous amène au point # 2.
2. Là, il va falloir un petit peu expliciter la notion de souffrance (vaste programme!). On s’accorde à dire qu’il y a deux types de souffrances/douleurs (je ne vais pas rentrer dans le débat de la différence entre souffrance et douleur) : l’une physique (processus somatique), l’autre mentale (processus psychique).
Qu’est-ce que la souffrance physique ? C’est un message, un influx nerveux, transporté des fibres nerveuses jusqu’aux neurones. La douleur physique est un évènement irrésistible. Que l’on ait au final mal ou pas, la douleur physique est un fait, une réalité (sauf en cas de maladie des nerfs).
La souffrance psychique est différente dans le sens ou la souffrance physique, c’est être, alors que la souffrance psychique, c’est savoir. Elle peut découler d’une souffrance physique (ou pas) mais n’est pas irrésistible, c’est une création de l’esprit, elle ne naît pas dans fibre, mais dans la cellule nerveuse. C’est pourquoi si je me couche sur un lit clouté à côté d’un fakir, nous souffrirons tous les deux, mais moi j’aurai mal, pas lui. Par contre, un même évènement (se faire tabasser, par ex.) pourra engendrer chez un sujet une souffrance psychique, et laisser un autre sujet complètement indifférent psychiquement, bien que les deux souffriront physiquement.
Il ne s’agit plus là de perception, mais bien de création. Le cerveau va traiter une donnée (je ne peux m’empêcher de bander à la vue de ce canon), l’analyser, la passer par le filtre de l’éducation, la culture, les expériences personnelles… de l’individu pour en ressortir de la souffrance psychique (j’en souffre).
« Tous les humains naissent avec le même système d’exploitation dans la tête, seul le vécu change ». Je suis bien d’accord. C’est pour cela que j’ai bien du mal à comprendre qu’un homme ne peut pas prendre le contre-pied de ses déterminations biologiques sans souffrir.
Car la souffrance psychique n’est pas une réalité en soi, elle est réalisée par l’individu. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’on choisit de souffrir mentalement, mais du moins on DECIDE (à un degré plus ou moins conscient) de souffrir. On décide de réaliser quelque chose qui à la base n’existe pas, et qu’on aurait donc pu décider de ne pas réaliser.
Et c’est là une des différences fondamentales entre l’être humain et les autres animaux.
Un animal a un instinct de reproduction et de survie. Un animal copule. Un animal peut souffrir physiquement. Et avoir mal. Mais les autres animaux ne souffrent pas mentalement, ils ne peuvent ni réaliser ni ne pas réaliser quelque chose qui n’existe pas.
3. Croire que l’on est lié, que l’on ne peut se défaire d’une sorte de fatalité de la détermination biologique, c’est ça, à mon sens, se fourvoyer, puisqu’on peut vivre sans « avoir à céder » à ladite détermination. On peut vivre sans, mais en en souffrant, c’est se fourvoyer aussi, puisque c’est de soi-même que l’on décide de réaliser une souffrance.
Pour citer Jacques Chardonne, « Sauf la souffrance physique, tout est imaginaire. »
Après le tout est de savoir pourquoi certains hommes s’imaginent qu’ils souffrent de vivre/de ne pas vivre selon leurs dispositions biologiques, mais c’est plus du ressort de la psychanalyse que de mes maigres compétences.
Salut Loseuse,
Ouaaa tu m’a fait mal à la tête :p
Plus sérieusement, ce que j’aime bien chez toi c’est que tu pousses les choses à fond, c’est tout à ton honneur. Mais parfois j’ai du mal à te suivre.
Il faut que tu sache qu’on ne se prend pas autant au sérieux que ce qu’on laisse croire.
On aime cracher ce qu’on a dans les tripes ni plus ni moins. L’analyse c’est cool mais pas si ça complexifie des choses déjà complexes. L’homme à une capacité de compréhension des phénomènes globaux très limitée, de par ses sens, sa relation au temps et son égocentrisme… bref sa nature même. Si tu n’utilise pas des raccourcis, tu frappes dans le vide. Cependant il faut toujours connaître les dangers des raccourcis. D’ou la difficulté de l’analyse et sa relative efficacité.
Tu arrives sur le blog un an en retard, c’est dommage, je fais l’effort de te répondre ici mais ne te vexe pas si des fois on ne réponds pas, c’est juste qu’on ne trouve pas le temps, et qu’on est passé à autre chose.
Je ne pense que c’est pas aussi tranché cette notion de “décider” de souffrir. Il y a des sensibilités différentes , et oui en effet un moine peut vivre sans copuler. Oui on peut refouler des pulsions… mais est-ce sain sur le long terme? surtout quand il n’y a pas de substitut? Quels sont les conséquences du refoulement? On peut aller loin là dedans. Tui peux devenir fou tout en satisfaisant tes besoins vitaux… ton esprit et ta personnalité peuvent se déformer et mourrir sans que tu arretes de manger ou de respirer.
Moi, j’ai tout simplement constaté aprés avoir fait l’amour les premières fois le bien fou que ça m’a fait. Puis ensuite j’ai constaté comment certaine fois ça me libérais de pas mal de tracas et de pression intérieure. Par ailleurs j’ai constaté qu’on courrait tous vers ça et qu’une force et un déterminisme profond nous y incitait.
A contrario des que je ne baise pas régulièrement, je sens que je suis plus tendu, que le moindre bout de peau féminine me déconcentre et que je ne pense qu’a ça. Suis- je un obsédé… surement!
Il faut vraiment vivre dans la peau d’un mec aujourd’hui pour comprendre l’agression visiuelle, morale et hormonale que l’on vit quand on est celibataire et privé de sexe et qu’on observe le défilé de bonnasses qui a lieu tous les jours dans les rues…
Ca serait tellement simple de décider de ne pas souffrir, ou d’appuyer sur un bouton pour enlever sa frustration et son déterminisme biologique. Si tu sais comment faire, viens on lance une entreprise ensemble, non seulement on sera milliardaire, mais en plus on changera le monde tout en tuant le capitalisme! (une jolie contradiction!).
Je ne crois pas à tout ce que tu dis et à la citation de Chardonne, pour moi c’est donner trop de crédit à la raison. Tu surestime la force de la pensée , et du rationnel. Ce genre de théorie est très séduisante mais ne reflète pas à mes yeux la réalité et la faiblesse infinie de l’homme. Et même si certains verifie cette theorie par des actes, sont-ils vraiment représentatifs de la globalité humaine. Je ne pense pas.
Je serais plus du genre à dire qu’on est doté de la capacité de comprendre et de croire que notre raison est forte et puissante. Mais rien de plus. C’est comme si c’était fait exprès pour que notre espérance soit déçue, pour que notre égocentrisme soit alimenté et pour que notre arrogance d’être l’être vivant le plus évolué soit flattée. Mais au final on est toujours aussi faible.
Je pense que nous sommes à la fois des être de souffrance et des êtres hédonistes, incapables de réellement se contrôler, on croit pouvoir, mais ce n’est qu’une illusion. Nous sommes trop perméables aux paramètres extérieurs, nos besoins sont infinis, et nous nous adaptons a tout type de routine qu’elles soit horrible, indécente ou positive.
Au fait qui a dit que baiser n’était pas vital? C’est faux. Interdit le sexe aux humains et il n’y aura plus d’humains!
Waah, où peuvent me mener mes errances cogitatives d’insomniaque! J’ose même pas relire my reply après-coup!…
Sinon, ça ne s’adressait à pesonne en particulier, donc pas d’obligation de réponse, même si j’aimerais bien avoir le point de vue des visiteur(euse)s de ce blog.
Comme je disais, c’est mon point de vue de femme (lié à mes déterminations biologiques de femme), qui font que mon jugement sur les hommes sera forcément floué dès le départ.
(Et je ne peux m’empêcher de maintenir que le sexe n’est pas vital à l’individu, même s’il l’est à la survie de l’espèce.)
En fait, moi aussi je suis partie de mon expérience personnelle, qu’on pourrait traduire par un auto déconditionnement conscient et non-contraint (et qui donc me permet de jouire (ah ah) d’une libido de grenouille naine sous Prozac sans que cela induise un désir ou un manque particulier).
Pour moi l’envie de sexe n’est pas une pulsion mais juste un “état” (engendrant du plaisir quand il est satisfait, certes, mais pas forcément générateur de désir ou de manque).
Couplé au fait que je constate (et ça n’engage que moi) que la population masculine disant souffrir de sa détermination (ou souffrant de vouloir/pouvoir y échapper) ne semble s’observer que chez les populations où le capitalisme (et la société de consommation) est bien implanté.
Je ne suis pas biologiste mais pour moi, donc le soit-disant caractère biologique et irrésistible des “pulsions” sexuelles permanentes de l’homme est une distortion de la réalité biologique, pire une sorte de conditionnement, qui a remplacé l’insitution du mariage mise en place au Moyen-Âge (lui-même un conditionnement, et l’expression du contrôle d’un groupe d’individus par un autre groupe).
J’expliciterai le fond de ma pensée, mais là j’ai besoin de sommeil.
intéressant… j’attends la suite.
bonne nuit
Chose promise, chose due, mais dommage, en effet, que j’arrive un an trop tard…
Déjà, j’ai trop souvent entendu dire que la saloperie masculine étaient conditionnée par leur nature-même d’hommes pour ne pas suggérer de tous reprendre nos manuels de bio au chapitre “hormones sexuelles”.
Séance de rattrapage : pour schématiser à l’extrême, on peut dire qu’à l’état “normal”, la testostéronémie masculine est constante et stable. Ceci pour la bonne raison que la testostérone a un feed-back (rétro-contrôle) négatif su le complexe hypothalamo-hypophysaire dont dépend la création de cette même testostérone.
Hors de cet état “normal” d’homéostasie, il peut y avoir des variations de testostéronémie. On peut constater une baisse (liée au stress, au manque de lumière, à l’interaction avec la sérotonine…) ou une hausse du taux de testostérone (interaction avec la dopamine, l’adrénaline, l’endorphine…).
Ce dernier peut aussi augmenter sous l’effet des phéromones sexuelles féminines (ou masculines chez les hommes homosexuels), elles-mêmes à taux variable selon la période du cycle ovarien.
Une phéromone est une substance chimique captée par le système voméronasal. Elle entraîne chez l’humain une réponse physiologique, rarement émotionnelle, et exceptionnellement comportementale (désir sexuel). Elle sert simplement à indiquer, entre autres, le niveau de “disponibilité” de son émetteur.
De plus la réaction physiologique (augmentation de la testostéronimie) sera elle-même fonction du package génétique transmis par la phéromone. En bref, un homme n’aurait pas d’attrait sexuel pour une femme au patrimoine trop proche (risques de consanguinité) ou trop éloigné (risque de perte en “qualité”).
Le pourcentage de se faire “titiller” les hormones au cours d’une journée reste donc finalement assez faiblard. Et la théorie du désir permanent et irrépressible de l’homme pour les femmes à cause d’une détermination biologique me paraît donc comme une distorsion d’une “vérité” biologique, et un amalgame assez réducteur entre attrait sexuel et désir sexuel.
En gros, en présence de certaines femmes, certains hommes font une grande AG de spermatozoïdes (sous la pression de la testostérone) pour se préparer à toute éventualité.
Inutile donc de se ruer sur le dernier Fix Appeal de Got2B (qui joue à fond sur la confusion), la femme peut désirer un homme qui ne l’attire pas, et être attirée par un homme qu’elle ne désire pas; et inversement. Personne n’est prisonnier de ses hormones ou des phéromones des autres.
A ce stade je pense que j’ai embrouillé à coup sûr les téméraires que la longueur du texte n’avait pas déjà rebuté. Mais de temps en temps j’ai besoin de confronter mes points de vue en y allant à fond. Je vais essayer de faire simple.
Je ferme les yeux et je remonte un peu dans le temps. Je prends un homme. Je le fais interagir avec ses congénères. Les femmes notamment, qui vont provoquer (ou pas) son intérêt. Eventuelement, il en culbutera par ci par là au gré de l’impératif de survie de l’espèce, dont le plaisir personnel a quelque peu limité la puissance instinctive. Et puis l’intérêt est fugace, il a tellement d’autres choses à faire (la guerre par ex.).
Mais arrive un curé. Le mec débarque et lui dit “Hin hin, si tu veux Cocotte, tu l’épouses d’abord, et dès lors tu n’auras droit à aucune autre femme. Si t’es pas content, t’as qu’à pas la désirer”. (L’Interdit). “Essaie de sortir des clous et c’est la damnation.” (La Sanction). Amen.
C’est quand même marrant l’Interdit. Et bête comme tout. Exemple : si je vous dis “Ne pensez pas à Victor Hugo”, vous faîtes quoi? Et si je vous le répète constamment? (Question : y a-t-il un rapport quelconque avec la détermination biologique?)
Ah la bonne vieille institution du mariage judéo-chrétienne… Là où il n’y avait qu’intérêt (ou désintérêt) pulsionnel, elle nous créé de toutes pièces, ou exacerbe à l’extrême, un désir permanent.
Et le chemin entre le désir et la concrétisation de l’objet de désir (de “je veux cette femme” à “j’ai cette femme”), c’est le manque, la frustration… et l’argent. Bah oui, on se marie à l’Eglise, et le curé ne vit pas d’amour et d’eau fraîche.
Mais le désir, et la frustration qu’il engendre, à un autre avantage que celui, non négligeable d’empocher la dîme, il justifie le contrôle et la répression. Malthusiens en l’occurrence. Genre “Vous ne vous rendez pas compte, si on les laissait faire ils nous doubleraient la population mondiale en deux ans et on aurait plus de charbon. Heureusement que Dieu existe et qu’on a la Bible”. Comme si les guerres et les maladies ne s’occuperaient pas de rétablir l’équilibre, et en sachant que l’Amérique et l’Afrique étaient déjà des continents de sauvages certes, mais largement sous-peuplés.
Enfin bref ils avaient pas la vie facile tous les jours les anciens. Et ce n’était qu’un début.
Car notre société de consommation est encore plus vicieuse. On a appliqué cette recette désir-frustration/contrainte-sanction à tout ce qui peut se vendre et s’acheter sur Terre. Créer un désir, engendrer la frustration et induire une réponse (l’acte d’achat). Le principe du conditionnement, de la propagande, de la réclame.
On atteint un degré supérieur quand on met l’individu (et l’acte sexuel) sur le même plan que l’objet. Trop de femmes ont trop souvent vanté trop de produits. On finit par désirer la femme comme on désire une belle montre, on veut la posséder comme on possède une grosse voiture.
Les hommes sont des chiens, l’objet est nourriture, la femme est une clochette et la salive des dollars. Merci Pavlov tu viens d’inventer la poudre. Je désire une femme donc j’achète (des lunettes DG, un jean Diesel, des Air Max Kid Robot…). Je désir la femme donc je l’achète (un restau, une montre Bulgari…).
Si le désir envers une femme est formaté, l’argent la réponse réflexe inadéquate. Les élites n’ont plus qu’à huiler les rouages et encaisser les bifetons.
Entre parenthèses, on comprend mieux les motivations réelles des politiques face à la prostitution (récupérer une part du gâteau). Je serais pas surprise qu’elle soit légalisée d’ici 5 à 10 ans (ils ont tellement préparé le terrain), n’en déplaise aux chiennes de garde et autres féministes de tous poils. D’ailleurs qu’est-ce qu’une féministe? A mon sens, c’est juste une femme qui en plus de subir le conditionnement propre aux femmes (si tu es désirée il faut que tu te fasse épouser/acheter) a intégré le conditionnement masculin (si tu désires il faut que tu épouse/achète/possède). En plus elles sont fières d’être doublement esclaves, je veux dire d’être ni putes ni soumises.
Même ceux qui malgré tout arrivent à rester sincères dans leurs sentiments et leurs motivations ne reçoivent que la même réponse préprogrammée de ceux qui croient connaître le désir et l’amour. Comme si un robot pouvait avoir un coeur.
Voilà pourquoi je me suis terrée, cette mascarade me débecte et me dégoûte. Dans ces moments de désespoir, j’ai plaisir à comparer le judéo-christianisme et la mythologie égyptienne. Pour l’une l’immaculée conception et la reproduction dans les limites du mariage. Pour l’autre la copulation dans le dos du Paternel, et la procréation avec un mari mort. Malthus pour les uns, des boyaux de moutons pour les autres, qui eux, jouissaient sans entrave.
Mais quand je rouvre les yeux, je ne peux que constater à quel point cette société à perverti et détruit en moi la capacité et la volonté d’aimer.
Franchement c’est ce que j’appelle un pur commentaire! Je suis tout à fait d’accord avec toi, et sur certains points tu m’en bouche un coin (sans mauvais jeu de mots
)
Mais qu’est-ce que tu foutais l’année dernière???? Meeeeerde!
En ce qui concerne toute ta démonstration biologico-scientifique je te rétorquerai, que moi j’ai toujours envie de baiser n’importe quel type de femmes (que je sois stréssé, dans le noir, mal nourri…). Je suis toujours partant, et je ne suis pas trés difficile. La femme m’hypnotise, et me déconcentre. Si j’ai ecrit ce texte avec autant de sincérité c’est que cette saloperie en moi est trés forte et implacable… Je suis donc un exeption? Pas forcément…
Une des réponses que je me donne c’est que j’ai fait mon éducation sexuelle dans les années 90, à grand coup de film porno. Je suis convaincu que ce matraquage à joué un rôle dans tout ça. Je suis peut être devenu obsédé à force de croiser du regard des corps de femmes et des images sexuelle plus de 200 fois par jours (affiche, pub, films, jeux télé, magazine, art, et parisienne bimbo)…
Ta réflexion sur le rôle de la religion puis de notre société actuelle est trés juste et reflète bien ce que nous pensons sur ce sujet. Le sujet de l’interdit me passionne… je compte m’y attaquer dans la deuxième saison de pasdesch.
Contente d’apprendre qu’il y aura donc une 2eme saison! Je m’étais jamais trop intéressée aux blogs avant, mais ça me fait assez plaisir de pouvoir me confronter et m’enrichir de points de vue différents… aussi je l’attends avec impatience.
En rappelant au passage que ma réponse n’est qu’une interprétation personnelle et est (très) réductrice. L’Homme est bien trop complexe pour se laisser décortiquer comme ça…
Ce que je voulais dire au fond, c’est qu’il n’y a pas dichotomie, mais alchimie subtile entre le déterminisme (les gènes, l’instinct…) et l’environnement externe (la culture, l’époque, le vécu…).
Ce qui m’embête c’est que certains (les élites?) prennent un malin plaisir à tout amalgamer, à nous embrouiller, comme si ça ne l’était pas déjà assez, pour établir et maintenir un contrôle inconscient bien plus puissant que les outils de contrainte palpables.
C’est pour ça que ça m’interpelle quand les pseudo journalistes de Glamour et autres passent leur temps à disserter sur le désir masculin et féminin sans s’attarder sur les hormones sexuelles (pourtant il y a matière) ni sur le rôle de la culture dans le désir et les pulsions humaines.
Et ça nous donne des pensées pré-mâchées et prêtes à l’emploi, du genre “les pulsions sexuelles des hommes sont l’expression de leur animalité”.
Ce qui ne fait qu’asseoir le pouvoir de ceux qui nous asservissent. Je vous parie que dans 100 ans, on nous dira que sortir la Gold est l’expression de notre animalité, et les moutons et les fainéants goberont sans moufeter.
Après voilà, je ne prétends pas avoir raison, c’était juste des (modestes) pistes de réflexion.
En tout cas “I’ll stay tuned”.