De mon experience des femmes (vaste quête qui ferait flipper indiana jones), je retire une chose simple est indiscutable: c’est que vous les femmes, vous êtes des machines à complexes.
Vous avez la capacité de vous en créer à partir de la moindre petite asymétrie (même charmante), du moindre reflet négatif que vous renvoie une autre “mieux que vous, selon vous”, d’une pub où les femmes sont arrangées à l‘ordinateur, d’un manque de fringues… et j’en passe.
C’est incroyable comme vous vous pourrissez la vie.
C’est peut être une conséquence de la dictature du culte du corps que vous subissez de plein fouet sur tous les canaux médiatiques… qui sait? (voir l’article sur Victoria Silvstedt)
Bon je généralise sûrement un peu, mais TOUTES les femmes que j’ai rencontrées m’ont toujours impressionné par l’étendue de leurs complexes et de leur susceptibilité (parfois dissimulée) face aux jugements physiques. L’importance de l’apparence.
A lire avec l’accent féminin :
J’ai des trop des gros mollets, je voudrais une bouche plus pulpeuse, j’aimerais avoir des seins plus gros, mes yeux sont ternes, ma peau est fade, mes doigts de pied ressemblent à des pistaches (véridique!), mon cou est trop long, ma langue est trop petite, mes genoux sont carrés, mes pommettes ressortent trop, mes hanches sont trop fines, mes cuisses se frottent, mes chevilles sont rondes, mes ongles sont plus gros que mes doigts, mon profil droit est pas terrible, mes tétons sont trop gros…
”Mais TA GUEULE meeeerde, t’es belle! Tu comprends ça t’es trop belle!! Comment il faut que je te le dise??? Comme ça en criant ? Comment il faut que je te le montre? Aller retourne toi, je vais te montrer comme t’es belle!!
Il y a celles qui sont capables de gérer leur complexes comme des grandes, et qui ne les laissent pas transparaître (un peu comme nous), celles qui ont besoin de connaître l’amour pour les soigner (un peu comme nous), et enfin celles qui ne parviennent pas à les régler, et les traînent comme un boulet que le maquillage, les régimes et les masques au concombre n’allègeront jamais.”
De ces complexes nait un manque de confiance en soi, et ce manque engendre une attitude dont trop de garçons ont souffert, j’ai nommé « la suceuse d’attention ». Malheureusement elle ne suce que l’attention. Ce genre de meuf représente un fléau dans le monde sentimental masculin, un raz-de-marée capable de vous transformer en gigantesque serpillère humaine qui donnerait tout pour le moindre petit faux espoir de sortir avec cette bouffonne qui joue au yoyo avec votre cœur.
Il faut savoir que nous les mecs, à la base on est des pigeons… et que même les mecs durs et dominateurs le sont par réflexe de protection ou par expérience (voir Le séducteur, la Séductrice). On a idéalisé notre mère, et face à une fille qu’on trouve à notre goût on perd tous nos moyens. En plus on n’accepte pas trop la défaite alors on s’entête même quand la relation est vouée à l‘échec et au triple bash dans la gueule. C’est seulement avec l’entraînement qu’on comprend comment il faut vous séduire, vous gérer et vous traiter.
Le comble c’est qu’ être gentil, romantique, sentimental, disponible et flexible ça conduit souvent à se faire utiliser, parfois raquetter, à ramasser les morceaux de sa propre estime, et à s’entraîner au maniement du râteau à défaut du maniement de la pelle.
Les attention suckers ne vivent que par et pour notre regard et notre attention. Elles ont besoin d’être « validées » constamment et par le plus grand nombre, elles ont besoin de s’assurer qu’elles plaisent. Et pour se faire, elles usent de leurs charmes et profitent de notre dépendance affective pour faire jaillir chez le cœur sensible ce fameux regard et ces propositions qui en disent long et confirment son pouvoir attractif. S’il le faut elles font même marcher la jalousie en passant d’un mec à un autre sans rien faire avec aucun des deux mais en laissant bien planer le doute.
Ce ne sont pas de vulgaires allumeuses, elle ne franchissent généralement jamais la ligne sensible et c’est justement ça qui fait le plus mal.
Avec elles on ne sait jamais où on en est, on ne sait jamais si y’a moyen de moyenner, un jour elle nous accorde toute son attention, et une fois qu’on lui offre la notre…hop comme par magie, la magie disparaît! Aprés quelques jours, elle revient plus tard quand elle a besoin de son shoot de confirmation, exactement au moment où l’on commence à se faire une raison… et hop c’est reparti pour un tour, et la deuxième désillusion n‘en sera que plus violente.
Cet instant magique et bref durant lequel la fille qu‘on convoite fait de nous le centre du monde, nous les hommes on va (comme des cons) essayer de le retrouver et de le faire durer. Cette dépendance nous renvoie à nos propres complexes, à cette remise en question si douloureuse, à ce doute si déprimant.
Les attention sucker ne le font souvent même pas exprès, ou du moins elles se plaisent à jouer les innocentes et les étonnées quand on leur avoue notre flamme qu’elles ont elles-mêmes allumé petit à petit. C’est plus facile pour elles de jouer l’innocente amie que de prendre du recul sur leur attitude et d’admettre qu’elles ont utilisé les sentiments d’un autre à des fins égocentriques.
Elles maîtrisent parfaitement la tournure de phrase « je préfère qu’on reste amis, tu m’en veux pas ? » Et toi comme un chien encore dépendant à la drogue affective et au défi de séduction, tu acceptes et te fous le museau dans ta propre merde. Tu ne veux pas être ami avec elle, tu veux qu’elle t’aime alors que c’est impossible, et accessoirement, tu veux la baiser, bien sûr.
C’est impossible qu’elle t’aime car depuis le début tu lui sers uniquement à remonter sa confiance quotidienne en elle pour contredire ce qu’elle voit dans son miroir tous les matins et que le beau gosse d’à coté lui confirme, car lui, il ne la calcule vraiment pas[1].
Les pires c’est celles qui guettent vos regards alors qu’elles sont dans les bras de leur mecs… il en existe un bon paquet. j’ai toujours pitié pour leur mec.
Une fois cette réalité féminine assimilée ça devient facile de manipuler ces connes, mais généralement ça ne mène pas trés loin car elles sont instables, ça fait juste du bien. Ca permet d’affiner sa selection pour la quête de l’âme soeur et de ne pas perdre du temps, de l’énergie, et de l’argent.
Notes
[1] le beau gosse d’à coté a compris que ce qui marche le mieux avec ce type de meuf c’est l’ignorance entre-coupée de petits signe d’intérêts et de dévalorisation franche
“Bon je généralise sûrement un peu”
Ca oui… Il y en a tellement des pas si complexées et pas la pour vous faire du mal !!
Allez, bonne quête vous verrez qu’elles sont pas loin de vous finalement les “autres”!
(J’ai adoré ce passage: ”Mais TA GUEULE meeeerde, t’es belle! Tu comprends ça t’es trop belle!! Comment il faut que je te le dise??? Comme ça en criant ?”)
salut Katom,
je n’en doute pas, heureusement qu’il y en a des filles bien, les suceuces d’attention ne sont qu’une partie de la gente féminine… malheureusement elle sont trés actives!
Et puis il existe certains équivalents chez les mecs, vous n’avez pas le monopole de la connerie
Que de vérités hélas!! comme je me reconnais dans ces descriptions,a toujours voir ce qui ne va pas alors que parait -il je suis assez jolie, enfin surtout j’étais car j’ai 57 ans, que de gachis de temps perdu dans ces jérémiades. Il faut malheureusement que la maladie passe par là et les années en plus pour s’en rendre compte. dommage pour nous comme pour vous
Amitiés
Merci pour votre message Carole.
En effet, c’est là à mon sens toute l’arnaque du féminisme. En faisant croire aux femmes que les hommes étaient des esclavagistes desquels le travail pouvait les libérer, elles ont (en plus d’avoir rendu service à l’industrie par cet afflux de main d’oeuvre moins cher) donné l’illusion aux femmes que le vrai bonheur était dans le sacrifice des plus belles années de leur vie pour un groupe à 99% d’actionnaires mâles (contresens total). Libération sexuelle, mais escalave social. De là est né une sorte de mépris latent des femmes pour les hommes, qui ressemble plus à une vengance sociale qu’à autre chose (le patron me dresse toute la journée au boulot, je fais la misère à un mec en dehors du boulot). Et puis, vu qu’elle n’a plus la vie simple et équilibrée liée au maternage, puisqu’on lui coltine du matin au soir qu’elle doit enchainer les conquetes pour ne jamais etre l’esclave d’un homme, elles ne sont pas aimées correctement, pas assez longtemps, elles doutent, donc deviennent des attention sucker, qui se prennent une dose (en s’attirant une fourmi avec le sucre de leur beauté), atteignent le nirvana de la self-esteem, avant de retomber en bad trip et de repartir pour un tour (au suivant).
Si seulement quelques lectrices jeunes, belles mais snobs pouvaient se rendre compte que les belles années de la femme sont ces jeunes années, et qu’elles passent très très vite…
C’est ce genre de message qui me donne envie d’écrire… Merci
Dommage que l’intelligence et la subtilité de l’ecrit ne servent ici qu’a raconter (joliment) un tas de clichés et d’ineptie dues au coté masturbatoire qu’on les hommes a ne pas comprendre qu’une femme ne veuille pas forcément etre ce que eux désirent.
Heureusement que les coupés cabriolet de marque allemandes ne parlent pas…
Salut Deep,
Tu te trompe sur mon compte , je ne masturbe pas sur la femme idéaliséé par mes pseudos pensées masculines… Par contre je me masturbe volontiers sur la femme tout court, dans toute sa variété, sa fraicheur, sa complexité, sa féminité… la femme est ce que je désire, je n’ai pas a lui imposé ce que je veux qu’elle soit puisqu’elle l’est déja…
Je trouve simplement que les femmes ont une relation à leur complexe différentes des hommes. Je leur reproche le contraire de ce que tu dit… tu ne m’a pas compris, je leur reproche de ne pas se voir belle alors qu’elle le sont et qu’on leur prouve…
Ensuite pour ce qui est des cliché et des inepties… pourrais-tu préciser ? Il y en a peut être quelques-uns mais si tu dis ça pour la deuxième partie du texte alors je veux bien en débattre avec toi! Le concept d’attention sucker est pour moi une vérité constatée à maintes reprises. D’ailleurs un texte de mon acolite Le parasite arrive bientôt…du pur vécu… reste branché(é)
Au fait les suceurs d’attention ça existe aussi
… seulement j’en ai moins rencontré et je n’ai pas souvent entendu de femmes s’en plaindre. Par contre un paquet de femmes de ma connaissance approuve ce concept et parfois se reconnaisse, ca les fait sourire, et parfois ca les déprime… preuve de la véracité du propos! Un paquet d’homme reconnaisse certaine de leur fréquentation dans ce personnage… Bon apres c’est vrai que je n’ai pas fait commandé une étude statistique à L’INSEE sur le sujet… mais je t’avoue que j’adorais le faire…
Coupé cabriolet?
Dites vous avez été “briefés” par mon mari ?
(Deep, je ne savais pas que tu roulais en cabriolé
Je dois avant tout rendre hommage a ta volonté d’etre ouvert et d’accepter le dialogue.J’ai parfaitement compris l’esprit de ta note,j’ai noté aussi que tu aimais les femmes sincèrement et respectueusement.La seule chose que je trouve dommage c’est d’utiliser ta perspicacité et ta verve sur un tel sujet.Les gens sont se qu’ils sont,les femmes jamais assez ce que nous désirons.Je crois que de nos jours,les hommes sont plus déroutants que les femmes.Toi comme moi savons que nous avons cette faculté de vivre avec nos petites lachetés alors que les femmes assument mieux leurs choix .Nous, les hommes ne les comprenons pas ou plus dès qu’elle nous échappent,alors on veux nous les faire aimer comme dans les pubs,les magasines ou les podiums de mode,tous ces carcans qui les enchainent aux standards édictés par la gente masculine.Tu le dis toi meme,les femmes sont des etres plus complexes,plus subtils et moins prévisibles que nous.De toute facon,le solde de la connerie et de la bétise humaine sera toujours largement positif du coté masculin.Alors quoique fassent les “suceuses d’attention”,ce ne sera jamais pire que ce que font les hommes.Ton texte a sa manière rend hommage aux femmes ,la seule chose que j’ai a regretter,c’est que tu caricatures et stigmatises une certaine catégorie de femme qui aprés tout ne font finalement rien de grave,juste jouer avec nous.L’idée de départ était bonne,et si j’étais prof,je dirai…” votre dissertation,bien que brillante,apporte un éclairage décalé et peut etre trop caricatural”…Ceci dit,je comprends aussi que tu écrives ce que tu veux sur ton blog comme moi je fais ce que je veux avec mes cheuveux…
Votre concept est très plaisant et je reviendrai volontiers apporter mon petit grain de sable a vos écrits.
Salut a vous tous…
PS: tous les coupés cabriolets que je croisent dans la rue me regardent mais se sont toujours refusés a moi…Toutes des suceuses d’attention ces caisses!!!
@ L&L: Avec toi,je roulerai en Formule 1 ma chère…
Deep est en grande forme, ça fait plaisir, tu montes dans ma Maserati ?
Ca, c’est envoyé en plein dans les gencives !
“Tourne-toi que je te montre comment t’es belle” Je cite de mémoire mais j’ai ri en lisant cette phrase.
Inconstance féminine… “Dis, et mes fesses, tu les aimes mes fesses ?” demandait Bardot dans Le Mépris…
Deep,
Je comprends mieux ton point de vue. Je suis plutôt d’accord sur la connerie phalocrate, et pour tout te dire, il y a des textes qui sont en projet sur les hommes et le mal qu’il peuvent créer chez le sexe opposé et ailleurs. Nous sommes bien conscients de la saloperie masculine même au dela des relations entre les deux sexes.
Par contre je ne suis pas d’accord sur ce point : Nous les hommes nous ne monopolisons pas la bétise humaine, et les femmes n’ont pas à nous jalouser sur ce point là. Par aileurs, détrompes toi ce genre de femme que je stigmatise font énormément de mal des deux cotés. Ce qu’elle font est grave, et ce n’est pas que du jeu comme tu le crois. Je vois les relations hommes-femmes comme un dialogue de sourd qui parfois tourne en polémique et combat vengeur, comme le face à face de deux sesiblité décalée sur des ondes différentes. Je peux t’assurer que les conséquences de certains actes féminins sur la sensibilité masculine sont d’une ampleur incroyable et que le gentil sensible peut vite virer vers la misogynie raciste et violente. Comme la sensible généreuse peut vite se transformer en misandre aigrie et blasée face à une pouriture lache masculine. Je pense que les chose sont beaucoup plus “équilibrées” et bordéliques que tu ne le crois.
Sur la questions des carcans et standards masculins enfermant la femme je te rejoins partiellement. Je pense que ca va plus loin qu’une simple manipulation masculine. Le culte du corps, la manipulation des pubs, la tyrannie du cosmétique ne sont pas simplement les désirs des hommes, ce sont les outils de la consommation dans un système du rêve. La femme est l’instrument le plus efficace pour cela. Je t’invite à lire un article de mon ami le Parasite sur victoria de la roue de la fortune…
http://www.pasdeschiffons.com/post/…
Merci de ton commentaire, et n’hésite pas à ramener ton petit grain de sable, tu peux aussi ramener carrément un pavé
c’est le but de ce blog !
Merci pour ton esprit éveillé Lashoz…Faudrait continuer cette petite “dispussion” autour d’un verre…Je reviendrai donc volontiers…C’est vraiment bien chez vous…
ca tombe bien que tu parle d’aller boire un verre… L’apéro pasdeschiffons arrive bientot… stay tuned ,)
Malheureusement, je me reconnais en grande partie dans cette femme sans concession que tu décris là. Mais en revanche, moi, je n’agis pas pour atteindre l’autre mais pour me faire du mal, me dire que je ne mérite pas le gentil garçon qui te fait justement pitié. C’est de l’auto-flagellation. sache seulement qu’en ce qui me concerne et pour beaucoup d’autres aussi, cette attitude émane d’une rupture narcissique tonitruante.
Cela n’excuse rien, mais….
Ravie d’avoir découvert ton blog.
Ce texte décrit assez bien ce que j’ai déjà vécu. Mais j’aimerai ajouter quelque chose. N’est-il pas possible qu’en répondant à ce petit jeu du “je cherche à me valoriser pour exister en dehors d’une relation de couple” l’homme ne fait pas exactement la même chose ?
En répondant on cherche aussi à avoir une certaine valeur à ses yeux, de montrer qu’on est avenant, tendre, tolèrent et gentil. Les chaud/froid ne sont pas seulement du côté de celle qui demande de l’attention.
Le texte montre une femme qui à besoin de retrouver une certaine valeur et qui utilise l’homme de manière consciente ou inconsciente pour se construire une sorte d’entourage valorisant. Mais en participant à ce jeu de la séduction tordu on fait de même. Elles cherchent à faire jaillir le fameux regard tendre et plein d’amour mais c’est ce qu’on cherche aussi. En particulier chez la femme déjà en couple. Je pense qu’elles cherchent à se prouver qu’elle sont encore attirantes et nous à nous prouver qu’on peut la “voler” à son conjoint qui ne comble pas tout ses besoins.
La question est de savoir pourquoi on fait cela. Ce qu’on cherche vraiment. Après tout, avec un minimum d’intelligence, au premier “non, restons amis” si on cherchait vraiment à engager une relation vrai et durable, on comprend qu’il n’y a pas d’issue et on arrête tout. Si on continu à jouer le jeu, c’est peut-être par défi, par jeu, et par recherche de valorisation, tout comme elle. Non ?
Je pense que si on s’engage dans ce genre de relations ce n’est pas parce que nous sommes stupides et nous laissons berner. Donner tous les tords à la femme qui joue à cela revient à dire que l’homme se laisse berner et est stupide, aveugler par ses hormones.
Je crois que d’un côté comme de l’autre on cherche à se valoriser dans ce type de relation. Se prouver qu’on est encore attirant, intéressant, bref, qu’on a une certaine valeur. Elles “profitent de notre dépendance affective” et nous de la leur. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. C’est bien une dépendance affective que de chercher l’attention et l’attirance de l’autre.
Il n’y a pas à jeter la pierre aux femmes qui agissent comme cela car si nous entrons dans le jeu, nous faisons exactement la même chose qu’elles. La preuve, dès que nous décidons de tirer un trait sur la relation, elles reviennent plus charmante que jamais, et si ça marche c’est bien que nous aussi, nous jouons au chaud/froid pour l’attirer.