Le bobo, ou la mort de Paris

Ils sont beaux, tous frais et tous propres, sortent d’un bureau en véranda ou de leur loft. Une pièce immense dans laquelle trônent sculptures d’art moderne, toiles et matériel dernier cri. Entre wifi et hifi, informatique et connectique, le Mac occupe une place essentielle. Comme la consommation consensuelle de la moindre nouveauté dictée par la blogosphère. Le père est prof, s’habille en pantalon en velours beige et en chemise de bûcheron. La mère est photographe, travaille 49 jours par an, si l’on admet que passer une journée à attendre l’envol d’un papillon soit du travail, et s’habille d’un boubou africain et d’un foulard désaccordé dans les cheveux. La surface est à trois chiffres, et nous sommes dans l’est parisien. Un quartier « coloré » comme ils disent, dont ils ont su soigneusement faire éviter les risques à leurs enfants en jouant de leur influence (ou de leur chéquier, ou de leur vagin, cochez la case correspondante) auprès du recteur d’académie.

Les années passent, les cheveux des parents grisonnent, mais ils se baladent toujours aussi souvent dans Paris, l’air de rien, de tongs et d’un tshirt sale vêtus, surtout depuis que leur Maire leur a donné un moyen de se promener tout en respectant l’atmosphère. Vélib’ est devenu leur religion, puisque Buddha n’est qu’une croyance. Loin du Vat et loin de l’Asie, ils aiment néanmoins se revendiquer bouddhistes convaincus, pour la philosophie zen que cela comporte, puisqu’après tout, nous sommes tous des humains, nous devons nous aimer, être solidaires et nous entr’aider. La guerre c’est vain, sauf quand c’est pour appeler le commissaire divisionnaire pour faire envoyer 6 voitures de la BAC quand un enfant noir de 6 ans à eu le malheur de racketter son fils. Franchement, ils ont bien fait de le mettre dans le privé à partir du collège, c’était pour le protéger et pis bon, grâce à ca il a réussi, il est à H4 en maths sup. Clément est parti, il a son appartement maintenant. Ils peuvent savourer, prendre le temps de manger des bonnes choses, comme la nouvelle confiture d’amendes de Bolivie qu’ils ont trouvé chez Naturalia à seulement 9euros70, ou comme le bon café du Pérou, produit du commerce équitable évidemment. Il y a d’ailleurs fort à parier qu’à force de toucher une part ‘équitable’ d’un café à 10 euros, le producteur chilien sera bientôt mieux habillé que notre couple de Beaumarchais. Profiter, donc… et se relaxer, avec le CD d’un super artiste, un vrai poète des temps modernes, Grand corps Malade, dont la profondeur des textes et du vécu ne cesse de les émouvoir. Ce soir, ils iront voir la rue Kétanou après avoir bu un verre à la terrasse de chez Stéphane à Gambetta. Super cosy chez Stéphane, il accueille même des toiles d’artistes graffiti. Ils sont forts quand même ces jeunes là, dommage que certains souillent les murs comme des chiens, pour marquer leur territoire.

Leur vie est passée vite, depuis leur enfance bourgeoise rangée du côté du boulevard Saint Germain, puis l’âge de la rébellion au lycée, sous influence guévariste, puis leur rencontre, à 16 ans, quand ils ont compris qu’ils ne se quitteraient plus jamais de leur vie (ils convenaient plus tard que les tromperies ethniques étaient exclues de l’univers adultérin). Ce qui les a soudés, c’est leur premier voyage au Mali à 19 ans. Voir toute cette misère, et les gens qui gardent le sourire malgré ça, ça les a ramené sur terre. Alors ils se sont lancés dans l’art pendant qu’ils finissaient leur CAPES, pression des parents oblige. C’était ça ou rien de toute façon, ils voulaient faire du social. L’histoire ne dit pas si mettre des gens en CAP en 4ème et faire des cours sous anti-dépresseurs et alcool fait partie du domaine du social ou pas. Mais quoiqu’il en soit, ils ont toujours su garder cette relation spéciale avec l’Afrique, relation qu’ils souhaitaient entretenir et développer en militant dans des associations de régularisation des sans papiers, où ils sont allés jusqu’à s’occuper du barbecue et des saucisses pendant les manifestations, ou en faisant des banderoles contre l’expulsion d’un élève nigérian dans l’école maternelle d’à coté. Cet engagement, ce militantisme s’est concrétisé le jour où ils ont pris leur carte au PS, très touchés par le programme social et environnemental de Delanoë. C’est le vrai défi de demain d’ailleurs, ils en sont convaincus. Les croissants bio dans le bol de café équitable, Libé à la main, ils en parlent tous les matins. L’être humain est en train de détruire cette Nature qui lui a pourtant tout donnée. Ils s’attristent un temps sur le sort des générations futures, puis rallument leur chaudière au fioul.

La génération future en l’occurrence, c’est leur fils. Il est dans sa chambre de bonne à la Muette, pour travailler ses cours de maths au calme. Enfin, travailler est un grand mot, car le petit chenapan est allongé sur son lit, un pétard à la bouche, en train de se faire sucer par Camelia, la petite nièce du ministre du logement. C’est la petite star de la classe, sur laquelle bavait Thierry, élève méritant issu d’une famille d’ouvriers d’origine portugaise, beau gosse assez costaud, mais qui n’a jamais réussi à lui parler par timidité teintée de respect excessif. Thierry a lu sur Internet que si Clément était si à l’aise avec les filles, ça pouvait être dû au fait que de voir ses parents se balader nus dans leur loft à longueur de journée, en parlant de sexe et en donnant à leur fils des conseils de drague y était peut être pour quelque chose. Thierry retient la leçon et décida de passer plus de temps sur ce blog qui lui fait prendre conscience, à 19 ans, qu’il vaut plus que tous ces types réunis. Quelques années plus tard, Clément rentrera à HEC, deviendra président du BDE car les élèves apprécient son goût pour la fête (comprenez pour l’alcool, la débauche et la vulgarité), un goût pour la fête que ne comprennent pas Maï, Phuong et Kacem, enfants d’immigrés vietnamiens et tunisiens, élevés dans la droiture et le respect, qui pensent avant tout à leur crédit de 34 000 euros et leur loyer de 610 euros à payer chaque mois, le tout avec 350 euros de bourse par mois. Du coup, ces derniers se défoncent en filière finance de marché, car ils ont des facilités avec les chiffres, pendant que Clément se rangera en filière communication, n’ayant, selon ses dires, pas le goût du capitalisme. Ce qu’il veut, lui, c’est travailler dans l’humanitaire, aider ceux qui n’ont pas eu sa chance, toutes les victimes collatérales de la mondialisation. Pour cela, il a tissé un réseau intéressant parmi les altermondialistes et n’hésite pas à prendre tous les risques deux Dimanche par mois, aux côtés de ses amis d’ATTAC et de José Bové, en arrachant des plantations d’OGM et en chassant des abeilles accusées de transporter du miel transgénique, pendant que ses parents distribuent des merguez devant une église occupée du 19ème. C’est ce sentiment d’exister, de participer à l’amélioration du sort des populations qu’il veut développer dans sa vie professionnelle. Il sera cependant heureux d’être embauché 3 ans plus tard comme auditeur junior chez Ernst and Young, pour éplucher les comptes de Diesel, répartis entre Iles Caïman, Luxembourg et Barbade, et les milliards en liquide provenant de sociétés fantômes en Russie. Mais il doit faire son boulot, il est pro, et ce n’est pas un esclave du capitalisme mafieux.

Une soirée de plus à Paris où les gens comme ça prennent encore un peu plus de terrain, plongeant la ville dans un niveau supérieur d’inauthenticité dont elle n’avait pas besoin, et je regarde de ma fenêtre, mon verre à la main, tous ces Clément, leur regard de peur quasi permanent à chaque fois qu’ils croisent « une racaille » (comprenez tout ce qui est jeune et immigré), leur air relâché à trois mètres de là, dès qu’ils sont dans le café bobo où seuls les gens comme eux se rendent, leurs vêtements en lambeaux qui contrastent avec leurs courses le samedi au Monop’, et sa bouteille d’eau à 1,70€. N’en prends pas trop, disent ils, si on en manque on pourra en choper chez l’arabe. Je les vois rire aux éclats, comme quand je les fréquentais à l’époque où je voulais les décortiquer, tels des rats de laboratoire.. Et je me souviens du jour où je discutais avec Lionel, chez un ami en or qui m’a hébergé pendant 5 mois car mon dossier de location avait été refusé 37 fois, quand il s’apitoyait sur mon sort de SDF et me regardait droit dans les yeux en me disant « tu sais, pour une telle situation, tu devrais contacter mes amis d’SOS Racisme ». Pour un rageux du 93 débarqué en province, c’était plus violent qu’une droite de Cassius Clay dans le foie.

Alors je les regarde, moi, gosse du 20ème et de Montreuil, partout où ils m’ont suivi, continuer de sucer l’âme de mes quartiers préférés en vantant le mélange tout en étant les acteurs numéro 1 du communautarisme. Mais bon, de toute façon moi je m’en fous si Paris meurt, ca fait longtemps que les gens que j’aime n’y vivent plus.

20 Responses to “Le bobo, ou la mort de Paris”


  1. 1 Eurasian JP sept 17th, 2007 at 6:35

    Bravo, excellent texte, c’est exactement ça!!
    Franchement, le Parasite, l’empathie et toi ne font qu’un.

    ca fait plaisir et ca rassure de voir qu’il n’ y a pas que des cons.
    Continuez comme ça les gars!

    Ps: Cassius Clay, pas Cassus Clay

    P.E.A.C.E.

  2. 2 Eurasian JP sept 17th, 2007 at 6:36

    J’ai oublier de rajouter:
    le coup des Vélibs et de Grand corps malade… MDR
    HAHAHA trop culte!

  3. 3 tock sept 17th, 2007 at 10:57

    Salut la compagnie…

    Faut pas non plus s’en faire une montagne de boboland… Ils sont voyants parce que concentrés par le marché de l’immobiler parisien, mais en meme temps Libération se casse la gueule, la France a plus ou moins voté Sarko et les petits nouveaux du PS n’ont rien a voir avec ses gens là.

    Le petit Valls, il est pas mal, non ?

    Je me dis, que cette génération bobo est aussi bien vieillissante. Ils croupissent des les couloirs de France Inter ou font les vieux beaux à Canal. Jusqu’au jour ou ils finissent dans l’underground parisien, pour mourrir de leur belle mort.

    Et puis, entre Delanoë et la mafia UMP parisienne, je préfère encore l’autre tarlouze…
    Je veux dire, l’époque UMP à l’hotel de ville, les tribunaux n’en ont toujours pas fini.

  4. 4 parasite sept 17th, 2007 at 11:21

    Cet article n’étant évidemment pas un éloge de la droite, ni même de la gauche Mittérand. ; )

  5. 5 GG sept 17th, 2007 at 14:15

    J’ai une petite pensée pour Thierry, l’élève méritant issu d’une famille d’ouvriers : il faut dire que ce profil social est une espèce de plus en plus rare dans les “hautes” études…L’école qui donne les chances à tout le monde, mouais mouais….

  6. 6 hayke sept 17th, 2007 at 14:58

    Je vais me faire l’avocat du diable. Je comprends qu’on puisse ne pas les aimer, ni eux ni leur façon de vivre. Cependant, je n’arrive pas visualiser le danger qu’ils représentent ? Ok, c’est une sous classe privilégiée qui a une façon de penser stupide mais des catégories de privilégiées de ce type il y en a toujours eu et il y en aura sûrement toujours. En quoi provoquent ils la mort de Paris ?

  7. 7 parasite sept 17th, 2007 at 15:20

    Pour répondre en un mot, parce que leur amour supposé des classes sociales défavorisées les a fait envahir les quartiers pauvres, en faisant mathématiquement monter le prix de l’immobilier donc en contribuant a vider paris des habitants qui ont fait son caractère. Puisqu’au dela des mots, leur intéret des autres cultures se limite à acheter un boubou de temps en temps, tout le monde sait pertinemment qu’il n’y a aucun mélange ethnique a paris, aucun folklore sauf avec les quelques noirs bounty qui vivent de l’intéret que leur portent ces amateurs de mauvais slam.
    Par ailleurs, “Mort de paris”, c’est un jeu d’assonance avec “Maire de Paris”, puisque c’est la figure incarnée du bobo-isme pro-gay amateur d’églises occupées, mais premier à faire les pires mesures socialement extremistes..

  8. 8 tock sept 17th, 2007 at 17:21

    On peut être en conflit avec la sous-cultre bo-bo, mais de là à la rendre coupable de l’embourgoisement parisien, y a une marge… Paris est friquée pour plein d’autres raisons que le succès de deux ou trois “créatifs” sous coke.

    Et la relégation des classes populaires (si tant est qu’une institutrice appartienne à la classe populaire) que je ne nie pas est un phénomène quand même bien plus lourd que la boboïsation du 20ème.

  9. 9 parasite sept 17th, 2007 at 18:23

    Le bobo n’est pas responsable de l’embourgeoisement parisien, le bobo est responsable de l’envahissement par la bourgeoisie des rares quartiers qui leur échappaient jusqu’alors (18eme, partie est du 17eme, 13ème, 19eme nord, 20eme…). Comme tu aurais dû le deviner, la critique va au dela de ce qu’ils sont (réduction psychologiste). C’est leur mentalité qui m’inquiète, une vraie mentalité de politicien, ou on se met “l’autre” dans la poche à coup d’organisation de soirées slam et de banderoles parfumées aux merguez pour au final se comporter de manière plus conservatrice et radicale que la petite bourgeoise du 16eme. Si tu ne vois pas ce que je veux dire, vas donc voir cette video http://www.dailymotion.com/relevanc…

    Je suis étonné de voir que ce qu’est devenu Paris ne te choque pas. Dois-je rappeler qu’il y a qq années encore, les pauvres et les riches vivaient dans les memes immeubles, dans les memes quartiers (16, et 17 compris), que les rencontres les plus improbables se faisaient ainsi, constituant ainsi le terreau d’un très fort dynamisme créatif?

    Et au dela de la répartition sociologique de Paris qui reproduit celle de New York (rassemblement ultra communautaire ciment de la haine raciale et sociale, radicalisation des extremes, exclusion des pauvres toujours plus loin du périphérique, etc…), cette mentalité malsaine conduit à une sorte de comportement festif vis-à-vis des problemes d’immigration, qui s’avère au final aussi dangereux, si ce n’est plus, que la franchise du front national. On ne règle pas le probleme de l’immigration en mettant tout le monde dehors, pas plus qu’on le règle en allant à la fête (sic) de l’huma manger des poivrons grillés avec Besancenot et grand corps malade.

  10. 10 Deep sept 17th, 2007 at 22:51

    Mon cher parasite,meme si tu énonces avec talent quelques vérités,il me sembles que tu fais d’eux des “surclassés”… Après tout,libre a chacun de vivre ou d’apparaitre comme bon lui semble.Un vrai témoin de son temps,décrit mais ne juge pas.
    PS:Un des membres de “la rue Kétanou” a grandi avec moi dans ma cité…moi je dis respect…

  11. 11 parasite sept 18th, 2007 at 1:12

    Comme tu peux t’en douter Deep, j’ai énormément de bobos dans mon entourage (en bon parisien), et je sais parfaitement qu’ils n’ont aucunement la conscience politique de ce qu’ils aiment, ou de ce qu’ils font.
    Par contre quand le PCF joue sur ce coté la pour faire un barbecue géant avec plein d’africains au lieu de parler de la mort du 1er parti ouvrier de france, quand on utilise le folklore du déplacement à vélo pour déplacer les foyers de pauvreté hors des villes, je me dis simplement qu’il faut un moment arreter de croire aux bons petits francais amateurs d’arts primitifs et les considérer pour ce qu’ils sont, des idiots utiles qui n’ont servi a rien a part à tuer la gauche, entretenu a la fois par la gauche (delanoe vélib style) et qui font si bien les affaires de la droite (ca les évite de devoir rentrer dans le débat, vu les sparing partners bisounours chelou que sont devenus les gauchistes)
    **
    sinon ca me fait bien rire quand meme de voir que meme quand on veut écrire un texte drole, il est toujours interprété comme un pur truc analytique a prendre au pied de la lettre lol… Mais bon au moins j’aurais fait marrer mes potes ;)

  12. 12 tock sept 18th, 2007 at 13:37

    C’était drôle quand ?

    Moi je suis d’accord avec le jugement; pas du tout avec la description. Autrement dit n’essaie pas de me convaincre avec dailymotion, c’est déjà fait. Mais, si tu distingue comme moi embourgoisement et boboisation, quel sortes de riches aurais tu préféré alors pour tes quartiers populaires ? Ceux du XVI ou de Neuilly … ?

    A mon avis, les minets de Neuilly avec nos maliens de Montreuil, ca va pas le faire. La preuve, c’est parfois agité tard le soir du coté de Vincennes…
    Alors que les Bobos, sont plutot cool, dans l’ensemble. S’en foutent, ils croient en rien de toute façon.

    Quant à l’âge d’or du Paris créatif….Ca devait être chouette. En fait, tu préfères les anciens créatifs ou nouveaux. C’était un article sur l’histoire de l’art, finalement.

  13. 13 parasite sept 18th, 2007 at 15:21

    ahahaha… on va éviter le pathétique de l’analyse des phases comiques… c’est pas l’almanach vermot non plus : )
    Ce que j’aurais préféré pour les quartiers populaires, c’est les gens ni bobos ni aristocrates, des gens qui n’ont pas besoin de crier sur tous les toits qu’ils aiment les noirs et les arabes, sans que ca les empeche de se mélanger naturellement, sans meme réfléchir. Des gens comme il en existe des dizaines de milliers à Paris, grâce à qui la paix sociale existe, qui ne sont ni racistes, ni sectaires, ni peureux, ni contradictoires…

  14. 14 suislabas sept 18th, 2007 at 17:16

    Arghl, la femme photographe, c’est un peu vache.. ;)
    Plus sérieusement, ce que tu décris est à l’oeuvre dans beaucoup de métropoles, petites ou grandes ; Marseille en est un “bon” exemple avec une transformation des quartiers populaires du centre vitesse grand V. Une nécessaire rénovation des habitations délabrées, un projet ambitieux pour redorer le blason de la ville (sic), des promoteurs immobiliers dont on sait qu’ils oeuvrent avant tout pour le bien commun (arf) ; avec pour première conséquence des populations modestes gentillement sommées d’aller traîner leur misère ailleurs, pour le dire un peu caricaturalement - à la “on n’est pas des chiffons” ;)
    Ce n’est hélas pas propre à Paris…

  15. 15 Bonnie sept 19th, 2007 at 16:10

    si seulement on pouvait tous les rapatrier rive gauche…

  16. 16 tock sept 19th, 2007 at 17:25

    Suislabas: d’ailleurs tous les centre-villes s’embourgoisent actuellement. Tous. Même dans le nord et l’est de la France, c’est dire…Au prix peut etre d’un écart grandissant entre la richesse des différents quartiers. Boboland est un aspect particulier, inclus dans le phénomène.

    De là à dire qu’ils ont une capacité d’invasion…cela voudrait dire alors qu’il y a beaucoup de riches. Ce dont je doute. N’enlevons pas aux pauvres leur seule force: le nombre.

  17. 17 tu m'as fais Bobo, Nicky Larson oct 8th, 2007 at 17:27

    C’est vrai que les bobos sont le fléau de notre société.
    Vive les “pauvres” de banlieue qui n’ont jamais eu d’autres ambitions que de voir sur TF1 le match de leur équipe de foot préférée sélectionné pour la coupe de la league et qui rêve de TV plasma.
    Désolé si je fais dans le cliché a 2 Frcs mais c’est vrai que pour le coup vous êtes beaucoup plus fort que moi.

    Cela dit, je ne vois pas trop en quoi le bobo est si mauvais.Si le prix de l’immobilier monte dans ces quartiers ce n’est surement pas a cause d’eux mais plutot a cause des propriétaires qui se permettent d’augmenter les prix puisque derriere y a toujours un acheteur/loueur.

    Si je suis votre logique il faudrait leur interdire l’accès a certains quartiers ??

    J’ai vraiment le sentiment que lorsque vous parlez des bobos vous faites les mêmes clichés qu’eux lorsqu’ils parlent des racailles “(comprenez tout ce qui est jeune et immigré)”

  18. 18 parasite oct 8th, 2007 at 18:05

    Que de simplifications… Tu ne me donnes pas vraiment envie d’argumenter, mais voici quelques pistes au cas où, contrairement aux apparences, tu sois à même de creuser un petit peu.
    Les bobos sont économiquement plus de droite que Sarkozy, ils sont entièrement et intégralement conservateurs et libéraux. Seulement, contrairement à la bourgeoisie établie, ils n’ont aucune valeur, puisque les valeurs sont une entrave à leur besoin de jouissance immédiat de leur situation privilégiée. Partant de cette absence de valeur, le bobo se renvendique socialement de gauche, pour paraitre “cool” et justifier son comportement de nouveau bourgeois parasite et exploiteur. Beaucoup de gens sont comme ca. Seulement, le bobo ajoute par dessus ca une couche de rachat de conscience en prétextant un amour de l’exotisme et de la pauvreté qui n’est qu’une facade pour faire des plus-values immobilieres en envahissant ce qu’il reste de quartiers populaires. Pouvoir etre riche, et prétexter etre socialement engagé pour jouir ostentatoirement de son confort, c’est un modele que bcp de bourgeois frustrés admirent, et adoptent à leur tour, d’ou la multiplication incessante des bobos. Les medias relayent évidemment cette image du bobo cool car il sert directement leur intéret directeur: l’entretien et le développement de la demande de produits, pour favoriser la société de consommation, en enlevant les derniers freins à la retenue des pulsions consuméristes des bourgeois.
    Tu vois qu’on est bien loin de tes problématiques simplistes de clichés et d’écran plasma.

  19. 19 tu m'as fais Bobo, Nicky Larson oct 8th, 2007 at 19:07

    Lorsque je parle de TV plasma c’est dans la continuité de ton discours “Le père est prof, s’habille en pantalon en velours beige et en chemise de bûcheron…”
    Le truc c’est que je n’ai pas du comprendre que ton texte était humouristique et surtout je n’avais pas lu tes commentaires précédents, exemple : “Comme tu aurais dû le deviner, la critique va au dela de ce qu’ils sont (réduction psychologiste)”…
    *
    Maintenant quand je lis ta réponse je réalise effectivement que tu es loin des problèmes liés à l’écoute de Grand Corps Malade et que tu te situe bien au delà et je te réjoins dans ton discours.

    Sur ce bonne continuation
    *
    PS: lorsque j’ai écrit mon commentaire j’étais au boulot, en fin de journée de merde ce qui peux expliquer le fait que je sois parti au quart de tour

  20. 20 parasite oct 8th, 2007 at 21:40

    pas de pb nicky, ca a permi de préciser certaines choses ;)
    a la prochaine

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