Les stades d’évolution de la Femme

La femme

Note : Cet article est volontairement plein de généralisation. Prenez celles qui vous intéressent, jetez les autres.

L’adolescente

Prise dans les tribulations de la séduction dès son plus jeune age, la jeune fille désormais assez mûre pour séduire (physiquement du moins) va dans les premières années rechercher une relation capable de la faire sentir plus vieille, plus mature qu’elle n’est vraiment. La séduction du père ayant échoué à cause de la concurrence de sa mère (voir « le séducteur, la séductrice »), la jeune fille concentre toute son énergie à « vieillir » le plus vite possible. C’est la raison psychologique qui détermine certainement la disposition du corps féminin, en âge de se reproduire plus vite que les garcons. De là vient le cliché de la maturité féminine plus précoce que les garcons, argument toujours drôle pour qui a enseigné à des collégiennes. La jeune fille va donc chercher à rattraper sa mère par deux moyens essentiels :

  • Sortir avec des hommes plus vieux. Le marché de la séduction étant profondément déséquilibré, l’offre d’hommes sans femme de 20 à 30 ans est assez important, des hommes qui vont alors se déverser dans la classe inférieure, comme un boxeur qui passerait en poids mouche parce que lassé de se faire tabasser en poids plume.
  • Sortir avec des garcons du même age, mais mentalement pas très stables. Enfin, l’instabilité masculine typique, à savoir l’instabilité régressive. Nostalgique de la période d’amour fusionnel avec sa mère, l’adolescent mâle a tendance à chercher chez la jeune fille un amour irraisonné, passionnel et incontrolé, seule solution pour lui pour retrouver l’Amour (avec un grand A) perdu. Avec chance pour lui, cela va correspondre à une partie des attentes de la jeune fille. En effet, cette relation complètement déséquilibrée (communément appelée “passion“) permet à l’adolescente de se sentir mère. Devant protéger, materner, chouchouter, et ne faire qu’un avec son petit copain, la jeune fille se sent de plus en plus légitime et de plus en plus mûre pour prétendre à la séduction du père (c’est jouer à la poupée mais avec un vrai mec si vous préférez). Ceci montre un peu pourquoi la plupart des couples d’adultes qui sortent ensemble depuis qu’ils ont 15 ans sont si pathétiques.

La très jeune fille se caractérise en outre par une immaturité totale : hystérie, exagération, hystrionie, fascination absolue pour les choses ayant trait à l’amour, elles contrôlent mal leurs sentiments et se donnent un faux air de détachement totalement paradoxal. Une attitude qui résume bien la situation de la jeune fille : plus un bébé, mais pas encore femme, elle voit la maturité comme salvatrice dans sa quête du père et de tout ce qu’il représente (accession à la vraie maturité, à l’age adulte lui permettant d’arriver au maternage), mais découvre son rythme biologique (règles) et vit une période d’instabilité profonde qui aboutit à une hystérie bien immature. La jeune adolescente est donc un entier paradoxe.

La jeune femme (jusqu’à 30 ans)

Si il y avait une courbe pour représenter l’évolution physique de la femme, ce serait une courbe de Gauss dont le sommet serait certainement entre 20 et 30 ans (35 avec les cosmétiques). C’est la période de tous les succès, la période où tout est facile et où elle a l’impression de dominer le monde uniquement par l’utilisation appopriée de ces charmes (ce qui est vrai). C’est donc la période où elle est la plus chiante, puisqu’en position de pleine-puissance sur le marché de la séduction. Grâce à la technique accumulée pendant l’enfance et l’adolescence (les règles de base de la séduction assimilées pour plaire au père), améliorées par la (vraie) maturité et donc un meilleur contrôle de ses émotions (bonne comédienne), la jeune femme s’en va à la quête d’un homme qui sera le modèle de virilité qui lui rappelle son père. Ayant vu chez l’adolescent la propension des hommes à se comporter comme des petites filles (besoin de tendresse, d’affection), elle va rechercher l’exact opposé, motivée par sa recherche inconsciente et biologique d’un fort taux d’androgène (comme on l’a vu dans cet article), indispensable pour l’emmener sur la voie de son bonheur, le maternage. C’est donc à cette période où elle fuira tout homme aux traits de gentillesse trop affirmés, et avec, la simplicité. Elle évolue dès lors dans un monde du non-dit, de l’énigme, de l’indicible, du sous-entendu. Univers pathétique où les hommes les plus cyniques et manipulateurs sortiront vainqueurs (voir Le Séducteur), et où les autres seront castrés et placés arbitrairement dans le purgatoire des sentiments, la friend zone (voir l’article sur L’amitié Homme-Femme). Dans la majorité des cas cependant, la femme de 20 à 30 ans connaît différentes expériences (la plupart du temps avec un homme pas aussi viril qu’elle aurait espéré, un peu trop gentil quoi), allant de l’amour fusionnel à la vie en couple, avant de se lasser de la « routine » (soit cette situation où le rapport de force laisse sa place au naturel, inacceptable pour la jeune femme), et de s’écarter de son compagnon pour se laisser tenter par un autre homme en représentation (plus viril, + d’androgènes), profitant là de son immense succès physique. (et subissant l’énorme pression sociétale au changement, au laisser aller, et à la perte de valeurs d’engagement, propédeutique au développement de la société de consommation). La jeune femme a une position tellement favorable sur le marché de la séduction, que certaines refusent même de céder à toutes ces avances, se placant définitivement sur un piédestal, dont il leur faudrait tomber pour se faire baiser, et jettent leur dévolu dans cette formidable invention : le travail de femmes (j’ai bien dit « de »). Soit le détournement d’une propriété biologique de la femme : éduquer un enfant avec beaucoup d’implication et d’investissement, pour une tache à moyenne valeur ajoutée ne nécessitant aucune créativité mais simplement de la rigueur, genre rentrer des chiffres dans Excel, commander des fournitures dans un bureau, communiquer, organiser les agendas, les interviews, etc… Bref tous les postes du tertiaire qui auraient un turnover colossal s’ils étaient occupés par des hommes, en plus de coûter plus cher. Cette jeune femme précieuse et hautaine devient donc executive woman, pensant que son succès est décuplé, elle qui refuse les hommes tellement elle a de propositions, et qui en plus connaît une gloire immense dans son travail, même si elle retrouve son pot de Nutella et ses séries quand elle rentre chez elle.

C’est également l’âge où la fille doit construire sa vie, quitter le domicile de ses parents, aller « en ville », faire une carrière, même si elle n’a pas fait beaucoup d’études. Bref, c’est l’âge où la femme commence à penser à son avenir matériel. C’est l’âge pour beaucoup de filles de la semi-prostitution. Soit cette capacité pour une fille bien disposée physiquement de s’échapper de sa condition sociale pour s’élever, en mettant son corps et sa capacité de séduction à disposition (vieux, mondains, businessmen)[1].

Mental note pour mon prochain article: contribuant ainsi à la misère sexuelle et sociale des hommes les bien moins lotis financièrement…

Et puis chez les bourgeoises et les bonniches, la vingtaine (surtout avant 25piges) c’est l’âge où on se marie, pétrit de certitudes, où l’on croit qu’on peut développer une vie à deux équilibrée et jouissive alors qu’on ne se connaît meme pas… en bref, c’est à cet age là que nombre de mariages foirés vont naître.

La femme (30 – 40 ans)

La trentenaire est fatiguée. Blasée d’avoir jeté la plupart des mecs bien qu’elle a rencontré, de les avoir castré et placé en friend zone, et d’avoir préféré se faire troncher par des mecs genre « Eric » de Paris, fidèle du Man-Ray, carte gold et poils sur le torse à la place. Elle est blasée car ce con la trompe, ne veut pas lui faire de gosse, et se fout royalement de sa gueule (surtout depuis qu’il baise avec Corinne, une de ses meilleurs amies). Elle l’a quitté un peu avant ses trente ans, car ca y’est ; la femme est sous pression biologique forte. Plus le temps de débattre, plus le temps de rigoler, elle doit maintenant trouver le père de ses enfants, et, après toutes ces expériences ratées, autant prendre quelqu’un de bien (d’autant qu’elle se sait dépassée par la femme de 20 ans… déjà). C’est la période où la séduction est la plus naturelle, la plus franche, la plus aisée. Les deux sexes agissant enfin naturellement, donc comme deux êtres qui recherchent la même chose. C’est la période où, une fois en couple, tout va très vite. Mise en couple, fiancailles, un gosse, deux gosses, nouvelle Laguna, tout est rôdé… Elle apprécie alors pleinement son travail, et vivra ses plus belles années de mère et de femme (de vrai femme, pas de pouff séductrice).

Quarante ans et plus…

Déjà hors-circuit physiquement, elle tombe de son piédestal lorsqu’elle est mise au rebus des métiers de représentation (communication, etc…), remplacée par la chair fraiche (celle qui fait rêver les consommateurs, facon Victoria Silvstedt). Ses enfants arrivant à l’adloescence (donc à l’age ou le mimétisme social remplace progressivement l’éducation parentale), elle a du temps pour faire un bilan de sa vie, ce qui coïncide généralement avec ses premières psychanalyses (elle y a toujours été sensible, en bonne lectrice de Elle et de Femme actuelle). C’est le temps des regrets, surtout pour l’executive woman qui se rend compte qu’elle a sacrifié les plus belles années de sa vie pour un 3 pièces à République et un écran plasma. La semi prosituée, elle, est désormais hors course, vivant sa solitude dans un studio proche du périphérique. Dans l’alcool et/ou la drogue, elle se dit que le monde est injuste et que les hommes sont des porcs, qui crachent sur une femme dès qu’elle commence à vieillir. Elle se dit aussi qu’elle a été bête de dépenser tout son argent dans de la chirurgie esthétique qui n’a finalement servi qu’à retarder sa fin de carrière de 5 ans.

Plus la femme arrivera près de la mort, plus elle réalisera que sa vie est désormais finie, dans le sens où la folie n’existe plus, où tous les moments de bonheur sont ceux vécus pas procuration par sa descendance ou ses proches. Elle rêvera alors de s’envoler une dernière fois. Une dernière fois aller au septième ciel, rappel final d’une danse envoûtante dont elle aurait dû mieux profiter. Alors elle scrute, désormais directe et honnête quand elle séduit, comme un jeune mec en confiance, et elle cherche à s’inviter dans une dernière imprudence et oublier, l’espace d’un instant, que sa gloire aura duré 15 ans.

Notes

[1] Un article sur le sujet est en cours d’écriture à l’heure où ces lignes sont postées

8 Responses to “Les stades d’évolution de la Femme”


  1. 1 hayke mai 9th, 2007 at 14:16

    Très joli article, à travers sa lecture il me vient la réflexion que le temps joue pour nous les hommes. De plus, il est assez jouissif de penser que celles qui refusent nos avancent aujourd’hui seront celles qui seront en demandes demain ;-)

  2. 2 parasite mai 9th, 2007 at 15:09

    C’est exactement ca!
    La courbe des hommes est une courbe beaucoup plus linéaire, en croissance permanente jusqu’à très tard, et la pointe se situerait + vers les 35 que vers les 20 ans

    parasite

  3. 3 Bonjoure mai 11th, 2007 at 23:42

    “Les femmes, toutes des putes; sauf ma mère”

  4. 4 Parasite-pasdeschiffons mai 12th, 2007 at 13:18

    Pas forcément, nous étudierons les différents groupes de femmes (non pas par age, mais par groupe sociologiques) dans un prochain article..

  5. 5 Immonde_entier mai 31st, 2007 at 5:53

    C’est pour cette triste realite qu’il est de bon ton d’etre indulgent avec les femmes. N’empeche, elles sont chiantes.

  6. 6 Sissi juin 3rd, 2007 at 12:28

    Alors moi je suis une femme de 30 ans qui a grandi sans père, et sans refferent car mon beau-père a 10 ans de plus que moi. Dans ce cas comment pourriez vous interpreter mon attitude en séduction, le “complexe d’Oedipe” étant impossible dans mon cas.
    De plus si je vous suis bien, aucune femme désirant travailler ne peut avoir fait de longues études supérieures, et avoir de postes à haute responsabilité. C’est bizarre.
    Attention, j’ai bien lu que cet article était volontairement exagéré, mais je serais très interessée par la lecture de votre argumentaire dans ce(s) cas de figure.
    Merci d’avance.

  7. 7 Parasite-pasdeschiffons juin 3rd, 2007 at 23:34

    Ton cas fait partie de ce qu’on appelle les “accidents oedipiens”, donc des exceptions, non traitées par cet article sans vocation d’exhaustivité.

    L’absence du père chez la fille implique l’empêche souvent de rester dans cette zone de sentimentalisme séducteur (la réduction psychologiste) et donne souvent des femmes naturellement portées vers la réflexion et vers la pensée globale. (Evidemment, ca créé d’autres déséquilibres, mais on a tous nos névroses..)

    Pour les postes à haute responsabilité je ne te suis pas… C’est évidemment possible. Mais tu noteras que le genre de fille qui rêve de devenir Paris Hilton ou Victoria Silvstedt devient rarement prix nobel de physique. Et que la passionnée de physique-chimie qui a sauté 12 classes soigne en général moins son apparence que Clara Morgane.

  8. 8 A@T nov 14th, 2007 at 16:22

    Je l’avais déjà lu et je suis toujours estomaquée par votre justesse à toi et Lashoz pour des hommes si jeunes, c’est déroutant.

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