L’incessant cycle humain

A chaque nouvelle naissance, l’humanité retombe à zéro, et sans l’éducation, et l’environnement développé de nos villes, nos gentils enfants seraient de vrais petits tarzans sauvages, voire même des petits Cro-Magnons barbares. Si nos enfants pouvait démarrer avec notre connaissance, notre mémoire, en plus du patrimoine génétique, alors nous serions déjà en train de surfer sur l’ anneau de saturne, en faisant des grosses soirées avec plein d’aliens ravissantes, sur les derniers sons spatio-galactiques des rappeurs du système solaire d’Andromède. Non, plus sérieusement notre compréhension du monde serait tout simplement beaucoup plus avancée. Ce n’est évidement pas le cas et à chaque génération il faut tout recommencer…

Imaginons qu’une catastrophe naturelle ravage toute la planète et ne laisse sur terre qu’une jungle, des animaux et Lashoz accompagné de Nathalie Imbruglia [1]. Et bien mis à part le plaisir que je trouverais à sauver l’espèce humaine, il faudra tout recommencer à zéro, à ZERO ! Et le pire c’est que l’humanité passera surement par les mêmes stades d’évolution, et répétera l’histoire à l’infini. L’organisation humaine suit les mêmes règles figées à travers le temps car elle dépend des mêmes paramètres.

Imaginons maintenant qu’un dictateur mondial prenne le pouvoir et décide d’exterminer tous les adultes et de supprimer tous les médias du savoir (livres, films documentaires, internet…). Imaginons qu’à la place il institue comme unique culture et savoir aux survivants qui sont les enfants : la corde à sauter et le « je te tiens par la barbichette ». Et bien cet homme là pourra à loisirs observer que l’avancée humaine ne tient à rien et peut facilement être plafonnée, que l’homme peut être modelable tout en restant dans le cadre de ses capacités d’évolution.

Imaginons maintenant le scénario le plus probable : La fin de notre civilisation par le progrès. Il est fort possible que l’on ne sache pas sauver notre planète, que le point de non retour soit dépassé, qu’on ne puisse pas aller sur une autre planète et que finalement l’homme se détruise par lui-même et sa soif de progrés[2]. Si une poignée d’hommes survivent, la société qu’il reconstituerait serait forcément identique aux anciennes mais avec une prudence face au progrès, une prudence qui durerait maximum 7, 8 génération sous condition d’un endoctrinement acharné sur les enfants. Nous retrouverons forcément les mêmes mécanismes issus de notre condition humaine et notre envie infinie de plaisirs.

L’univers c’est : « L’EQUATION ». Notre écosystème, la planète terre, est une petite équation dans la grande. Une équation figée par un nombre de paramètres certes innombrables mais finis et commandés par une logique bien précise (règles physiques et biologiques).

Sous l’hypothèse de ces conditions, il est donc probable que nous ne soyons que les acteurs d’un spectacle, celui de la vie, spectacle cyclique se répétant infiniment à une échelle trop élevée ou trop microscopique pour la compréhension humaine, spectacle captivant destiné à tourner en rond à chaque fois de façon sensiblement différente mais toujours identique dans son ensemble.

Seul Dieu connaît la réponse, seuls ceux qui y croient en sont satisfait, seule la mort nous mettra tous d’accord.

Pour les geeks, et les fans de Matrix, je finirais par dire que la vie pourrait très bien n’être qu’un programme tout comme Second Life, un énorme jeux vidéos virtuel ET biologique. Nous serions donc les personnages de ce jeu passionnant et imprévisible car prennant en compte notre libre arbitre et notre incidence sur l’environnement. Nos propres jeux vidéos, Nintendo et Sony, ne serait donc qu’une mise en abyme de nos vies et nos fantasmes, et les animaux de nos zoos un miroir terrifiant.

Lashoz

Notes

[1] c’est bon ne vous inquiétez pas, je me dévoue pour sauver l’humanité, je suis comme ça, un altruiste dans l’âme

[2] à ce propos je conseille à tous l’excellent livre de René Barjavel « Ravages », un pur chef d’œuvre littéraire humain et visionnaire, datant des années 60

9 Responses to “L’incessant cycle humain”


  1. 1 abdelgeorge nov 1st, 2007 at 1:35

    l’avantage de la remise à zéro par la naissance, c’est qu’on y trouve le point zéro de la lobotomisation par le média et l’environnement, donc une chance (certes infime) de vie faite de recul….

  2. 2 tock nov 2nd, 2007 at 11:54

    N’empêche qu’il y en a qui reparte moins de zéro, à chaque naissance, que d’autres…
    (c’est pas le sujet, je sais).

  3. 3 l'1trus nov 2nd, 2007 at 14:19

    “L’organisation humaine suit les mêmes règles figées à travers le temps car elle dépend des mêmes paramètres.”
    c’est faux, archi faux.
    l’organisation humaine est une suite d’accidents,rien n’est determiné dans le fait qu’il y a eu des esclaves ou l’invention de l’argent,et la domination d’une classe sur une autre.
    L’arrivée d’Homo sapiens, il y a 100,000 ans, correspond à environ trois secondes dans une journée de vingt-quatre heures par rapport à l’histoire de la vie. L’histoire de l’humanité durera-t-elle plus de six secondes? Qui peut le dire? Ce qui reste est que l’apparition d’Homo sapiens est très soudaine. Elle s’est produite probablement à la suite de quelques mutations dans l’expression de gènes de développement très particuliers, mutations qui ont déterminé l’expansion d’aires corticales, cérébrales, qui étaient en puissance chez notre ancêtre mais qui n’étaient pas développées au point où elles le sont chez nous. Les ancêtres de l’homme et la lignée de l’homme voient non seulement une augmentation abrupte de la taille du cerveau, mais surtout de sa surface totale et plus particulièrement de celle qui est affectée aux fonctions cognitives. L’invention de la culture, du langage, de la sociabilité, n’est pas pour rien dans la façon qu’a eu Homo sapiens d’être comme sorti de la nature, en quelque sorte d’être et de ne pas être un animal.

  4. 4 Sébastien nov 4th, 2007 at 5:05

    (petit message pour contrebalancer mon seul message critique et donner un semblant de neutralité).

    Très bon point de vue…R.A.S.

    Ah, si, le style n’est pas très littéraire, mais en l’occurrence, on s’en moque.

    Allez, à bientôt de vous lire.

  5. 5 parasite nov 4th, 2007 at 18:43

    La variété des styles d’écriture, c’est un des fondements du blog.
    ++

  6. 6 abdelgeorge nov 4th, 2007 at 19:40

    L-F Céline n’était pas trés littérraire non plus pour sa période…

  7. 7 Lashoz nov 4th, 2007 at 21:44

    Salut tout le monde,

    Quand je parle de paramètre je théorise (sans aucun crédit scientifique) sur les limites inhérentes à notre écosysteme. Sans l’intervention d’un nouvel élement, l’évolution va dans le même sens, elle suit le même mouvement global, pour preuve l’histoire ne fait que de se répeter. Les civilisations tournent sur le trône du monde, se ratrappent, se distancent, se copient, se différencient, mais elle suivent toutes le même modèle et on y retrouve sensiblement les mêmes mécanismes humains.

  8. 8 l'1ntrus nov 4th, 2007 at 22:21

    non, les exemples historiques abondent de sociétés ayant atteint un très haut degré de civilisation sans avoir inventé la monnaie (Égyptiens, Incas, Aztèques…..)..,fondées sur le partage et non pas sur l’échange. ce qui bien sur change toute la nature des comportements humains, individuels ou sociétaux. les mecanismes humains dont vous parlez sont avant tout des mécanismes marchands. la logique du profit est inhérente au capitalisme mais pas a l’espece humaine.

  9. 9 Nerkfel déc 6th, 2007 at 21:52

    “non, les exemples historiques abondent de sociétés ayant atteint un très haut degré de civilisation sans avoir inventé la monnaie (Égyptiens, Incas, Aztèques…..)..,fondées sur le partage et non pas sur l’échange.”

    Je me demande si on lit les mêmes livres d’histoire. Qu’il n’y ait pas de monnaie ne signifie pas qu’il n’y ait pas d’échanges. La monnaie n’est qu’un moyen économique (un vecteur de pouvoir parmi d’autres) dont les avantages fonctionnels ont fini par l’imposer par rapport au troc. Alors avant d’aller plus avant dans la conversation j’aimerais savoir si , selon toi, les civilisations que tu cites ne pratiquaient sous diverses formes le troc et donc l’échange.Ensuite, dans ce contexte, j’aimerais beaucoup entendre ce que tu veux dire par un civilisation fondée sur le “partage” et non “l’échange”.

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