Explication du « on » et du « ils »
S’il y a une chose que les classes dirigeantes ont réussie, c’est d’ éliminer toutes les critiques constructives du système par la dénonciation systématique et hystérique de « la théorie du complot ». Au premier rang de ses critiques revient cette fameuse critique du « ils » et du « on ». Précisons donc un peu les choses…
Quand je dis ils, je parle de ceux qui ont développé une société du désir qui vise à nous rendre seuls et frustrés, pour qu’on jette notre dévolu dans la consommation déraisonnée et décorrellée des besoins réels. Quand je dis « ils », je parle de ceux qui décident à notre place, et font de nous les moutons que nous sommes devenus avec notre plus grand consentement.
Ce « ils », ce sont les tenanciers du capitalisme du désir, du capitalisme post-68, ceux qui tiennent par les couilles les deux piliers de la république actuelle, la politique et les medias, ceux qui ont le pouvoir de créer des élites de pacotilles chargées de prêcher la bonne parole, ou chargées de dire ce qui est subversif et rebelle et ce qui ne l’est pas. Ce « ils », ce sont ceux qui nous séparent en segments et en types d’acheteurs et créent des medias sur mesure en fonction de ces cibles, ceux qui ont tellement financé et corrompu la politique qu’ils ont réussi à cantonner le rôle des élus à un simple travail d’attaché de presse chargé de ne valider que des lois en faveur de la propagation du désir et de la frustration sexuelle, du développement de la déresponsabilisation, de la montée de l’individualisme et de la montée en puissance de la consommation, pétrole du moteur capitaliste. Ce « ils », ce sont ces élites qui verrouillent tous les postes clés en France, pays des élites et de la technocratie, où il est strictement impossible de prendre le pouvoir à moins d’être un produit de cette caste. Dans ce pays tenu par les polytechniciens, énarques, francs maçons et normaliens, les quelques « élites » élevées d’une de ces minorités qui font la majorité du peuple ne sont que des pions placés pour masquer un peu plus la réalité des choses. Des idiots utiles, imbéciles heureux à la Jamel Debbouze ou à la Diam’s, tout content d’être acceptés par ce milieu « pas si cruel » qu’est le monde du spectacle, alors qu’ils ne servent que la cause supérieure. Ce « ils », ce sont les propriétaires des 10 plus grosses entreprises françaises, cœur de toutes les décisions. Ce « ils » là n’a pour but que d’alimenter le système qu’il a mis en place, un système de vente permanente de biens de consommation inutiles, une production d’objets qu’il finance par le marché, lui-même très sensible à la progression constante et permanente des chiffres de vente. Un contresens interne, puisque chaque besoin créé est de fait comblé par l’acte d’achat, donc un système qui ne peut survivre qu’en renouvelant de façon indéfinie les besoins, et en en créant de nouveaux. Des besoins à renouveler constamment d’où nait la haute couture et les collections biannuelles, l’exportation du concept œnologique de « Millésime » pour les voitures[1], les modes vestimentaires, les événements commerciaux (soldes, fêtes de mères, fêtes des grands mère, bientôt fête du toutou ou fête du beau frère de la meilleure amie), et tous ces cycles artificiels qui rythment faussement la vie des français, mais qui assure définitivement des rentes régulières par toute saison pour les industriels. Des cycles auxquels viennent s’ajouter les tendances, dictées et édictées sous la houlette des marketeux des grandes sociétés qui décident de recréer une mode dès que le marché s’essouffle et la répandent sur leur cible préférée, les jeunes[2], avec l’aide de leur bras armé, les media, et des idiots utiles que sont les sportifs et les chanteurs. C’est de là que naît toute récupération d’un art à des fins marketings. Inutile de dire que la tendance actuelle décrétée « norme transgressive » par le pouvoir est le rap / hiphop depuis 1997 environ, et le virage surprise de Skyrock d’une programmation 100% rock à une programmation 100% rap du jour au lendemain.
« On envie l’Amérique et sa victoire, mais à force de copier on ne ressemble qu’à sa province » (Rocé)
Aujourd’hui ces idiots utiles sont souvent des arabes[3] . Parce que, malgré la haine organisée des arabes à travers les media (pour des raisons géopolitiques et économiques que je prendrai le risque d’aborder plus tard), il faut dire qu’ils représentent quand même 6 millions de personnes, dont une part importante à moins de 30 ans. Ceux qui retournent souvent au « bled » savent aussi que dans cette région du monde, on aime bien se montrer et se comparer aux autres. Jeunes et flambeurs, les arabes sont des cibles idéales pour notre marionnettiste. Si on rajoute à cela le côté rebelle, cette fameuse rébellion qui fait que tant de jeunes français, italiens et portugais s’identifient depuis 15 ans aux arabes (Akhenaton l’italien, Kool Shen le portugais, Diam’s la maltaise en tête de groupe), on comprend mieux pourquoi on nous place ces pions là à cet endroit là. L’élève égale le maître. Parce qu’il faut dire que les inventeurs du concept sont quand mêmes les américains. Ce sont eux les professionnels du placement stratégique pour faire rentrer dans le rang de la consommation une communauté potentiellement influente et dangereuse. Et on a bien vu qu’il n’y a rien de mieux pour une société en crise que de rendre les éléments qui peuvent la faire imploser dépendants de petites appartenances matérielles (voir la meilleure des polices). La consommation, c’est le sédatif le plus puissant, le plus contagieux et le plus généralisé qui soit. Les ricains l’ont bien compris, et ils ont aussi compris qu’en instituant une élite noire, ils pouvaient donner l’illusion au reste du peuple qu’il est possible de grimper dans ce pays pour évacuer tout sentiment d’injustice, engrais de la rage. Ils ont alors promu cette élite, complètement acquise à la cause de l’intérêt supérieur (sinon elle n’existerait même pas), et a fait croire à tous les dommages collatéraux de la politique ultra libérale (99% des autres noirs) que le pays est tolérant et que seule la compétence permet de monter les échelons. Ce n’était pas si longtemps avant que Jordan devienne le deuxième logo de la société Nike, pas très longtemps après Watts. En France, j’entends de plus en plus souvent des intellectuels objectifs et doués réclamer la création d’une élite arabe pour désamorcer la haine qui monte. C’est aussi inquiétant que redoutable d’efficacité. Sarkozy l’a bien compris d’ailleurs, à voir l’habile composition du gouvernement et la baudruche Rachida Dati.
Résumons. Pour régler le problème des banlieues, nos chères élites dirigeantes (ceux qui sont au dessus des politiques et qui les contrôlent) ont décidé de mettre de la poudre aux yeux des banlieusards cultivés ayant un minimum de conscience politique en leur faisant croire, comme aux Etats-Unis, qu’ils peuvent accéder à des postes clés par le simple fruit de leur compétence. Et pour les plus jeunes, ils s’attaquent à la source en les dépolitisant complètement quitte à frôler la lobotomie généralisée qu’a réussit à créer Difool, MSN, le rap, le programme d’histoire lacunaire, le culte de l’apparence de la zoulette de banlieue à la bourgeoise du 16ème, Diam’s, et comparses, qui fait que les jeunes immigrés soient si peu soucieux de tout ce qui ne concerne pas la bonniche de 15 ans qu’ils veulent sauter ou leur crête Vivelle Dop. (voir la mode des cailleras)… Et quand bien même ces jeunes voudraient étudier, ils sont instrumentalisés une fois par an par les démagos gauchistes, meilleurs alliés du pouvoir (le vrai, pas celui qu’on élit), et les font descendre dans la rue pour leur faire rater un trimestre d’éducation.
Alors je fais partie de ceux qui, essayant d’avoir un brin de conscience politique pour protéger mon derrière (et pour le bien de ce pays, malgré mon absence totale d’attachement à lui), auraient tant voulu que les émeutes de 2005 soient d’une autre ampleur, d’un niveau quasi-révolutionnaire. Car ce pétard mouillé n’aura finalement servi qu’à faire prendre conscience nos fameuses élites dirigeantes, les « marionettistes » de la France, que ces gens sont effectivement potentiellement dangereux pour leurs intérêts, et qu’il faut donc passer à la phase 2 du plan.
Aussi ne devrait-on pas s’étonner dans les années qui viennent de voir de plus en plus de « banlieusards » promus « miracle social » par les médias, et coqueluche des français[4]. Cela commencera (et ca a déjà commencé) par le milieu du spectacle, avant de se répartir dans les affaires (dirigeants d’entreprises du CAC40) puis dans la politique. Car quand la politique d’un grand pays s’apparente en fait à être le cheval du grand Jockey Capitalisme, il n’y a plus aucune barrière à ce qu’un noir, ou un arabe, ou une femme au service de la « Cause » ne devienne président en France en 2017. Encore une fois, regardez les Etats-Unis…
Description du “on”
Le « On » c’est le reste aussi hétéroclite qu’il soit, c’est le peuple, moteur de la force productrice, créateur opérationnel de la valeur. Ce sont les anciens exploités qui le sont aujourd’hui avec plaisir et consentement. Le « on » c’est tous ces moutons humains que nous sommes, victimes de notre conscience limitée, de notre individualisme, de notre besoin de sécurité, et de nos dépendances matérielles si jouissives. Nous sommes la pièce s’emboitant parfaitement avec le « ils », la pièce qui n’attend rien, et qui est bien heureuse que les détenteurs du pouvoir fassent de nous ce dont ils ont besoin pour rester au pouvoir et toujours s’enrichir sur notre dos. L’illusion du confort minimal dans laquelle nous baignons masque les différences odieuses de richesses qui ne peuvent être justifiée par le travail et le mérite, elles sont justifiées par la naissance et son injustice. Cette illusion est garante de la paix civile. Il en faut peu pour nous calmer: un toit, un crédit, un salaire minable, deux jours sur sept pour pouvoir apprécier la vie, un gentil toutou, sans oublier les vacances tellement attendues que ça en devient stressant. La vie est belle hein?
D’ailleurs les « ils » sont comme nous, la seule chose qui les différencie de nous est la détention du pouvoir, et aux vues de l’histoire je serais tenté de dire que si on changeait les rôles, rien ne changerait, les « ils » sont tout aussi victimes de leur condition de leur subjectivité, et de leur intelligence. Ils sont seulement nés du bon coté la barrière, celui des privilégiés matériels et décisionnels, celui qui les place dans la vie quotidienne au dessus de leurs semblables. Les « ils » sont tout aussi faibles face à leurs vulgaires désirs et leur cupidité, mais à une échelle différente. Leur action doit être jugée plus durement car elle pèse lourd, tant au niveau humain qu’au niveau écologique et capitaliste, voila pourquoi Pasdeschiffons s’attaque à eux, même si à leur place nous ferions peut être la même chose. L’avenir nous le dira… Si oui alors nous sommes tous les mêmes, le vécu ne nous différencie pas, et l’organisation humaine en société ne peut se faire sans exploitation de l’autre, sans inégalités utilisées, et sans injustice inhérente et nécessaire. On pourra donc affirmer que la société dans laquelle on vit est la forme ultime et optimale de ce que peuvent faire les hommes. Quel gachis.
Le « on » représente donc les moutons que nous sommes, qui ne demandent qu’à être guidés, et ce même vers le précipice. La seule condition que l’on exige, c’est de garder nos illusions et de satisfaire nos pathétiques désirs. Il en faut peu pour nous asservir. ‘Ils’ l’ont bien compris.
Le parasite et Lashoz
Notes
[1] sans parler des « séries spéciales », comble de la connerie… je me rappelle même d’une Peugeot série spéciale Wanadoo…
[2] qui ont la plus forte propension à se copier les uns les autres
[3] désolé si je parle d’« arabes » et pas de « beurs », j’ai prêté serment de haine à l’égard de « Salamalekh Bounty » et comparses
[4] note : si les media voulaient faire passer Emile Louis pour le personnage préféré des français, je crois que par une série d’entourloupes dont ils ont l’habitude, ils le pourraient
Il est où le problème ?
quel pb? (merci d’etre constructifs et complets ds vos commentaires)
Cela ressemble à du Soral. Brillante analyse de la société contemporaine.
Ok, admettons qu’il soit possible d’accéder au pouvoir et de mettre en oeuvre une réelle alternative au cauchemard actuel: que construire à la place?
Personnellement, Je ne pense pas qu’il soit possible de revenir à une sorte de capitalisme “modéré”, raisonnable et respectueux de tous, même au niveau national. Peut-être Dame Nature à ce pouvoir mais la politique, je n’y crois plus, comme beaucoup.
Salut les Déclassés,
“On pourra donc affirmer que la société dans laquelle on vit est la forme ultime et optimale de ce que peuvent faire les hommes. Quel gachis.”
…
J’en suis venu à la meme conclusion il y a quelque temps en observant tout ce boxon. C’est rafraichissant de le lire.
L’article a l’avantage de mettre des mots sur ce que pas mal de monde peut ressentir. Mais on en reste pour l’instant au stade du constat.
Naïvement, je m’attendait en fin de votre texte à des pistes sur une “solution”. Autre bien sûr, qu’aller vivre dans une grotte au Guatemala. Quelque chose de plus global qui ne soit pas une fuite.
Vous allez surement me répondre un stay-tuned-on-y-travaille ;-).
La quete parait longue en tous cas…
“On pourra donc affirmer que la société dans laquelle on vit est la forme ultime et optimale de ce que peuvent faire les hommes. Quel gachis.”
“Naïvement, je m’attendait en fin de votre texte à des pistes sur une “solution”
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Si cette société est ce que l’être humain est capable de faire de mieux, alors c’est bcps plus simple: il n’y a PAS de solution…
“On pourra donc affirmer que la société dans laquelle on vit est la forme ultime et optimale de ce que peuvent faire les hommes. Quel gachis.”
“Naïvement, je m’attendait en fin de votre texte à des pistes sur une “solution”
—————-
Si cette société est ce que l’être humain est capable de faire de mieux, alors c’est bcps plus simple: il n’y a PAS de solution…
Comme Bouygues, soyons constructifs !
Question :
Ne dis-t-on pas: “ils” sont dangereux (les pauvres) et “on” nous cache tout (les élites comploteuses et cachées…) ? “On” c’est eux et “ils” c’est nous, non ?
Ou c’est l’inverse…
Je ne sais plus.
De quoi on parle en fait ?
C’est quoi cette réduction de pensée? Autant qualifier le texte de “suite de mots” tant qu’on est dans la superficialité intellectuelle!
Ce texte est une démonstration de pourquoi un déclassé restera à jamais un déclassé… Un déclassé ne peut devenir une élite en France car les élites sont issus d’une caste (privilège de la naissance bien souvent, technocratie, etc…), et même si ce déclassé parvient à un poste intéressant (rachida dati, etc…), c’est qu’il ne s’est pas encore apercu qu’on lui a fourré une bonne carotte dans le cul, et qu’il est utilisé pour maintenir dans le rang ceux qui se rendraient compte de la supercherie.
Une démonstration autrement dit de pourquoi ce pays est vérouillé et sans perspective pour les gens qui ont de l’ambition et comme seul atout leur intelligence et leur honneur. C’est un couple qui n’ouvre absolument aucune porte.
Et quand on voit comment pousse la grogne de ceux qui se font enfumer, pendant que les media, esclaves du vrai pouvoir, les isolent et les montrent du doigt, en meme temps qu’ils créent des bauderuches de réussite de sociale, ca mérite qq explications. Pour finir, ce texte est un début de réponse a la question de tous ces bourgeois déconnectés de la réalité: “pourquoi les enfants d’immigrés / jeunes / pauvres n’ont aucun espoir en la France? (voire la haïssent)”.
*
Pour répondre aux autres lecteurs, le système est doublement sans espoir. 1/ la capitalisme est irréversible. Sa seule fin est comprise en son propre code génétique: les entreprises délocalisent ds le tiers monde car la main d’oeuvre coute moins cher. cela créé artificiellement un pouvoir d’achat, la consommation prend, les gens veulent s’enrichir, le pays ouvre ses frontière, l’uniformisation culturelle prend (l’appauvrissement culturel devrait-on dire), et ces memes gens veulent gagner de + en + pour assouvir leurs besoin nouveau, et les salaires augmentent jusqu’au moment où l’économie réalisée pour augmenter les marges devient insignifiantes. C’est exactement ce qui se passe en Chine, ou on délocalise déja en Asie du Sud Est car les chinois sont déja trop chers. Apres l’Asie, ce sera l’Afrique, et apres quoi? Il ne sera plus possible de réduire les couts de production et donc d’augmenter les marges, plus possible d’augmenter les ventes car tout le potentiel de consommation humaine sera poussé au maximum et on arrivera donc au moment fatidique où la décroissance sera la nouvelle norme, ou les profits constitués s’effondreront, et il n’y a qu’à ce moment là (si la terre n’a pas explosé avant) qu’on fera marche arrière… de force. On est trop loin dans la logique, est il n’est pas humain de descendre du train en marche.
2/ l’élitisme: le pb du capitalisme francais, c’est sa contradiction avec son histoire. Une histoire par laquelle une aristocratie a toujours tenu le pouvoir dans ses mains, mais une histoire coloniale qui fait de la France est pays aux origines diverses, avec un mélange d’intelligence extraordinaire, mais des intelligences muselées, puisque limitées par le plafond de verre de l’obligation de la naissance. Donc un capitalisme complexé, ou on créer une culpabilisation du pouvoir de l’argent (a opposer à l’ostentation américaine), officiellement par puritanisme, mais offieusement pour empecher la masse créative de réclamer son dû, et cantonner les gens a remplir leur role de petit executant borné.
Voila ce qui fait de la France un pays sans espoir, vérouillé de l’intérieur qui ne pourra se débloquer qu’avec beaucoup de destruction. En attendant, puisque le capitalisme est une fatalité et qu’on est condamné à prendre les miettes, autant se diriger vers une société ou le mérite et la compétence sont reconnus, ce qui est impensable en France.
Le mérite ? t’es un révolutionnaire toi …
Moi je dis qu’il faudrait inventer une espèce de diplôme minimal, genre pour tous, à la fin de l’enseignement général. Et puis les charges publiques détenues par l’artistocratie, faudrait les ouvrir à tous, un genre de concours pour accèder à l’administration. Même l’esclave pourrait s’y présenter !
Redonner le pouvoir au peuple, aux vrais gens, et puis des sortes de banquets démocratiques pour causer aussi !!!
pfiouuuu… c’est énorme. On va y mettre le feu à ce XXème siècle !!!
Surtout quand on est déjà au 21ème…
Bien sur, dans ce texte il n’y a rien de vraiment nouveau, tout ceci a déjà été écrit par ailleurs, mais il faut remarquer, qu’en dehors du fait qu’il est plutôt bien écrit, il est aussi beaucoup plus accessible a un plus grand nombre.(les bouquins de Soral sont un peu chéro non ?).
Alors à ceux qui réclament une solution et qui espèrent que quelqu’un va leur donner, je vais vous en souffler une : imprimez ce texte, distribuez le !.c’est ça la solution. Moins il y aura de dupes, plus vite les choses changeront.
Notre pilule du soma chère à Aldous Huxley est remplacée par les iPods, écrans plats et autres “gizmos” totalement inutiles. On est en plein dans le cauchemar consumériste imaginé par l’auteur, le conditionnement dirige les goûts des membres de la société vers des loisirs nécessitant l’achat d’équipements au lieu d’apprécier des passe-temps gratuits ou bon marché. Oh Saint Bouygues ! donnez nous notre ration de daube quotidienne, loué soit-il ! y’à quelque chose de l’ordre du religieux. Nous avons faim, on s’emmerde ! nourissez nous ! La france grande consommatrice d’anxiolytiques! Sur un plan différent mais connexe, observons également la progression d’une “novlangue” Orwellienne ou la manipulation du langage pour éliminer toute pensée subversive. Le patois SMS-zyva va finir par tuer toutes les subtilités de la langue, l’effet se fait déjà sentir sur la capacité des jeunes à avoir une pensée construite. Quelle misère ! L’abêtissement de la populace est en marche ! et ce conservatisme technocratique et népotique que tu dépeins avec justesse n’est malheureusement pas l’apanage de la France, l’oligarchie est un modèle planétaire. En s’y penchant, le parallèle avec la décadence de l’empire romain est d’ailleurs édifiant, ça sent la fin. Et quand on arrivera au bout…on recommencera.
Percutant lucide et réaliste comme toujours.
Je n’ai pas l’impression que ce phénomène soit français ou contemporain, j’ai l’impression que de tout temps il y a eu ce système sous différentes formes. Ceux détenant le pouvoir cherchant à le garder à tout prix en maîtrisant les masses. Seuls les moyens différent, certaines civilisations ont utilisée la terreur, d’autres le divertissement (Rome et les jeux du cirque), aujourd’hui ça serait la télé et toutes les autres formes de manipulation utilisé par les médias pour lobotomisé le cerveau (star ac, série TV, pub, ect…).
Le pire étant que même si la classe dominée renverse la classe dominante, elle forme à son tour une nouvelle élite qui cherchera à garder le pouvoir.
Pas vraiment l’impression que l’humain ait beaucoup évolué depuis quelques milliers d’années.
Bravo les gars, c’est réconfortant de savoir qu’il existe des (pseudo)semblables qui pensent à peu prés comme soit…. A un moment donné, j’ai cru etre le robinson crusoé de l’immigration en terme de raisonnement et de pensée….
Je pense que le rangement du gourbit social dans lequel on se trouve (caste des pouilleux sans distinction de race ou de sexe) ne pourra se faire que sur du long terme, par le biais de la discussion avec nos proches et surtout nos progenitures (en veillant à leur fournir carte de bibliotheques en lieu et place de pompes à bulle d’air)…
Sinon, on ne cessera jamais de se conduire comme des chiens dressés pour attaquer l’individdu cherchant à nous délivrer de nos laisses….
Au passage, chapeau pour ce site…
encore une poignée de réactions comme celle là et on est assez pour declencher une émeute.
http://www.voltairenet.org/article1…
Cette interview est un must.
Note: le passage qui parle des noirs américains dans le texte est inspiré en partie des livres de Iceberg Slim que nous ne saurons jamais assez recommander.
Texte passionnant, lien vers l’interview d’Ashanti Alston passionnant.
J’ai fait suivre !
Merci pour la clarté et la profondeur de réflexion de vos billets.
Le mot “terrorisme” et l’imagerie véhiculée autour (le lavage-matraquage de cerveau)ne sont qu’une réduction, une restriction du langage (type novlangue) pour brouiller les cerveaux, créer des reflexes de peur et de limitation du raisonnement. Condamner toute révolte. Ce n’est pas une coincidence si dans l’histoire des révolutions les armes sont forcément nécessaires pour “changer les choses”. Mais pour ça il faut avoir le peuple avec toi, sinon ce n’est plus une révolution. C’est une croisade de fantômes… ou une manif place de la bastille…
Pour moi, l’élément le plus important et le plus terrible de votre texte : “même si à leur place nous ferions peut être la même chose”.
Je dois avouer que ton “peut-être” m’a fait sourire. Le pauvre, tiraillé entre l’honnêteté intellectuelle, la lucidité douloureuse et le besoin de prouver son point .Oui car “on” doit être différent des “ils” autrement que par les sapes et le milieu, sinon on serait idiot, voire pire, hypocrite.
Pour moi « on » et « ils » jouent la même partition, mais chacun avec les instruments que la contingence lui a distribué. On et Ils sont gouvernés par les mêmes forces, des joujous biologiques dont la volonté propre, un libre arbitre m’apparaîssent ,pour la plupart, irrémédiablement absent. Le “plupart” c’est juste pour pas paraître catégorique.
Si on est lucide jusqu’au bout, ton texte n’est qu’une énième répétition dont les variantes sont les décors, les noms et les drapeaux. Des constats de la sorte sont en profusion à travers l’histoire et le présent et toujours le même schéma se dessine.
Un groupe impose ses valeurs dans une société humaine et il définit des normes, des échelles d’évaluation et des règles. Son pouvoir s’impose alors de fait, ce qui est bien le but de toute mascarade morale par laquelle se drape une stratégie de domination. Mais « naturellement », « mécaniquement » des forces contraires tentent ou tenteront de s’y opposer. Il se trouve qu’avec la socialisation de l’homme, le meilleur moyen de prendre le pouvoir est de rassembler les masses à sa cause. Et la meilleure ruse pour y parvenir est de se couvrir de valeurs morales supérieures et de promettre le monde meilleur qui va avec.
Le but ,conscient ou pas, est le même que ceux qu’ils dénoncent, la domination. Les mêmes forces les gouvernent, seule la ruse diffère. Mais pour que les choses changent, que la roue tourne, il faut que la masse se décide à se sacrifier pour cette nouvelle idole. Pour cela, un point critique doit être atteint : celui où le peuple ressent douloureusement les chaînes de l’ancien pouvoir et ne devine pas celles du nouveau. Que le peuple ait plus à gagner qu’à perdre. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. D’autant plus qu’il ait difficile d’imaginer un nouveau système où les chaînes seraient plus douces et moins visibles que maintenant.
Pour résumer, des cercles qui changent de couleurs, c’est l’histoire humaine.La connaissance et la mémoire permet ces changements de couleurs. Pour les autres bêtes ce serait plutôt des cercles monocolores. Le lion , les antilopes et les hyénes jouent toujours les mêmes scènes dans la savane. Ni les décors , ni les noms changent. Si ils avaient des cours d’histoire,ce serait facile !
La vie serait donc une nécessité du déploiement et du choc perpétuel de forces contraires. Une volonté tragique qu’on pourrait s’amuser à expliquer rationnellement par les gènes et les mèmes de la théorie néo darwinienne de Dawkins, auxquels certains font références ici .Mais l’important est bien de ne pas se tromper sur soi-même. Par vos textes, par mon texte je participe à cette volonté, à cette lutte de pouvoir que mon instinct commande. Je ne suis pas différent des ils et des on … Peut-être un peu lorsque je le reconnais.
Tu vois, pr moi l’intéret premier de ce qu’on écrit est de pouvoir susciter ce genre de commentaire… Merci
Pas de soucis je saisis l’esprit. Je vous remercie aussi pour vos textes qui résonnent dans mon esprit et me donnent le courage de travailler mes propres interprétations. J’espère n’avoir pas paru trop aggressif, ce n’était pas mon intention consciente en tout cas.
Merde alors !! Même les commentaires sont savoureux !!…