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nov 07

L’incessant cycle humain

A chaque nouvelle naissance, l’humanité retombe à zéro, et sans l’éducation, et l’environnement développé de nos villes, nos gentils enfants seraient de vrais petits tarzans sauvages, voire même des petits Cro-Magnons barbares. Si nos enfants pouvait démarrer avec notre connaissance, notre mémoire, en plus du patrimoine génétique, alors nous serions déjà en train de surfer sur l’ anneau de saturne, en faisant des grosses soirées avec plein d’aliens ravissantes, sur les derniers sons spatio-galactiques des rappeurs du système solaire d’Andromède. Non, plus sérieusement notre compréhension du monde serait tout simplement beaucoup plus avancée. Ce n’est évidement pas le cas et à chaque génération il faut tout recommencer…

Imaginons qu’une catastrophe naturelle ravage toute la planète et ne laisse sur terre qu’une jungle, des animaux et Lashoz accompagné de Nathalie Imbruglia [1]. Et bien mis à part le plaisir que je trouverais à sauver l’espèce humaine, il faudra tout recommencer à zéro, à ZERO ! Et le pire c’est que l’humanité passera surement par les mêmes stades d’évolution, et répétera l’histoire à l’infini. L’organisation humaine suit les mêmes règles figées à travers le temps car elle dépend des mêmes paramètres.

Imaginons maintenant qu’un dictateur mondial prenne le pouvoir et décide d’exterminer tous les adultes et de supprimer tous les médias du savoir (livres, films documentaires, internet…). Imaginons qu’à la place il institue comme unique culture et savoir aux survivants qui sont les enfants : la corde à sauter et le « je te tiens par la barbichette ». Et bien cet homme là pourra à loisirs observer que l’avancée humaine ne tient à rien et peut facilement être plafonnée, que l’homme peut être modelable tout en restant dans le cadre de ses capacités d’évolution.

Imaginons maintenant le scénario le plus probable : La fin de notre civilisation par le progrès. Il est fort possible que l’on ne sache pas sauver notre planète, que le point de non retour soit dépassé, qu’on ne puisse pas aller sur une autre planète et que finalement l’homme se détruise par lui-même et sa soif de progrés[2]. Si une poignée d’hommes survivent, la société qu’il reconstituerait serait forcément identique aux anciennes mais avec une prudence face au progrès, une prudence qui durerait maximum 7, 8 génération sous condition d’un endoctrinement acharné sur les enfants. Nous retrouverons forcément les mêmes mécanismes issus de notre condition humaine et notre envie infinie de plaisirs.

L’univers c’est : « L’EQUATION ». Notre écosystème, la planète terre, est une petite équation dans la grande. Une équation figée par un nombre de paramètres certes innombrables mais finis et commandés par une logique bien précise (règles physiques et biologiques).

Sous l’hypothèse de ces conditions, il est donc probable que nous ne soyons que les acteurs d’un spectacle, celui de la vie, spectacle cyclique se répétant infiniment à une échelle trop élevée ou trop microscopique pour la compréhension humaine, spectacle captivant destiné à tourner en rond à chaque fois de façon sensiblement différente mais toujours identique dans son ensemble.

Seul Dieu connaît la réponse, seuls ceux qui y croient en sont satisfait, seule la mort nous mettra tous d’accord.

Pour les geeks, et les fans de Matrix, je finirais par dire que la vie pourrait très bien n’être qu’un programme tout comme Second Life, un énorme jeux vidéos virtuel ET biologique. Nous serions donc les personnages de ce jeu passionnant et imprévisible car prennant en compte notre libre arbitre et notre incidence sur l’environnement. Nos propres jeux vidéos, Nintendo et Sony, ne serait donc qu’une mise en abyme de nos vies et nos fantasmes, et les animaux de nos zoos un miroir terrifiant.

Lashoz

Notes

[1] c’est bon ne vous inquiétez pas, je me dévoue pour sauver l’humanité, je suis comme ça, un altruiste dans l’âme

[2] à ce propos je conseille à tous l’excellent livre de René Barjavel « Ravages », un pur chef d’œuvre littéraire humain et visionnaire, datant des années 60