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4
oct 07

Le miel et les abeilles, part 2

Karaoke

Note: Pour les nouveaux, relire la part 1 ici.

La soirée commence à 20h30. Il fait déjà nuit. Pourtant, on est déjà fin Juin. Sur la route, le spectacle habituel : des petits lavent une voiture pour 25 cents, les femmes transportent des caisses de Durian sur des motos, simplement vêtues de leur pyjama, et je me régale de ces détails qui font que je me sens bien. Ce soir, S à décidé de nous « éclater ». Et être éclaté par un des mecs les plus influants du Cambodge, c’est simple, il suffit juste de rester à sa proximité immédiate.

Pour nous chauffer, nous allons dans un karaoke, culture locale oblige. Intégralement peuplées de khmers, ces soirées sont celles ou l’on trouve les filles les plus jolies du pays. Il faut dire qu’ici c’est assez simple : vu le niveau de vie moyen qu’une fille peut espérer en travaillant, la beauté est un avantage comparatif systématiquement utilisé. La belle gosse devient soit modele, soit chanteuse de karaoke, soit danseuse, soit semi-prosituée, et le plus souvent les quatre à la fois.

Les abeilles arrivent. Cinq bombes, agées de 19 à 22 ans. En France, j’aurais distribué les 8 et les 9. Ici, plus rien ne m’étonne, vu que le miel c’est nous et les abeilles c’est elles. Notre table est le piège parfait : des bouteilles de whisky (elles aiment moins le goût que le niveau social que ca représente), de la bouffe (les cambodgiennes sont de véritables morfales), un très beau gosse franco khmer, un occidental, et un des mecs les plus riches du pays. Très vite, on se retrouve chacun avec deux chanteuses à nos bras. J’en éjecte une, ne gardant qu’un 9,5. Je n’ai rien a lui dire, elle ne parle pas anglais, et la seule phrase khmer que je connais ressemble à ca « moi vouloir un jus de fruit mixés ». Alors j’utilise mon ami, interprète d’un soir, ou de chaque soir, puisque chaque soir est un soir de drague de elles vers nous. Elle se vente d’être Miss TV 9, une obscure chaine locale que les locaux eux-mêmes ne situent pas très bien. Elle était en compétition féroce avec d’autres filles, mais elle a gagné. J’interprète ca comme une tentative de qualification, je feins l’admiration en guise de validation. Elle tente de me dire que je suis grand, je m’en étonne étant assis depuis 20 mn, je la complimente sur ses cheveux pour la remercier de cet indicateur d’intérêt, en gardant à l’esprit que si je l’avais complimenté sur son petit orteil du pied gauche, ca marchait aussi. Et puis je me tais, comme les deux autres comparses à la table. L’espace d’un instant, je ferme les yeux et savoure mon bonheur. Mon mois asiatique touche à sa fin, et je profite de cette soirée où la drague n’est pas une comédie, simplement un rituel ultra simple précédent l’accouplement, de la même manière que les singes se cherchent les poux avant de se chercher le sexe. Je réalise aussi que le vrai bonheur, c’est pouvoir se taire avec une fille qu’on a envie de baiser et ne pas se sentir mal à l’aise. Toujours briller, toujours parler, toujours flamber, et serrer une fois sur 10…. putain, on court tous après les bus. Une rapide pensée pour la France, pour le genre de commentaire que les tenants de la bonne morale peuvent sortir sur le pouvoir de l’argent dans les PMA, j’en rigole… s’ils connaissaient la drague, ils sauraient que la francaise est identique en tout point à l’asiatique, et que la recherche du pouvoir, comme représentation sociale du mâle dominant, est une constante anthropologique qui reste vraie quelque soit la partie du globe.

On bounce deux fois, nous retrouvons dans la boite la plus cotée du pays après être passé par un obscur bordel, rapidement chassés par la présence d’occidentaux, que je fuis soigneusement et comme la peste depuis mon arrivée. Je conclus donc pour la forme. Pas par un bisou, pas par un enlacement, pas en prenant sa main. Que nenni. En lui proposant l’ultime, le fameux, le pré-requis à tout contact sexuel sans échange monétaire, à cette mini preuve d’amour d’un soir : je lui propose de lui offrir un potage de riz. Les cambodgiennes sont des morfales, et ce rituel leur fera plus plaisir qu’une chaine en or dans l’instant. Ca tombe bien, j’ai 2000 reels sur moi, donc 25 dollarcents, et on prend position dans un de ces millions de bouibouis au bord de la route, qui propose de manger comme un prince pour quelques centimes. C’est glauque, c’est sale, les moustiques se ruent autour de l’ampoule nue, accrochée à la va-vite. Le riz voltige sous les mouvements brusques du chef cuistot improvisé, dont le wok crache des flammes sous la chaleur du butagaz. Ce soir, il fait bon. Elle est belle, elle a ce que je veux, et moi je sais assez ce qu’elle veut pour pouvoir lui faire croire qu’elle l’aura. J’ai développé une technique de séduction redoutable basée sur l’espérance qui doit faire de moi un des rares occidentaux à baiser tous les soirs sans débourser un dollar. Je me fais une note mentale : développer une variante pour la France. Elle bouffe sans respirer, malgré les 2 plats de frites et de pattes de poules qu’elle s’est enfilée plus tôt. Elle finit, ravie, et me suit dans une guest house à 2$ la nuit.

Je la revois deux jours plus tard, à l’autre bout du pays, dans une chambre d’hotel… sur TV9. Elle est belle, putain.


2
juil 07

En soirée 2.0

Les aventures d’un mec 2.0, un vrai !

Parfois, entre deux journées de boulot aux yeux rivés sur un écran d’ordinateur, j’ai envie de me détendre les pupilles. Elles sont déjà dilatées, pas besoin de boire ou de prendre des pilules bizarres et pas nettes. Donc ce soir je sors. Enfin, j’ai décidé de sortir. Le plus dur étant de trouver le moyen de rentrer autre part. J’ai un bon ami qui connaît une bonne amie qui est bonne. Et dans certains milieux, plus t’es bonne, plus t’es invitée aux soirées sélectives. Je dis sélectives parce que pour rentrer il faut d’abord s’essuyer les pieds sur le paillasson. Je m’acquitte. Après tout, ça ne risque rien, je sors si peu que mes chaussures neuves n’ont pas encore eu le temps de se salir avant moi. Mon jean et mon t-shirt sont propres. Mes cheveux aussi.

La musique n’est pas mauvaise, le buffet non plus. Et comme beaucoup de bons mecs ont ramené plusieurs de leurs amies bonnes, j’ai moi aussi décidé d’être bon ce soir. Un tour d’horizon, le seul 360° que j’arrive encore à faire. Ca piaille beaucoup, ça fait les folles, ça lance des regards d’allumeuses. Moyenne d’âge 17 ou 19, pas plus. Pas moins. Quoique. Ca porte des slims taille basse, des débardeurs taille haute et des décolletés que pas une hormone mâle n’a su rater. À franges ça c’est sûr, mais putes ça reste à voir. Minute ! qui vous dit que je cherche une pute ce soir, moi ? j’ai pas le droit d’être sentimental et de rêver d’une promenade romantique le long du jardin du Luxembourg ? En fait non, pas ce soir.
Et puis cette jolie fille qui me jette quelques regards perdus entre son verre de schweppes et ses deux copines, pourquoi pourrais-je la traiter de pute ? Elle couche si elle veut, et moi maintenant je veux, parce que son regard insiste drôlement sur moi. Alors bien sûr y’a pas que le sexe, et moi aussi je veux qu’on aille au théâtre ensemble, qu’on regarde Match Point ensemble et qu’on danse le tango ensemble. Ce soir je ne veux pas une pute à frange, je veux une meuf à frange. Oui, mais une qui couche.

De toute façon, elle n’a pas l’air assez habillée pour aller au théâtre, et maintenant que ses deux copines se sont un peu éloignées en pouffant[1] pour me laisser le champ libre sur ordre discret de cette demoiselle qui se rafraîchit au tonic indien, je sens que je vais pouvoir lui passer le bonjour.

Non attends. Bonjour c’est trop commun. C’est même hyper aristo. C’est pas une de Quelque Part c’est une fille de. Il m’faut un truc mieux. Un truc jeune. Hello. Ouai Hello c’est bien.
Je lui demande quoi ? Hello ça va c’est minable, et puis ça marche jamais. Hello, sympa ton slim ! . Trop direct, le sien est tellement slim qu’elle va croire que je lui parle déjà de ses fesses. Hello, sympa ta frange ! , ouai c’est bon ça ! Allez go go go deux point zéro.

Salut ça va ? euh… tu m’prêtes ton schweppes ? Elle rit. J’ai changé de plan mais ça marche quand même. On parle. De rien. Même pas de théâtre, même pas de tennis, même pas de tango. Elle s’appelle Laeti’, elle aime les franges, les macarons, et puis la musique hip-heup. Enfin nan, pas trop hip-heup, un peu électro quoi ! Je vois. En fait elle est sneub et maintenant vu comme ça, c’est absolument pas le genre de pute meuf à frange que je fréquente(rais).

On parle de rien puis de tout.

Elle est pas si mal sa frange.

Mince elle doit y aller. Je fais quoi là ? elle me prend au dépourvu. Ses deux copines à franges[2] l’entourent à nouveau. Faut que je fasse le mec classe, charmeur, qui fait aussi craquer les deux bonnes amies bonnes. Sinon c’est foutu. Je lui dis quoi ? Nan rien rien, le mec classe un peu timide. Elles adorent. J’ai qu’à faire comme ça. De toute façon je suis timide alors que je le veuille ou pas, je suis déjà en train de faire comme ça. Et puis on dit que c’est mignon pour rassurer les mecs comme moi, mais parfois je me demande si elles aiment ce qui est mignon. Bon. J’ouvre la bouche… Mais elle me devance et murmure :

Faudrait ab-so-lu-ment qu’on se revoit, c’était chou comme discussion ! dis moi t’as pas un maille spèce ?

‘Tain, j’ai rien vu venir. En fait tout les hommes 2.0 et même 0.0 de la soirée ont dû lui faire des commentaires, lui dire qu’elle était gorgeous, et elle leur a sûrement dit qu’ils avaient un regard so sexy. À tous, même les moches 5.0. Imagine qu’elle les ajoute aussi, mes concurrents 2.0 ??? Ah la pute… à frange !

Elle se fait tirailler la bretelle de soutif par la copine de droite. Son autre copine (qui est de droite aussi) s’impatiente. Et elle au milieu qui me laisse un dernier sourire. MySpace ? (« Voir : + de photos » !). Ca y est, le mateur charmeur 2.0 qui est en moi refait enfin surface. Elle a un papier, j’ai un stylo, et je lui caresse sauvagement mon pseudo de la manière la plus lisible possible.

Ce soir j’ai flirté avec une MySpace girl… En vrai. Moi qui pensait qu’elles n’existaient que sur msn !

(À suivre…)

Notes

[1] Non ce n’est pas le bruit que fait une pouffiasse qui rit.

[2] Une frange chacune.


29
mai 07

Décryptage d’une soirée – Le miel et les abeilles part. 1

Girls Girls Girls...

Large décolleté noir, couvert de la fameuse robe-pull grise H&M, idéale pour moûler l’arrière-train et faire deviner le string.. Coupe à frange nette, cheveux ondulés et volumineux, gel, rouge à lèvres rose « super shiny », strass sur le haut du visage… Le même modèle en trois versions différentes. Un « set de trois ». Multiplié par tant. La nuit atténue les écarts de beauté et les lumières de ce bar font passer ces trois filles en quête de mâles pour trois soeurs.

Derrière, deux stéréotypes d’allumeuses. De ce genre d’allumeuse sur lequel 90% des mecs en soirée jettent leur dévolu. Contemplant ce met si appétissant mais tellement inaccessible, comme un clochard qui regarde en vitrine le gâteau qu’il ne peut s’offrir. L’effort vestimentaire est le même, à quelques profondeurs de décolletés près, à quelques bretelles de soutien-gorge laissées à l’air, à quelques strings visibles ou pas. La seule vraie différence, c’est le comportement, l’attitude ouvertement agguicheuse qui fait basculer l’espoir masculin de l’impossible au peut-être, et leur confère rapidement le rôle de reine de la soirée. Les plus courageux (qui sont en fait les plus bourrés en soirée, donc finalement les plus lâches) iront tenter leurs chances. On voit alors le visage ravi des deux pouf’, complètement revigorrées par l’intérêt du mec, puisqu’incapables d’avoir un semblant de self-esteem par elles-mêmes. Le type pensera faire ce qu’il faut, quand il les verra activement participer à la discussion, se prendra pour le roi du pétrole et s’imaginera certainement déjà dans le lit d’une de ces starlettes du samedi soir, puis déchantera comme tous les mecs qui ont tenté avant, quand elles iront agguicher un autre bolos de la piste de danse, avec le cérémonial collégien du « ma copine elle veut te parler! elle te trouve mignon! tu me suis ou pas? ».

Nos filles du début lorgnent à mesure que la soirée passe, on entend alors un mot se propager comme une rumeur assourdissante, un virus qui se passe de la bouche à l’oreille, on entend mûgir le mot « pétasse », « pouffiasse », et la rancoeur collective de la gente féminine monte à mesure que l’intérêt des mâles augmente.

Le mâle, prisonnier de la dictature de son sexe. Une nature tellement lisible en soirée, puisque son intérêt pour une pétasse agguicheuse peut s’effondrer à la seconde même ou une fille encore plus pétasse, encore plus agguicheuse arrive dans son champs de vision. Son aveu d’impuissance aussi, puisqu’il voue son intérêt aux filles les plus « faciles » en apparence, rongé par sa peur de l’échec et par la sacralisation inconsciente des « filles bien »[1]. Des filles bien qui passent totalement inapercues quand elles sont mises à côté de ces pouffiasses, qui du reste ne sont qu’une illusion, puisque « ceux qui savent » savent bien qu’elles ne sont pas là pour coucher ou rencontrer quelqu’un, mais seulement pour avoir un peu d’attention (vous ne les verrez jamais rentrer accompagnées). Une illusion qui a le don d’enrager ces filles bien, rage qui prend sa source dans l’âpre rivalité féminine, puisqu’une part de son égo vient de la perception qu’elle génère comparée à ses rivales. Rivalité qui fait sourire quand on regarde la situation objectivement, puisqu’une pute à mêche du samedi soir ose traiter une autre pute à mêche du samedi soir de « pétasse »[2], alors qu’elle a à peu-près la même tenue, qu’elle aimerait sans doute pouvoir avoir le même comportement, ce qui lui garantirait un taux maximum d’approche et donc une sélection potentielle plus stricte. Elle se contentera de deux mecs complètement bourrés qui lui diront à quel point elle est somptueuse tout en leur touchant les hanches, ce qui aura le mérite de la dégoûter doublement.

Esclavagisme masculin à sa bite, dépendance des femmes à l’attention pour leur self-esteem, rivalité féminine et mysogynie dissymétrique, quel que soit le pays, la soirée, le public, l’ambiance et la culture, ces constantes restent les mêmes. Et de la même manière qu’on qualifie de « miracle » la fille qui n’utilise pas l’homme pour des fins de confiance en elle, mais pour une relation sexuelle et/ou amoureuse; le « miracle » masculin -le vrai séducteur-, est celui qui ne se laisse pas dépasser par ses hormones, par la beauté féminine, par l’intérêt grégaire pour une paire de seins, et qui saura au contraire discerner la bonniche du samedi soir qui a trouvé une autre compagne bonniche pour la sortir de la soirée M6 qui l’attendait, de la fille qui ne fait pas de frasques mais qui gagne à être connue, en plus d’aller jusqu’au bout de ce pourquoi elle est venue.

Parasite

Notes

[1] Plus une fille est une « fille bien », plus elle aura tendance à envoyer chier le mec si elle n’est pas intéressée, car elle ne vient pas pour gratter de l’intérêt. Cela donne des « crash and burn » que les mecs redoutent plus que tout.. ils éviteront donc rapidement de les accoster

[2] de l’extérieur du moins, la réalité étant perception


11
avr 07

L’amitié homme-femme

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Introduction

Grand principe souvent érigé en leçon de vie chez la femme, l’amitié homme femme est en fait une notion très complexe, pointant directement sur le cœur des différences entre les deux sexes. Différences comportementales quant au rapport à l’engagement, quant à nos relations avec les gens du même sexe et à nos recherches chez les gens du sexe opposé. L’amitié, parent pauvre de l’amour?

Note : le premier paragraphe consiste en un rappel très synthétique des théories d’Alain Soral sur la dissymétrie de l’oedipe. Nous vous invitons à lire ses ouvrages pour approfondir la question.

La femme, ou le rapport troublé à l’engagement

- Parce qu’une relation sexuelle a des implications potentielles plus fortes pour les femmes que pour les hommes,
- parce que sa détermination biologique est de trouver le père de ses enfants, quand la détermination de l’homme est de butiner, ce qui se traduit irrémédiablement chez elle par la peur de passer pour une salope (pression sociale visant à dénoncer une pratique allant a l’encontre de sa détermination biologique)
- parce que la dissymétrie de l’oedipe [1] pousse les femmes à évoluer plus tard dans un psychologisme subjectif, quand l’homme (sauf accident oedipien) possède une vision plus globale, plus objective, l’amenant à avoir des avis plus tranchés et plus binaires que le sexe opposé,
- parce que cette même dissymétrie a appris très tôt à la femme que la clé de la séduction est le contrôle de ses sentiments (surtout pour elle, qui a une tendance à l’hystérie quand elle les laisse s’exprimer),
- parce qu’elle sait qu’elle tire sa force séductrice dans le mystère et l’inexpliqué, poussant l’homme à la considérer comme magique, par image réfléchie de sa mère :

La femme évolue dans un monde imprécis, incertain, où l’intérêt pour un homme s’exprime de manière floue et contradictoire. Evoluant dans le monde du « peut-être », la femme brouille les pistes et induit en erreur celui qui la séduit. La conséquence, une séduction souvent longue, pénible, pleine de hauts et de bas pour qui maitrise mal les techniques d’usage. La plupart des cas d’amitié prennent racine dans ces séductions où la fille manie le chaud et le froid, et où l’homme ne sait pas casser la spirale en se comportant comme un homme (nous étudierons les solutions pour échapper à cette situation en fin d’article).

Rester dans l’inexpliqué, ou les symptomes d’une amitié en toc

i. La femme célibataire

Rester dans l’inexpliqué, c’est pour la femme rester dans une situation où elle garde son atout en main. Son atout, c’est vous. C’est tout ce qu’elle a à gagner dans le fait de vous avoir à ses pieds (sans avoir à écarter les cuisses). Alors elle joue du mystère… Célibataire, elle évoquera rarement ses targets ou les hommes qui animent sa vie, vous faisant croire à tort qu’il n’y a que vous qui égaye son quotidien. Elle alternera le chaud et le froid, en passant d’une discussion d’amis normale à une discussion osée, portant sur une pratique sexuelle originale et coquine (souvent la bisexualité d’ailleurs, ou l’intérêt pour la sodomie, tous les deux des mensonges, évidemment). Selon les périodes (le chaud et le froid, rappelez-vous), elle fera l’effort de mettre un décolleté pour vous voir, de se maquiller, pour que vous sachiez qu’elle s’est faite belle pour vous. En soirée, et (légèrement) sous alcool, elle n’hésitera pas à enchaîner les mains au cul, à se frotter, à vous souffler à l’oreille que ses seins pointent (à vous les faire sentir même), bref à se comporter de façon très physique et très directe (sans délivrer… tenter quelque chose aboutissant forcément sur un refus ou une esquive), et utilisera à froid le prétexte de l’alcool pour justifier un comportement aussi inapproprié. Une fois sur le point de conclure avec sa cible qu’elle a discrètement travaillé derrière votre dos (et parce que, comme au poker, elle ne dévoile ses cartes que quand elle est sure de son coup), elle vous met au courant de son existence, elle vous raconte même en creusant un peu qu’en fait, ils se sont embrassées hier soir, etc… et vous parlera de l’affaire comme si c’était censé être la bonne nouvelle de votre journée. Là, dans un élan de fierté et de desespoir, vous la jouez carte sur table jusqu’à ce que vous obteniez le fameux…. « J’ai vraiment pas l’impression de t’avoir fait croire chose ». Ce « vraiment pas l’impression », croyez moi, des millions de mecs l’ont entendu à travers la planète, c’est l’incarnation même de la mauvaise foi féminine. (ou le coeur de nos différences si ces comportements sont en effet instinctifs et non intentionnels, mais j’en doute)

ii. La fausse amie… déjà en couple

Chez la femme en couple, l’ambivalence se situe essentiellement dans tous les jeux liés à son mec actuel. Elle n’hésitera pas à le critiquer subtilement au début, puis, à mesure que « l’amitié » avance, elle le détruira en bonne et due forme. Elle évoquera alors la liste des choses qu’elle n’aime pas chez lui (et vous décrira à peu près quand elle évoquera l’homme qui lui faut, ce qui explique qu’il sorte avec elle et pas vous, la femme aimant s’imaginer qu’elle peut dresser son homme et le faire changer), et évoquera moult fois son envie de casser avec lui, pour passer à autre chose (phénomène qui peut d’ailleurs durer plusieurs années).

La féminisation de la séduction

La plupart des cas de fausse amitié homme-femme (on étudiera la vraie amitié HF et les exceptions après) est la conséquence d’une séduction ratée. Pour vous en convaincre, une expérience simplissime s’impose : interrogez vos amies femmes, et demandez-leur si un seul de leurs amis hommes les repousse physiquement. Généralement, la réponse est édifiante. Si c’est une amie de confiance, elle en ira même de confidences par rapport au début de leurs relations amicales ; souvent ambiguës, car souvent sur le terrain glissant du flirt. (sans jamais avouer sa part d’initiative dans le processus d’ailleurs)

La neutralisation des respects

Déboussolé par les mouvements stratégiques à répétition (comme une voiture faisant des zigzag pour éviter d’être dépassée), l’homme (l’homme qui rate sa séduction, devrait-on préciser) en situation de séduction bascule progressivement dans une fixation malsaine, qui l’amène à idéaliser sa proie, et à la mettre sur un piédestal aussi irrationnel qu’inapproprié. Idéalisation, respect exacerbé qui appellera en retour non pas le désir sexuel mais l’affection et le respect (teinté de pitié et de rancœur de ne pas avoir su la prendre à temps). Les respects se neutralisent alors, l’homme « castré » par la femme (pour n’avoir pas osé) ne voulant dès lors plus la « souiller » en la baisant (ni même en lui avouant son intention de la baiser), et la femme ne voulant plus se faire baiser par un homme si loin de se comporter comme tel, et ne voulant d’ailleurs plus, l’ayant rangé dans la case « mec gentil », le rabaisser à la catégorie des hommes qui ne pensent qu’au sexe. [2] Les respects se neutralisent, les idéalisations castrent, le cerveau calmant les pulsions et rationalisant les actions. L’attraction physique, validée par le flirt, se mue chez la femme en fascination pour l’esprit, en attachement, sentiments exacerbés par la flatterie de l’attraction physique, plus que jamais présente (la frustration aidant).
Pour être tout à fait clair, l’homme qui respecte trop la femme n’ose plus la baiser et faire parler son instinct animal car il l’a élevée au rang d’intouchable (en se montant la tête tout seul), ce qui amène la femme à le classer de manière irréversible dans la case des types qui ne pensent pas qu’au cul (interprétation consciente), et à voir son désir et son attirance pour l’homme disparaître, car désormais assimilé à une femme (interprétation inconsciente de la non–assumation de ses pulsions, contraires à l’image viril du père)

Après avoir étudié les conditions objectives de la perte de désir de la femme dans le cadre d’une séduction (et donc de son passage du « peut etre » au refus d’avoir une relation intime), nous devons étudier les éléments subjectifs la poussant à autant privilégier l’amitié, quand l’homme, plus binaire, s’inscrit naturellement dans un axe « sortir avec elle ou ne pas l’avoir dans ma vie » (axe théorique pouvant évoluer en « sortir avec elle ou la garder dans ma vie pour un jour sortir avec elle » s’il y a fixation). Ces éléments devant également nous permettre de comprendre pourquoi certaines femmes multiplient les fausses séductions une fois en couples pour augmenter leur cercle d’amis mâles.

Analyse

Le rapport au même sexe

Revenons un temps aux théories oedipiennes citées plus haut. La femme naissant de la mère (seule vérité universelle), son père est pour elle le premier être à séduire. Elle se trouve donc directement en concurrence, dès la naissance, avec sa mère et ses sœurs. Parallèlement, l’homme, qui naît de la mère dans une situation d’amour pur et absolu (car n’ayant pas encore conscience du monde extérieur), n’a pas à chercher cet amour qui lui a déjà été donné à la naissance, n’a pas à concurrencer quiconque pour avoir ce dû, sa seule possibilité de retrouver une situation similaire étant un retour à la prime enfance et à ce moment. (d’où son immaturité nostalgique à l’égard des femmes une fois arrivé à l’âge adulte)

Plus tard, la femme aura tendance à voir chez l’autre femme avant tout une concurrente. Seul être du même niveau qu’elle en séduction, la femme se méfie plus que tout de son propre sexe, et épie chacune d’entre elle de façon impitoyable et intransigeante, n’hésitant pas à user de destruction hypocrite pour disqualifier une adversaire (sur des éléments souvent très bassement physiques censés échapper à la vision de mec, genre « elle a des mollets de goret »). La femme, même au sein du cercle d’amies, est donc jugement et jaugeage permanent, par le physique, par les expériences, par la réussite sociale, par la puissance séductrice. Lassée de la compagnie de cet être qui la connaît décidemment trop bien pour qu’elle puisse la tromper avec ses techniques habituelles, et ainsi capturer l’intérêt simplement en jouant du mystère et de l’apparence, la femme voit la compagnie des hommes comme salutaire. L’homme quant à lui, étant avant tout complètement indifférent aux hommes qu’il ne connaît pas, et trouvant une fraternité, une solidarité et un bien être extraordinaire chez ses amis, ne ressent pas le besoin maladif de transformer chaque rencontre féminine en amie. C’est au contraire pour lui le dernier recours, la solution à envisager au pire, quand on a été trop mauvais pour convertir et qu’on est malgré tout trop attaché pour voir disparaître. D’ailleurs, c’est souvent par espoir enfoui et inconscient que l’homme accepte la solution de l’amitié, pensant bien au fond de lui que rester dans la vie de sa promise lui donnera dans l’avenir une chance qu’il ne gâchera pas cette fois-ci. (Même chose dans le cas d’une cible déjà en couple… attente patiente parfois très inconsciente de la cassure)

De l’intérêt d’avoir un ami mâle…

Pour la femme avoir un ami homme offre bien des avantages :

Consciemment:

  • Discuter. Si nous partageons bien un point avec les femmes, c’est que le psychologisme de leurs pairs les épuise autant que nous. Avoir des discussions riches et globales leur confère un sentiment d’existence intellectuelle.
  • Rire. On connaît le niveau d’humour de la plupart des femmes.
  • Avoir des réponses de mecs sur des points précis de leurs vies (d’où recherche de « confidents »).
  • Un grain de folie, une passion, etc… (cochez ce qui complète le + son mec actuel)

Inconsciemment :

  • Un mec de côté « au cas où ». La validation physique ayant déjà eu lieu, et même si le niveau d’attirance est pour l’instant insuffisant (voir « féminisation de la séduction »), la femme ne veut pas se priver d’un éventuel plan de secours qui peut s’avérer extrêmement utile.
  • Remonter sa self esteem. Valable qu’elle soit célibataire ou en couple. On renvoie le lecteur à l’article sur les suceuses d’attention.
  • Un Wing, soit une aide pour approcher un autre homme. En soirée essentiellement, une proximité amicale (proximité corporelle sans volonté sexuelle décrite au début du texte) lui permet d’augmenter sa valeur aux yeux des autres hommes, et particulièrement dans le cas où elle a une cible précise. Dans ce cas, elle a l’arme qui peut faire exploser le niveau d’intérêt de sa proie. Remarque : Ce comportement peut être normal entre amis, à condition que les règles du jeu aient été fixées avant. Ce qui est souvent malsain dans cette situation, c’est que la fille fait double jeu entre sa target et son « ami ».
  • Un cercle social. La fille profite alors d’accès à des soirées, ou aux amis de son ami (beaucoup de filles ayant très peu d’amis en raison de leur misogynie dissymétrique, donc un cercle social minuscule se résumant à un faire valoir de 85kg et leur télévision). Cercle social aussi, et amitié beaucoup plus calculée, quand la vraie cible de la femme est finalement un ami de l’homme, unique connecteur capable de les faire rencontrer. (ami pantin, utilisé comme « pivot »). Remarque : J’ai observé à de nombreuses reprises des déclinaisons malsaines où la femme conserve un mystère de séduction autour de l’amitié et flirte légèrement et régulièrement avec son ami pour attiser son intérêt, et se voir ainsi systématiquement payer ses entrées en boites, au concert, et ses repas au restaurant. (mort aux pigeons). Véritable pétasse, elle a compris l’intérêt d’utiliser son corps pour s’élever socialement et combler la misère sociale vers laquelle la mène son oisiveté pathologique.
  • Pour la femme en couple, l’ami mâle représentera un superbe moyen de pression sur son homme. Elle pourra ainsi valoriser son ami sur les points précis qu’elle souhaite voir améliorer chez lui. Exemple (voix de pouff): « on dirait vraiment que tu m’écoutes pas quand je parle de mon boulot. On dirait que tu t’en fous complètement. Y’a vraiment qu’avec Charles-Henri que je peux en parler tranquillement. C’est dingue ça ! »

Comment ne jamais tomber en « friend zone »

Note : ce sont la des grands principes qui n’ont pas vocation à l’exhaustivité

Pour ne jamais tomber en friend zone, il faut accepter l’idée que soit vous sortez avec cette fille qui vous attire et vous excite tant, soit elle ne mérite pas une place dans votre vie (et « no turning back »). Une fois cette idée acceptée (et l’idée de l’amitié exclue), vous pouvez vous comporter comme un homme, un vrai, c’est-à-dire exprimer clairement, simplement, et d’une manière très naturelle vos intentions (sans jouer le désespéré ou faire de déclaration de celles qu’on ne voit qu’à la télé, ca ne sert à rien à part à lui montrer que vous n’avez aucun amour-propre). Vos intentions, je le rappelle, c’est de la baiser. Ni plus ni moins (pour le +, attendez de voir si elle baise bien déjà..). Donc sexuer les discussions (évocateur de cojones, virilité, assurance; mais à partir d’un certain niveau de proximité, jamais avant au risque d’être éliminé d’office), laisser planer le mystère sur votre vie (c’est l’arme de séduction principale des femmes, une arme redoutable… ), tout en lui faisant comprendre que dans le fond, vous avez une vie et des connaissances féminines si passionnantes que dans l’absolu, elle n’est qu’un autre poisson dans l’océan (ce qui est forcément vrai du reste). Bref, baissez sa valeur et montez la votre. Plus vous direz ce que vous pensez ouvertement, moins elle pourra jouer avec les probabilités, le non dit, et faire des phases du genre « j’ai vraiment pas l’impression de… »[3]. Le reste viendra naturellement si vous ne cristallisez pas sur elle, si vous ne l’idéalisez pas, si vous la considérez seulement pour ce qu’elle est en fait (une des 2 millions de belles gosses à Paris par exemple). Mon amie Bianca disait « agir est plus facile quand rien ne compte vraiment ». Et si, en ayant agi comme un homme, elle vous fait traîner en longueur et mise sur une amitié tout en maintenant une éventuelle relation amoureuse dans le domaine du possible (persistance du flirt, etc…), passez à autre chose, elle vous fait perdre du temps. Au mieux, c’est une fausse amie, au pire, c’est une attention sucker. [4]

L’amitié homme femme, une hérésie?

Conclusion partielle

Une vrai amitié se définissant avant tout comme le fait de pouvoir parler absolument de tout avec une personne, l’amitié homme femme n’existe que très rarement. Le non dit n’étant jamais choisi au hasard (surtout le non dit sur les expériences amoureuses), ce type d’amitié est celui des possibles, et avec, celui de la frustration[5].

Les exceptions

L’exception, qui confirme cette règle, existe évidemment. Le cas le plus courant bien sûr, c’est quand il n’y a aucune attraction physique ni d’un coté ni de l’autre. Dans ce cas, l’être humain a tendance à ne même pas vouloir faire connaissance. Mais il arrive cependant que dans certaines circonstances, les deux individus vivent plus ou moins en communauté pendant longtemps, et qu’ils se laissent finalement aller à se dévoiler, et à s’apprécier. C’est le cas pour certaines personnes avec qui on a étudié, ou avec qui on a travaillé étroitement pendant un certain temps.

L’exception qui vient ensuite, et c’est le plus courant, c’est la femme épanouie. En effet, l’homme est un être rationnel et censé qui, lorsqu’il est devant une personne attirante (mais) qui sait fixer les limites (et est univoque sur ses intentions et claire sur sa situation), est ravi de s’intéresser à ses attributs intellectuels, ravi de profiter de ses qualités humaines et oubliera vite son attraction physique. (les petites amies de nos amis rentrent dans cette catégorie -et dans la première quand elles sont moches)

Note: Dans ces deux premiers cas, il n’y a pas eu de séduction ratée, puisque pas de séduction du tout. On notera par ailleurs que ces deux situations ne sont pas statiques : une vraie amitié cas n°2 peut se transformer en fausse amitié quand elle casse par exemple avec le mec qui la rendait heureuse. Elle peut se transformer littéralement en attention sucker du jour ou lendemain, selon qu’elle est capable ou non de rester célibataire. De la même manière, l’amitié numéro 1 peut varier en séduction si par exemple vous partez 6 mois à l’étranger, et qu’en revenant elle est devenue splendide, ou que vous avez travaillé votre look et que vous l’attirez, etc…

La dernière exception est la lassitude. Fatiguée de flirter et de rester dans l’indéfinissable et dans le domaine du « peut être », ressentant le besoin de craquer un bon coup, et comprenant qu’avoir ces épaules d’hommes à qui confier sa vraie misère féminine vaut finalement plus qu’un « spare boyfriend », la fille se résout à abandonner la séduction et l’amitié devient possible dès lors (pour l’homme, c’est la piqure liée à la fin de l’espoir, mais aussi liéee au début d’autre chose de mieux).

Conclusion

En bref et vous l’aurez compris, la seule définition de l’amitié repose sur l’existence ou non du flirt du coté de la femme. Si la fille joue plus ou moins le jeu de la séduction, ce n’est pas une vraie amitié, et si elle ne vous intéresse pas pour autre chose que pour sortir avec elle, vous vous ferez du mal à la fréquenter, mieux vaut donc la zapper. Si la fille ne joue pas, raconte ses expériences et ses targets lorsqu’elle est célibataire, ou parle tranquillement de son mec et en termes plutôt objectifs lorsqu’elle est en couple, alors l’amitié est possible.

Lorsqu’elle est possible, n’oubliez pas, les hommes, qu’une amitié homme-femme, c’est de l’or en barre, et qu’en plus d’être une mine d’information et un cercle d’amies femmes, c’est avant tout une complicité et une proximité que vous ne trouverez que rarement en couple. Et tout cela, sans les emmerdes liées à la vie commune, aux caprices, à la jalousie et au sexe. Franchement, c’est le bonheur.

La Parasite (qui attend vos commentaires)

Notes

[1] théorie d’Alain Soral consistant à mettre en opposition le role joué par le père dans l’oedipe masculin et féminin. Role émancipateur, de prise de conscience du politique et du social pour le père du petit garcon, rôle maintenant la fille dans le sentimentalisme lié à sa séduction pour la fille. Racines de ce qui devient le psychologisme féminin à l’age adulte, soit cette propension des femmes à expliquer les choses de la vie à un niveau psycholico-affectif en minimisant leurs implications politico-socio-culturelles.

[2] qu’elle prétend détester mais dont elle a tant besoin pour se faire prendre. D’ailleurs, les rares femmes lucides de ma connaissance le reconnaissent sous la forme « j’aime les hommes qui savent ce qu’ils veulent et qui prennent des initiatives

[3] ou au moins, si elle vous le sort, vous ne ressentirez pas cette culpabilité ridicule, infondée et stupide avec ce doute qui vous monte à 200 à l’heure au cerveau « alors c’est de ma faute, je me suis fait un film ». Vous saurez sans le moindre doute que c’est une attention sucker et une fausse amie.

[4] Une vraie amie n’aurait pas accepté votre séduction ouverte et avouée, ou vous aurait clairement dit qu’elle n’est pas intéressée. La fausse amie en prend acte, et décide de jouer avec sans rien délivrer.

[5] et toute la douleur qui va avec, quand vous avez en plus eu le malheur d’idéaliser la fille


16
mar 07

Le séducteur, la séductrice

seducteur, seductrice Personne ne naît séducteur. Si l’éducation et la nature de l’oedipe peuvent pour beaucoup conditionner l’homme dans ses rapports à la femme (souvent pour les influer d’une manière dysfonctionnelle), il est impossible de deviner la tartufferie du comportement amoureux féminin sans en avoir été victime et en avoir souffert. C’est en mesurant les incohérences féminines et la distance entre ce qu’elles prétendent aimer des hommes et ce qui leur a donné prétexte à se refuser à lui, qu’un homme peut éventuellement prendre conscience de la supercherie et commencer à ajuster son comportement à elles. Chez chaque séducteur, la conclusion est la même : le mensonge généralisé et le travestissement (en une personne diamétralement opposée à ce qu’il est vraiment) sont les constantes de l’activité de séduction. La bataille de l’homme pour l’amour consiste en une lutte contre les idéaux et contre la mystification des femmes. Le rapport à l’amour est chez l’homme directement relié à l’amour maternel, celui qu’on a connu quand rien autour n’existait pour nous. La femme nous inspire donc respect, magie, et pureté. Soit une suite de sentiments qui rend impossible un contact aisé et naturel avec une femme (donc plutôt un contact maladroit fait de peur, de respect exagéré et injustifié, de panique et d’angoisse). Ceci explique que 98% des hommes n’osent pas aborder les filles dans la rue, malgré la réputation des français -aux yeux des touristes- d’être de bons dragueurs. On notera d’ailleurs que pour le séducteur comme pour le novice, parler à une inconnue relève de l’exploit personnel, d’un effort de transcendance et d’une dose de courage considérable.

La différence profonde avec les femmes tient qu’elles ne naissent pas des hommes. La magie ne s’opère donc pas : l’amour paternel n’est pas donné par la nature dans un moment de communion unique, il se cherche. Devant séduire dès la naissance pour conquérir le père, la femme séductrice n’existe pas elle non plus : la séduction est constitutive de la femme, sauf accident oedipien. A 6 ans, elle mettra une jupe, des boucles d’oreilles et jouera avec le maquillage de maman sans même savoir qu’elle fait là ses premiers pas de séductrice. Plus tard, séduire un homme ne sera pas un effort, juste une suite logique de la séduction du père, en moins palpitant, forcément. Cela devient un jeu, un jeu de vices dont les ficelles sont les mêmes quelque soit l’homme, quel que soit le contexte. Fort de cet acquis de technique considérable, les femmes n’utiliseront d’ailleurs quasiment jamais la séduction comme expression d’un intérêt pour un homme, mais uniquement pour tester un courtisan, le déstabiliser, le rendre fou, et l’allumer bêtement (en profitant de son réseau social ou de son argent, si possible) s’il a le malheur de ne pas avoir compris les règles de base. Aux féministes et autres pétasses écervelées qui, n’assumant pas leur caractère de nymphomane névrosée, martèlent à qui ose la qualifier de grognasse, la phrase passe-partout (voix de pouff) nan mais avec vous c’est facile ! Quand un homme aime plaire au femmes c’est un Don Juan, mais quand une femme aime se faire prendre c’est une grosse salope !,

nous serions tentés de répondre qu’il n’y a aucun mérite à utiliser sa plastique (dont 90% des défauts se masquent par le maquillage ou les techniques vestimentaires [1]) et à entourer de mystère [2] son effrayante platitude intellectuelle pour attirer un homme biologiquement constitué pour être excité par les masses graisseuses mises en valeur (d’où l’invention du push up, du décolleté, des culottes rembourrées etc..). Vraiment aucun mérite. En revanche, analyser ses expériences, ses échecs, ses succès, se battre contre son naturel, son inconscient, et s’intéresser au mode de fonctionnement de la femme relève d’une liberté intellectuelle et d’une capacité à se remettre en cause et à s’améliorer qui mérite de fait respect et hommages.

Le Parasite

Notes

[1] utilisation appropriée de « fuck-me-shoes », talons hauts pour faire ressortir le postérieur, soutien gorge push-up pour gagner un bonnet, etc…

[2] par l’utilisation permanente du non-dit, de l’adumbracio, afin de rester dans l’inexpliqué