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23
mai 07

Le monde du spectacle et ses pantins, ou la Misère Morale

« Le quotidien de ceux qui rêvent du quotidien de ceux qui sont payés pour faire oublier le quotidien de ceux qui payent pour les voir simuler ce quotidien idéal. Un quotidien idéal qu’eux meme ne vivent pas, en dehors des scènes qu’ils tournent et des soirées mondaines où ils sont vus et aimés pour ce qu’ils ne sont pas. Misère morale. » (Fabe)

La société de consommation, comme la nature, ne fait rien au hasard. Le rôle de cette caste d’acteurs pathétiques, tous beaux et tous riches parce qu’au sommet de leur âge et dégagés dès les premières rides, est précisément déterminé. Faire rêver les autres, ces 98% de gens qui n’ont aucun accès aux media, donc qui n’y figurent pas, mais qui en sont les uniques consommateurs. Des gens pauvres, sans rêve et sans strass, dont la société veut nourrir l’espérance par le rêve, le rêve d’un jour peut etre pouvoir s’extraire de sa misère et vivre sans bosser. D’où Loft Story, d’où la Star Academy, d’où Capital, d’où l’invention de la Jet Set, qui n’est pas là par hasard dans un système économique complexe. Historiquement, c’est la religion qui était chargée de donner aux âmes suicidaires une raison artificielle de vivre.Ca s’appelle l’espérance ; et je vous renvoie à cet article (edit: il n’est pas fini et paraitra en Juillet). Il faut 20 secondes de recherche pour voir que les plus forts foyers d’implantation de la religion (hors religion juive) sont les régions qui concentrent le plus de gens pauvres. La télé, c’est la nouvelle religion. Celle qui s’invite directement chez les gens déprimés pour leur donner ce faux espoir que quelque chose de magnifique peut leur arriver. Sinon, ca ferait longtemps que Omar Harfouch serait incarcéré et que Paris Hilton serait déshéritée, reniée et surtout boycottée par les média. La télé vend du rêve, puis entrecoupe ce rêve de morceaux de rêve achetable. C’est la publicité, soit l’art de faire passer un produit de merde pour un morceau de bonheur. Alors lassés d’attendre le miracle du Dieu télévision (d’être recu à Qui veut Gagner des Millions, d’avoir les 3 télés etc…), on se réfugie sur le rêve atteignable, celui qui se paye cash. Lui, au moins, on est sûr de l’avoir.

Le plus triste dans tous ca, c’est que cette caste de branleurs se complait dans son rôle. Se complait à « être vus et aimés pour ce qu’ils ne sont pas ». Ils pensent dominer le monde par leur « succès » (le succès c’est comme le visage, « on le voit par les yeux des autres mais sans eux on ne l’a pas, on ne l’a plus » comme dirait Rocé) et l’arrogance de certains de ces pantins (visibles dans certains blogs) est à vomir ou à mourir de rire, selon l’humeur. Un monde dans lequel évoluent tant de femmes, heureuses gagnantes du concours biologique, et décidées à compenser leur évidente lenteur intellectuelle par une utilisation absolue de leurs charmes (pas seulement pour se faire baiser mais surtout pour baiser le peuple). C’est le pic de carrière dont je parlais dans « les différents stades d’évolution de la femme ». C’est l’état qui trahit -à qui en doutait- l’ampleur de la réduction psycholigiste féminine. On ressent alors un sentiment de grand vide, vide de l’écriture et vide des idées, totalement égo-centrées, autisme intellectuel sans la moindre prise de recul sur ce qui les a amenées là, sur le rôle qu’elles jouent dans ce Sim City réel, et sur leur fin de carrière à venir, aussi brutale que leur ascension.

Elles (les femmes et les homos qui travaillent dans les métiers de la représentation) se complaisent à executer ce qu’on leur demande, et à relater le tout avec un faux détachement et un dégoût surfait qui ne sert à rien à part à montrer à quel point elles ne sont pas conscientes du niveau de manipulations dans lequel elles se sont embarquées. Alors elles se présentent à ces soirées mondaines d’inauguration d’une collection ou d’une nouvelle marque, d’un lancement de CD ou de DVD, en clamant être dégoûtées par tous ces rails de coke enfilés, tout cet alcool qui coule à flot, toute cette hypocrisie et toute cette superficialité. Une soirée mondaine qui vise avant tout celui qui est de l’autre côté de la vitrine, dans le froid, buvant son verre de rêve comme devant sa télé, et inconsciemment castré par cette barrière invisible. Une castration qu’il voudra rétablir le lendemain, quand l’entrée sera permise et le choix facturé.

Débauche morale faite de drogue, d’alcool, de danse et de sexe, un cocktail détonnant prêt à faire bander les intérimaires, les bonniches et les bouseux, coktail toujours présenté avantageusement par les Ardisson, les Castaldi et les Fogiel, et bien sûr, jamais dans ses côtés puants (partouzes d’industriels francais et de politiques avec des adolescent(e)s arabes de 15 ans, mise au rebus de dizaines de milliers de femmes à 30 ans chômeuses qui deviendront gogo-danceuses ou prostituées, payées désormais pour se prendre les coups des bites qu’elle aura savamment castré durant sa précédente carrière).

Cocktail pathétique toujours présenté avantageusement par les media, à l’instar de toutes ces caissières, ces chercheuses, ces institutrices, ces boulangères, ces puéricultrices, ces médecins qui permettent au pays de tenir debout, bien loin des frasques de la poudre blanche dans le nez et des bites dans le cul.

Une mise en avant des media responsable des principaux maux de la société ; les femmes s’identifiant à ces putes, elles ont une forte tendance à monétiser leurs ébats d’une facon ou d’une autre, laissant choir ces millions de mecs pauvres qui jetteront leur dévolu dans une prostituée ou dans les films de cul, pendant que certains autres iront violer une innocente dans une cave pour enfin connaître ce qu’on voit partout mais qu’on n’arrive pas à avoir. Et ainsi de suite. Des medias responsables pour la cause supérieure, celle du profit, qui fera encore sortir gagnant le riche, qui pourra se barder d’artifices (montre, voiture de luxe, etc…), puisque la femme ne veut plus de rêve par l’esprit, mais du rêve par l’avoir, et qui fera languir le pauvre ou la bonniche de banlieue, dans sa frustration et son complexe, indispensables ingrédients des achats d’impulsions… par pur mimétisme de ces pantins malsains.

Parasite