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19
nov 07

Les media et la société de consommation

Les media sont souvent le bras armé de la société de consommation. Leur influence est proportionnelle à l’ennui qu’ils viennent combler. Un ennui généralisé à travers les populations de nos sociétés post-indutrielles, souvent même sans qu’on en ait vraiment conscience. Par le délitement progressif du lien social, l’individualisme s’est progressivement installé, un phénomène amplifié par le travail des femmes (et l’indépendance matérielle qui s’en est suivie), et par la tertiarisation (le travail de bureau n’étant, contrairement à l’industrie, pas pointé laissant la porte ouverte à l’empiètement du travail sur la vie privée). Un individualisme montant qu’on comble depuis les « 30 glorieuses » par tout un artifice de lien social factice et d’éradicateur d’ennui. Les journaux hier, puis la télé et aujourd’hui Internet viennent donc remplir et égayer nos quotidiens. Dans une société tournée à 100% vers la consommation, puisqu’elle est la clé de l’idéologie des « élites » (puisque leur intérêt direct, en tant que propriétaires des entreprises influentes), comme le pendant économique de chaque mesure gouvernementale (une politique elle-même contrôlé par les élites), les medias ont basculé dans les années 70 d’un rôle de serviteur du pouvoir à celui de serviteur de la motivation du pouvoir, donc le serviteur de la consommation. On peut d’ailleurs clairement situer l’officialisation de cette tendance à la « libération » des médias par Mitterand en 81. Dès lors, les journaux et les diverses émissions de télé ont progressivement abandonné l’aspect culturel et éducatif qui les rendait si populaires, pour finalement servir du divertissement bon marché à des cadres qui s’emmerdent, un divertissement comme pendant d’un bien de consommation qu’ils souhaitent refourguer[1]. En plein âge d’or de cette tendance, on voit désormais fleurir chez nos marchands de journaux un tas de nouveaux magazines qui ne prennent même plus la peine de dissimuler leur raison d’exister derrière un éventuel communautarisme trendy (genre la gay-titude à la Têtu), mais qui se consacrent directement et ouvertement à un bien de consommation. Le dernier en date, S’Toys Magazine, vise une fois encore à faire passer une pratique de consommation sponsorisée par des groupes industriels puissants pour un mode de consommation subversive, la subversion faisant toujours autant vendre, tout en étant morte avec la fraternité dans le train du capitalisme.

Symbole de ces comportements consuméristes insidieusement présentés comme la norme subversive du moment, les métrosexuels. Symbole glauque et pathétique, qui vise à tuer ce dernier brin de virilité qui reste à l’employé du tertiaire, et qui engloutit avec une partie fondamentale de notre nature qu’est la complémentarité (anthropologique et sociale) entre un homme et une femme. C’est désormais dans chaque wagon de métro dans cette ville comateuse qu’est Paris qu’on voit ces hommes en costard se limer les ongles où se remettre une couche de Blush en épiant leur teint dans un miroir de poche. La subversion en tant qu’escroquerie à l’amour, puisque encore une fois, en faisant de l’homme tout sauf ce qui attire la femme, le pouvoir (commandé et géré par les magnats de la presse, qui sont les mêmes industriels pour qui créer des besoins factices est une question de survie économique) plonge un peu plus la femme dans le trouble vis-à-vis d’elle-même, elle qui se sent aimer les hommes, les vrais, mais qui est pointée du doigt à travers tous les magazines féminins qui lui vérole l’esprit[2] pour la convaincre bêtement que la femme moderne doit être avec un homme moderne, donc une pédale hétérosexuelle. Un trouble qui ne bénéficie à personne, et c’est bien le but, puisque ces rangs de femmes célibataires iront à leur tour couver leur besoin d’être valorisées et de se sentir bien dans la consommation massive de produits de beauté et de bien être, de parfum Lolita Lempicka et de coffret Weekendesk spécial hydromassage, avant de finir la journée en dépensant 300 euros dans une robe moche Paul&Joe, une robe qui figurait en bonne place dans le dernier Closer.

Des enfants du divorce devenus hommes assez perturbés pour désormais avoir la même sensibilité que les femmes aux dictats de consommation (cela restait jusqu’alors un monopole féminin qu’on leur laissait volontiers), des femmes de plus en plus frustrées qui deviennent encore plus sensibles à ces ordres inconscients, sous le regard et le sourire de ces stratèges qui commandent nos vies une par une, qui ont tout fait pour séparer les hommes et les femmes pour vendre deux fois plus qu’à un couple, et qui ont le cynisme répugnant de créer le besoin sextoys (via Elle, l’ensemble des magazines et des émissions pour femmes au service de la Cause, puis dans ce fameux S’toys Magazine) qui vise à normaliser et rendre transgressive une pratique qui devrait au contraire être prise comme un signal détresse de l’agonie sociale. Car si les hommes se sont toujours vus proposer des objets de plaisirs individuels (dans les magazines porno essentiellement, des magazines quasi-exclusivement masculins), vendre de tels objets à la femme signifie qu’elle non plus ne baise plus, ce qui est grave, car elle a globalement l’embarras du choix. Mais à force de l’avoir perturbé et d’avoir construit un prototype d’homme tellement féminisé qu’il semble programmé pour décourager les plus cochonnes d’entre elles, les femmes abandonnent, et jettent leur dévolu dans le travail, où elles restent moins payées alors qu’elles sont souvent les forces vives qui exécutent les tâches les plus rébarbatives, et dans la consommation, où leurs achats sont directement guidés par ces media méprisables qu’elles lisent en grande masse pour combler leur ennui réel et leur manque d’homme, de vrais. Voila donc comment nos chers médias, qui jadis se contentaient de nous faire découvrir la planète ou de nous faire un résumé du dernier Conseil des Ministres, jouent avec nous comme avec des pantins, pour nous rendre toujours plus seuls et (donc) nous faire consommer toujours plus.

Le Parasite

Notes

[1] qu’on avait d’ailleurs commencé à voir avec les émissions de déco

[2] en plus de développer ses complexes pour lui faire acheter des produits de beauté


29
oct 07

Qui tient la société française?

Explication du « on » et du « ils »

S’il y a une chose que les classes dirigeantes ont réussie, c’est d’ éliminer toutes les critiques constructives du système par la dénonciation systématique et hystérique de « la théorie du complot ». Au premier rang de ses critiques revient cette fameuse critique du « ils » et du « on ». Précisons donc un peu les choses…

Quand je dis ils, je parle de ceux qui ont développé une société du désir qui vise à nous rendre seuls et frustrés, pour qu’on jette notre dévolu dans la consommation déraisonnée et décorrellée des besoins réels. Quand je dis « ils », je parle de ceux qui décident à notre place, et font de nous les moutons que nous sommes devenus avec notre plus grand consentement.

Ce « ils », ce sont les tenanciers du capitalisme du désir, du capitalisme post-68, ceux qui tiennent par les couilles les deux piliers de la république actuelle, la politique et les medias, ceux qui ont le pouvoir de créer des élites de pacotilles chargées de prêcher la bonne parole, ou chargées de dire ce qui est subversif et rebelle et ce qui ne l’est pas. Ce « ils », ce sont ceux qui nous séparent en segments et en types d’acheteurs et créent des medias sur mesure en fonction de ces cibles, ceux qui ont tellement financé et corrompu la politique qu’ils ont réussi à cantonner le rôle des élus à un simple travail d’attaché de presse chargé de ne valider que des lois en faveur de la propagation du désir et de la frustration sexuelle, du développement de la déresponsabilisation, de la montée de l’individualisme et de la montée en puissance de la consommation, pétrole du moteur capitaliste. Ce « ils », ce sont ces élites qui verrouillent tous les postes clés en France, pays des élites et de la technocratie, où il est strictement impossible de prendre le pouvoir à moins d’être un produit de cette caste. Dans ce pays tenu par les polytechniciens, énarques, francs maçons et normaliens, les quelques « élites » élevées d’une de ces minorités qui font la majorité du peuple ne sont que des pions placés pour masquer un peu plus la réalité des choses. Des idiots utiles, imbéciles heureux à la Jamel Debbouze ou à la Diam’s, tout content d’être acceptés par ce milieu « pas si cruel » qu’est le monde du spectacle, alors qu’ils ne servent que la cause supérieure. Ce « ils », ce sont les propriétaires des 10 plus grosses entreprises françaises, cœur de toutes les décisions. Ce « ils » là n’a pour but que d’alimenter le système qu’il a mis en place, un système de vente permanente de biens de consommation inutiles, une production d’objets qu’il finance par le marché, lui-même très sensible à la progression constante et permanente des chiffres de vente. Un contresens interne, puisque chaque besoin créé est de fait comblé par l’acte d’achat, donc un système qui ne peut survivre qu’en renouvelant de façon indéfinie les besoins, et en en créant de nouveaux. Des besoins à renouveler constamment d’où nait la haute couture et les collections biannuelles, l’exportation du concept œnologique de « Millésime » pour les voitures[1], les modes vestimentaires, les événements commerciaux (soldes, fêtes de mères, fêtes des grands mère, bientôt fête du toutou ou fête du beau frère de la meilleure amie), et tous ces cycles artificiels qui rythment faussement la vie des français, mais qui assure définitivement des rentes régulières par toute saison pour les industriels. Des cycles auxquels viennent s’ajouter les tendances, dictées et édictées sous la houlette des marketeux des grandes sociétés qui décident de recréer une mode dès que le marché s’essouffle et la répandent sur leur cible préférée, les jeunes[2], avec l’aide de leur bras armé, les media, et des idiots utiles que sont les sportifs et les chanteurs. C’est de là que naît toute récupération d’un art à des fins marketings. Inutile de dire que la tendance actuelle décrétée « norme transgressive » par le pouvoir est le rap / hiphop depuis 1997 environ, et le virage surprise de Skyrock d’une programmation 100% rock à une programmation 100% rap du jour au lendemain.

« On envie l’Amérique et sa victoire, mais à force de copier on ne ressemble qu’à sa province » (Rocé)

Aujourd’hui ces idiots utiles sont souvent des arabes[3] . Parce que, malgré la haine organisée des arabes à travers les media (pour des raisons géopolitiques et économiques que je prendrai le risque d’aborder plus tard), il faut dire qu’ils représentent quand même 6 millions de personnes, dont une part importante à moins de 30 ans. Ceux qui retournent souvent au « bled » savent aussi que dans cette région du monde, on aime bien se montrer et se comparer aux autres. Jeunes et flambeurs, les arabes sont des cibles idéales pour notre marionnettiste. Si on rajoute à cela le côté rebelle, cette fameuse rébellion qui fait que tant de jeunes français, italiens et portugais s’identifient depuis 15 ans aux arabes (Akhenaton l’italien, Kool Shen le portugais, Diam’s la maltaise en tête de groupe), on comprend mieux pourquoi on nous place ces pions là à cet endroit là. L’élève égale le maître. Parce qu’il faut dire que les inventeurs du concept sont quand mêmes les américains. Ce sont eux les professionnels du placement stratégique pour faire rentrer dans le rang de la consommation une communauté potentiellement influente et dangereuse. Et on a bien vu qu’il n’y a rien de mieux pour une société en crise que de rendre les éléments qui peuvent la faire imploser dépendants de petites appartenances matérielles (voir la meilleure des polices). La consommation, c’est le sédatif le plus puissant, le plus contagieux et le plus généralisé qui soit. Les ricains l’ont bien compris, et ils ont aussi compris qu’en instituant une élite noire, ils pouvaient donner l’illusion au reste du peuple qu’il est possible de grimper dans ce pays pour évacuer tout sentiment d’injustice, engrais de la rage. Ils ont alors promu cette élite, complètement acquise à la cause de l’intérêt supérieur (sinon elle n’existerait même pas), et a fait croire à tous les dommages collatéraux de la politique ultra libérale (99% des autres noirs) que le pays est tolérant et que seule la compétence permet de monter les échelons. Ce n’était pas si longtemps avant que Jordan devienne le deuxième logo de la société Nike, pas très longtemps après Watts. En France, j’entends de plus en plus souvent des intellectuels objectifs et doués réclamer la création d’une élite arabe pour désamorcer la haine qui monte. C’est aussi inquiétant que redoutable d’efficacité. Sarkozy l’a bien compris d’ailleurs, à voir l’habile composition du gouvernement et la baudruche Rachida Dati.

Résumons. Pour régler le problème des banlieues, nos chères élites dirigeantes (ceux qui sont au dessus des politiques et qui les contrôlent) ont décidé de mettre de la poudre aux yeux des banlieusards cultivés ayant un minimum de conscience politique en leur faisant croire, comme aux Etats-Unis, qu’ils peuvent accéder à des postes clés par le simple fruit de leur compétence. Et pour les plus jeunes, ils s’attaquent à la source en les dépolitisant complètement quitte à frôler la lobotomie généralisée qu’a réussit à créer Difool, MSN, le rap, le programme d’histoire lacunaire, le culte de l’apparence de la zoulette de banlieue à la bourgeoise du 16ème, Diam’s, et comparses, qui fait que les jeunes immigrés soient si peu soucieux de tout ce qui ne concerne pas la bonniche de 15 ans qu’ils veulent sauter ou leur crête Vivelle Dop. (voir la mode des cailleras)… Et quand bien même ces jeunes voudraient étudier, ils sont instrumentalisés une fois par an par les démagos gauchistes, meilleurs alliés du pouvoir (le vrai, pas celui qu’on élit), et les font descendre dans la rue pour leur faire rater un trimestre d’éducation.

Alors je fais partie de ceux qui, essayant d’avoir un brin de conscience politique pour protéger mon derrière (et pour le bien de ce pays, malgré mon absence totale d’attachement à lui), auraient tant voulu que les émeutes de 2005 soient d’une autre ampleur, d’un niveau quasi-révolutionnaire. Car ce pétard mouillé n’aura finalement servi qu’à faire prendre conscience nos fameuses élites dirigeantes, les « marionettistes » de la France, que ces gens sont effectivement potentiellement dangereux pour leurs intérêts, et qu’il faut donc passer à la phase 2 du plan.

Aussi ne devrait-on pas s’étonner dans les années qui viennent de voir de plus en plus de « banlieusards » promus « miracle social » par les médias, et coqueluche des français[4]. Cela commencera (et ca a déjà commencé) par le milieu du spectacle, avant de se répartir dans les affaires (dirigeants d’entreprises du CAC40) puis dans la politique. Car quand la politique d’un grand pays s’apparente en fait à être le cheval du grand Jockey Capitalisme, il n’y a plus aucune barrière à ce qu’un noir, ou un arabe, ou une femme au service de la « Cause » ne devienne président en France en 2017. Encore une fois, regardez les Etats-Unis…

Description du « on »

Le « On » c’est le reste aussi hétéroclite qu’il soit, c’est le peuple, moteur de la force productrice, créateur opérationnel de la valeur. Ce sont les anciens exploités qui le sont aujourd’hui avec plaisir et consentement. Le « on » c’est tous ces moutons humains que nous sommes, victimes de notre conscience limitée, de notre individualisme, de notre besoin de sécurité, et de nos dépendances matérielles si jouissives. Nous sommes la pièce s’emboitant parfaitement avec le « ils », la pièce qui n’attend rien, et qui est bien heureuse que les détenteurs du pouvoir fassent de nous ce dont ils ont besoin pour rester au pouvoir et toujours s’enrichir sur notre dos. L’illusion du confort minimal dans laquelle nous baignons masque les différences odieuses de richesses qui ne peuvent être justifiée par le travail et le mérite, elles sont justifiées par la naissance et son injustice. Cette illusion est garante de la paix civile. Il en faut peu pour nous calmer: un toit, un crédit, un salaire minable, deux jours sur sept pour pouvoir apprécier la vie, un gentil toutou, sans oublier les vacances tellement attendues que ça en devient stressant. La vie est belle hein?

D’ailleurs les « ils » sont comme nous, la seule chose qui les différencie de nous est la détention du pouvoir, et aux vues de l’histoire je serais tenté de dire que si on changeait les rôles, rien ne changerait, les « ils » sont tout aussi victimes de leur condition de leur subjectivité, et de leur intelligence. Ils sont seulement nés du bon coté la barrière, celui des privilégiés matériels et décisionnels, celui qui les place dans la vie quotidienne au dessus de leurs semblables. Les « ils » sont tout aussi faibles face à leurs vulgaires désirs et leur cupidité, mais à une échelle différente. Leur action doit être jugée plus durement car elle pèse lourd, tant au niveau humain qu’au niveau écologique et capitaliste, voila pourquoi Pasdeschiffons s’attaque à eux, même si à leur place nous ferions peut être la même chose. L’avenir nous le dira… Si oui alors nous sommes tous les mêmes, le vécu ne nous différencie pas, et l’organisation humaine en société ne peut se faire sans exploitation de l’autre, sans inégalités utilisées, et sans injustice inhérente et nécessaire. On pourra donc affirmer que la société dans laquelle on vit est la forme ultime et optimale de ce que peuvent faire les hommes. Quel gachis.

Le « on » représente donc les moutons que nous sommes, qui ne demandent qu’à être guidés, et ce même vers le précipice. La seule condition que l’on exige, c’est de garder nos illusions et de satisfaire nos pathétiques désirs. Il en faut peu pour nous asservir. ‘Ils’ l’ont bien compris.

Le parasite et Lashoz

Notes

[1] sans parler des « séries spéciales », comble de la connerie… je me rappelle même d’une Peugeot série spéciale Wanadoo…

[2] qui ont la plus forte propension à se copier les uns les autres

[3] désolé si je parle d’« arabes » et pas de « beurs », j’ai prêté serment de haine à l’égard de « Salamalekh Bounty » et comparses

[4] note : si les media voulaient faire passer Emile Louis pour le personnage préféré des français, je crois que par une série d’entourloupes dont ils ont l’habitude, ils le pourraient


23
mai 07

Le monde du spectacle et ses pantins, ou la Misère Morale

« Le quotidien de ceux qui rêvent du quotidien de ceux qui sont payés pour faire oublier le quotidien de ceux qui payent pour les voir simuler ce quotidien idéal. Un quotidien idéal qu’eux meme ne vivent pas, en dehors des scènes qu’ils tournent et des soirées mondaines où ils sont vus et aimés pour ce qu’ils ne sont pas. Misère morale. » (Fabe)

La société de consommation, comme la nature, ne fait rien au hasard. Le rôle de cette caste d’acteurs pathétiques, tous beaux et tous riches parce qu’au sommet de leur âge et dégagés dès les premières rides, est précisément déterminé. Faire rêver les autres, ces 98% de gens qui n’ont aucun accès aux media, donc qui n’y figurent pas, mais qui en sont les uniques consommateurs. Des gens pauvres, sans rêve et sans strass, dont la société veut nourrir l’espérance par le rêve, le rêve d’un jour peut etre pouvoir s’extraire de sa misère et vivre sans bosser. D’où Loft Story, d’où la Star Academy, d’où Capital, d’où l’invention de la Jet Set, qui n’est pas là par hasard dans un système économique complexe. Historiquement, c’est la religion qui était chargée de donner aux âmes suicidaires une raison artificielle de vivre.Ca s’appelle l’espérance ; et je vous renvoie à cet article (edit: il n’est pas fini et paraitra en Juillet). Il faut 20 secondes de recherche pour voir que les plus forts foyers d’implantation de la religion (hors religion juive) sont les régions qui concentrent le plus de gens pauvres. La télé, c’est la nouvelle religion. Celle qui s’invite directement chez les gens déprimés pour leur donner ce faux espoir que quelque chose de magnifique peut leur arriver. Sinon, ca ferait longtemps que Omar Harfouch serait incarcéré et que Paris Hilton serait déshéritée, reniée et surtout boycottée par les média. La télé vend du rêve, puis entrecoupe ce rêve de morceaux de rêve achetable. C’est la publicité, soit l’art de faire passer un produit de merde pour un morceau de bonheur. Alors lassés d’attendre le miracle du Dieu télévision (d’être recu à Qui veut Gagner des Millions, d’avoir les 3 télés etc…), on se réfugie sur le rêve atteignable, celui qui se paye cash. Lui, au moins, on est sûr de l’avoir.

Le plus triste dans tous ca, c’est que cette caste de branleurs se complait dans son rôle. Se complait à « être vus et aimés pour ce qu’ils ne sont pas ». Ils pensent dominer le monde par leur « succès » (le succès c’est comme le visage, « on le voit par les yeux des autres mais sans eux on ne l’a pas, on ne l’a plus » comme dirait Rocé) et l’arrogance de certains de ces pantins (visibles dans certains blogs) est à vomir ou à mourir de rire, selon l’humeur. Un monde dans lequel évoluent tant de femmes, heureuses gagnantes du concours biologique, et décidées à compenser leur évidente lenteur intellectuelle par une utilisation absolue de leurs charmes (pas seulement pour se faire baiser mais surtout pour baiser le peuple). C’est le pic de carrière dont je parlais dans « les différents stades d’évolution de la femme ». C’est l’état qui trahit -à qui en doutait- l’ampleur de la réduction psycholigiste féminine. On ressent alors un sentiment de grand vide, vide de l’écriture et vide des idées, totalement égo-centrées, autisme intellectuel sans la moindre prise de recul sur ce qui les a amenées là, sur le rôle qu’elles jouent dans ce Sim City réel, et sur leur fin de carrière à venir, aussi brutale que leur ascension.

Elles (les femmes et les homos qui travaillent dans les métiers de la représentation) se complaisent à executer ce qu’on leur demande, et à relater le tout avec un faux détachement et un dégoût surfait qui ne sert à rien à part à montrer à quel point elles ne sont pas conscientes du niveau de manipulations dans lequel elles se sont embarquées. Alors elles se présentent à ces soirées mondaines d’inauguration d’une collection ou d’une nouvelle marque, d’un lancement de CD ou de DVD, en clamant être dégoûtées par tous ces rails de coke enfilés, tout cet alcool qui coule à flot, toute cette hypocrisie et toute cette superficialité. Une soirée mondaine qui vise avant tout celui qui est de l’autre côté de la vitrine, dans le froid, buvant son verre de rêve comme devant sa télé, et inconsciemment castré par cette barrière invisible. Une castration qu’il voudra rétablir le lendemain, quand l’entrée sera permise et le choix facturé.

Débauche morale faite de drogue, d’alcool, de danse et de sexe, un cocktail détonnant prêt à faire bander les intérimaires, les bonniches et les bouseux, coktail toujours présenté avantageusement par les Ardisson, les Castaldi et les Fogiel, et bien sûr, jamais dans ses côtés puants (partouzes d’industriels francais et de politiques avec des adolescent(e)s arabes de 15 ans, mise au rebus de dizaines de milliers de femmes à 30 ans chômeuses qui deviendront gogo-danceuses ou prostituées, payées désormais pour se prendre les coups des bites qu’elle aura savamment castré durant sa précédente carrière).

Cocktail pathétique toujours présenté avantageusement par les media, à l’instar de toutes ces caissières, ces chercheuses, ces institutrices, ces boulangères, ces puéricultrices, ces médecins qui permettent au pays de tenir debout, bien loin des frasques de la poudre blanche dans le nez et des bites dans le cul.

Une mise en avant des media responsable des principaux maux de la société ; les femmes s’identifiant à ces putes, elles ont une forte tendance à monétiser leurs ébats d’une facon ou d’une autre, laissant choir ces millions de mecs pauvres qui jetteront leur dévolu dans une prostituée ou dans les films de cul, pendant que certains autres iront violer une innocente dans une cave pour enfin connaître ce qu’on voit partout mais qu’on n’arrive pas à avoir. Et ainsi de suite. Des medias responsables pour la cause supérieure, celle du profit, qui fera encore sortir gagnant le riche, qui pourra se barder d’artifices (montre, voiture de luxe, etc…), puisque la femme ne veut plus de rêve par l’esprit, mais du rêve par l’avoir, et qui fera languir le pauvre ou la bonniche de banlieue, dans sa frustration et son complexe, indispensables ingrédients des achats d’impulsions… par pur mimétisme de ces pantins malsains.

Parasite