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oct 07

Le miel et les abeilles, part 2

Karaoke

Note: Pour les nouveaux, relire la part 1 ici.

La soirée commence à 20h30. Il fait déjà nuit. Pourtant, on est déjà fin Juin. Sur la route, le spectacle habituel : des petits lavent une voiture pour 25 cents, les femmes transportent des caisses de Durian sur des motos, simplement vêtues de leur pyjama, et je me régale de ces détails qui font que je me sens bien. Ce soir, S à décidé de nous « éclater ». Et être éclaté par un des mecs les plus influants du Cambodge, c’est simple, il suffit juste de rester à sa proximité immédiate.

Pour nous chauffer, nous allons dans un karaoke, culture locale oblige. Intégralement peuplées de khmers, ces soirées sont celles ou l’on trouve les filles les plus jolies du pays. Il faut dire qu’ici c’est assez simple : vu le niveau de vie moyen qu’une fille peut espérer en travaillant, la beauté est un avantage comparatif systématiquement utilisé. La belle gosse devient soit modele, soit chanteuse de karaoke, soit danseuse, soit semi-prosituée, et le plus souvent les quatre à la fois.

Les abeilles arrivent. Cinq bombes, agées de 19 à 22 ans. En France, j’aurais distribué les 8 et les 9. Ici, plus rien ne m’étonne, vu que le miel c’est nous et les abeilles c’est elles. Notre table est le piège parfait : des bouteilles de whisky (elles aiment moins le goût que le niveau social que ca représente), de la bouffe (les cambodgiennes sont de véritables morfales), un très beau gosse franco khmer, un occidental, et un des mecs les plus riches du pays. Très vite, on se retrouve chacun avec deux chanteuses à nos bras. J’en éjecte une, ne gardant qu’un 9,5. Je n’ai rien a lui dire, elle ne parle pas anglais, et la seule phrase khmer que je connais ressemble à ca « moi vouloir un jus de fruit mixés ». Alors j’utilise mon ami, interprète d’un soir, ou de chaque soir, puisque chaque soir est un soir de drague de elles vers nous. Elle se vente d’être Miss TV 9, une obscure chaine locale que les locaux eux-mêmes ne situent pas très bien. Elle était en compétition féroce avec d’autres filles, mais elle a gagné. J’interprète ca comme une tentative de qualification, je feins l’admiration en guise de validation. Elle tente de me dire que je suis grand, je m’en étonne étant assis depuis 20 mn, je la complimente sur ses cheveux pour la remercier de cet indicateur d’intérêt, en gardant à l’esprit que si je l’avais complimenté sur son petit orteil du pied gauche, ca marchait aussi. Et puis je me tais, comme les deux autres comparses à la table. L’espace d’un instant, je ferme les yeux et savoure mon bonheur. Mon mois asiatique touche à sa fin, et je profite de cette soirée où la drague n’est pas une comédie, simplement un rituel ultra simple précédent l’accouplement, de la même manière que les singes se cherchent les poux avant de se chercher le sexe. Je réalise aussi que le vrai bonheur, c’est pouvoir se taire avec une fille qu’on a envie de baiser et ne pas se sentir mal à l’aise. Toujours briller, toujours parler, toujours flamber, et serrer une fois sur 10…. putain, on court tous après les bus. Une rapide pensée pour la France, pour le genre de commentaire que les tenants de la bonne morale peuvent sortir sur le pouvoir de l’argent dans les PMA, j’en rigole… s’ils connaissaient la drague, ils sauraient que la francaise est identique en tout point à l’asiatique, et que la recherche du pouvoir, comme représentation sociale du mâle dominant, est une constante anthropologique qui reste vraie quelque soit la partie du globe.

On bounce deux fois, nous retrouvons dans la boite la plus cotée du pays après être passé par un obscur bordel, rapidement chassés par la présence d’occidentaux, que je fuis soigneusement et comme la peste depuis mon arrivée. Je conclus donc pour la forme. Pas par un bisou, pas par un enlacement, pas en prenant sa main. Que nenni. En lui proposant l’ultime, le fameux, le pré-requis à tout contact sexuel sans échange monétaire, à cette mini preuve d’amour d’un soir : je lui propose de lui offrir un potage de riz. Les cambodgiennes sont des morfales, et ce rituel leur fera plus plaisir qu’une chaine en or dans l’instant. Ca tombe bien, j’ai 2000 reels sur moi, donc 25 dollarcents, et on prend position dans un de ces millions de bouibouis au bord de la route, qui propose de manger comme un prince pour quelques centimes. C’est glauque, c’est sale, les moustiques se ruent autour de l’ampoule nue, accrochée à la va-vite. Le riz voltige sous les mouvements brusques du chef cuistot improvisé, dont le wok crache des flammes sous la chaleur du butagaz. Ce soir, il fait bon. Elle est belle, elle a ce que je veux, et moi je sais assez ce qu’elle veut pour pouvoir lui faire croire qu’elle l’aura. J’ai développé une technique de séduction redoutable basée sur l’espérance qui doit faire de moi un des rares occidentaux à baiser tous les soirs sans débourser un dollar. Je me fais une note mentale : développer une variante pour la France. Elle bouffe sans respirer, malgré les 2 plats de frites et de pattes de poules qu’elle s’est enfilée plus tôt. Elle finit, ravie, et me suit dans une guest house à 2$ la nuit.

Je la revois deux jours plus tard, à l’autre bout du pays, dans une chambre d’hotel… sur TV9. Elle est belle, putain.


3
sept 07

Crouton et l’attention sucker, part 1

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Crouton se lève de bonne humeur ce matin. L’olympique de Marseille a gagné hier soir, et il ne s’est pas disputé avec sa copine de toute la soirée. Voila sept ans que Crouton et Lili sont ensemble, il se rencontrés à vingt ans, et après les nuits dorées et majestueuses du début, les projets grandioses et les décisions à la hâte (comme celle de s’installer ensemble), s’est enchaînée une routine aussi blasante qu’indispensable. Trois mois après l’emménagement, les petites disputes sont apparues. Un calebute mal rangé, des chaussettes qui traînent, un mégot dans un verre… Et puis c’est devenu systématique et exponentiel : elle lui reprochait de dormir avec ses chaussettes, de marcher en canard, d’être tête en l’air, bref, ils avaient passé la barrière symbolique où la femme reproche à l’homme tout ce qui faisait son charme avant. Crouton était stupéfait, il ne comprenait pas comment Lili pouvait passer d’un extrême à l’autre en si peu de temps, lui qui s’était toujours si bien comporté. Il la laissait toujours décider des lieux de sorties, lui faisait à manger, débarrassait la vaisselle, pliait toujours quand il y avait un désaccord sur le programme télé à suivre, et rentrait tous les soirs avec une rose. Plus le temps passait, plus il l’aimait, et plus il avait envie qu’elle le sache.

Mais il ne comprend plus, il a une volute de fumée noire devant les yeux, des pensées sombres qu’il ne veut pas voir mais qui lui disent clairement qu’elle ne supporte plus cette relation, et qu’elle compte bien lui faire payer. Il interprète alors toutes les preuves irrévocables de manque de respect comme des signes de fatigue ou d’énervement, certainement liées à son nouveau boulot, dont elle se plaint tant. Lili est journaliste à Libération. Cherchant désespérément une solution, il alterne, entre preuves d’amour pour tenter de la récupérer, et colères noires très violentes, pour lui montrer qu’il ne se laisse pas faire et qu’il sait être un mâle, un vrai.

Les jours passent, Lili s’éloigne, elle est de plus en plus distante. Ils ne font plus que se croiser, eux qui ne pouvaient passer un déjeuner sans traverser Paris pour manger ensemble. Elle ne veut plus l’embrasser, ne lui tient plus la main dans la rue (elle dit que ca la gêne), et a de plus en plus de « journées speed au taf » qui fait qu’elle rentre tard, se cale devant la télé et refuse les câlins. Crouton voudrait vraiment trouver la solution, et s’il pouvait, il irait remonter les bretelles de son boss en personne, lui qui la surcharge tant de travail.

Au travail justement, Lili a rencontré Mali, un franco thaïlandais filiforme et plein de répartie. Ils ont flirté à la machine à café, où Mali l’a doublé dans la file un matin, en lui disant que l’égalité des sexes, ça marche des deux côtés. Elle a ri, et depuis ils passent leurs après midi sur le messenger interne de l’entreprise, pendant que leurs dossiers s’entassent. Elle connaît ses limites, Lili. Elle sait qu’elle aime Crouton et que même si c’est un peu dur en ce moment, c’est l’homme de sa vie. La preuve, ils cherchent à acheter un appartement du côté de Saint-Ouen, un 65m² pour faire une plus-value sous 5 ans. Mais elle se surprend à être aussi heureuse au contact de Mali. Elle y pense le matin, et ça la motive à aller travailler. Et quand vient le soir, elle se sent coupable de ces journées passées sans penser à son homme qui la chérit et l’aime tant.

Elle aimerait savoir ce qui ne va pas chez elle. Elle a un homme qui l’aime, l’adule, lui offre tout ce dont elle a besoin et se plie à ses exigences. Et voila qu’un homme malpoli et provocateur arrive dans sa vie et balaie toutes ses certitudes. Maudis Mali !! Avec sa facilité et son détachement, il a même réussi à se faire inviter à déjeuner par la jolie Lili ! Jamais elle n’avait rien payé à un homme, et jamais elle n’avait eu le sentiment d’avoir peur de perdre quelqu’un si elle ne le faisait pas. Elle ne concevait pas qu’un homme puisse être autre chose qu’au service intégral de sa dulcinée. Alors, la confiance grandissant, elle a accepté un Jeudi soir d’aller boire un verre avec lui après le travail. Les abdos regonflés par les tranches de rigolades en série, il lui propose innocemment de passer chez lui, pour lui montrer les dernières photos de son voyage en Inde. Il l’a prise de court en lui disant qu’il ne fallait pas qu’elle se fasse de films, qu’elle ne se ferait pas rembourser le resto en nature. Riante, et inconsciemment vexée, elle monte alors les 5 étages à pied, sans sentir son mal de cuisses. Sur le canapé de Mali, ils regardent les photos, un verre de rhum à la main. Il la fait rire et alterne un regard pénétrant dans son œil droit, ponctués d’allers retours vers sa bouche. Son charme s’opère de plus en plus. Elle enchaîne les verres, comme pour atteindre cet état où elle pourra mettre son craquage sur le dos de l’alcool. La température monte, les mains commencent à se trouver. Mali remonte la sienne doucement, de l’intérieur de sa cuisse jusqu’à son entrejambes, où il voit qu’une fournaise est en marche. Il s’approche alors de son cou, qu’elle lui présente volontiers…. remonte, elle commence à frémir… Il cherche alors sa bouche pour l’embrasser, elle goûte subrepticement au fruit défendu, puis elle recule, se braque, penaude. Elle lui explique alors qu’elle est avec Crouton, qu’elle l’apprécie mais qu’elle préfère vraiment rester amis. Mali reste de marbre, toujours sûr de lui. De toutes manières, il connaît cette chanson, si classique qu’elle lui semble être un hymne appris par toutes les femmes adultères en devenir.

Le soir, blottie dans son lit, après avoir répondu une fois de plus à l’interrogatoire de Crouton qui décidément ne comprend pas ces nocturnes imprévues, elle pleure silencieusement. Elle est amoureuse, mais est trop attachée à ce qu’elle a bâti pour tromper son mec. En revanche, elle ne ressent aucune culpabilité, puisqu’elle n’a pas craqué. Voici 8 semaines qu’elle divague et est quasi-esclave des émotions générées par l’habile thaïlandais, 8 semaines qu’elle dévoile les failles dans son couple, comme autant de perches lancées pour l’abordage, 8 semaines qu’elle se venge inconsciemment sur son homme de tellement l’aimer qu’elle ne peut aller jusqu’au bout, de peur de lui faire de la peine. Alors elle se dit que la souffrance est un moindre mal que la peine, et qu’il l’a bien mérité après tout. Elle qui s’est laissée toucher le sexe à travers un pantalon par un autre homme, après 7 ans de couple ne ressent aucun sentiment adultérin. Sept ans de couple, dont 4 de dérive, une aventure intitulée fluctuat nec mergitur si le blagueur de la machine à café n’avait décidé de tirer à boulet rouge sur la bateau qui tangue, arborant tête de mort sur pavillon noir.

Alors blottie dans le chaud de sa couette, et glacée par la peur de perdre, elle envoie un texto discrètement à Mali, pour le flatter, le rassurer, se rassurer, pour le garder, car il est son espérance, sa porte de sortie potentielle si son monde devenait trop sombre. Un texto que Crouton l’entend composer, lui qui ne trouve toujours pas le sommeil à 4h32, sentant alors les larmes chaudes couler sans bruit, le long de son visage.


9
mai 07

Les stades d’évolution de la Femme

La femme

Note : Cet article est volontairement plein de généralisation. Prenez celles qui vous intéressent, jetez les autres.

L’adolescente

Prise dans les tribulations de la séduction dès son plus jeune age, la jeune fille désormais assez mûre pour séduire (physiquement du moins) va dans les premières années rechercher une relation capable de la faire sentir plus vieille, plus mature qu’elle n’est vraiment. La séduction du père ayant échoué à cause de la concurrence de sa mère (voir « le séducteur, la séductrice »), la jeune fille concentre toute son énergie à « vieillir » le plus vite possible. C’est la raison psychologique qui détermine certainement la disposition du corps féminin, en âge de se reproduire plus vite que les garcons. De là vient le cliché de la maturité féminine plus précoce que les garcons, argument toujours drôle pour qui a enseigné à des collégiennes. La jeune fille va donc chercher à rattraper sa mère par deux moyens essentiels :

  • Sortir avec des hommes plus vieux. Le marché de la séduction étant profondément déséquilibré, l’offre d’hommes sans femme de 20 à 30 ans est assez important, des hommes qui vont alors se déverser dans la classe inférieure, comme un boxeur qui passerait en poids mouche parce que lassé de se faire tabasser en poids plume.
  • Sortir avec des garcons du même age, mais mentalement pas très stables. Enfin, l’instabilité masculine typique, à savoir l’instabilité régressive. Nostalgique de la période d’amour fusionnel avec sa mère, l’adolescent mâle a tendance à chercher chez la jeune fille un amour irraisonné, passionnel et incontrolé, seule solution pour lui pour retrouver l’Amour (avec un grand A) perdu. Avec chance pour lui, cela va correspondre à une partie des attentes de la jeune fille. En effet, cette relation complètement déséquilibrée (communément appelée « passion« ) permet à l’adolescente de se sentir mère. Devant protéger, materner, chouchouter, et ne faire qu’un avec son petit copain, la jeune fille se sent de plus en plus légitime et de plus en plus mûre pour prétendre à la séduction du père (c’est jouer à la poupée mais avec un vrai mec si vous préférez). Ceci montre un peu pourquoi la plupart des couples d’adultes qui sortent ensemble depuis qu’ils ont 15 ans sont si pathétiques.

La très jeune fille se caractérise en outre par une immaturité totale : hystérie, exagération, hystrionie, fascination absolue pour les choses ayant trait à l’amour, elles contrôlent mal leurs sentiments et se donnent un faux air de détachement totalement paradoxal. Une attitude qui résume bien la situation de la jeune fille : plus un bébé, mais pas encore femme, elle voit la maturité comme salvatrice dans sa quête du père et de tout ce qu’il représente (accession à la vraie maturité, à l’age adulte lui permettant d’arriver au maternage), mais découvre son rythme biologique (règles) et vit une période d’instabilité profonde qui aboutit à une hystérie bien immature. La jeune adolescente est donc un entier paradoxe.

La jeune femme (jusqu’à 30 ans)

Si il y avait une courbe pour représenter l’évolution physique de la femme, ce serait une courbe de Gauss dont le sommet serait certainement entre 20 et 30 ans (35 avec les cosmétiques). C’est la période de tous les succès, la période où tout est facile et où elle a l’impression de dominer le monde uniquement par l’utilisation appopriée de ces charmes (ce qui est vrai). C’est donc la période où elle est la plus chiante, puisqu’en position de pleine-puissance sur le marché de la séduction. Grâce à la technique accumulée pendant l’enfance et l’adolescence (les règles de base de la séduction assimilées pour plaire au père), améliorées par la (vraie) maturité et donc un meilleur contrôle de ses émotions (bonne comédienne), la jeune femme s’en va à la quête d’un homme qui sera le modèle de virilité qui lui rappelle son père. Ayant vu chez l’adolescent la propension des hommes à se comporter comme des petites filles (besoin de tendresse, d’affection), elle va rechercher l’exact opposé, motivée par sa recherche inconsciente et biologique d’un fort taux d’androgène (comme on l’a vu dans cet article), indispensable pour l’emmener sur la voie de son bonheur, le maternage. C’est donc à cette période où elle fuira tout homme aux traits de gentillesse trop affirmés, et avec, la simplicité. Elle évolue dès lors dans un monde du non-dit, de l’énigme, de l’indicible, du sous-entendu. Univers pathétique où les hommes les plus cyniques et manipulateurs sortiront vainqueurs (voir Le Séducteur), et où les autres seront castrés et placés arbitrairement dans le purgatoire des sentiments, la friend zone (voir l’article sur L’amitié Homme-Femme). Dans la majorité des cas cependant, la femme de 20 à 30 ans connaît différentes expériences (la plupart du temps avec un homme pas aussi viril qu’elle aurait espéré, un peu trop gentil quoi), allant de l’amour fusionnel à la vie en couple, avant de se lasser de la « routine » (soit cette situation où le rapport de force laisse sa place au naturel, inacceptable pour la jeune femme), et de s’écarter de son compagnon pour se laisser tenter par un autre homme en représentation (plus viril, + d’androgènes), profitant là de son immense succès physique. (et subissant l’énorme pression sociétale au changement, au laisser aller, et à la perte de valeurs d’engagement, propédeutique au développement de la société de consommation). La jeune femme a une position tellement favorable sur le marché de la séduction, que certaines refusent même de céder à toutes ces avances, se placant définitivement sur un piédestal, dont il leur faudrait tomber pour se faire baiser, et jettent leur dévolu dans cette formidable invention : le travail de femmes (j’ai bien dit « de »). Soit le détournement d’une propriété biologique de la femme : éduquer un enfant avec beaucoup d’implication et d’investissement, pour une tache à moyenne valeur ajoutée ne nécessitant aucune créativité mais simplement de la rigueur, genre rentrer des chiffres dans Excel, commander des fournitures dans un bureau, communiquer, organiser les agendas, les interviews, etc… Bref tous les postes du tertiaire qui auraient un turnover colossal s’ils étaient occupés par des hommes, en plus de coûter plus cher. Cette jeune femme précieuse et hautaine devient donc executive woman, pensant que son succès est décuplé, elle qui refuse les hommes tellement elle a de propositions, et qui en plus connaît une gloire immense dans son travail, même si elle retrouve son pot de Nutella et ses séries quand elle rentre chez elle.

C’est également l’âge où la fille doit construire sa vie, quitter le domicile de ses parents, aller « en ville », faire une carrière, même si elle n’a pas fait beaucoup d’études. Bref, c’est l’âge où la femme commence à penser à son avenir matériel. C’est l’âge pour beaucoup de filles de la semi-prostitution. Soit cette capacité pour une fille bien disposée physiquement de s’échapper de sa condition sociale pour s’élever, en mettant son corps et sa capacité de séduction à disposition (vieux, mondains, businessmen)[1].

Mental note pour mon prochain article: contribuant ainsi à la misère sexuelle et sociale des hommes les bien moins lotis financièrement…

Et puis chez les bourgeoises et les bonniches, la vingtaine (surtout avant 25piges) c’est l’âge où on se marie, pétrit de certitudes, où l’on croit qu’on peut développer une vie à deux équilibrée et jouissive alors qu’on ne se connaît meme pas… en bref, c’est à cet age là que nombre de mariages foirés vont naître.

La femme (30 – 40 ans)

La trentenaire est fatiguée. Blasée d’avoir jeté la plupart des mecs bien qu’elle a rencontré, de les avoir castré et placé en friend zone, et d’avoir préféré se faire troncher par des mecs genre « Eric » de Paris, fidèle du Man-Ray, carte gold et poils sur le torse à la place. Elle est blasée car ce con la trompe, ne veut pas lui faire de gosse, et se fout royalement de sa gueule (surtout depuis qu’il baise avec Corinne, une de ses meilleurs amies). Elle l’a quitté un peu avant ses trente ans, car ca y’est ; la femme est sous pression biologique forte. Plus le temps de débattre, plus le temps de rigoler, elle doit maintenant trouver le père de ses enfants, et, après toutes ces expériences ratées, autant prendre quelqu’un de bien (d’autant qu’elle se sait dépassée par la femme de 20 ans… déjà). C’est la période où la séduction est la plus naturelle, la plus franche, la plus aisée. Les deux sexes agissant enfin naturellement, donc comme deux êtres qui recherchent la même chose. C’est la période où, une fois en couple, tout va très vite. Mise en couple, fiancailles, un gosse, deux gosses, nouvelle Laguna, tout est rôdé… Elle apprécie alors pleinement son travail, et vivra ses plus belles années de mère et de femme (de vrai femme, pas de pouff séductrice).

Quarante ans et plus…

Déjà hors-circuit physiquement, elle tombe de son piédestal lorsqu’elle est mise au rebus des métiers de représentation (communication, etc…), remplacée par la chair fraiche (celle qui fait rêver les consommateurs, facon Victoria Silvstedt). Ses enfants arrivant à l’adloescence (donc à l’age ou le mimétisme social remplace progressivement l’éducation parentale), elle a du temps pour faire un bilan de sa vie, ce qui coïncide généralement avec ses premières psychanalyses (elle y a toujours été sensible, en bonne lectrice de Elle et de Femme actuelle). C’est le temps des regrets, surtout pour l’executive woman qui se rend compte qu’elle a sacrifié les plus belles années de sa vie pour un 3 pièces à République et un écran plasma. La semi prosituée, elle, est désormais hors course, vivant sa solitude dans un studio proche du périphérique. Dans l’alcool et/ou la drogue, elle se dit que le monde est injuste et que les hommes sont des porcs, qui crachent sur une femme dès qu’elle commence à vieillir. Elle se dit aussi qu’elle a été bête de dépenser tout son argent dans de la chirurgie esthétique qui n’a finalement servi qu’à retarder sa fin de carrière de 5 ans.

Plus la femme arrivera près de la mort, plus elle réalisera que sa vie est désormais finie, dans le sens où la folie n’existe plus, où tous les moments de bonheur sont ceux vécus pas procuration par sa descendance ou ses proches. Elle rêvera alors de s’envoler une dernière fois. Une dernière fois aller au septième ciel, rappel final d’une danse envoûtante dont elle aurait dû mieux profiter. Alors elle scrute, désormais directe et honnête quand elle séduit, comme un jeune mec en confiance, et elle cherche à s’inviter dans une dernière imprudence et oublier, l’espace d’un instant, que sa gloire aura duré 15 ans.

Notes

[1] Un article sur le sujet est en cours d’écriture à l’heure où ces lignes sont postées


11
avr 07

L’amitié homme-femme

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Introduction

Grand principe souvent érigé en leçon de vie chez la femme, l’amitié homme femme est en fait une notion très complexe, pointant directement sur le cœur des différences entre les deux sexes. Différences comportementales quant au rapport à l’engagement, quant à nos relations avec les gens du même sexe et à nos recherches chez les gens du sexe opposé. L’amitié, parent pauvre de l’amour?

Note : le premier paragraphe consiste en un rappel très synthétique des théories d’Alain Soral sur la dissymétrie de l’oedipe. Nous vous invitons à lire ses ouvrages pour approfondir la question.

La femme, ou le rapport troublé à l’engagement

- Parce qu’une relation sexuelle a des implications potentielles plus fortes pour les femmes que pour les hommes,
- parce que sa détermination biologique est de trouver le père de ses enfants, quand la détermination de l’homme est de butiner, ce qui se traduit irrémédiablement chez elle par la peur de passer pour une salope (pression sociale visant à dénoncer une pratique allant a l’encontre de sa détermination biologique)
- parce que la dissymétrie de l’oedipe [1] pousse les femmes à évoluer plus tard dans un psychologisme subjectif, quand l’homme (sauf accident oedipien) possède une vision plus globale, plus objective, l’amenant à avoir des avis plus tranchés et plus binaires que le sexe opposé,
- parce que cette même dissymétrie a appris très tôt à la femme que la clé de la séduction est le contrôle de ses sentiments (surtout pour elle, qui a une tendance à l’hystérie quand elle les laisse s’exprimer),
- parce qu’elle sait qu’elle tire sa force séductrice dans le mystère et l’inexpliqué, poussant l’homme à la considérer comme magique, par image réfléchie de sa mère :

La femme évolue dans un monde imprécis, incertain, où l’intérêt pour un homme s’exprime de manière floue et contradictoire. Evoluant dans le monde du « peut-être », la femme brouille les pistes et induit en erreur celui qui la séduit. La conséquence, une séduction souvent longue, pénible, pleine de hauts et de bas pour qui maitrise mal les techniques d’usage. La plupart des cas d’amitié prennent racine dans ces séductions où la fille manie le chaud et le froid, et où l’homme ne sait pas casser la spirale en se comportant comme un homme (nous étudierons les solutions pour échapper à cette situation en fin d’article).

Rester dans l’inexpliqué, ou les symptomes d’une amitié en toc

i. La femme célibataire

Rester dans l’inexpliqué, c’est pour la femme rester dans une situation où elle garde son atout en main. Son atout, c’est vous. C’est tout ce qu’elle a à gagner dans le fait de vous avoir à ses pieds (sans avoir à écarter les cuisses). Alors elle joue du mystère… Célibataire, elle évoquera rarement ses targets ou les hommes qui animent sa vie, vous faisant croire à tort qu’il n’y a que vous qui égaye son quotidien. Elle alternera le chaud et le froid, en passant d’une discussion d’amis normale à une discussion osée, portant sur une pratique sexuelle originale et coquine (souvent la bisexualité d’ailleurs, ou l’intérêt pour la sodomie, tous les deux des mensonges, évidemment). Selon les périodes (le chaud et le froid, rappelez-vous), elle fera l’effort de mettre un décolleté pour vous voir, de se maquiller, pour que vous sachiez qu’elle s’est faite belle pour vous. En soirée, et (légèrement) sous alcool, elle n’hésitera pas à enchaîner les mains au cul, à se frotter, à vous souffler à l’oreille que ses seins pointent (à vous les faire sentir même), bref à se comporter de façon très physique et très directe (sans délivrer… tenter quelque chose aboutissant forcément sur un refus ou une esquive), et utilisera à froid le prétexte de l’alcool pour justifier un comportement aussi inapproprié. Une fois sur le point de conclure avec sa cible qu’elle a discrètement travaillé derrière votre dos (et parce que, comme au poker, elle ne dévoile ses cartes que quand elle est sure de son coup), elle vous met au courant de son existence, elle vous raconte même en creusant un peu qu’en fait, ils se sont embrassées hier soir, etc… et vous parlera de l’affaire comme si c’était censé être la bonne nouvelle de votre journée. Là, dans un élan de fierté et de desespoir, vous la jouez carte sur table jusqu’à ce que vous obteniez le fameux…. « J’ai vraiment pas l’impression de t’avoir fait croire chose ». Ce « vraiment pas l’impression », croyez moi, des millions de mecs l’ont entendu à travers la planète, c’est l’incarnation même de la mauvaise foi féminine. (ou le coeur de nos différences si ces comportements sont en effet instinctifs et non intentionnels, mais j’en doute)

ii. La fausse amie… déjà en couple

Chez la femme en couple, l’ambivalence se situe essentiellement dans tous les jeux liés à son mec actuel. Elle n’hésitera pas à le critiquer subtilement au début, puis, à mesure que « l’amitié » avance, elle le détruira en bonne et due forme. Elle évoquera alors la liste des choses qu’elle n’aime pas chez lui (et vous décrira à peu près quand elle évoquera l’homme qui lui faut, ce qui explique qu’il sorte avec elle et pas vous, la femme aimant s’imaginer qu’elle peut dresser son homme et le faire changer), et évoquera moult fois son envie de casser avec lui, pour passer à autre chose (phénomène qui peut d’ailleurs durer plusieurs années).

La féminisation de la séduction

La plupart des cas de fausse amitié homme-femme (on étudiera la vraie amitié HF et les exceptions après) est la conséquence d’une séduction ratée. Pour vous en convaincre, une expérience simplissime s’impose : interrogez vos amies femmes, et demandez-leur si un seul de leurs amis hommes les repousse physiquement. Généralement, la réponse est édifiante. Si c’est une amie de confiance, elle en ira même de confidences par rapport au début de leurs relations amicales ; souvent ambiguës, car souvent sur le terrain glissant du flirt. (sans jamais avouer sa part d’initiative dans le processus d’ailleurs)

La neutralisation des respects

Déboussolé par les mouvements stratégiques à répétition (comme une voiture faisant des zigzag pour éviter d’être dépassée), l’homme (l’homme qui rate sa séduction, devrait-on préciser) en situation de séduction bascule progressivement dans une fixation malsaine, qui l’amène à idéaliser sa proie, et à la mettre sur un piédestal aussi irrationnel qu’inapproprié. Idéalisation, respect exacerbé qui appellera en retour non pas le désir sexuel mais l’affection et le respect (teinté de pitié et de rancœur de ne pas avoir su la prendre à temps). Les respects se neutralisent alors, l’homme « castré » par la femme (pour n’avoir pas osé) ne voulant dès lors plus la « souiller » en la baisant (ni même en lui avouant son intention de la baiser), et la femme ne voulant plus se faire baiser par un homme si loin de se comporter comme tel, et ne voulant d’ailleurs plus, l’ayant rangé dans la case « mec gentil », le rabaisser à la catégorie des hommes qui ne pensent qu’au sexe. [2] Les respects se neutralisent, les idéalisations castrent, le cerveau calmant les pulsions et rationalisant les actions. L’attraction physique, validée par le flirt, se mue chez la femme en fascination pour l’esprit, en attachement, sentiments exacerbés par la flatterie de l’attraction physique, plus que jamais présente (la frustration aidant).
Pour être tout à fait clair, l’homme qui respecte trop la femme n’ose plus la baiser et faire parler son instinct animal car il l’a élevée au rang d’intouchable (en se montant la tête tout seul), ce qui amène la femme à le classer de manière irréversible dans la case des types qui ne pensent pas qu’au cul (interprétation consciente), et à voir son désir et son attirance pour l’homme disparaître, car désormais assimilé à une femme (interprétation inconsciente de la non–assumation de ses pulsions, contraires à l’image viril du père)

Après avoir étudié les conditions objectives de la perte de désir de la femme dans le cadre d’une séduction (et donc de son passage du « peut etre » au refus d’avoir une relation intime), nous devons étudier les éléments subjectifs la poussant à autant privilégier l’amitié, quand l’homme, plus binaire, s’inscrit naturellement dans un axe « sortir avec elle ou ne pas l’avoir dans ma vie » (axe théorique pouvant évoluer en « sortir avec elle ou la garder dans ma vie pour un jour sortir avec elle » s’il y a fixation). Ces éléments devant également nous permettre de comprendre pourquoi certaines femmes multiplient les fausses séductions une fois en couples pour augmenter leur cercle d’amis mâles.

Analyse

Le rapport au même sexe

Revenons un temps aux théories oedipiennes citées plus haut. La femme naissant de la mère (seule vérité universelle), son père est pour elle le premier être à séduire. Elle se trouve donc directement en concurrence, dès la naissance, avec sa mère et ses sœurs. Parallèlement, l’homme, qui naît de la mère dans une situation d’amour pur et absolu (car n’ayant pas encore conscience du monde extérieur), n’a pas à chercher cet amour qui lui a déjà été donné à la naissance, n’a pas à concurrencer quiconque pour avoir ce dû, sa seule possibilité de retrouver une situation similaire étant un retour à la prime enfance et à ce moment. (d’où son immaturité nostalgique à l’égard des femmes une fois arrivé à l’âge adulte)

Plus tard, la femme aura tendance à voir chez l’autre femme avant tout une concurrente. Seul être du même niveau qu’elle en séduction, la femme se méfie plus que tout de son propre sexe, et épie chacune d’entre elle de façon impitoyable et intransigeante, n’hésitant pas à user de destruction hypocrite pour disqualifier une adversaire (sur des éléments souvent très bassement physiques censés échapper à la vision de mec, genre « elle a des mollets de goret »). La femme, même au sein du cercle d’amies, est donc jugement et jaugeage permanent, par le physique, par les expériences, par la réussite sociale, par la puissance séductrice. Lassée de la compagnie de cet être qui la connaît décidemment trop bien pour qu’elle puisse la tromper avec ses techniques habituelles, et ainsi capturer l’intérêt simplement en jouant du mystère et de l’apparence, la femme voit la compagnie des hommes comme salutaire. L’homme quant à lui, étant avant tout complètement indifférent aux hommes qu’il ne connaît pas, et trouvant une fraternité, une solidarité et un bien être extraordinaire chez ses amis, ne ressent pas le besoin maladif de transformer chaque rencontre féminine en amie. C’est au contraire pour lui le dernier recours, la solution à envisager au pire, quand on a été trop mauvais pour convertir et qu’on est malgré tout trop attaché pour voir disparaître. D’ailleurs, c’est souvent par espoir enfoui et inconscient que l’homme accepte la solution de l’amitié, pensant bien au fond de lui que rester dans la vie de sa promise lui donnera dans l’avenir une chance qu’il ne gâchera pas cette fois-ci. (Même chose dans le cas d’une cible déjà en couple… attente patiente parfois très inconsciente de la cassure)

De l’intérêt d’avoir un ami mâle…

Pour la femme avoir un ami homme offre bien des avantages :

Consciemment:

  • Discuter. Si nous partageons bien un point avec les femmes, c’est que le psychologisme de leurs pairs les épuise autant que nous. Avoir des discussions riches et globales leur confère un sentiment d’existence intellectuelle.
  • Rire. On connaît le niveau d’humour de la plupart des femmes.
  • Avoir des réponses de mecs sur des points précis de leurs vies (d’où recherche de « confidents »).
  • Un grain de folie, une passion, etc… (cochez ce qui complète le + son mec actuel)

Inconsciemment :

  • Un mec de côté « au cas où ». La validation physique ayant déjà eu lieu, et même si le niveau d’attirance est pour l’instant insuffisant (voir « féminisation de la séduction »), la femme ne veut pas se priver d’un éventuel plan de secours qui peut s’avérer extrêmement utile.
  • Remonter sa self esteem. Valable qu’elle soit célibataire ou en couple. On renvoie le lecteur à l’article sur les suceuses d’attention.
  • Un Wing, soit une aide pour approcher un autre homme. En soirée essentiellement, une proximité amicale (proximité corporelle sans volonté sexuelle décrite au début du texte) lui permet d’augmenter sa valeur aux yeux des autres hommes, et particulièrement dans le cas où elle a une cible précise. Dans ce cas, elle a l’arme qui peut faire exploser le niveau d’intérêt de sa proie. Remarque : Ce comportement peut être normal entre amis, à condition que les règles du jeu aient été fixées avant. Ce qui est souvent malsain dans cette situation, c’est que la fille fait double jeu entre sa target et son « ami ».
  • Un cercle social. La fille profite alors d’accès à des soirées, ou aux amis de son ami (beaucoup de filles ayant très peu d’amis en raison de leur misogynie dissymétrique, donc un cercle social minuscule se résumant à un faire valoir de 85kg et leur télévision). Cercle social aussi, et amitié beaucoup plus calculée, quand la vraie cible de la femme est finalement un ami de l’homme, unique connecteur capable de les faire rencontrer. (ami pantin, utilisé comme « pivot »). Remarque : J’ai observé à de nombreuses reprises des déclinaisons malsaines où la femme conserve un mystère de séduction autour de l’amitié et flirte légèrement et régulièrement avec son ami pour attiser son intérêt, et se voir ainsi systématiquement payer ses entrées en boites, au concert, et ses repas au restaurant. (mort aux pigeons). Véritable pétasse, elle a compris l’intérêt d’utiliser son corps pour s’élever socialement et combler la misère sociale vers laquelle la mène son oisiveté pathologique.
  • Pour la femme en couple, l’ami mâle représentera un superbe moyen de pression sur son homme. Elle pourra ainsi valoriser son ami sur les points précis qu’elle souhaite voir améliorer chez lui. Exemple (voix de pouff): « on dirait vraiment que tu m’écoutes pas quand je parle de mon boulot. On dirait que tu t’en fous complètement. Y’a vraiment qu’avec Charles-Henri que je peux en parler tranquillement. C’est dingue ça ! »

Comment ne jamais tomber en « friend zone »

Note : ce sont la des grands principes qui n’ont pas vocation à l’exhaustivité

Pour ne jamais tomber en friend zone, il faut accepter l’idée que soit vous sortez avec cette fille qui vous attire et vous excite tant, soit elle ne mérite pas une place dans votre vie (et « no turning back »). Une fois cette idée acceptée (et l’idée de l’amitié exclue), vous pouvez vous comporter comme un homme, un vrai, c’est-à-dire exprimer clairement, simplement, et d’une manière très naturelle vos intentions (sans jouer le désespéré ou faire de déclaration de celles qu’on ne voit qu’à la télé, ca ne sert à rien à part à lui montrer que vous n’avez aucun amour-propre). Vos intentions, je le rappelle, c’est de la baiser. Ni plus ni moins (pour le +, attendez de voir si elle baise bien déjà..). Donc sexuer les discussions (évocateur de cojones, virilité, assurance; mais à partir d’un certain niveau de proximité, jamais avant au risque d’être éliminé d’office), laisser planer le mystère sur votre vie (c’est l’arme de séduction principale des femmes, une arme redoutable… ), tout en lui faisant comprendre que dans le fond, vous avez une vie et des connaissances féminines si passionnantes que dans l’absolu, elle n’est qu’un autre poisson dans l’océan (ce qui est forcément vrai du reste). Bref, baissez sa valeur et montez la votre. Plus vous direz ce que vous pensez ouvertement, moins elle pourra jouer avec les probabilités, le non dit, et faire des phases du genre « j’ai vraiment pas l’impression de… »[3]. Le reste viendra naturellement si vous ne cristallisez pas sur elle, si vous ne l’idéalisez pas, si vous la considérez seulement pour ce qu’elle est en fait (une des 2 millions de belles gosses à Paris par exemple). Mon amie Bianca disait « agir est plus facile quand rien ne compte vraiment ». Et si, en ayant agi comme un homme, elle vous fait traîner en longueur et mise sur une amitié tout en maintenant une éventuelle relation amoureuse dans le domaine du possible (persistance du flirt, etc…), passez à autre chose, elle vous fait perdre du temps. Au mieux, c’est une fausse amie, au pire, c’est une attention sucker. [4]

L’amitié homme femme, une hérésie?

Conclusion partielle

Une vrai amitié se définissant avant tout comme le fait de pouvoir parler absolument de tout avec une personne, l’amitié homme femme n’existe que très rarement. Le non dit n’étant jamais choisi au hasard (surtout le non dit sur les expériences amoureuses), ce type d’amitié est celui des possibles, et avec, celui de la frustration[5].

Les exceptions

L’exception, qui confirme cette règle, existe évidemment. Le cas le plus courant bien sûr, c’est quand il n’y a aucune attraction physique ni d’un coté ni de l’autre. Dans ce cas, l’être humain a tendance à ne même pas vouloir faire connaissance. Mais il arrive cependant que dans certaines circonstances, les deux individus vivent plus ou moins en communauté pendant longtemps, et qu’ils se laissent finalement aller à se dévoiler, et à s’apprécier. C’est le cas pour certaines personnes avec qui on a étudié, ou avec qui on a travaillé étroitement pendant un certain temps.

L’exception qui vient ensuite, et c’est le plus courant, c’est la femme épanouie. En effet, l’homme est un être rationnel et censé qui, lorsqu’il est devant une personne attirante (mais) qui sait fixer les limites (et est univoque sur ses intentions et claire sur sa situation), est ravi de s’intéresser à ses attributs intellectuels, ravi de profiter de ses qualités humaines et oubliera vite son attraction physique. (les petites amies de nos amis rentrent dans cette catégorie -et dans la première quand elles sont moches)

Note: Dans ces deux premiers cas, il n’y a pas eu de séduction ratée, puisque pas de séduction du tout. On notera par ailleurs que ces deux situations ne sont pas statiques : une vraie amitié cas n°2 peut se transformer en fausse amitié quand elle casse par exemple avec le mec qui la rendait heureuse. Elle peut se transformer littéralement en attention sucker du jour ou lendemain, selon qu’elle est capable ou non de rester célibataire. De la même manière, l’amitié numéro 1 peut varier en séduction si par exemple vous partez 6 mois à l’étranger, et qu’en revenant elle est devenue splendide, ou que vous avez travaillé votre look et que vous l’attirez, etc…

La dernière exception est la lassitude. Fatiguée de flirter et de rester dans l’indéfinissable et dans le domaine du « peut être », ressentant le besoin de craquer un bon coup, et comprenant qu’avoir ces épaules d’hommes à qui confier sa vraie misère féminine vaut finalement plus qu’un « spare boyfriend », la fille se résout à abandonner la séduction et l’amitié devient possible dès lors (pour l’homme, c’est la piqure liée à la fin de l’espoir, mais aussi liéee au début d’autre chose de mieux).

Conclusion

En bref et vous l’aurez compris, la seule définition de l’amitié repose sur l’existence ou non du flirt du coté de la femme. Si la fille joue plus ou moins le jeu de la séduction, ce n’est pas une vraie amitié, et si elle ne vous intéresse pas pour autre chose que pour sortir avec elle, vous vous ferez du mal à la fréquenter, mieux vaut donc la zapper. Si la fille ne joue pas, raconte ses expériences et ses targets lorsqu’elle est célibataire, ou parle tranquillement de son mec et en termes plutôt objectifs lorsqu’elle est en couple, alors l’amitié est possible.

Lorsqu’elle est possible, n’oubliez pas, les hommes, qu’une amitié homme-femme, c’est de l’or en barre, et qu’en plus d’être une mine d’information et un cercle d’amies femmes, c’est avant tout une complicité et une proximité que vous ne trouverez que rarement en couple. Et tout cela, sans les emmerdes liées à la vie commune, aux caprices, à la jalousie et au sexe. Franchement, c’est le bonheur.

La Parasite (qui est désormais sur Twitter)

Notes

[1] théorie d’Alain Soral consistant à mettre en opposition le role joué par le père dans l’oedipe masculin et féminin. Role émancipateur, de prise de conscience du politique et du social pour le père du petit garcon, rôle maintenant la fille dans le sentimentalisme lié à sa séduction pour la fille. Racines de ce qui devient le psychologisme féminin à l’age adulte, soit cette propension des femmes à expliquer les choses de la vie à un niveau psycholico-affectif en minimisant leurs implications politico-socio-culturelles.

[2] qu’elle prétend détester mais dont elle a tant besoin pour se faire prendre. D’ailleurs, les rares femmes lucides de ma connaissance le reconnaissent sous la forme « j’aime les hommes qui savent ce qu’ils veulent et qui prennent des initiatives

[3] ou au moins, si elle vous le sort, vous ne ressentirez pas cette culpabilité ridicule, infondée et stupide avec ce doute qui vous monte à 200 à l’heure au cerveau « alors c’est de ma faute, je me suis fait un film ». Vous saurez sans le moindre doute que c’est une attention sucker et une fausse amie.

[4] Une vraie amie n’aurait pas accepté votre séduction ouverte et avouée, ou vous aurait clairement dit qu’elle n’est pas intéressée. La fausse amie en prend acte, et décide de jouer avec sans rien délivrer.

[5] et toute la douleur qui va avec, quand vous avez en plus eu le malheur d’idéaliser la fille


5
avr 07

L’homme aime la graisse

Article dans lequel j’utilise des fondements de biologie pour expliquer nos attractions, et ce qui en résulte.

Pourquoi voulons-nous faire l’amour ?

Ca fait du bien de revenir à la base de temps en temps. La base, c’est là d’où l’on vient, et ce à quoi la Nature nous a tous destinés. En l’occurrence, la détermination de la nature, dans son ensemble est très simple : la perpétuation de l’espèce[1]. Perpétuer l’espece, c’est s’adapter aux changements d’environnement (darwinisme), et c’est évidemment assurer sa décendance. Le Créateur ayant fait de nous des êtres avides de plaisir[2], il en a déduit que la seule façon de nous pousser à nous reproduire était de rendre l’acte joussif, en installant les plus grandes terminaisons nerveuses du corps dans les parties reproductrices.

Ainsi, pour le clitoris, Wikipédia nous apprend que :

Du fait de son anatomie, de sa vascularisation abondante qui le rend érectile et de sa très riche innervation, la stimulation du clitoris, le faisant gonfler et le rendant très sensible, peut être source de plaisir et peut mener à l’orgasme. Il peut être stimulé entre autres avec les doigts, la langue, le pénis, un godemichet, ou par frottement contre le pubis ou le clitoris du partenaire sexuel. Depuis les travaux de Masters et Johnson, on sait que l’orgasme fait toujours intervenir le clitoris, quel que soit le lieu de la stimulation qui l’a provoqué.

« God macht nichts für nichts ! » comme disait Freud, devancé de quelques siècles par le roman de la rose au XIII ème siècle. Pour corroborer la thèse, prenons un contre-exemple : Le panda géant, lui, éprouve de toute évidence moins de plaisir lors d’un rapport sexuel que nous, puisque sa fécondité est naturellement très faible, avant de tendre vers zéro une fois en captivité[3]. On a ainsi pu lire récemment qu’on diffusait des films porno à un panda pour stimuler sa libido. Théorie évidemment confirmée quand on regarde le cycle de la vie sexuelle de la femme, ainsi que la décroissance de la libido masculine une fois qu’il a pérennisé l’espèce. Voila pour la question de l’accouplement. Qu’en est-il de l’attraction (devant mener au coït) ? La réponse est encore dans la biologie.

Par quoi est-on attiré ?

L’homme de 17 à 29 ans possède en moyenne 15% de taux de graisses corporelles. La femme en possède 25%. Par ailleurs, si le premier point de contact en position debout est le nez pour l’homme, ce sont les seins pour la femme[4]. Il semblerait donc que le Créateur ait doté la femme d’attributs pour s’attirer la convoitise du mâle, biologiquement constitué pour être excité par les masses graisseuses. Les biologistes parlent d’attributs de bonne santé. Par bonne santé, on entend évidemment forte fécondité, puisque c’est là notre détermination biologique finale. Ainsi, la graisse évoque dans notre inconscient masculin la réserve nécessaire pour enfanter, donc la fertilité, alors que chez la femme, son attraction pour l’homme dépendra de sa pilosité, de sa musculature, de la forme du bas de son visage, bref de tout ce qui est garant d’un fort taux d’androgène, gage de qualité du sperme. Tiré d’un article très intéressant, voici le résultat d’une étude de Devendra Singh, de l’université du Texas :

L'homme aime la graisse

Tout est dit : l’homme aime la graisse. C’est une vérité tellement ancrée dans l’inconscient collectif que la femme, depuis la « libération sexuelle »[5], s’est bardée d’un ensemble d’artifices l’aidant à mettre en avant ou à simuler ses attributs graisseux : Soutien-gorge push-up, souvent allié d’un décolleté pour bien montrer l’existence de graisse mammaire, talons hauts, pour faire ressortir le postérieur, jeans slim et vêtement moulants pour faire ressortir la graisse, culottes ou soutien-gorge rembourrés pour les moins bien loties, string pour laisser aux fesses leur effet bombé naturel, etc… L’industrie du vêtement, comme la femme, connaît les fondamentaux.

Cette réflexion peut aussi nous permettre d’étudier la fonction de la femme sous un aspect biologique : disposée à attirer, cela sous entendait donc dès la Création que c’était à l’homme de faire le travail, car c’est lui dont le comportement biologique (vive émotion, tachychardie, euphorie, voire érection) peut être altéré à la seule vue du corps de l’autre. Implication biologique qui en appelle d’autres : infériorité musculaire aboutissant à une infériorité physique[6], appelant un rôle de protection de la femme par l’homme, mieux disposé musculairement. Rôle de protection physique historique extrapolable en protection financière, dans nos sociétés où le défi physique est devenu inexistant[7].

Rapport d’effort et de proactivité chez l’homme, la séduction est passive chez la femme, ce qui lui confère un rapport de force favorable jusqu’à l’installation en couple. Posture passive qui permet à la femme de jouer sur cette altération biologique (excitation) à des fins diversement morales, allant jusqu’à la volonté de s’élever socialement par l’excitation de l’homme (allumage contre dollars), soit la définition même de la semi-prostituion[8], qui n’a pas d’équivalent masculin pour ces mêmes raisons biologiques.

Le Parasite (email)

Notes

[1] une (re)lecture de « La faim du tigre » de René Barjavel fera le plus grand bien au lecteur

[2] peut être parce que cela nous rend plus résistants pour supporter les 95% de non-plaisir de la vie, ce qui nous renvoie à la notion d’espérance (on en reparlera)

[3] Bénéficiant de nourriture sans effort, il ne ressent plus le besoin d’en faire pour se reproduire

[4] qui sont une sorte de sexe toujours en érection

[5] qui est surtout une condamnation de la femme a assouvir ses pulsions d’achats, donc une libération pour les industries liées au sexe, mais chaque texte en son temps

[6] n’en déplaise à Isabelle Alonso

[7] contrairement à ce que nous fait croire TF1, notre société est infiniment moins physique que nos amis les hommes préhistoriques

[8] ce sont ces mêmes conditions qui permettent à l’attention sucker d’exister.


16
mar 07

Le séducteur, la séductrice

seducteur, seductrice Personne ne naît séducteur. Si l’éducation et la nature de l’oedipe peuvent pour beaucoup conditionner l’homme dans ses rapports à la femme (souvent pour les influer d’une manière dysfonctionnelle), il est impossible de deviner la tartufferie du comportement amoureux féminin sans en avoir été victime et en avoir souffert. C’est en mesurant les incohérences féminines et la distance entre ce qu’elles prétendent aimer des hommes et ce qui leur a donné prétexte à se refuser à lui, qu’un homme peut éventuellement prendre conscience de la supercherie et commencer à ajuster son comportement à elles. Chez chaque séducteur, la conclusion est la même : le mensonge généralisé et le travestissement (en une personne diamétralement opposée à ce qu’il est vraiment) sont les constantes de l’activité de séduction. La bataille de l’homme pour l’amour consiste en une lutte contre les idéaux et contre la mystification des femmes. Le rapport à l’amour est chez l’homme directement relié à l’amour maternel, celui qu’on a connu quand rien autour n’existait pour nous. La femme nous inspire donc respect, magie, et pureté. Soit une suite de sentiments qui rend impossible un contact aisé et naturel avec une femme (donc plutôt un contact maladroit fait de peur, de respect exagéré et injustifié, de panique et d’angoisse). Ceci explique que 98% des hommes n’osent pas aborder les filles dans la rue, malgré la réputation des français -aux yeux des touristes- d’être de bons dragueurs. On notera d’ailleurs que pour le séducteur comme pour le novice, parler à une inconnue relève de l’exploit personnel, d’un effort de transcendance et d’une dose de courage considérable.

La différence profonde avec les femmes tient qu’elles ne naissent pas des hommes. La magie ne s’opère donc pas : l’amour paternel n’est pas donné par la nature dans un moment de communion unique, il se cherche. Devant séduire dès la naissance pour conquérir le père, la femme séductrice n’existe pas elle non plus : la séduction est constitutive de la femme, sauf accident oedipien. A 6 ans, elle mettra une jupe, des boucles d’oreilles et jouera avec le maquillage de maman sans même savoir qu’elle fait là ses premiers pas de séductrice. Plus tard, séduire un homme ne sera pas un effort, juste une suite logique de la séduction du père, en moins palpitant, forcément. Cela devient un jeu, un jeu de vices dont les ficelles sont les mêmes quelque soit l’homme, quel que soit le contexte. Fort de cet acquis de technique considérable, les femmes n’utiliseront d’ailleurs quasiment jamais la séduction comme expression d’un intérêt pour un homme, mais uniquement pour tester un courtisan, le déstabiliser, le rendre fou, et l’allumer bêtement (en profitant de son réseau social ou de son argent, si possible) s’il a le malheur de ne pas avoir compris les règles de base. Aux féministes et autres pétasses écervelées qui, n’assumant pas leur caractère de nymphomane névrosée, martèlent à qui ose la qualifier de grognasse, la phrase passe-partout (voix de pouff) nan mais avec vous c’est facile ! Quand un homme aime plaire au femmes c’est un Don Juan, mais quand une femme aime se faire prendre c’est une grosse salope !,

nous serions tentés de répondre qu’il n’y a aucun mérite à utiliser sa plastique (dont 90% des défauts se masquent par le maquillage ou les techniques vestimentaires [1]) et à entourer de mystère [2] son effrayante platitude intellectuelle pour attirer un homme biologiquement constitué pour être excité par les masses graisseuses mises en valeur (d’où l’invention du push up, du décolleté, des culottes rembourrées etc..). Vraiment aucun mérite. En revanche, analyser ses expériences, ses échecs, ses succès, se battre contre son naturel, son inconscient, et s’intéresser au mode de fonctionnement de la femme relève d’une liberté intellectuelle et d’une capacité à se remettre en cause et à s’améliorer qui mérite de fait respect et hommages.

Le Parasite

Notes

[1] utilisation appropriée de « fuck-me-shoes », talons hauts pour faire ressortir le postérieur, soutien gorge push-up pour gagner un bonnet, etc…

[2] par l’utilisation permanente du non-dit, de l’adumbracio, afin de rester dans l’inexpliqué


12
mar 07

Amitié Unilatérale

Rencontrer des gens et construire une amitié fait partie des rares actions humaines passionnantes. Passionante car elle nous permet de se sentir vivre, d’échanger, de partager, de s’entraider, de débattre, de se reconnaître en l’autre, de grandir ensemble, de monter des projets … C’est le deuxième niveau d’humanité après la famille.

Or dans la vie, il n’existe pas 200 moyens de rencontrer des gens. Il y a trop d’obstacles à la communication[1]. En gros c’est soit par le biais du travail, soit par le biais d’activités extérieures limitées, soit par les amis des amis. Ce faire des amis c’est en réalité un vrai périple qui peut souvent nous décourager dés les premières tentatives.

La plupart des gens ont déjà leur cercle d’amis, et n’ont pas le temps de faire connaissance. Si on n’est pas curieux, spontané et culotté, il est impossible d’accélérer la progression dans l’intimité de l’autre, cette progression qui fait de nous un ami plutôt qu’une vague connaissance. Ca ne dépend pas que de nous, il faut qu’en face il y est du répondant et une motivation semblable…. C’est là que le bât blesse.

Il est très fréquent de rencontrer des gens qui nous intrigue, avec qui on veut aller plus loin, mais malheureusement on se heurte à un manque de volonté de leur part. Ce manque de volonté n’est pas forcément méchant , il dépend souvent de circonstances extérieures. Ainsi, je suis passé à coté d’amitiés formidables à des moments où je n’étais pas réceptif et inversement.

J’ai donc depuis inventé le concept d’amitié unilatérale. Cette amitié n’existe que par notre motivation. Si on appelle pas notre « pseudo » ami régulièrement, on a jamais de nouvelles de sa part. Si on ne propose pas des sorties, on ne se voit jamais. En réalité on garde cette personne comme ami uniquement par notre action. C’est le genre d’ami que vous aimez bien mais dont vous savez pertinemment que de son coté il en a plus ou moins rien à foutre de votre gueule et pourrait se passer de vous comme si de rien était. Mais voilà vous appréciez sa compagnie, il a plein de défauts bien chiants, mais ses qualités les compensent.

Il est donc capital de savoir :

  • quels sont vos amis unilatéraux,
  • quels sont les gens pour qui vous êtes un ami unilatéral.
  • quels sont aussi les gens à qui vous servez de kleenex à usage multiple.

Ainsi vous pourrez mieux gérer vos relations humaines, recevoir et donner de l‘amour plus justement:

  • Approfondir les relations avec les gens pour qui vous êtes un unilatéral ou chez qui vous aller pleurer et vous défouler, car vous êtes injuste avec eux, parcequ’ils ont une grande capacité d’amour à votre égard, et parcequ’ils l’ont déjà prouvé.
  • Réajuster à la baisse vos efforts envers vos amis unilatéraux car ils ne vous méritent manifestement pas, et ne donnent que très peu en retour.
  • Et enfin chérir de tout votre cœur, les autres , les vrais amis, les frères et sœurs que la vie vous a fait adopter, les gens qui vous aiment et que vous aimez. Il se comptent généralement sur les doigts de la mains et ils partiront peut être les premiers alors ne vous trompez pas.

Lashoz


20
fév 07

Obstacle à la compréhension de l’autre

On est tous unique. On est tous mortels. Je crois que c’est notre problème. On a chacun qu’un cerveau, qu’un corps, qu’une appartenance sociale, et surtout qu’un seul vécu bien précis, et comme si ça faisait pas assez de facteurs d’égoïsme collectif, on a qu’un temps limité pour faire sa vie (vaste mission mystérieuse qui consiste à apprendre, exécuter, kiffer, réussir, souffrir, déprimer, partager, trouver le bon compagnon, aimer, enfanter, éduquer puis mourir).

Le comble c’est qu’après l’apprentissage de la vie, qui dure jusqu’à la fin de l’adolescence (période plus où moins longue selon le vécu et les spécimens humains), on panique déjà sur le malheur que sera la vieillesse, la nostalgie nous déprime déjà, et on stresse de peur de ne pas profiter du temps présent déjà passé alors qu’on en est seulement à la fin du premier chapitre !

Il existe tellement de montagnes, de pièges et de routes sinueuses devant nous, tellement d’obstacles infranchissables à la compréhension des actes de nos semblables, à la compréhension de leurs convictions. Faire sa vie c’est déjà assez difficile.

Je conçois que c’est dur de comprendre pourquoi on crame des voitures. Mais pour moi c’est d’une logique tellement limpide que je me demandais depuis longtemps quand est-ce que ça allait bruler ailleurs que dans nos quartiers. J’avais déjà eu un faux espoir pendant les manifestations étudiantes en 97 quand on a tout défoncé sur Paname. Une logique limpide mais pas forcément simpliste, même pour quelqu’un qui a vécu dedans. C’est un exemple parmi tant d’autres.

C’est dur de comprendre certains comportements amoureux. Le mec qui se comportent comme une serpillière pour ensuite se faire larguer, la femme qui aime l’homme qui la bat régulièrement, les gens qui en viennent au crime passionnel, les gens qui sont capables de tout quitter pour un sourire. C’est aussi très dur de comprendre pourquoi on en arrive à ce suicider quand dans sa vie on a tout eu. Le bourreau n’a aucune idée de la sensation ressentie quand il écrase les tétons de sa victime entre un marteau et une enclume. Aussi con que ça puisse paraître, il faut le vivre pour comprendre VRAIMENT ce que ça fait.

Il faut vivre dans toutes ses étapes ce qu’a vécu un prisonnier/un premier de la classe/une bonnasse anciennement grosse/ un père de famille qui dans un an sera sdf/une femme stérile/un petit frère pestiféré, pour comprendre pourquoi il pense et agis de telle ou telle manière. Combien de fois mes parents m’ont dit « tu verras, tu comprendras quand tu le vivras » et à chaque fois, en effet je comprenais bien mieux une fois après avoir vécu l‘événement dans toutes ses émotions, ses conséquences, ses causes et ses effets sur moi (conscients et inconscients).

Seulement il est impossible de tout vivre, et quand on vit une chose, on ne peut de fait, pas vivre l’inverse….

Il existe beaucoup trop d’obstacles à la compréhension de l‘autre. En plus Dame nature, dans son incroyable bonté, nous a offert une capacité d’empathie très limitée. Rare sont ceux qui la cultive et il y aura toujours des chacals pour en profiter et en abuser. Pas besoin de test empirique international pour savoir que les gens préfèrent parler plutôt qu’écouter. Les dialogues sont souvent des monologues de sourds visant à renvoyer à l’autre mur telle image de soi pour prendre le meilleur rôle que l’on croit dans la gigantesque comédie perpétuelle qu’est la vie. Comment se comprendre dans ces conditions ?

Même l’imagination est limitée par ce qu’on a vécu. On ne peut pas vraiment imaginer ce que l’on a jamais ressenti. J’ai beau essayer je ne peux pas comprendre ou imaginer ce que ça fait de gagner au loto, de se faire un shoot d‘héro, de tuer un homme, de naître handicapé ou de perdre sa mère ou son père. Par contre Dame nature, dans son incroyable bonté, n’as pas lésiné sur la capacité humaine d’oublier et de n’en avoir rein à foutre de la gueule des autres.

Nous sommes condamnés à ne pas nous comprendre. Notre capacité de compréhension de l’autre est limitée par nos sens, par notre unicité dans un lieu donné, par le vécu, par notre manque d’empathie, et bien sur par le fait qu’on n’a pas que ça à foutre.

Les préjugés sont les ponts qui joignent les îles de notre connaissance dans la mer de notre ignorance (rhalala mais quel poète!). Ce sont des bouches-trous-d’ignorance-humaine-naturelle qui nous permettent de ne pas vexer notre réflexion si minable et incapable. Saleté de capacité de compréhension incapable de reconnaître qu’elle ne connaît pas tout, qu’elle ne comprend pas tout, qu‘elle ne sait pas tout. Elle déteste le doute. Il faut toujours qu’on explique tout même par une explication complètement débile et infondée. La compréhension se forme sur ce qu’on voit, ressent, expériment, et nos 5 sens sont limités et subjectifs!

Mais la compréhension se forme aussi par ce qu’on nous montre, ou plutôt ce qu’on nous met dans le cerveau. Et quand on analyse ce que l’on peut voir à la télé et dans la vie de tout les jours on comprend mieux pourquoi nous sommes si cons et pourquoi nous développons autant de préjugés.

Bien sur c’est mieux que rien … ça pourrait être pire, on pourrait être des animaux (être réduit à manger, chier, souffrir, dormir, se reproduire, se faire dresser) et avoir pour seule utilité d’être un maillon de la chaîne alimentaire et de perpétuer La Vie, et accessoirement de divertir les hommes. Pas terrible comme perspective mais beaucoup moins frustrante à vivre.

Aller juste pour la beauté de la déprime quelques autres facteurs de l’incompréhension générale et de la non-communication:

  • âges
  • métiers
  • intérêt personnel
  • centre d’intérêts
  • peur naturelle de l’inconnu
  • inhibitions
  • distance
  • temporalité

Encore un peu?

  • L’effort de faire le premier pas vers l’autre même quand on en a pas besoin (rarement récompensé)
  • On rencontre les gens dans différents environnements qu’on ne contrôle pas, et pour se connaître et se comprendre, il faut qu’on puisse se rencontrer dans de bonnes conditions
  • l’adaptation au niveau de l’autre (langage, idées, culture)
  • l’importance de l’apparence dans le premier jugement de chacun avant la rencontre et qui va influencer notre envie de se connaître

Ya surement du bon à prendre chez tout le monde mais c’est extrêmement dur de le savoir et de le faire, de pouvoir le faire, d’avoir envie de le faire, et de ne pas regretter de l’avoir fait.

Lashoz


20
fév 07

La pauvreté avilit

La pauvreté avilit… autant que l’argent! Quand tu n’as pas d’argent, tu pars avec un handicap bien sévère dans la course à la réussite sociale, qui peut dire le contraire? Bien sûr, il n’est pas nécessaire d’avoir une BMW pour réussir sa vie (même si c’est un indicateur capital pour certains). Pouvoir s’offrir tout ce qu’on veut quand on veut, ce n’est pas forcément synonyme de réussite. Il y a d’autres critères de réussite que ceux qu’on nous fout dans le crâne depuis l’enfance. On peut être fier de ce qu’on est, du chemin qu’on a parcouru, et être heureux et satisfait de sa vie sans gagner 2000 euros par mois, et heureusement!

Mais bon quand tu gagnes juste ce qu’il faut pour manger, payer ton loyer (le paiement du loyer est la plus grosse arnaque du monde moderne), dans une société de consommation-provocation qui te fait baver sur un objet qui est inutile à ton épanouissement, ton évolution, ton bonheur, alors forcément c’est difficile d’être pauvre et heureux.

Quand tu vois tes parents trimer pour ne même pas pouvoir t’offrir ce que la majorité des bouffons de ta classe possède sans même l’avoir demandé, c’est dur de ne pas jalouser. Mais quand tu te rends compte qu’il est impossible de serrer une meuf sans avoir un minimum de biftons… là, tu pète un câble. Quand tu te rend compte que tu n’es a leur yeux qu’un vieux cafard démodé de banlieue, tu te dis «merde c’est chaud, je ne voulais pas le croire, mais l’argent fais le bonheur, ou du moins, il t’en donne les clés dans cette société de merde sa mère la p*** la grosse bia*** à la ch**** poilue , va falloir faire du bif et vite…».

Si t’es pas verrouillé dans ton crâne, tu peux vriller méchamment.

Vriller dans le crime pour son argent facile, ce qui est TOTALEMENT compréhensible quoi qu’on en dise. Quand on t’as toujours rabâché des concepts d’égalité qui ne s’appliquent pas à toi et et à ta couche populaire, des concepts de fraternité, vaste plaisanterie quand tout les gens qui te rencontre te montre soit du dédain soit de la peur insultante, des concepts de liberté, liberté de pouvoir faire plein de trucs si et seulement si tu pèses…. Il faut bien faire le biff d’une manière ou d’une autre pour kiffer sa vie et sortir de sa condition de looser. Exterminer Ta frustration latente, c’est le seul levier qu’il te reste.

Puis tu te rend compte que l’argent t’apporte ce que tu n’as pas eu, les meufs, le kif, le style et le respect encore plus facilement et rapidement que l’usine qui t’es destiné depuis que tu as redoublé le CE1 et qu’aucun de tes profs t’as aidé à progresser… Ça se joue à rien parfois…. Et de toute façon tu sais très bien au fond de toi que tu restes à leurs yeux le même cafard qui vole les grands-mères ou au mieux (ou au pire) l’exception qui confirme leur règle. Et faut arrêter de dire que c’est pas une raison pour aller vers l’illégalité… bien sur que si ! Bande d’enculés graisseux et bien éduqués plein de merde dans les yeux et incapables de se mettre dans la peau d’un autre parce que trop occupés à jeter à la poubelle la moitié du contenu de votre assiette achetée au prix fort dans un magasin bio avec ton 4*4 hummer qui consomme plus d’énergie qu’une école[1]. Bien sur que c’est une raison et une des meilleures!

Moi quand je n’avais pas d’argent, j’avais une capacité de rage et de haine contre tout le monde. Je me faisais peur parfois. Le moindre petit fils de pute qui vient me rabaisser mange ma semelle et teste ma position directe. La conasse qui ose me snober parce que j’ai un trou dans mes chaussettes prend sa rafale d’insulte réglementaire. Quelle connerie en réalité, mais tu ne choisis pas d’être dans cette situation et d’avoir le sang chaud bouillant autant que ces bouffons qui ne choisissent pas d’être né riches et cons car incapables de comprendre ce qui ne suit pas les règles de leur monde de velour.

Si t’as pas d’argent tu ne peux pas sortir, et le peu de fois ou tu sors à Paris, t’as mal au cul à chaque fois que tu paie un verre au prix de la nourriture qu’il te suffirait pour tenir 2 jours. Et quand tu traîne avec des plus riches que toi, tu sais pas ou te mettre quand tu entends la meuf que tu rêve de serrer dire « bon on va en boîte maintenant? ». Toi t’as déjà plus d’oseille et tu vas devoir rentrer à pieds à la maison pour te faire calciner par ta mère, pendant qu’elle ira en boite avec cette espèce de loque fashion que tu déteste et qui la baisera pour son plus grand chagrin.

Si t’es envieux et que t’es un rancunier de la vie, la pauvreté te rend triste, frustré, lunatique au pire jaloux, et c’est triste à dire mais y a que l’argent ou un miracle pour te calmer, et je l’ai vérifié, je sais de quoi je parle.

Heureusement pour ce pays que nombreux sont les pauvres qui acceptent leur sort, et ne jalousent pas les autres qui ont tout eu sur un plateau et qui n’en n’ont même pas conscience… ou si peu, mais est-ce leur faute? Sûrement pas.

La cerise sur le gâteau c’est que l’argent comme la pauvreté peut aussi avilir dans de nombreux cas.

Seulement 10% des français gagnent plus de 3000 euros par mois (la France c‘est quand même une des nations les plus riches du monde), 6% plus de 6000 euros et évidemment dans ses 6% la grande majorité gagne beaucoup plus que 6000 euros. Des célébrités dont le métier consiste à faire de l’art, ou à animer des émissions de divertissement-abrutissement national gagne plus que le PIB du Togo sans compter les indécents «cadeaux en nature» sous contrat de visibilité. Une idole de ma génération l’immense Mickael Jordan, dépense au poker une fois par semaine l’équivalent du PIB mensuel de la ville de Casablanca… en une soirée… excusez moi l’expression mais ça fout la gerbe jusqu’à s’en nettoyer les tripes.

L’indécence des grandes richesses de ce monde à quelque chose d’incroyable quand on suppose leur niveau de culture et de connaissance du monde actuel (autant au niveau démographique, humain, qu’écologique).

Rien à dire, je préfère les connards pauvres que les connards riches…. Ça tombe sous le sens.

Lashoz

Notes

[1] vous pouvez reprendre votre respiration