Posts Tagged: seduction


4
oct 07

Le miel et les abeilles, part 2

Karaoke

Note: Pour les nouveaux, relire la part 1 ici.

La soirée commence à 20h30. Il fait déjà nuit. Pourtant, on est déjà fin Juin. Sur la route, le spectacle habituel : des petits lavent une voiture pour 25 cents, les femmes transportent des caisses de Durian sur des motos, simplement vêtues de leur pyjama, et je me régale de ces détails qui font que je me sens bien. Ce soir, S à décidé de nous « éclater ». Et être éclaté par un des mecs les plus influants du Cambodge, c’est simple, il suffit juste de rester à sa proximité immédiate.

Pour nous chauffer, nous allons dans un karaoke, culture locale oblige. Intégralement peuplées de khmers, ces soirées sont celles ou l’on trouve les filles les plus jolies du pays. Il faut dire qu’ici c’est assez simple : vu le niveau de vie moyen qu’une fille peut espérer en travaillant, la beauté est un avantage comparatif systématiquement utilisé. La belle gosse devient soit modele, soit chanteuse de karaoke, soit danseuse, soit semi-prosituée, et le plus souvent les quatre à la fois.

Les abeilles arrivent. Cinq bombes, agées de 19 à 22 ans. En France, j’aurais distribué les 8 et les 9. Ici, plus rien ne m’étonne, vu que le miel c’est nous et les abeilles c’est elles. Notre table est le piège parfait : des bouteilles de whisky (elles aiment moins le goût que le niveau social que ca représente), de la bouffe (les cambodgiennes sont de véritables morfales), un très beau gosse franco khmer, un occidental, et un des mecs les plus riches du pays. Très vite, on se retrouve chacun avec deux chanteuses à nos bras. J’en éjecte une, ne gardant qu’un 9,5. Je n’ai rien a lui dire, elle ne parle pas anglais, et la seule phrase khmer que je connais ressemble à ca « moi vouloir un jus de fruit mixés ». Alors j’utilise mon ami, interprète d’un soir, ou de chaque soir, puisque chaque soir est un soir de drague de elles vers nous. Elle se vente d’être Miss TV 9, une obscure chaine locale que les locaux eux-mêmes ne situent pas très bien. Elle était en compétition féroce avec d’autres filles, mais elle a gagné. J’interprète ca comme une tentative de qualification, je feins l’admiration en guise de validation. Elle tente de me dire que je suis grand, je m’en étonne étant assis depuis 20 mn, je la complimente sur ses cheveux pour la remercier de cet indicateur d’intérêt, en gardant à l’esprit que si je l’avais complimenté sur son petit orteil du pied gauche, ca marchait aussi. Et puis je me tais, comme les deux autres comparses à la table. L’espace d’un instant, je ferme les yeux et savoure mon bonheur. Mon mois asiatique touche à sa fin, et je profite de cette soirée où la drague n’est pas une comédie, simplement un rituel ultra simple précédent l’accouplement, de la même manière que les singes se cherchent les poux avant de se chercher le sexe. Je réalise aussi que le vrai bonheur, c’est pouvoir se taire avec une fille qu’on a envie de baiser et ne pas se sentir mal à l’aise. Toujours briller, toujours parler, toujours flamber, et serrer une fois sur 10…. putain, on court tous après les bus. Une rapide pensée pour la France, pour le genre de commentaire que les tenants de la bonne morale peuvent sortir sur le pouvoir de l’argent dans les PMA, j’en rigole… s’ils connaissaient la drague, ils sauraient que la francaise est identique en tout point à l’asiatique, et que la recherche du pouvoir, comme représentation sociale du mâle dominant, est une constante anthropologique qui reste vraie quelque soit la partie du globe.

On bounce deux fois, nous retrouvons dans la boite la plus cotée du pays après être passé par un obscur bordel, rapidement chassés par la présence d’occidentaux, que je fuis soigneusement et comme la peste depuis mon arrivée. Je conclus donc pour la forme. Pas par un bisou, pas par un enlacement, pas en prenant sa main. Que nenni. En lui proposant l’ultime, le fameux, le pré-requis à tout contact sexuel sans échange monétaire, à cette mini preuve d’amour d’un soir : je lui propose de lui offrir un potage de riz. Les cambodgiennes sont des morfales, et ce rituel leur fera plus plaisir qu’une chaine en or dans l’instant. Ca tombe bien, j’ai 2000 reels sur moi, donc 25 dollarcents, et on prend position dans un de ces millions de bouibouis au bord de la route, qui propose de manger comme un prince pour quelques centimes. C’est glauque, c’est sale, les moustiques se ruent autour de l’ampoule nue, accrochée à la va-vite. Le riz voltige sous les mouvements brusques du chef cuistot improvisé, dont le wok crache des flammes sous la chaleur du butagaz. Ce soir, il fait bon. Elle est belle, elle a ce que je veux, et moi je sais assez ce qu’elle veut pour pouvoir lui faire croire qu’elle l’aura. J’ai développé une technique de séduction redoutable basée sur l’espérance qui doit faire de moi un des rares occidentaux à baiser tous les soirs sans débourser un dollar. Je me fais une note mentale : développer une variante pour la France. Elle bouffe sans respirer, malgré les 2 plats de frites et de pattes de poules qu’elle s’est enfilée plus tôt. Elle finit, ravie, et me suit dans une guest house à 2$ la nuit.

Je la revois deux jours plus tard, à l’autre bout du pays, dans une chambre d’hotel… sur TV9. Elle est belle, putain.


3
sept 07

Crouton et l’attention sucker, part 1

fille_tel.jpg

Crouton se lève de bonne humeur ce matin. L’olympique de Marseille a gagné hier soir, et il ne s’est pas disputé avec sa copine de toute la soirée. Voila sept ans que Crouton et Lili sont ensemble, il se rencontrés à vingt ans, et après les nuits dorées et majestueuses du début, les projets grandioses et les décisions à la hâte (comme celle de s’installer ensemble), s’est enchaînée une routine aussi blasante qu’indispensable. Trois mois après l’emménagement, les petites disputes sont apparues. Un calebute mal rangé, des chaussettes qui traînent, un mégot dans un verre… Et puis c’est devenu systématique et exponentiel : elle lui reprochait de dormir avec ses chaussettes, de marcher en canard, d’être tête en l’air, bref, ils avaient passé la barrière symbolique où la femme reproche à l’homme tout ce qui faisait son charme avant. Crouton était stupéfait, il ne comprenait pas comment Lili pouvait passer d’un extrême à l’autre en si peu de temps, lui qui s’était toujours si bien comporté. Il la laissait toujours décider des lieux de sorties, lui faisait à manger, débarrassait la vaisselle, pliait toujours quand il y avait un désaccord sur le programme télé à suivre, et rentrait tous les soirs avec une rose. Plus le temps passait, plus il l’aimait, et plus il avait envie qu’elle le sache.

Mais il ne comprend plus, il a une volute de fumée noire devant les yeux, des pensées sombres qu’il ne veut pas voir mais qui lui disent clairement qu’elle ne supporte plus cette relation, et qu’elle compte bien lui faire payer. Il interprète alors toutes les preuves irrévocables de manque de respect comme des signes de fatigue ou d’énervement, certainement liées à son nouveau boulot, dont elle se plaint tant. Lili est journaliste à Libération. Cherchant désespérément une solution, il alterne, entre preuves d’amour pour tenter de la récupérer, et colères noires très violentes, pour lui montrer qu’il ne se laisse pas faire et qu’il sait être un mâle, un vrai.

Les jours passent, Lili s’éloigne, elle est de plus en plus distante. Ils ne font plus que se croiser, eux qui ne pouvaient passer un déjeuner sans traverser Paris pour manger ensemble. Elle ne veut plus l’embrasser, ne lui tient plus la main dans la rue (elle dit que ca la gêne), et a de plus en plus de « journées speed au taf » qui fait qu’elle rentre tard, se cale devant la télé et refuse les câlins. Crouton voudrait vraiment trouver la solution, et s’il pouvait, il irait remonter les bretelles de son boss en personne, lui qui la surcharge tant de travail.

Au travail justement, Lili a rencontré Mali, un franco thaïlandais filiforme et plein de répartie. Ils ont flirté à la machine à café, où Mali l’a doublé dans la file un matin, en lui disant que l’égalité des sexes, ça marche des deux côtés. Elle a ri, et depuis ils passent leurs après midi sur le messenger interne de l’entreprise, pendant que leurs dossiers s’entassent. Elle connaît ses limites, Lili. Elle sait qu’elle aime Crouton et que même si c’est un peu dur en ce moment, c’est l’homme de sa vie. La preuve, ils cherchent à acheter un appartement du côté de Saint-Ouen, un 65m² pour faire une plus-value sous 5 ans. Mais elle se surprend à être aussi heureuse au contact de Mali. Elle y pense le matin, et ça la motive à aller travailler. Et quand vient le soir, elle se sent coupable de ces journées passées sans penser à son homme qui la chérit et l’aime tant.

Elle aimerait savoir ce qui ne va pas chez elle. Elle a un homme qui l’aime, l’adule, lui offre tout ce dont elle a besoin et se plie à ses exigences. Et voila qu’un homme malpoli et provocateur arrive dans sa vie et balaie toutes ses certitudes. Maudis Mali !! Avec sa facilité et son détachement, il a même réussi à se faire inviter à déjeuner par la jolie Lili ! Jamais elle n’avait rien payé à un homme, et jamais elle n’avait eu le sentiment d’avoir peur de perdre quelqu’un si elle ne le faisait pas. Elle ne concevait pas qu’un homme puisse être autre chose qu’au service intégral de sa dulcinée. Alors, la confiance grandissant, elle a accepté un Jeudi soir d’aller boire un verre avec lui après le travail. Les abdos regonflés par les tranches de rigolades en série, il lui propose innocemment de passer chez lui, pour lui montrer les dernières photos de son voyage en Inde. Il l’a prise de court en lui disant qu’il ne fallait pas qu’elle se fasse de films, qu’elle ne se ferait pas rembourser le resto en nature. Riante, et inconsciemment vexée, elle monte alors les 5 étages à pied, sans sentir son mal de cuisses. Sur le canapé de Mali, ils regardent les photos, un verre de rhum à la main. Il la fait rire et alterne un regard pénétrant dans son œil droit, ponctués d’allers retours vers sa bouche. Son charme s’opère de plus en plus. Elle enchaîne les verres, comme pour atteindre cet état où elle pourra mettre son craquage sur le dos de l’alcool. La température monte, les mains commencent à se trouver. Mali remonte la sienne doucement, de l’intérieur de sa cuisse jusqu’à son entrejambes, où il voit qu’une fournaise est en marche. Il s’approche alors de son cou, qu’elle lui présente volontiers…. remonte, elle commence à frémir… Il cherche alors sa bouche pour l’embrasser, elle goûte subrepticement au fruit défendu, puis elle recule, se braque, penaude. Elle lui explique alors qu’elle est avec Crouton, qu’elle l’apprécie mais qu’elle préfère vraiment rester amis. Mali reste de marbre, toujours sûr de lui. De toutes manières, il connaît cette chanson, si classique qu’elle lui semble être un hymne appris par toutes les femmes adultères en devenir.

Le soir, blottie dans son lit, après avoir répondu une fois de plus à l’interrogatoire de Crouton qui décidément ne comprend pas ces nocturnes imprévues, elle pleure silencieusement. Elle est amoureuse, mais est trop attachée à ce qu’elle a bâti pour tromper son mec. En revanche, elle ne ressent aucune culpabilité, puisqu’elle n’a pas craqué. Voici 8 semaines qu’elle divague et est quasi-esclave des émotions générées par l’habile thaïlandais, 8 semaines qu’elle dévoile les failles dans son couple, comme autant de perches lancées pour l’abordage, 8 semaines qu’elle se venge inconsciemment sur son homme de tellement l’aimer qu’elle ne peut aller jusqu’au bout, de peur de lui faire de la peine. Alors elle se dit que la souffrance est un moindre mal que la peine, et qu’il l’a bien mérité après tout. Elle qui s’est laissée toucher le sexe à travers un pantalon par un autre homme, après 7 ans de couple ne ressent aucun sentiment adultérin. Sept ans de couple, dont 4 de dérive, une aventure intitulée fluctuat nec mergitur si le blagueur de la machine à café n’avait décidé de tirer à boulet rouge sur la bateau qui tangue, arborant tête de mort sur pavillon noir.

Alors blottie dans le chaud de sa couette, et glacée par la peur de perdre, elle envoie un texto discrètement à Mali, pour le flatter, le rassurer, se rassurer, pour le garder, car il est son espérance, sa porte de sortie potentielle si son monde devenait trop sombre. Un texto que Crouton l’entend composer, lui qui ne trouve toujours pas le sommeil à 4h32, sentant alors les larmes chaudes couler sans bruit, le long de son visage.


2
juil 07

En soirée 2.0

Les aventures d’un mec 2.0, un vrai !

Parfois, entre deux journées de boulot aux yeux rivés sur un écran d’ordinateur, j’ai envie de me détendre les pupilles. Elles sont déjà dilatées, pas besoin de boire ou de prendre des pilules bizarres et pas nettes. Donc ce soir je sors. Enfin, j’ai décidé de sortir. Le plus dur étant de trouver le moyen de rentrer autre part. J’ai un bon ami qui connaît une bonne amie qui est bonne. Et dans certains milieux, plus t’es bonne, plus t’es invitée aux soirées sélectives. Je dis sélectives parce que pour rentrer il faut d’abord s’essuyer les pieds sur le paillasson. Je m’acquitte. Après tout, ça ne risque rien, je sors si peu que mes chaussures neuves n’ont pas encore eu le temps de se salir avant moi. Mon jean et mon t-shirt sont propres. Mes cheveux aussi.

La musique n’est pas mauvaise, le buffet non plus. Et comme beaucoup de bons mecs ont ramené plusieurs de leurs amies bonnes, j’ai moi aussi décidé d’être bon ce soir. Un tour d’horizon, le seul 360° que j’arrive encore à faire. Ca piaille beaucoup, ça fait les folles, ça lance des regards d’allumeuses. Moyenne d’âge 17 ou 19, pas plus. Pas moins. Quoique. Ca porte des slims taille basse, des débardeurs taille haute et des décolletés que pas une hormone mâle n’a su rater. À franges ça c’est sûr, mais putes ça reste à voir. Minute ! qui vous dit que je cherche une pute ce soir, moi ? j’ai pas le droit d’être sentimental et de rêver d’une promenade romantique le long du jardin du Luxembourg ? En fait non, pas ce soir.
Et puis cette jolie fille qui me jette quelques regards perdus entre son verre de schweppes et ses deux copines, pourquoi pourrais-je la traiter de pute ? Elle couche si elle veut, et moi maintenant je veux, parce que son regard insiste drôlement sur moi. Alors bien sûr y’a pas que le sexe, et moi aussi je veux qu’on aille au théâtre ensemble, qu’on regarde Match Point ensemble et qu’on danse le tango ensemble. Ce soir je ne veux pas une pute à frange, je veux une meuf à frange. Oui, mais une qui couche.

De toute façon, elle n’a pas l’air assez habillée pour aller au théâtre, et maintenant que ses deux copines se sont un peu éloignées en pouffant[1] pour me laisser le champ libre sur ordre discret de cette demoiselle qui se rafraîchit au tonic indien, je sens que je vais pouvoir lui passer le bonjour.

Non attends. Bonjour c’est trop commun. C’est même hyper aristo. C’est pas une de Quelque Part c’est une fille de. Il m’faut un truc mieux. Un truc jeune. Hello. Ouai Hello c’est bien.
Je lui demande quoi ? Hello ça va c’est minable, et puis ça marche jamais. Hello, sympa ton slim ! . Trop direct, le sien est tellement slim qu’elle va croire que je lui parle déjà de ses fesses. Hello, sympa ta frange ! , ouai c’est bon ça ! Allez go go go deux point zéro.

Salut ça va ? euh… tu m’prêtes ton schweppes ? Elle rit. J’ai changé de plan mais ça marche quand même. On parle. De rien. Même pas de théâtre, même pas de tennis, même pas de tango. Elle s’appelle Laeti’, elle aime les franges, les macarons, et puis la musique hip-heup. Enfin nan, pas trop hip-heup, un peu électro quoi ! Je vois. En fait elle est sneub et maintenant vu comme ça, c’est absolument pas le genre de pute meuf à frange que je fréquente(rais).

On parle de rien puis de tout.

Elle est pas si mal sa frange.

Mince elle doit y aller. Je fais quoi là ? elle me prend au dépourvu. Ses deux copines à franges[2] l’entourent à nouveau. Faut que je fasse le mec classe, charmeur, qui fait aussi craquer les deux bonnes amies bonnes. Sinon c’est foutu. Je lui dis quoi ? Nan rien rien, le mec classe un peu timide. Elles adorent. J’ai qu’à faire comme ça. De toute façon je suis timide alors que je le veuille ou pas, je suis déjà en train de faire comme ça. Et puis on dit que c’est mignon pour rassurer les mecs comme moi, mais parfois je me demande si elles aiment ce qui est mignon. Bon. J’ouvre la bouche… Mais elle me devance et murmure :

Faudrait ab-so-lu-ment qu’on se revoit, c’était chou comme discussion ! dis moi t’as pas un maille spèce ?

‘Tain, j’ai rien vu venir. En fait tout les hommes 2.0 et même 0.0 de la soirée ont dû lui faire des commentaires, lui dire qu’elle était gorgeous, et elle leur a sûrement dit qu’ils avaient un regard so sexy. À tous, même les moches 5.0. Imagine qu’elle les ajoute aussi, mes concurrents 2.0 ??? Ah la pute… à frange !

Elle se fait tirailler la bretelle de soutif par la copine de droite. Son autre copine (qui est de droite aussi) s’impatiente. Et elle au milieu qui me laisse un dernier sourire. MySpace ? (« Voir : + de photos » !). Ca y est, le mateur charmeur 2.0 qui est en moi refait enfin surface. Elle a un papier, j’ai un stylo, et je lui caresse sauvagement mon pseudo de la manière la plus lisible possible.

Ce soir j’ai flirté avec une MySpace girl… En vrai. Moi qui pensait qu’elles n’existaient que sur msn !

(À suivre…)

Notes

[1] Non ce n’est pas le bruit que fait une pouffiasse qui rit.

[2] Une frange chacune.


27
juin 07

Le juste milieu

Trop souvent : Séduction = Rapport de domination

Les règles du jeu sont imposées par « les adversaires-partenaires ».

Il suffit qu’un des deux impose cette maudite règle de domination sentimentale pour être obligé de s’y plier, et de lui rendre la pareille.

Alors amuse toi bien, prend ton pied à défaut de lui prendre la main, décapite cupidon, isole ton coeur jusqu’à le refroidir, puis souffre ou fait souffrir… car apparement il faut choisir.

Ces méthodes froides et mathématiques marchent à merveille. C’est déconcertant, déprimant.

Heureusement que nous ne somme pas tous bardés de bouclier et de flèches empoisonnées. C’est déja assez triste et compliqué comme ça, pas besoin d’en rajouter. Laissons les jouer, car selon eux croire à l’amuuuur et délivrer ses sentiments sans retenue, c’est un signe de faiblesse. Comme s’ils n’y croyaient pas. C’est par défaut et peur qu’ils s’endurcissent, rarement par choix.

where’s the Love?

C’est toi et ta chance! Alors bonne chance!

illustration de Marcoschin raining_men2.JPG men's spa


11
avr 07

L’amitié homme-femme

young_friends_on_bench.s600x600

Introduction

Grand principe souvent érigé en leçon de vie chez la femme, l’amitié homme femme est en fait une notion très complexe, pointant directement sur le cœur des différences entre les deux sexes. Différences comportementales quant au rapport à l’engagement, quant à nos relations avec les gens du même sexe et à nos recherches chez les gens du sexe opposé. L’amitié, parent pauvre de l’amour?

Note : le premier paragraphe consiste en un rappel très synthétique des théories d’Alain Soral sur la dissymétrie de l’oedipe. Nous vous invitons à lire ses ouvrages pour approfondir la question.

La femme, ou le rapport troublé à l’engagement

- Parce qu’une relation sexuelle a des implications potentielles plus fortes pour les femmes que pour les hommes,
- parce que sa détermination biologique est de trouver le père de ses enfants, quand la détermination de l’homme est de butiner, ce qui se traduit irrémédiablement chez elle par la peur de passer pour une salope (pression sociale visant à dénoncer une pratique allant a l’encontre de sa détermination biologique)
- parce que la dissymétrie de l’oedipe [1] pousse les femmes à évoluer plus tard dans un psychologisme subjectif, quand l’homme (sauf accident oedipien) possède une vision plus globale, plus objective, l’amenant à avoir des avis plus tranchés et plus binaires que le sexe opposé,
- parce que cette même dissymétrie a appris très tôt à la femme que la clé de la séduction est le contrôle de ses sentiments (surtout pour elle, qui a une tendance à l’hystérie quand elle les laisse s’exprimer),
- parce qu’elle sait qu’elle tire sa force séductrice dans le mystère et l’inexpliqué, poussant l’homme à la considérer comme magique, par image réfléchie de sa mère :

La femme évolue dans un monde imprécis, incertain, où l’intérêt pour un homme s’exprime de manière floue et contradictoire. Evoluant dans le monde du « peut-être », la femme brouille les pistes et induit en erreur celui qui la séduit. La conséquence, une séduction souvent longue, pénible, pleine de hauts et de bas pour qui maitrise mal les techniques d’usage. La plupart des cas d’amitié prennent racine dans ces séductions où la fille manie le chaud et le froid, et où l’homme ne sait pas casser la spirale en se comportant comme un homme (nous étudierons les solutions pour échapper à cette situation en fin d’article).

Rester dans l’inexpliqué, ou les symptomes d’une amitié en toc

i. La femme célibataire

Rester dans l’inexpliqué, c’est pour la femme rester dans une situation où elle garde son atout en main. Son atout, c’est vous. C’est tout ce qu’elle a à gagner dans le fait de vous avoir à ses pieds (sans avoir à écarter les cuisses). Alors elle joue du mystère… Célibataire, elle évoquera rarement ses targets ou les hommes qui animent sa vie, vous faisant croire à tort qu’il n’y a que vous qui égaye son quotidien. Elle alternera le chaud et le froid, en passant d’une discussion d’amis normale à une discussion osée, portant sur une pratique sexuelle originale et coquine (souvent la bisexualité d’ailleurs, ou l’intérêt pour la sodomie, tous les deux des mensonges, évidemment). Selon les périodes (le chaud et le froid, rappelez-vous), elle fera l’effort de mettre un décolleté pour vous voir, de se maquiller, pour que vous sachiez qu’elle s’est faite belle pour vous. En soirée, et (légèrement) sous alcool, elle n’hésitera pas à enchaîner les mains au cul, à se frotter, à vous souffler à l’oreille que ses seins pointent (à vous les faire sentir même), bref à se comporter de façon très physique et très directe (sans délivrer… tenter quelque chose aboutissant forcément sur un refus ou une esquive), et utilisera à froid le prétexte de l’alcool pour justifier un comportement aussi inapproprié. Une fois sur le point de conclure avec sa cible qu’elle a discrètement travaillé derrière votre dos (et parce que, comme au poker, elle ne dévoile ses cartes que quand elle est sure de son coup), elle vous met au courant de son existence, elle vous raconte même en creusant un peu qu’en fait, ils se sont embrassées hier soir, etc… et vous parlera de l’affaire comme si c’était censé être la bonne nouvelle de votre journée. Là, dans un élan de fierté et de desespoir, vous la jouez carte sur table jusqu’à ce que vous obteniez le fameux…. « J’ai vraiment pas l’impression de t’avoir fait croire chose ». Ce « vraiment pas l’impression », croyez moi, des millions de mecs l’ont entendu à travers la planète, c’est l’incarnation même de la mauvaise foi féminine. (ou le coeur de nos différences si ces comportements sont en effet instinctifs et non intentionnels, mais j’en doute)

ii. La fausse amie… déjà en couple

Chez la femme en couple, l’ambivalence se situe essentiellement dans tous les jeux liés à son mec actuel. Elle n’hésitera pas à le critiquer subtilement au début, puis, à mesure que « l’amitié » avance, elle le détruira en bonne et due forme. Elle évoquera alors la liste des choses qu’elle n’aime pas chez lui (et vous décrira à peu près quand elle évoquera l’homme qui lui faut, ce qui explique qu’il sorte avec elle et pas vous, la femme aimant s’imaginer qu’elle peut dresser son homme et le faire changer), et évoquera moult fois son envie de casser avec lui, pour passer à autre chose (phénomène qui peut d’ailleurs durer plusieurs années).

La féminisation de la séduction

La plupart des cas de fausse amitié homme-femme (on étudiera la vraie amitié HF et les exceptions après) est la conséquence d’une séduction ratée. Pour vous en convaincre, une expérience simplissime s’impose : interrogez vos amies femmes, et demandez-leur si un seul de leurs amis hommes les repousse physiquement. Généralement, la réponse est édifiante. Si c’est une amie de confiance, elle en ira même de confidences par rapport au début de leurs relations amicales ; souvent ambiguës, car souvent sur le terrain glissant du flirt. (sans jamais avouer sa part d’initiative dans le processus d’ailleurs)

La neutralisation des respects

Déboussolé par les mouvements stratégiques à répétition (comme une voiture faisant des zigzag pour éviter d’être dépassée), l’homme (l’homme qui rate sa séduction, devrait-on préciser) en situation de séduction bascule progressivement dans une fixation malsaine, qui l’amène à idéaliser sa proie, et à la mettre sur un piédestal aussi irrationnel qu’inapproprié. Idéalisation, respect exacerbé qui appellera en retour non pas le désir sexuel mais l’affection et le respect (teinté de pitié et de rancœur de ne pas avoir su la prendre à temps). Les respects se neutralisent alors, l’homme « castré » par la femme (pour n’avoir pas osé) ne voulant dès lors plus la « souiller » en la baisant (ni même en lui avouant son intention de la baiser), et la femme ne voulant plus se faire baiser par un homme si loin de se comporter comme tel, et ne voulant d’ailleurs plus, l’ayant rangé dans la case « mec gentil », le rabaisser à la catégorie des hommes qui ne pensent qu’au sexe. [2] Les respects se neutralisent, les idéalisations castrent, le cerveau calmant les pulsions et rationalisant les actions. L’attraction physique, validée par le flirt, se mue chez la femme en fascination pour l’esprit, en attachement, sentiments exacerbés par la flatterie de l’attraction physique, plus que jamais présente (la frustration aidant).
Pour être tout à fait clair, l’homme qui respecte trop la femme n’ose plus la baiser et faire parler son instinct animal car il l’a élevée au rang d’intouchable (en se montant la tête tout seul), ce qui amène la femme à le classer de manière irréversible dans la case des types qui ne pensent pas qu’au cul (interprétation consciente), et à voir son désir et son attirance pour l’homme disparaître, car désormais assimilé à une femme (interprétation inconsciente de la non–assumation de ses pulsions, contraires à l’image viril du père)

Après avoir étudié les conditions objectives de la perte de désir de la femme dans le cadre d’une séduction (et donc de son passage du « peut etre » au refus d’avoir une relation intime), nous devons étudier les éléments subjectifs la poussant à autant privilégier l’amitié, quand l’homme, plus binaire, s’inscrit naturellement dans un axe « sortir avec elle ou ne pas l’avoir dans ma vie » (axe théorique pouvant évoluer en « sortir avec elle ou la garder dans ma vie pour un jour sortir avec elle » s’il y a fixation). Ces éléments devant également nous permettre de comprendre pourquoi certaines femmes multiplient les fausses séductions une fois en couples pour augmenter leur cercle d’amis mâles.

Analyse

Le rapport au même sexe

Revenons un temps aux théories oedipiennes citées plus haut. La femme naissant de la mère (seule vérité universelle), son père est pour elle le premier être à séduire. Elle se trouve donc directement en concurrence, dès la naissance, avec sa mère et ses sœurs. Parallèlement, l’homme, qui naît de la mère dans une situation d’amour pur et absolu (car n’ayant pas encore conscience du monde extérieur), n’a pas à chercher cet amour qui lui a déjà été donné à la naissance, n’a pas à concurrencer quiconque pour avoir ce dû, sa seule possibilité de retrouver une situation similaire étant un retour à la prime enfance et à ce moment. (d’où son immaturité nostalgique à l’égard des femmes une fois arrivé à l’âge adulte)

Plus tard, la femme aura tendance à voir chez l’autre femme avant tout une concurrente. Seul être du même niveau qu’elle en séduction, la femme se méfie plus que tout de son propre sexe, et épie chacune d’entre elle de façon impitoyable et intransigeante, n’hésitant pas à user de destruction hypocrite pour disqualifier une adversaire (sur des éléments souvent très bassement physiques censés échapper à la vision de mec, genre « elle a des mollets de goret »). La femme, même au sein du cercle d’amies, est donc jugement et jaugeage permanent, par le physique, par les expériences, par la réussite sociale, par la puissance séductrice. Lassée de la compagnie de cet être qui la connaît décidemment trop bien pour qu’elle puisse la tromper avec ses techniques habituelles, et ainsi capturer l’intérêt simplement en jouant du mystère et de l’apparence, la femme voit la compagnie des hommes comme salutaire. L’homme quant à lui, étant avant tout complètement indifférent aux hommes qu’il ne connaît pas, et trouvant une fraternité, une solidarité et un bien être extraordinaire chez ses amis, ne ressent pas le besoin maladif de transformer chaque rencontre féminine en amie. C’est au contraire pour lui le dernier recours, la solution à envisager au pire, quand on a été trop mauvais pour convertir et qu’on est malgré tout trop attaché pour voir disparaître. D’ailleurs, c’est souvent par espoir enfoui et inconscient que l’homme accepte la solution de l’amitié, pensant bien au fond de lui que rester dans la vie de sa promise lui donnera dans l’avenir une chance qu’il ne gâchera pas cette fois-ci. (Même chose dans le cas d’une cible déjà en couple… attente patiente parfois très inconsciente de la cassure)

De l’intérêt d’avoir un ami mâle…

Pour la femme avoir un ami homme offre bien des avantages :

Consciemment:

  • Discuter. Si nous partageons bien un point avec les femmes, c’est que le psychologisme de leurs pairs les épuise autant que nous. Avoir des discussions riches et globales leur confère un sentiment d’existence intellectuelle.
  • Rire. On connaît le niveau d’humour de la plupart des femmes.
  • Avoir des réponses de mecs sur des points précis de leurs vies (d’où recherche de « confidents »).
  • Un grain de folie, une passion, etc… (cochez ce qui complète le + son mec actuel)

Inconsciemment :

  • Un mec de côté « au cas où ». La validation physique ayant déjà eu lieu, et même si le niveau d’attirance est pour l’instant insuffisant (voir « féminisation de la séduction »), la femme ne veut pas se priver d’un éventuel plan de secours qui peut s’avérer extrêmement utile.
  • Remonter sa self esteem. Valable qu’elle soit célibataire ou en couple. On renvoie le lecteur à l’article sur les suceuses d’attention.
  • Un Wing, soit une aide pour approcher un autre homme. En soirée essentiellement, une proximité amicale (proximité corporelle sans volonté sexuelle décrite au début du texte) lui permet d’augmenter sa valeur aux yeux des autres hommes, et particulièrement dans le cas où elle a une cible précise. Dans ce cas, elle a l’arme qui peut faire exploser le niveau d’intérêt de sa proie. Remarque : Ce comportement peut être normal entre amis, à condition que les règles du jeu aient été fixées avant. Ce qui est souvent malsain dans cette situation, c’est que la fille fait double jeu entre sa target et son « ami ».
  • Un cercle social. La fille profite alors d’accès à des soirées, ou aux amis de son ami (beaucoup de filles ayant très peu d’amis en raison de leur misogynie dissymétrique, donc un cercle social minuscule se résumant à un faire valoir de 85kg et leur télévision). Cercle social aussi, et amitié beaucoup plus calculée, quand la vraie cible de la femme est finalement un ami de l’homme, unique connecteur capable de les faire rencontrer. (ami pantin, utilisé comme « pivot »). Remarque : J’ai observé à de nombreuses reprises des déclinaisons malsaines où la femme conserve un mystère de séduction autour de l’amitié et flirte légèrement et régulièrement avec son ami pour attiser son intérêt, et se voir ainsi systématiquement payer ses entrées en boites, au concert, et ses repas au restaurant. (mort aux pigeons). Véritable pétasse, elle a compris l’intérêt d’utiliser son corps pour s’élever socialement et combler la misère sociale vers laquelle la mène son oisiveté pathologique.
  • Pour la femme en couple, l’ami mâle représentera un superbe moyen de pression sur son homme. Elle pourra ainsi valoriser son ami sur les points précis qu’elle souhaite voir améliorer chez lui. Exemple (voix de pouff): « on dirait vraiment que tu m’écoutes pas quand je parle de mon boulot. On dirait que tu t’en fous complètement. Y’a vraiment qu’avec Charles-Henri que je peux en parler tranquillement. C’est dingue ça ! »

Comment ne jamais tomber en « friend zone »

Note : ce sont la des grands principes qui n’ont pas vocation à l’exhaustivité

Pour ne jamais tomber en friend zone, il faut accepter l’idée que soit vous sortez avec cette fille qui vous attire et vous excite tant, soit elle ne mérite pas une place dans votre vie (et « no turning back »). Une fois cette idée acceptée (et l’idée de l’amitié exclue), vous pouvez vous comporter comme un homme, un vrai, c’est-à-dire exprimer clairement, simplement, et d’une manière très naturelle vos intentions (sans jouer le désespéré ou faire de déclaration de celles qu’on ne voit qu’à la télé, ca ne sert à rien à part à lui montrer que vous n’avez aucun amour-propre). Vos intentions, je le rappelle, c’est de la baiser. Ni plus ni moins (pour le +, attendez de voir si elle baise bien déjà..). Donc sexuer les discussions (évocateur de cojones, virilité, assurance; mais à partir d’un certain niveau de proximité, jamais avant au risque d’être éliminé d’office), laisser planer le mystère sur votre vie (c’est l’arme de séduction principale des femmes, une arme redoutable… ), tout en lui faisant comprendre que dans le fond, vous avez une vie et des connaissances féminines si passionnantes que dans l’absolu, elle n’est qu’un autre poisson dans l’océan (ce qui est forcément vrai du reste). Bref, baissez sa valeur et montez la votre. Plus vous direz ce que vous pensez ouvertement, moins elle pourra jouer avec les probabilités, le non dit, et faire des phases du genre « j’ai vraiment pas l’impression de… »[3]. Le reste viendra naturellement si vous ne cristallisez pas sur elle, si vous ne l’idéalisez pas, si vous la considérez seulement pour ce qu’elle est en fait (une des 2 millions de belles gosses à Paris par exemple). Mon amie Bianca disait « agir est plus facile quand rien ne compte vraiment ». Et si, en ayant agi comme un homme, elle vous fait traîner en longueur et mise sur une amitié tout en maintenant une éventuelle relation amoureuse dans le domaine du possible (persistance du flirt, etc…), passez à autre chose, elle vous fait perdre du temps. Au mieux, c’est une fausse amie, au pire, c’est une attention sucker. [4]

L’amitié homme femme, une hérésie?

Conclusion partielle

Une vrai amitié se définissant avant tout comme le fait de pouvoir parler absolument de tout avec une personne, l’amitié homme femme n’existe que très rarement. Le non dit n’étant jamais choisi au hasard (surtout le non dit sur les expériences amoureuses), ce type d’amitié est celui des possibles, et avec, celui de la frustration[5].

Les exceptions

L’exception, qui confirme cette règle, existe évidemment. Le cas le plus courant bien sûr, c’est quand il n’y a aucune attraction physique ni d’un coté ni de l’autre. Dans ce cas, l’être humain a tendance à ne même pas vouloir faire connaissance. Mais il arrive cependant que dans certaines circonstances, les deux individus vivent plus ou moins en communauté pendant longtemps, et qu’ils se laissent finalement aller à se dévoiler, et à s’apprécier. C’est le cas pour certaines personnes avec qui on a étudié, ou avec qui on a travaillé étroitement pendant un certain temps.

L’exception qui vient ensuite, et c’est le plus courant, c’est la femme épanouie. En effet, l’homme est un être rationnel et censé qui, lorsqu’il est devant une personne attirante (mais) qui sait fixer les limites (et est univoque sur ses intentions et claire sur sa situation), est ravi de s’intéresser à ses attributs intellectuels, ravi de profiter de ses qualités humaines et oubliera vite son attraction physique. (les petites amies de nos amis rentrent dans cette catégorie -et dans la première quand elles sont moches)

Note: Dans ces deux premiers cas, il n’y a pas eu de séduction ratée, puisque pas de séduction du tout. On notera par ailleurs que ces deux situations ne sont pas statiques : une vraie amitié cas n°2 peut se transformer en fausse amitié quand elle casse par exemple avec le mec qui la rendait heureuse. Elle peut se transformer littéralement en attention sucker du jour ou lendemain, selon qu’elle est capable ou non de rester célibataire. De la même manière, l’amitié numéro 1 peut varier en séduction si par exemple vous partez 6 mois à l’étranger, et qu’en revenant elle est devenue splendide, ou que vous avez travaillé votre look et que vous l’attirez, etc…

La dernière exception est la lassitude. Fatiguée de flirter et de rester dans l’indéfinissable et dans le domaine du « peut être », ressentant le besoin de craquer un bon coup, et comprenant qu’avoir ces épaules d’hommes à qui confier sa vraie misère féminine vaut finalement plus qu’un « spare boyfriend », la fille se résout à abandonner la séduction et l’amitié devient possible dès lors (pour l’homme, c’est la piqure liée à la fin de l’espoir, mais aussi liéee au début d’autre chose de mieux).

Conclusion

En bref et vous l’aurez compris, la seule définition de l’amitié repose sur l’existence ou non du flirt du coté de la femme. Si la fille joue plus ou moins le jeu de la séduction, ce n’est pas une vraie amitié, et si elle ne vous intéresse pas pour autre chose que pour sortir avec elle, vous vous ferez du mal à la fréquenter, mieux vaut donc la zapper. Si la fille ne joue pas, raconte ses expériences et ses targets lorsqu’elle est célibataire, ou parle tranquillement de son mec et en termes plutôt objectifs lorsqu’elle est en couple, alors l’amitié est possible.

Lorsqu’elle est possible, n’oubliez pas, les hommes, qu’une amitié homme-femme, c’est de l’or en barre, et qu’en plus d’être une mine d’information et un cercle d’amies femmes, c’est avant tout une complicité et une proximité que vous ne trouverez que rarement en couple. Et tout cela, sans les emmerdes liées à la vie commune, aux caprices, à la jalousie et au sexe. Franchement, c’est le bonheur.

La Parasite (qui est désormais sur Twitter)

Notes

[1] théorie d’Alain Soral consistant à mettre en opposition le role joué par le père dans l’oedipe masculin et féminin. Role émancipateur, de prise de conscience du politique et du social pour le père du petit garcon, rôle maintenant la fille dans le sentimentalisme lié à sa séduction pour la fille. Racines de ce qui devient le psychologisme féminin à l’age adulte, soit cette propension des femmes à expliquer les choses de la vie à un niveau psycholico-affectif en minimisant leurs implications politico-socio-culturelles.

[2] qu’elle prétend détester mais dont elle a tant besoin pour se faire prendre. D’ailleurs, les rares femmes lucides de ma connaissance le reconnaissent sous la forme « j’aime les hommes qui savent ce qu’ils veulent et qui prennent des initiatives

[3] ou au moins, si elle vous le sort, vous ne ressentirez pas cette culpabilité ridicule, infondée et stupide avec ce doute qui vous monte à 200 à l’heure au cerveau « alors c’est de ma faute, je me suis fait un film ». Vous saurez sans le moindre doute que c’est une attention sucker et une fausse amie.

[4] Une vraie amie n’aurait pas accepté votre séduction ouverte et avouée, ou vous aurait clairement dit qu’elle n’est pas intéressée. La fausse amie en prend acte, et décide de jouer avec sans rien délivrer.

[5] et toute la douleur qui va avec, quand vous avez en plus eu le malheur d’idéaliser la fille


29
mar 07

Victoria Silvstedt, ou la vendeuse de « rêve »…

Victoria Silvstedt

Texte où j’explique quel est le rôle de Victoria Silvstedt et pourquoi TF1 a intérêt à la mettre en avant.

J’allume la télé. A la base, je l’allume surtout pour vérifier qu’elle marche, car le dernier match de ligue des champions remonte à quelques semaines. Toujours est-il que je tombe sur un reportage d’une platitude que je ne pensais même pas atteignable. Ca parle d’un stéréotype de blonde, elle s’appelle Victoria Silvstedt, a des grosses dents blanches, des yeux bleus avec 3,5kg de mascara autour, des faux seins, et des talons de 9cm. Bref, le fantasme masculin quoi. Pendant tout le reportage, elle enchaîne les postures de séduction, n’étant visiblement pas capable de faire autre chose. A chaque fois que l’objectif la croise, elle se sent donc obligée de s’improviser marylin monroe [1], genoux croisés mais pieds éloignés, cul ressorti, buste en avant, clin d’œil et bisou à l’objectif. En 2mn de reportage, elle l’a fait 5 fois (alors j’imagine en une journée).

La formidable journaliste nous vante alors « la vie de rêve de cette jet-setteuse qui fait vibrer toute la planète » : voyage aux 4 coins du monde, hotels luxueux et king sized beds… Mais entretenir une telle beauté n’est pas évident, la pauvre Victoria doit passer en moyenne 1h30 à se préparer, à l’aide d’une centaine de produits cosmétique (qu’on identifie clairement à l’écran).

Mais le meilleur arrivait : le reportage fini, Benjamin Castaldi (parasite fini qui a eu le mérite de « bien naître » même si je ne dis pas ca au regard de sa gueule de con) fait un rapide tour de ses invités (des rebus du show bizness, tous des fourmis de 4ème zone qui rêvent d’en etre, mais qui doivent se contenter de se partager les miettes), tous émerveillés comme des enfants devant cette fée. Seul un invité, apparemment pseudo rebelle (forcément « pseudo » quand on affiche « paparazzi » en profession) dénonce la superficialité de la belle blonde, et de ses bisous incessants à la caméra. Et l’insolent de se demander à quoi elle sert. Là, le petit roquet esclave du système sergent Castaldi lui saute dessus comme un pitbull en lui rétorquant la phrase mythique et passe partout : « ELLE NOUS FAIT REVER ».

Mais attention au spectacle ! La belle se cachait en coulisses, elle arrive sur le plateau ! On apprend qu’elle arrive tout juste de New York (imaginez l’effet pour le beauf devant sa télé… le rêve), que ce qui lui arrive est « formidable », etc… Armée de talons hauts (évidemment, vu qu’elle a un cul plat…) et marchant sur la moquette, ses chaussures portaient en leur talons une touffe rose…. que notre animateur favori se proposait (excité et extasié comme un animal) de s’agenouiller pour ramasser……. et de placer dans sa poche pour garder en souvenir. Cet acte de soumission totale m’a beaucoup fait rire, tant il est symbolique de ce métier de pétasses femmes ou hommes. Courber l’échine, s’extasier devant de la merde, écraser le plus faible et s’agenouiller devant le pouvoir ou la fesse (ou le pouvoir de la fesse).

Analyse

Elle nous fait rêver :

Oui, elle fait surement rêver monsieur Castaldi, cette pauvre suédoise reconvertie en agglomérat de chair siliconée (peut être en rêve t-il parce qu’il peut se payer cette semi-prostituée?). Mais bon, à part cet imbécile, qui fait-elle rêver vraiment ? Ceux qui ignorent qu’elle est prisonnière dans sa représentation permanente de pseudo femme fatale, ceux qui pensent que de voyager à New York pour aller se faire troncher par des hommes très vieux, riches et cokés en soirée VIP à Gansevoort street [2] et enchainer 8 heures d’avion pour remettre ca au Cab et en coulisses de plateau télé est une vie intéressante… Ceux qui ne se doutent pas des kilos de coke qu’elle doit prendre pour tenir ce rythme, des kilos de bites en décomposition qui remuent son ventre pour maintenir son fond de commerce. Parce que ne créant RIEN et ne servant littéralement à RIEN, à la moindre défaillance physique (ou à la réticence de se faire prendre par un proxo facon Gérard Louvin), cette photocopie ratée de Marylin Monroe sera mise au rebus, commes ses amis de l’autre coté de la table. Et son fond de commerce, parlons-en ! 90 cosmétiques différents pour masquer la vérité infaillible, celle de l’âge (elle a 32 ans quand même). Des seins complètement faux (elle était skieuse professionnelle complètement plate avant de choisir la facilité de l’écartement de cuisses). Des dents blanchies, des cheveux travaillés etc… Bref, la vérité ? J’ai passé beaucoup de temps en Suède et en compagnie de femmes suédoises et vous savez quoi ? En Europe, ce sont surement celles qui vieillissent le plus mal. Elles sont tout simplement intouchables à partir de 40 ans. Leur peau, beaucoup plus sèche à cause du froid, a tendance à se rider très vite et à accélérer leur décrépitude. Son succès basé sur ses seins ? Je n’ose même pas vous décrire les effets sur la peau de ces kilos de sillicone (effet gants de toilette quoi).

Bref, le seul but de monsieur Castaldi est il de nous faire rêver, ou de maintenir la femme dans une comparaison dévalorisante pour la pousser à acheter plus de cosmétique ? Est-il aussi de faire rêver l’homme, ou augmenter sa frustration de mec fauché qui ne pourra de toute façon jamais niquer une bombe refaite, car elle doit absolument rentabiliser son investissement ? [3] Et si le but de tout cela était de générer la frustration pour susciter chez l’homme d’assouvir son désir….consumériste ? Rien n’est fait au hasard à la télévision, encore moins sur TF1, encore moins par Endémol, encore moins par Castaldi.

Malsaine Victoria, malsains canons de beauté [4], modèles de « rêve », qui poussent les filles à jouer les starlettes dans la rue [5] , et poussent les hommes frustrés à avoir encore plus de mal à séduire toutes ces stars autoproclamées. Malsaine mise en scène des média qui font de nos femmes de si grandes consommatrices de crèmes pour la peau mais de si grandes solitaires. Pauvre Victoria, qui se pense importante en marchant comme une trainée, mais qui ne fait rêver que les bonniches et les puceaux, pendant qu’en coulisse, la vraie roue de la fortune tourne… sauf qu’à ce jeu là, le vainqueur est toujours le même.

Le Parasite

Notes

[1] On a dû lui cacher comment à fini la belle Marilyn..

[2] Ancien repère des dealeurs, elle est désormais la rue des mannequins, des jet-setteurs et des proxo (mais la drogue est toujours là, rassurez-vous)

[3] d’ailleurs, croyez-le ou non, à la question « alors, satisfaite de cette poitrine en sillicone ? », elle a répondu « oui, c’est un bon investissement »

[4] Canons de beauté qu’on aimerait quand même voir au réveil, ou dans 15 ans, ou dans 15 ans au réveil

[5] Et ce, même si elles passent leur soirées seules avec un pot de nutella et un épisode de Sex and the city


25
fév 07

La passion

La passion tient à peu. Symétrique, elle est un bonheur extasié –mais éphémère-, souvent le bonheur de celui qui a contemplé longtemps sa cible avant qu’elle devienne sienne. Souvent l’expression du relâchement d’une frustration mutuelle, quand les éléments n’ont pas permis une fusion plus précoce, pourtant recherchée de part et d’autres. Symbiose, extase, bonheur décuplé lié à l’expression d’une affection pure et transie, mais aussi au sentiment grisant de jouir de droits privilégiés sur une personne ; d’où l’impression d’être unique, un parmi des millions, l’Elu au royaume des anonymes. La passion est un sentiment égoïste.

Dissymétrique, elle est un calvaire annoncé. L’un souffrant de trop recevoir, l’autre souffrant de devoir contrôler ce qu’il donne, et de ne pas recevoir autant en échange. Situation vouée à l’échec, le couple suivra une évolution logique visant à rééquilibrer l’échange par le contrôle des émotions et le jeu du rapport de force. Las de se sentir lésé, l’amoureux transi réfléchi à deux fois avant de faire un geste, et casse dès lors l’unique élément positif dans sa démarche d’esclavage volontaire: l’honnêteté et la spontanéité. Cela aura pour seule conséquence de procurer à l’autre non plus un mépris lancinant et inavoué mais une haine et un dégoût irréversible. Plus cette passion dissymétrique arrivera vite dans la relation, plus les chances d’y remédier seront inexistantes, surtout si la fille est la moins amoureuse des deux (l’homme pouvant se sentir emporté par un amour pur et sincère, car le rapprochant de l’amour de sa mère. La fille, elle, ne méprise rien de plus qu’un homme en situation volontaire de soumission, comportement en opposition totale avec l’image du père).

Conséquences pour l’amoureux transi, le sensible passionné…

A force d’être pris par le démon de la passion et d’en subir les affres, l’amoureux transi se munira d’un bouclier, et finira par trouver quelqu’un qui lui ressemble pour annihiler ce risque, en meme temps qu’il annihilera sa solitude. Ils ne seront jamais vraiment heureux, puisque sans passion, seulement liés par un pacte de non-agression, mais ils seront à l’abri de la souffrance, comme un gamin se contente d’une famille d’accueil qui l’ignore, car le libérant d’un père qui le bat.

Le Parasite