En voiture dans la banlieue est, je me laisse distraire sur une route nationale par un panneau publicitaire (de ces panneaux ultra glauques le long des zones industrielles où il fait toujours gris). J’y reconnais Cendrine Dominguez, ex présentatrice de Fort Boyard et de différentes émissions de seconde zone. Il s’agit en fait d’une publicité pour Domus, le grand centre commercial dédié à la maison. C’est marrant ca, Domus. Quand on regarde la télé, on a toujours l’impression que les gens passent leur vie dehors, mais quand on regarde ce qui se vend, on se rend compte que y’en a plus d’un qui moisit chez lui. D’ailleurs, quand j’ai vu Domus arriver en même temps que ces conneries d’émission de déco, je me suis demandé si l’un entraînait l’autre ou vice et versa…. Les investisseurs de Domus ont-ils créé de toute pièce un programme télévisé pour générer de la demande ou ont-ils répondu à une demande créée par la télé ? Permettez moi de privilégier l’option 1. Nous laisserons aux journalistes qui s’ennuient le soin de vérifier. Bref. Cendrine Dominguez présente donc une animation commerciale liée à la décoration d’intérieur.
Voici un bel exemple de mise au rebus d’un ex-canon de beauté une fois passée la quarantaine ! La carrière typique serait donc d’être mannequin, d’épouser un sportif célèbre et s’approprier sa renommée via son nom, comme lors d’une fusion-acquisition, entrer facilement dans le milieu du spectacle, et atteindre son sommet en présentatrice télé. Une fois la déchéance atteinte, se recycler dans la décoration d’intérieur (prisonnière de son psychologisme réducteur) et dans les animations commerciales où les beaufs rêvent devant ce qui était à l’intérieur de leur petit écran il y a quelques années, quand Virginie Efira sucait encore son pouce (s’entrainant déjà à son cœur de métier).
La fraicheur a une fin, l’esprit n’en a pas. Quelle belle lecon de morale !