Posts Tagged: survie


24
sept 07

Le fonctionnement de l’espèce humaine

L’effort, la séparation, le manque, la maladie, la souffrance, la mort… L’être humain survit à tout. Toute créature est concue pour maximiser ses chances de survie et de réplication, pour perpétuer l’espèce et l’amener à perdurer à travers les époques. Alors les espèces s’adaptent. La mouche se déguise en abeille, le caméléon se déguise en plante, certains poissons en corail, les fourmis s’organisent en équipe, etc… L’homme a quant à lui presque tout essayé pour maximiser sa survie : chasse, combat, fabrication d’armes blanches, puis d’armes à feu, d’armes de guerre, bombe atomique, armes bactériologiques, etc…

Toutes ces recherches, ces évolutions ont progressivement amené l’homme à être l’unique espèce capable de dominer toutes les autres. Or, la Nature est construite comme un tout composé de différentes espèces, chacune disposées à aider une autre espèce à perdurer, et chacune chassée et détruite par une troisième espèce, dans le but de maintenir un équilibre logique entre ressources et population. En étant la seule espèce capable de maitriser toutes les autres existant sur la terre, l’homme a donc pu se répliquer de facon plus rapide que la croissance de son milieu naturel, l’amenant ainsi à le détruire pour continuer sa course effrénée. Continuant sa route vers le « progrès », l’homme gagne en années d’espérance de vie, devenant quasiment invincible, modifiant sa composition biologique avec des médicaments (DHEA, Viagra…), contourne les lois naturelles de fécondité équilibrées (fécondation in-vitro, etc…), une course lui permettant de quasi doubler sa population totale en 100 ans, et donc de devenir la seule espèce à croissance exponentielle.

Cette domination absolue, amenant une croissance déraisonnée de l’espèce, allait conduire progressivement l’homme à l’inéluctable : devenir son propre ennemi, seul moyen de réguler l’avancée de l’espèce humaine. Les guerres, les clans, le terrorisme, peu importe le but avoué, tous ces actes de barbarie ont cela en commun qu’ils freinent l’explosion de la population. Et plus l’avancée se poursuit, plus l’homme met au point des systèmes de destruction plus massifs, comme pour compenser la progression toujours plus importante. L’autre preuve que l’homme est devenu son propre ennemi est une étude basique des maladies humaines « récentes » : le cancer, soit un nombre de cellules rebelles qui se dérèglent pour attaquer toutes les cellules « sœurs » (comme une tribu qui en attaque une autre), le SIDA, qui vise précisément l’acte de reproduction, comme pour pousser l’humain à séparer ce fondement capital de l’espèce, à savoir l’absence de dissociation entre prise de plaisir et reproduction, absence de calcul et caractère magique de l’opération. La troisième preuve de se retournement de l’homme contre l’homme, c’est l’équilibre de l’espèce par le suicide. Ayant développé une vie sociale pour imposer une solidarité de fait entre les humains (objectif de survie de l’espèce), la pression biologique a pris une dimension nouvelle avec la pression sociale, avec la montée de l’individualisme, de la pression de l’excellence, et de tous les jeux de manipulations humains que cela implique, multipliant là les occasions pour un être humain de s’autodétruire.

C’est pour parer à cela que l’humain, par le principe de l’adaptation de l’espèce à travers le temps (pour se protéger d’un danger ) s’est bardé d’un artifice de protection à la dépression, de protection à l’autodestruction, capable d’augmenter encore un peu sa valeur survie, face à cet ennemi d’un genre nouveau. Il s’agit de l’espérance, que nous étudierons dans un article très bientôt.