L’écologie, c’est un truc dont les politiciens se foutent complètement, mais très pratique pour faire passer des mesures perverses.
Cette idée se confirme un peu plus depuis que les candidats à la Présidentielle ont axé le débat sur l’écologie, à défaut d’avoir les idées suffisamment étoffées pour pouvoir l’axer sur les vrais problèmes. Le dernier truc en date, c’est les travaux un peu partout dans Paris pour installer les fameuses bornes « Vélib », les vélos libre-service pour les parisiens[1]. Ce truc est une escroquerie à différents niveaux.
Déjà, Vélib, c’est l’occasion pour Delanoë de flamber en une de tous les magazines en désespérance éditoriale, alors que concrètement, sa gestion de l’attribution du contrat est loin de valoir des éloges. C’est JC Decaux qui construit les emplacements et fournit les vélos, entreprise choisie au terme d’un pseudo appel d’offres. En échange, le publicitaire se voit rétribuer du prix des abonnements[2]. En apparence, ce n’est que justice. Seulement, JC Decaux n’a rien installé gratuitement. La condition a été l’attribution du marché publicitaire de la ville de Paris à JC Decaux, en échange de ces -coûteuses- installations (concessions qui dure une vingtaine d’années et qui menaçait de passer dans les mains du concurrent ClearChannel). Un marché de plusieurs milliards d’euros, puisque l’intégralité des recettes publicitaires présentes sur les abribus et autres supports arrivent dans les caisses de JC Decaux. Je n’ai pas vu de document là dessus, mais il y a fort à penser qu’un encart publicitaire sera placé à terme soit sur le cadran des vélos, soit sur les stations d’accueil. Un tel support mobile et multiple est un régal pour un annonceur. (Surtout sur ceux qui voudront se positionner sur du très à la mode « écologiquement correct »). Parce que les milliards d’agressions visuelles et sonores que l’on subit chaque jour ne semble pas être assez.
Quel est donc l’intérêt de la Mairie de Paris à vouer tant d’énergie à introduire les vélos à Paris? L’assainissement de l’environnement ? N’importe quelle personne qui conduit dans Paris sait pertinemment deux choses : 1/ aucun automobiliste ne peut laisser sa voiture pour un vélo (donc les cyclistes ne sont que des piétons reconvertis, d’où une absence totale d’économie de pollution), 2/ que les pistes cyclables ont considérablement rétréci la chaussée, d’où des embouteillages énormes qui n’existaient pas il y a quelques années, qui créent incontestablement des pics de pollution dans Paris. Il suffit pour cela de comparer la circulation rue de Magenta entre République et Gare du Nord avant la piste cyclable, et après.
L’intérêt de Delanoë et comparses est double.
- Les pistes cyclables sont un véritable fiasco dont même les écolos critiquent le déploiement outrancier. Il était donc indispensable de les crédibiliser un peu en augmentant artificiellement leur fréquentation.
- La construction des pistes cyclables, de même que la généralisation des places de stationnement payantes a toujours eu pour but de décourager les automobilistes. Mais pas n’importe lesquels : ceux qui ne peuvent se payer un box ou un parking privé, ceux qui sont obligés de transporter des éléments lourds pour aller travailler (donc les travailleurs manuels, les artisans, etc.…), et plus généralement, ceux qui ne peuvent se payer le luxe d’habiter près de leur travail. Le but de la mairie est donc de continuer le nettoyage de la ville, le déplacement massif des pauvres vers les banlieues pour libérer les appartement pour les riches, ce qui rend une balade à Paris aussi chiante, entre bourgeois méprisant à la terrasse de leur bar « lounge » et touristes moutonniers qui se ruent sur des casquettes « Paris » made in China à 20 euros (bien que produite pour 0,2 cents).
J’ai tort ? Regardez donc qui se balade à vélo à Paris… Le même public qui va voir les soirées Slam à Bastille (et qui achète l’album de grand corps malade), les mêmes que dans les manifs pour la régularisation des sans-papiers. Les bobos. Je n’ai jamais vu de caillera en vélo dans Paris en dehors des mini-rodéos sur les vélos de la Poste volés pendant la tournée du facteur. Je n’ai jamais vu un ouvrier du bâtiment sur un vélo, ni un Malien du foyer. Etudiants en sociologie, vous qui vous ennuyez, allez donc faire un sondage en Septembre près des bornes Vélib, ça intéresserait du monde, et ca vous changera d’un énième éloge de Pierre Bourdieu. Parce qu’il est bon de rappeler que ces bornes actuellement en construction sont systématiquement installées sur des places de stationnement payantes. Déjà qu’il faut environ 40 mn pour trouver une place dans n’importe quel coin de Paris et que l’engorgement est connu et calamiteux, on installe ces escroqueries qui ne plairont qu’aux bobos sur des places qui font déjà défaut. Et encore une fois, je vois peu de Bugatti, de CLS et de Série 7 sur les places de stationnement payantes.
Le Parasite..
…..(En attendant j’empile mes PV, j’enrage dans les files, je tournois dans le quartier, et je crache sur cette ville.)
petite dédicasse à “confessions d’un dragueur” , la scène où les deux comparses dinent chez les bourgeois
excellent ! et bientôt un péage, comme à Londres…là bas au moins le message est clair : interdit aux pauvres.
Je me permets également d’ajouter que, bien que relativement plate, Paris n’en est pas pour autant une ville faite pour le vélo, on est pas à Amsterdam, bonjour la bonne suée pour aller au boulot en été , en costard sur un velo de 22 kg, sans compter les jours de pluie (nombreux), le vent (redoutable), la pollution, les auto… Il nous prend pour des cons Delanouille.
@jmd: excellent commentaire, merci!
@oxmo: elle est gore cette scène si je me rappelle bien
Génial, je tombe enfin sur le shadow cabinet de Jean Tibéri!
@Jacques Toubon:
Quelle perspicacité! Je relis avec le sourire ce passage extrait d’un de mes textes, paru ici même (http://www.pasdeschiffons.com/post/…): “Nous sommes à la fin des années 90. La mairie de Paris, à la tête duquel se pavane un escroc, fleuron de l’énarchie corrompue francaise, Jean Tibéri (qui, rappelons-le, a été élu avec des voix de parisiens décédés), décide de « faire comme les américains » et de mettre en place une tolérence zéro Giulianesque à l’égard du graffiti.”
Bref,
Autrement, il faut souligner que le lancement de ce projet comique n’est pas arrivé un 15 Juillet par hasard. A Paris, la période du 15 Juillet au 15 Aout de chaque année est la plus morte des 4 saisons, donc celle où la circulation est la moins dense. On rediscutera du bordel de circulation, des embouteillages dans les petites rues, des accidents mortels, et bien d’autres choses en Septembre…
(et puis Juillet, c’est une période de vide médiatique idéale pour se faire mousser par les journalistes qui s’emmerdent)
Chouette blog! Je découvre votre blog aujourd’hui et j’ai pris plaisir à lire les différents billets. Je reviendrais!
d’abord on efface les commentaires, pourtant non insultant et puis on change ces formulations. J’adore le fascisme bas de gamme.
D’accord avec toi sur le fond du dossier, le coup de pub pour Delanoë, vélib’ symptôme de l’embourgeoisement hypocrite de la ville etc. Par contre cette remarque sur la gestion de Delanoë ‘dans l’attribution du contrat qui est loin de valoir des éloges’ est tout de même injuste. Cf. longue littérature à ce sujet : http://www.liberation.fr/transversa…
Quelle collectivité territoriale est de taille à lutte contre Decaux ? Les Hauts-de-Seine ?
Ensuite, on peut exécrer les vélos, dénoncer la tartufferie du tout développement durable en France tandis que notre pays doit sa richesse aux saloperies perpétrées sous d’autres cieux, encore d’actualité pour certaines avec Elf au Gabon par exemple, mais ce n’est pas une raison pour dire des sottises: “les pistes cyclables ont considérablement rétréci la chaussée, d’où des embouteillages énormes qui n’existaient pas il y a quelques années, qui créent incontestablement des pics de pollution dans Paris.” Faux, les chiffres sont très clairs là-dessus : http://www.airparif.asso.fr/pages/p…
(Remarque : la subvention principale d’airparif provient de la région, même couleur politique que Paris, certes, mais le conseil régional n’est pas forcément en odeur de sainteté avec Delanoë, un concurrent potentiel.)
Enfin, je tiens à terminer sur une touche positive : je trouve tes (vos) proses instructives, claires et accessible (grande preuve d’intelligence) et drôles, parfois trop fataliste à mon goût (je suis une femme), mais un excellent site en tous cas que je vais continuer à parcourir, et c’est pourquoi je m’autorise à envoyer ces quelques remarques.
Enfin voyons, je ne peux pas m’être trompé, ou alors c’est que je suis sur le blog des pensionnaires aigris d’une maison de retraite.
@ C. Ce commentaire est l’archétype d’une critique constructive. Merci
(évidemment tu sais que je répondrais que Libé n’est pas une source d’informations fiable pr ce qui a trait au PS, et que je préfère les commentaires des chauffeurs de taxi sur la hausse des embouteillages -fonction croissante de la pollution- depuis 10 ans plutot que ceux d’Airparif et ses problèmes d’indépendance que tu as toi même décrits, mais c’est qd meme tres bien argumenté.)
Schuey, alias ‘ridicule doesn’t kill’ (sinon tu aurais gardé ton pseudo), à part nous faire rire tu perds ton temps ici. Retourne donc nous raconter sur ton blog tes aventures avec tes escort girls vietnamiennes: même ca, ce sera plus utile à la communauté.
@jmd : Pour Londres, je trouve l’idée théorique pas si mauvaise. J’ai été surpris de voir à quel point le centre ville est aéré et à quel point les bus roulent bien sans être bloqués dans des embouteillages stupides.
Je dis “idée théorique” parce qu’effectivement c’est une application ridicule que de faire payer une fortune pour obtenir le droit de circuler en voiture dans Londres, mesure qui tombe comme un couperet sur les moins aisés…
D’autant plus que le prix des transports en communs à Londres est d’un hors de prix décourageant…
Il y aurait surement d’autres possibilités (roulements, autorisations ponctuelles, etc.) mais peut-être existe-t-il des dérogations pour certaines personnes : entreprises de travaux (maçons, électriciens, etc), coursiers, personnes handicapées ou agées, … ?
Le problème est surement sensiblement le même qu’à Paris, avec les vélib, d’une certaine façon : on veut décourager l’usage de la voiture dans Paris sans proposer de réelle solution à ceux qui sont en général les plus à-même d’amener leur voiture dans Paris : ceux qui viennent de banlieue et particulièrement de lieux mal desservis par des transports en commun fiables et pratiques (aka sans correspondances bus-train-métro interminables).
“Je n’ai jamais vu de caillera en vélo dans Paris.”
Ah. Donc la mesure du bien-fondé d’un dispositif de transport public, c’est le nombre de cailleras qui l’empruntent. C’est nouveau, c’est intéressant. Personnellement, j’aurais plutôt tendance à considérer que moins il y a de racailles où que ce soit, mieux cela vaut.
Il est idiot de se plaindre qu’il n’y ait que des “bobos” qui utilisent les Vélib. Si par bobo, on entend parisien à l’aise financièrement, alors j’aurais tendance à dire: noooon? sans blaaaague?
Paris est une ville chère, et il faut avoir un certain niveau de revenus pour y habiter. Des vélos réservés aux déplacement dans Paris sont donc, majoritairement, utilisés par des gens aisés. Enorme découverte! Y’a de quoi décrocher son doctorat de sociologie avec ça! Heureusement que Bourdieu est là pour nous aider à décoder ces scandaleux phénomènes!
Quant au peuplement “artificiel” des pistes cyclables pour la plus grande gloire de Delanoë, c’est effectivement intolérable: les milices SS de Delanoë ont forcé les Parisiens, le fusil dans le dos, à mettre leur carte bleue dans la fente et à prendre un Vélib à la borne. Et ces cons, ils ont l’air d’aimer ça, en plus! C’est vraiment de la propagande stalinienne.
Félicitations. Tu viens de prouver que la réduction psychologiste est un virus qui atteint également les hommes.
Pose ton vélib à l’occasion et renseigne toi un peu sur les prochaines échéances électorales en 2008, sur les théories de l’école des choix publics, etc…
En tout cas avec sa conscience politique digne d’un Steevy, sa défense mesquine de son statut de bourgeois moyen, pitoyable esclave de la société de consommation, et son argumentation d’instit d’école primaire, on peut facilement affirmer que…
Le bobo est le cancer de Paris.
… de même que tout le monde sait bien que la voiture est l’avenir du transport urbain.
Honnetement? Pourquoi pas… Quand tu sais que les ingénieurs motoristes de tous les pays savent parfaitement faire des voitures à l’hydrogène ou à l’éthanol, qui vont aussi vite que celles à essence sans la moindre émission de CO2, l’interrogation est plus à porter du coté des raisons pour lequelles tous les gouvernements du monde empechent la généralisation de cette technologie plutot que de nous renvoyer au temps des charettes et des diligances.
Interviewer Monsieur Jean-Claude Decaux est en réalité beaucoup plus facile à dire qu’à faire. L’homme à la réputation d’être inaccessible et de ne jamais s’adresser à la presse et encore moins aux caméras. Son service de communication est d’ailleurs catégorique PAS D’INTERVIEW… J’ai pourtant réussi à déjouer les vigilances des services de l’entreprise pour m’adresser directement au grand patron qui en l’espace de quelques mois est devenu au niveau national l’opérateur incontournable des vélos en libre service: http://www.velocite-movies.com/inde…
Rien ne vous empêche, vous qui devez être ouvrier du batiment puisque vos déplacements parisiens sont motorisés, de laisser votre véhicule dans n’importe quel parking à 2s du RER et prendre ce train du peuple pour pas plus d’un euro.
Vous économisez de précieux euros, et evitez de gaspiller une non moins précieuse salive.
Tapez sur les bobos. Pendant ce temps les autres se marrent.
Parapluie, habitant de Saint Léger des Vignes, mais bobo dans l’âme si bobos = gens qui roulent à vélos et qui n’emmerdent personne.
“et qui n’emmerdent personne.”, ah, si c’est partie de la définition, tu n’es malheureusement pas un bobo.
Mieux vaux se renseigner avant de construire un argumentaire basé sur des approximations et des contre vérités
En échange, le publicitaire se voit rétribuer du prix des abonnements[2].
Faux archi faux les recettes seront reversées à La Ville de Paris. JC Decaux ne sera intéressé sur la recette qu’à condition d’atteindre des objectifs de service qualité très elevés (limité à 12% des recettes)
“penser qu’un encart publicitaire sera placé à terme soit sur le cadran des vélos, soit sur les stations d’accueil.” Faux il n’y a qu’à lire le marché
“(concessions qui dure une vingtaine d’années et qui menaçait de passer dans les mains du concurrent ClearChannel).” Le marché est de 10 ans
“Un marché de plusieurs milliards d’euros,”: Il a été annoncé dans la Presse que les recettes publicitaires se monteraient à environ 60 million euro/an . On est loin des milliards annoncés
Ravi de constater la visite de la chef de projet Vélib à la Mairie de Paris…
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“limité à 12% des recette” => Peu importe, JC Decaux ne fait pas ca pr le prix des abonnements, mais pour la pub. Tout le monde sait que c’est leur coeur de métier: créer des emplacements sur-visibles pour vendre de l’espace publicitaire.
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“Faux il n’y a qu’à lire le marché” => On en reparle dans 3 à 5 ans…
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“Le marché est de 10 ans” => Heureux de l’apprendre.
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“es recettes publicitaires se monteraient à environ 60 million euro/an . On est loin des milliards annoncés”.
Hummm… 60millions X 20 ans = 1.2 milliards d’euros.
Si tu me dis que c’est passé à 10 ans, ca fait qd meme 600 millions, je trouve pas ca si loin du milliard.
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Mais au delà de ca, ce qui me fait rire dans ton post c’est qu’à aucun moment tu ne conteste l’idée centrale de l’article, qui est que Vélib est une escroquerie SOCIALE sous couvert de progres ECOLOGIQUE. L’unique but de ce projet malsain est de chasser les pauvres du centre ville, en sachant parfaitement qu’AUCUNE economie de pollution ne sera réalisée. Et si on veut aller plus loin, parlons des dommages collatéraux faits aux chauffeurs de Taxis, métier noble et pénible. Non seulement vous leur enlevez des clients notamment pour les après soirées (les bobos étant de gros consommateurs de taxis, les pauvres rentrant eux avec le noctilien ou le dernier métro), mais vous empirez leurs conditions de travail en leur rajoutant la pression de ne pas écraser 40 connards incultes du code de la route qui se baladent sur vos vélos de 25 kilos.
Sérieux, si tu reviens, parle des vrais problèmes, les contrats, la publicité, les pauvres s’en foutent, ils voient juste que leur quotidien s’empire chaque jour à cause de gens comme toi.
Pourquoi la voiture n’est pas l’avenir du transport urbain? (voir 16. Le samedi, juillet 21 2007, 12:44 par Parasite-pasdeschiffons )
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Parce que peu importe si la voiture roule à l’hydrogène, à l’éthanol ou à la bouse de vache, elle consomme de l’énergie. Parce que l’ère de l’énergie abondante et peu chère touche à sa fin. Certes, on a encore pas mal d’hydrocarbures, mais dès que la production ne pourra plus suivre la demande, le prix explosera. Ce qui va nous tomber dessus bien avant la fin des réserves.
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Quant au nucléaire, je veux bien à la rigueur que ce soit sans danger (encore que…), mais l’uranium est aussi une ressource non renouvelable. Investir autant dans une “solution” qui ne fait que repousser le problème tout en créant un problème de déchets potentiellement ingérable, ce n’est sans doute pas un investissement très rationnel.
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Alors, sans entrer dans des calculs d’apothicaire sur les réserves exploitées, connues ou potentielles, on encore à discuter du “encore-combien-de temps-on-pourra-continuer-à-faire-n’importe-quoi”, il faudrait qu’on se mette d’accord qu’on va être dans la merde à moyen ou à long terme.
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Et là, il ne s’agira plus de savoir si on a une voiture qui roule à l’hydrogène ou au super. On va devoir se demander si on préfère mettre l’énergie disponible (celle qu’on a les moyens de se payer) dans le tracteur qui produit notre nourriture, dans le poêle qui nous évite de crever de froid ou dans la voiture qui nous emmène au boulot.
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Hydrogène, éthanol, pétrole, électricité, gaz, pétrole ou charbon le problème sera le même: c’est l’énergie totale disponible qui ne suffira plus.
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On sera donc face à un choix cornélien: (a) ne plus manger, (b) crever de froid ou (c) laisser sa voiture au garage. Je pense qu’on optera plutôt pour l’option(c), on qu’on essaiera donc de rapprocher son domicile de son boulot. Et j’ose même pas imaginer la pagaille qui se profile à l’horizon si tout le monde arrive à cette conclusion en même temps.
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Alors certes, dans notre merveilleuse économie de marché, la régulation passe par le fric. On interdit bien aux pauvres de fumer parce que ca coute trop cher à la sécu. Mais il faut bien voir à quoi correspond ce surcout: c’est une timide tentative d’intégrer dans le prix de la voiture ce qu’elle nous coûte vraiment (en pollutions diverses et surtout en risques avenirs) et que le marché ne fait pas payer parce que, pour les producteurs, c’est “gratuit”.
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Alors pour tous ceux qui dénoncent les péages urbains et les écotaxes au nom de la défense des “petites gens”: en fait, vous supposez que le “marché toujours à raison”, et que le prix que vous payez actuellement pour prendre votre voiture, serait le “juste prix”. Tout ce que le marché prend sans en payer le prix (l’air, la ressource non renouvelable), il a le droit de le prendre.
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Je crois pas qu’il faille être ulraliberal pour penser qu’il faut payer le prix de ce qu’on consomme. Alors, c’est combien le prix d’une ressource non renouvelable ? plus ou moins qu’un péage urbain ?
Salut cycliste.
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Je comprends bien ton argumentation, mais je n’ai pas la même grille de lecture. Je ne suis pas physicien ni biologiste, mais pour moi, si un moteur marche à l’hydrogène, il ne peut recracher que de la vapeur d’eau. On rejette donc à la nature ce qu’on lui prend, le système s’autoentretien et l’équilibre est respecté. Niveau performance, on a atteint des vitesses tout a fait honorables, genre 150km/h avec un moteur à l’eau, je comprendrais mal qu’il faille plus de puissance pour nos routes limitées à 130.
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Quant à nos chaudières, le vent est une ressource permanente et inépuisable, le soleil aussi. On sait déja produire de l’énergie dans un pays pour l’acheminer dans un autre, il suffirait donc de créer des centrales entières de panneaux solaires dans les pays les plus exposés et de réacheminer l’énergie la ou il y en a besoin.
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Bref, pour moi le probleme n’est pas ds l’abondance ou non des ressources, mais dans les déséquilibres géopolitiques immenses qu’un changement d’énergie primaire susciterait. Le pétrole est à la base de la carte géopolitique du monde, des centaines de guerres ont été faites pour sa possession. A ton avis, pourquoi a t-on favorisé les voitures hybrides? Parce que les voitures purement électriques ne sont pas capables de rouler? Parce que l’hydrogene n’aurait pas pu faire l’affaire? Ou qu’en bout de chaine, les puissances ont tout intéret a conserver le pétrole comme énergie et l’électricité comme auxiliaire du pétrole?
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Désolé donc, mais je ne pense pas qu’un retour à la charette, à la diligence ou au vélo soit signe de progression et d’avenir. Il existe des millions d’ingénieurs au monde capables de transformer notre énergie, mais les 100 hommes les plus puissants de la planète les en empecheront aussi longtemps qu’eux et leur dynastie existeront.
Bonjour Parasite,
Tu oublies un petit détail, il me semble: Pour produire de l’hydrogène, il faut de l’électricité. Et en situation de pénurie, on risque de trouver d’autres usages pour l’électricité. (Surtout que les pertes d’énergie par rapport à l’utilisation directe de l’électricité, comme par exemple pour faire avancer un train ou un tramway, sont énormes.
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Quant à l’éolien et aux panneaux solaires, regarde un peu les chiffres: même si on les développe au maximum, leur potentiel est ridiculement petit par rapport à notre consommation énergétique actuelle.
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La voiture électrique ne se développe pas parce qu’on n’arrive pas à stocker l’électricité de manière convenable. Les piles sont trop lourdes et ne donnent pas assez d’autonomie. Alors peut-être qu’en plus l’industrie pétrolière complote contre les énergies alternatives, je n’en sais rien. Mais ce que je sais, c’est que l’utilisation efficace de l’électricité suppose des caténaires, pas des piles.
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La voiture ne devrait servir qu’à effectuer de courts trajets là où d’autres solutions ne sont pas envisageables, par exemple en milieu rural. Elle n’aurait jamais du investir nos villes, qu’elle a dénaturé en suscitant un étalement déraisonné.
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S’il y avait des alternatives crédibles au pétrole, tu peux faire confiance aux pays qui en sont dépourvus pour développer des alternatives. La France a choisi le nucléaire, c’est dommage.
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Pour moi, les économies d’énergie sont la seule stratégie viables. Et je ne parle pas de passer aux ampoules “label vert”. Il s’agit plutôt de réorganiser nos villes pour réduire au maximum les trajets quotidiens, de repenser entièrement les échanges mondiaux, la production des denrées alimentaires, l’organisation de l’industrie. Et de laisser notre précieuse énergie fossile à ceux qui en font le meilleur usage: à mon avis, les agriculteurs et les éleveurs.
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Mais n’imagine pas ca comme un retour à la charrette et à la diligence. Il s’agit au contraire d’inventer quelque chose de radicalement nouveau, permettant de nourrir une population qui a cru exponentiellement depuis la révolution industrielle, avec des moyens énergétiques bien moindres.
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Ce monde nouveau suppose plus de solutions collectives, en sacrifiant notamment ce symbole de l’individualisme triomphant qu’est la voiture. Il faut la remplacer par les transports en commun partout où c’est possible. Et, comme je l’ai dit plus haut, garder les solutions individuelles pour les régions qui n’ont pas d’alternatives.
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Quant au vélo, je ne vois vraiment pas pourquoi son développement ne serait pas un signe de progrès. C’est rapide, agréable et bon pour la santé. Où est le problème?
Dans le même registre, je vous invite à lire l’article “après vélib’, Paris réinvente l’auto-stop!!!” Très interessant…
http://forums.france2.fr/france2/En…
Hummm… Etonnant toute cette bile anti vélo qui se déverse.. (je cite : ” L’unique but de ce projet malsain est de chasser les pauvres du centre ville”) Bien sur …
Quand aux approximations sur l’hydrogene et l’ethanol qu’un soit disant complot international nous interdirait d’utiliser … un petit lien pour comprendre http://www.manicore.com/
speo.. cycliste parisien au quotidien… (certainement bobo si on m’explique un jour ce que c’est)
“(je cite : ” L’unique but de ce projet malsain est de chasser les pauvres du centre ville”) Bien sur ..” Bien sur? Tu te contentes de dire “bien sur” en guise de contr’argumentation? Commence par me montrer que j’ai tort sur au moins un des arguments que j’avance, alors je pourrais discuter avec toi.
Et t’inquiete pas pour la définition du bobo, elle arrive, et elle fera pas plaisir a tout le monde…
La chanson de Renaud “Les bobos” ne me paraît pas être mauvaise comme définition
Je me déplace quotiennement à vélo pour me rendre sur mon lieu de travail (en banlieue). Utiliser une voiture me reviendrai considérable plus cher. En quoi développer l’usage du vélo est une attaque contre les pauvres ?
Citons tes affirmations :
1/ “aucun automobiliste ne peut laisser sa voiture pour un vélo”.
Bien sur que si, la majorité des déplacements automobiles à Paris sont inférieurs à 5 km. Certain de mes collégues ont le choix et utilisent la voiture (ils font ce qu’ils veulent, pas de problem.) I
2/ “Les pistes cyclables ont considérablement rétréci la chaussée, d’où des embouteillages énormes qui n’existaient pas il y a quelques années”
Les études montrent que la vitesse moyenne des autos n’a pas évoluée depuis 5 ans.
Si je n’utilise pas mon vélo, je m’entasse dans le PC. Vivement le tramway à l’est de Paris. Tramway qui d’apres un candidat UPM parisien (Debré) ne serait qu’une frontière de plus avec la banlieue. Encore un qui n’a jamais pris le PC aux heures de pointe (beaucoup de banlieusards et pas les plus riches ).